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Sunday, January 30, 2011

Nouveau décès par immolation en Algérie

Un Algérien qui s'était immolé par le feu dans la région de Bordj Bou Arreridj (sud-est) a succombé à ses brûlures tandis qu'un autre a tenté d'en faire autant près d'Alger, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. Un jeune homme de 26 ans, sans emploi et sans logement, est mort samedi à l'hôpital de Constantine où il avait été admis la veille après s'être aspergé d'essence dans la localité de Medjana, près de Bordj Bou Arreridj, a rapporté le quotidien El Watan. Il s'agit du troisième décès par immolation enregistré en Algérie depuis la mi-janvier. Dimanche matin, un employé de la Banque de développement local (BDL), a tenté de s'immoler par le feu devant le siège de la direction générale de cet établissement financier à Staoueli, dans la banlieue ouest d'Alger, a indiqué à l'AFP un employé de la BDL. L'homme, père d'une fillette handicapée, s'est aspergé d'essence mais n'a pas pu y mettre le feu, des employés de la banque ayant réussi à l'en empêcher, selon la même source. Il entendait protester contre le refus de la direction de lui octroyer une aide financière pour soigner sa fille. La majorité des agences BDL de la région d'Alger ont fermé en signe de solidarité avec cet employé contractuel depuis 18 ans, selon la même source. Il s'agit de la dixième tentative d'immolation connue en Algérie depuis le déclenchement en janvier d'un mouvement de mécontentement social qui a provoqué des émeutes dans la foulée de la "révolution du jasmin" en Tunisie.
(belga) 30/01/11

Saturday, January 29, 2011

Algérie: marche de l'opposition le 12 février pour "le départ du système"

Une marche pour demander le "départ du système" a été fixée au 12 février à Alger par une Coordination nationale pour le changement et la démocratie, regroupant des organisations de la société civile et des partis d'opposition, a-t-on appris samedi auprès des organisateurs.
"La manifestation initialement prévue le 9 février aura finalement lieu le samedi 12 février, jour de repos hebdomadaire. Les travailleurs et les étudiant pourront ainsi y participer", a déclaré à l'AFP le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) Musatapha Bouchachi.
Cette coordination, née le 21 janvier dans la foulée des émeutes du début janvier qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés, avait alors annoncé son intention d'organiser une marche autour du 9 février, date anniversaire de la proclamation de l'état d'urgence en Algérie.
Une commission préparatoire a été installée à l'issue d'une réunion vendredi des initiateurs de cette manifestation, a ajouté Me Bouchachi.
Outre la LADDH, cette coordination comprend des syndicats autonomes d'enseignants, des organisations estudiantines, des partis politiques, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition) notamment, et des représentants de la société civile.
"Nous réclamons un changement de régime", a déclaré de son côté à l'AFP le président du syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (SNAPAP) Rachid Maalaoui, responsable de la commission préparatoire.
Ils revendiquent la levée de l'état d?urgence, instaurée il y a 19 ans, mais surtout "le départ du système". S'appuyant sur les exemples de Tunisie et d'Egypte, ils ont souhaité adopter le slogan "système dégage", mettant l'accent sur les revendications économiques et sociales, dont le chômage des jeunes (plus de 20% d'entre eux sans emploi) et la crise du logement, fréquemment à l'origine d'émeutes.
Me Bouchachi, a indiqué que l'itinéraire de la marche sera communiqué deux jours avant sa tenue.
La Coordination s'attend à ce que l'autorisation des autorités pour leur marche du 12 février soit refusée.
Samedi dernier, d'importantes forces de l'ordre avaient quadrillé les entrées de la capitale et le centre-ville pour empêcher une marche organisée par le RCD. Les militants de cette formation s'étaient retrouvés bloqués devant le siège du parti par des centaines de policiers.
Les manifestations de rue sont interdites à Alger depuis juin 2001 quand une marche en faveur de la Kabylie avait tourné à l'émeute faisant huit morts. AFP 29-01-2011

Monday, January 24, 2011

HRW épingle le polisario pour violations des droits humains

L'Organisation américaine Human Rights Watch (HRW) a épinglé, dans son rapport 2011, publié lundi, le polisario pour l'arrestation de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, au motif d'avoir "exprimé publiquement son soutien" à la proposition marocaine d'autonomie.

L'organisation américaine des droits de l'Homme basée à New York, qualifie de "violations des droits humains commises par le polisario" l'arrestation du militant sahraoui.
Il a été "appréhendé alors qu'il rentrait d'une visite" au Sahara, au cours de laquelle il "avait exprimé publiquement son soutien" à la proposition marocaine d'autonomie.
Le "polisario avait annoncé finalement sa libération le 6 octobre", ajoute HRW.
"A l'heure où nous rédigeons ce chapitre, Salma reste sous le contrô le du Polisario, tandis que le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés s'emploie à organiser sa réinstallation dans un lieu de son choix", ajoute l'ONG américaine.
Au lendemain de l'arrestation de Ould Sidi Mouloud, ancien responsable de la police du polisario, le 21 septembre dernier, par des milices du polisario, en territoire algérien, au motif d'avoir soutenu publiquement le plan marocain d'autonomie au Sahara, Human Rights Watch avait appelé à sa libération "immédiate", rappelle-t-on.
Human Rights Watch avait, dans ce cadre, rappelé à l'Algérie "sa responsabilité quant à la nécessité de garantir les droits de toutes les personnes se trouvant sur son territoire", en l'occurrence "le droit à la libre expression" de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud.
NEW-YORK MAP 24-01-2011

Sunday, January 23, 2011

Décès d'un Algérien qui s'est immolé par le feu à l'est d'Alger

La victime, brûlée au troisième degré sur la quasi totalité du corps, avait été transférée dans un état critique à l'hôpital de Douéra
ALGERUn Algérien de 35 ans qui s'était immolé par le feu le 18 janvier en plein centre-ville de Dellys, dans l'est de l'Algérie, est décédé samedi soir des suites de ses brûlures, a-ton appris dimanche de source locales. Karim Bendine, célibataire et souffrant de troubles mentaux, est mort à l'hôpital de Douéra à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest d'Alger, où il avait été admis après avoir tenté pour des raisons inconnues de mettre fin à ses jours en s'immolant par le feu. La victime, brûlée au troisième degré sur la quasi totalité du corps, avait été transférée dans un état critique à l'hôpital de Douéra. Sept autres tentatives de suicide par le feu ont été enregistrées en Algérie depuis le 12 janvier. Ces tentatives sont intervenues après un retour au calme en Algérie, secouée du 6 au 9 janvier par des émeutes contre la cherté de la vie, émeutes qui avaient fait cinq morts et plus de 800 blessés.
© La Dernière Heure 2011 -VIA AFP INTERNET 23-01-2011

Marche RCD a ALGER 22/01/2011...le régime mafieu vit ses dérniers jours

Saturday, January 22, 2011

La "déliquescence" du polisario pousse la jeunesse des camps de Tindouf dans les bras des recruteurs d'AQMI (Think tank)

Washington- La "déliquescence" du polisario pousse une jeunesse spoliée de ses droits à Tindouf dans les bras des recruteurs d'Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique et des réseaux de trafic de tous genres, soutient une analyse publiée par le site électronique Atlantic-Community.Org, une plateforme de réflexion transatlantique indépendante qui s'intéresse aux défis stratégiques de l'Amérique du nord et de l'Europe.

Tirant profit d'une telle situation, le groupe terroriste d'AQMI soustraite une partie de ses activités auprès de séparatistes accréditant ainsi la thèse attestant "des liens avérés entre Al-Qaeda et des membres du polisario", relève l'auteur de cette analyse, Antonin Tisseron, un chercheur à l'institut européen Thomas More.
L'auteur de cette analyse rappelle, dans ce contexte, qu'un membre notoire du polisario, arrêté par les autorités maliennes, a avoué qu'il fournissait un soutien logistique aux islamistes terroristes, notant que "cet aveu fait écho à l'implication de Omar Sahraoui - un autre membre des séparatistes - dans le kidnapping de ressortissants espagnols".
Citant des experts en matière de lutte antiterroriste, l'étude souligne qu'"AQMI a revu à la hausse le droit de passage des produits de contrebande, ce qui lui permet de payer ses intermédiaires, mercenaires et informateurs, qui interviennent dans cette +industrie hybride+ qu'est le kidnapping, outre l'acquisition de moyens de communication, de munitions et d'armes".
Antonin Tisseron rappelle aussi que plusieurs trafiquants de drogue sont "proches des dirigeants du polisario", un constat qui est d'autant plus alarmant que selon des chiffres d'Interpol, quelque 50 tonnes de cocaïne, d'une valeur estimée à un 1,8 milliard de dollars, circulent en Afrique de l'ouest chaque année.
Citant un rapport du Département national mauritanien de la sécurité, réalisé en 2008, cet expert indique que pas moins de "70.000 armes à feu circulaient la même année en Mauritanie, un chiffre en hausse sous l'effet de l'intensification des activités criminelles des membres du polisario".
Les auteurs dudit rapport ont fait savoir que des membres séparatistes, familiers de la topographie de la région, "s'adonnent au trafic des armes et utilisent à leur propre avantage la porosité des frontières avec la Mauritanie", poursuit-on de même source, faisant observer que cette même porosité favorise le passage des migrants clandestins vers la cô te atlantique, puis le Maroc, ainsi que le trafic des cigarettes.
Antonin Tisseron estime, dans ce cadre, qu'une approche globale est indispensable pour faire face au terrorisme dans la région, faisant observer que les activités d'AQMI au Sahel constituent "sans doute un indicateur de la faiblesse de certains Etats, qui a causé des drames humains et des situations de crise qui sont encore plus profondes que le terrorisme".
MAP 22-01-2011

Algérie: sept policiers blessés lors d'une manifestation interdite à Alger

Sept policiers ont été blessés samedi dans des heurts avec des partisans du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD, opposition) devant leur siège à Alger d'où devait partir un cortège pour une manifestation interdite par les autorités, a rapporté l'agence algérienne APS.Saïd Sadi, président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) qui avait appelé à la manifestation, a indiqué par téléphone à l'AFP qu'"il y a eu plusieurs blessés et parmi eux, le chef du groupe parlementaire du RCD Othmane Amazouz, et de nombreuses arrestations" devant le siège de son parti où ses partisans avaient rendez-vous avant la marche prévue sur le Parlement.Certains manifestants brandissant des algériens mais aussi parfois les couleurs de la Tunisie criaient "Algérie démocratique" ou "le pouvoir, y'en a marre", a constaté l'AFP.Peu après, un journaliste de l'AFP a également vu le chef régional du RCD à Bejaia (260 km à l'est d'Alger), Reda Boudraa, la tête couverte de sang après avoir reçu un coup de bâton. Il a été évacué dans une ambulance avec un autre manifestant blessé.Le député et porte-parole du RCD Mohsen Belabbes a fait état à la mi-journée de six blessés.L'AFP a été témoin de plusieurs arrestations musclées, surtout des jeunes. L'un d'eux a été traîné par cinq hommes en civil dans la rue vers l'entrée d'un immeuble où il lui ont passé les menottes.Arezki Aïter, le député RCD de Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, a été interpellé puis relâché une heure plus tard, selon son parti.Dès le début de la matinée, quelque 300 personnes s'étaient retrouvées bloquées par des centaines de membres des forces de l'ordre casqués et équipés de matraques, boucliers et gaz lacrymogène, devant le siège du RCD sur l'avenue historique de Didouche Mourad, les Champs Elysées algériens.Les manifestants devaient en partir pour la place de la Concorde, dans le centre, et marcher vers 10H00 GMT en direction de l'Assemblée nationale populaire, le Parlement."Je suis prisonnier dans le siège du parti, a déclaré Saïd Sadi par haut-parleur depuis le premier étage de l'immeuble. Je ne peux pas partir d'ici", a-t-il affirmé aux manifestants et dizaines de journalistes présents."On ne peut pas mener de lutte pacifique quand ont est assiégé", a-t-il clamé.Dans la rue, ses partisans brandissant des drapeaux algériens et d'au moins deux autres de la Tunisie voisine où la population a renversé il y a une semaine 23 ans de dictature, criaient: "Etat assassin", "Jazaïr Hourra, Jazaïr Democratiya" ("Algérie libre, Algérie démocratique").Entre les chants patriotiques, on pouvait aussi entendre en français "le pouvoir, y'en a marre" et lire une pancarte appelant à "la dissolution des instances élues".Dès vendredi soir, les autorités avaient pris des dispositions pour quadriller la capitale après que le RCD eut confirmé son intention de manifester malgré l'interdiction décrétée par la wilaya (préfecture) d'Alger. En milieu de nuit, des dizaines de véhicules blindés étaient déjà en position dans le vieux centre historique.Des barrages ont aussi été érigés à l'entrée est de la ville et au moins trois bus transportant des manifestants de Kabylie ont été bloqués dès vendredi soir, selon des témoins cité par le quotidien El-Watan mais déterminés "à continuer à pied".Sur la place de la Concorde, dans le centre, des dizaines de véhicules blindés étaient stationnés et des centaines de membres de la protection civile et de la police étaient postés dans la matinée. Devant le palais présidentiel, sur les hauteurs d'Alger, une douzaine de véhicules blindés armés de canons à eau veillaient également.Dans le ciel, un hélicoptère surveillait la situation.L'Algérie a vécu au début de janvier cinq jours d'émeutes contre la vie chère qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés. Le mouvement s'est arrêté après l'annonce par le gouvernement de mesures baissant les prix des produits de première nécessité.AFP ALGER 22-01-2011

Friday, January 21, 2011

La persistance de conflit du Sahara a engendré un "mariage d'intérêts" entre le polisario et AQMI (Expert international)

La persistance du conflit artificiel du Sahara marocain a engendré " un mariage d'intérêts " entre le polisario et Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), a affirmé vendredi à Marrakech, M. Charles Saint Prot, directeur de l'Observatoire d'Etudes Géopolitiques à Paris.
"La revendication insensée d'un Etat séparatiste rejoint le désir d'AQMI d'avoir un débouché sur l'Atlantique", a indiqué M. Saint Prot lors d'une séance plénière dans le cadre de la 2e rencontre internationale sur la Sécurité en Afrique."Le polisario et AQMI sont deux organisations terroristes impliquées dans les trafics locaux y compris la drogue", a-t-il soutenu, notant que de nombreuses études ont mis en exergue la collusion de plus en plus évidente entre le polisario et AQMI.Les complicités sur lesquelles ce mouvement peut compter sont essentiellement liées à sa véritable nature qui est avant tout une officine de grand banditisme, a-t-il expliqué, faisant observer que les deux groupes terroristes ont recours au recrutement de mercenaires, d'autant plus qu'ils sont tous issus de la même matrice algérienne."Le polisario est une création algérienne, AQMI est l'ancien GSPC, ancien GIA algérien qui, selon certains, serait lui-même une création d'une branche des services algériens", a poursuivi cet expert.Les activités du polisario, a-t-il ajouté, constituent un grave facteur de déstabilisation dans la région du Maghreb, relevant que "cette agitation encouragée par un sponsor qui nuit de ce fait à la sécurité régionale vient s'ajouter au développement des activités terroristes d'AQMI".La lutte contre le terrorisme au Maghreb et au Sahel implique de mettre fin à l'agitation du polisario, a-t-il dit.Animé par plusieurs experts et chercheurs de haut niveau, ce panel a été dédié au thème : "complicités locales et alliés objectifs d'AQMI". MAP Marrakech 21-01-2011

L’ambassadeur algérien aux USA veut redorer l’image du Polisario avant le 21 janvier

Alors que le Maroc et le Polisario doivent se rencontrer dans les prochains jours lors de pourparlers informels dans la banlieue de New York, l’on apprend de source proches du ministère des affaires étrangères algérien que les récentes affaires liant Al Quaïda au Maghreb Islamique (AQMI) au Front Polisario inquiètent les responsables de la diplomatie algérienne, qui souhaiteraient que le front se « refasse une santé », du moins sur le plan médiatique.
C’est ainsi que plusieurs collaborateurs de Abdelkader Messahel, le ministre délégué aux affaires étrangères, qui cogère le dossier du Polisario à l’international avec le DRS, les services secrets algériens, ont tenu une réunion avec les principaux lobbyistes travaillant pour le compte de l’Algérie à Washington, dont les sociétés « Foley Hoag » et « Independent Diplomat », afin de leur demander d’établir une « stratégie médiatique permettant au Polisario de découpler son image de celle s’Al Quaïda au Maghreb Islamique (AQMI) ». 21-01-2011 Polisario Confidentiel

Wednesday, January 19, 2011

Algérie: un père de 6 enfants tente de s'immoler dans l'est

Un père de six enfants a tenté mercredi de s'immoler par le feu dans la ville d'El Oued, à l'extrême est de l'Algérie, non loin de la frontière avec la Tunisie, selon des journalistes locaux, portant à huit le nombre de cas similaires ces sept derniers jours dans ce pays.
Afif Hadri, 37 ans, vendeur à la sauvette de denrées alimentaires depuis trois ans dans ce marché avait eu une altercation avec un policier qui voulait l'empêcher d'écouler sa marchandise conformément à une directive officielle de combattre le commerce informel.
Il s'est alors aspergé d'essence mais n'a pu mettre mettre à exécution son projet de s'immoler car des témoins autour de lui l'en ont empêché, ont indiqué les journalistes locaux.
Ses jours ne sont pas en danger, selon ces sources.
Le 17 décembre, un jeune tunisien à qui les autorités avaient refusé un permis pour vendre dans la rue des fruits et des légumes a mis fin à ses jours en s'immolant par le feu. Sa mort a marqué le début d'une révolte populaire qui a contraint à l'exil le président tunisien Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans.
Cette tentative algérienne est le huitième cas du genre dans ce pays depuis le 12 janvier.
Le dernier en date, mardi soir à Dellys, dans l'est, était considéré par les autorités locales comme "un cas isolé", car cet homme de 35 ans prénommé Karim est qualifié de "cas psychiatrique".
Le blessé avait été transféré au centre hospitalier de Douera, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest d'Alger.
"Il a été admis hier soir (mardi) dans un état grave. Il est brûlé à 95% au 3e degré", avait indiqué mercredi matin un interne interrogé au téléphone par l'AFP, se refusant à tout pronostic.
Mercredi, la presse avait aussi rapporté le cas d'une femme, la première, qui a tenté lundi de s'immoler par le feu au sein de l'Assemblée populaire communale (APC, mairie) de la localité de Sidi Ali Benyoub, à quelque 450 km au sud-ouest d'Alger.
Elle a été convaincue par un employé d'y renoncer et s'en est tirée avec une blessure à la main.
En Algérie, des émeutes contre la flambée des prix des produits de base ont fait, entre le 6 et le 9 janvier, cinq morts et plus de 800 blessés. Le gouvernement avait alors ordonné une baisse des prix sur les aliments de base. AFP 19-1-2011

Monday, January 17, 2011

Le geste de Mohamed El Bouazizi est en train de faire école en Algérie

les cas d’immolations par le feu se multiplienten Algérie . Rien que pour la journée d’hier trois jeunes Algériens ont eu recours à cet acte ultime.Le fait, renouvelé dans des lieux très éloignés les uns des autres, ne peut être le résultat d’une imitation machinale de ce tragique mode de protestation auquel le jeune Tunisien de Sidi Bouzid a été contraint. Si son sacrifice a été déclencheur d’un mouvement national de révolte, c’est que ses concitoyens y ont vu l’expression de la capacité de s’indigner d’un quidam qui n’avait aucune ressource pour faire valoir son droit au minimum social. Mohamed a étudié, sûrement cherché du travail, avant de se rabattre sur le gagne-pain de marchand ambulant de fruits et légumes. Quand il fut dépossédé de son capital, il a tenté un recours auprès d’une administration qui lui a fermé la porte au nez.Mohamed El Bouazizi n’a pas la chance d’avoir ni un proche dans l’administration pour intervenir auprès de la police, ni les moyens de corrompre l’agent qui vient de lui confisquer son bien pour exercice illicite d’un commerce. Et le proconsul, auquel il voulait expliquer l’utilité de sa charrette et de la marchandise dont on vient de le déposséder, refuse ou n’a pas le temps, de l’écouter.Sans la ressource du copinage, du népotisme et sans moyens de corrompre, il ne reste aux oubliés du système, pour s’éviter la privation qui les accable ou préserver leur dignité agressée, que les poches d’État de droit qui subsistent dans quelques recoins des institutions. À l’évidence, pas à la sous-préfecture de Sidi Bouzid. Mais nulle part ailleurs en Tunisie, si l’on en juge par l’onde de choc national qui a suivi le suicide du jeune marchand ambulant.Ni dans beaucoup d’endroits en Algérie quand on voit la contagion sacrificielle qu’il a suscitée dans notre pays aussi. Façon de dire : “nous sommes aussi des El Bouazizi.”Le suicide est un vieux mode de protestation pour ceux qui n’attendent plus de secours de la société et de son État. Mais l’immolation par le feu, par son caractère spectaculaire et par l’idée message de douleur qu’elle contient, se veut un message de souffrance extrême de son auteur. L’immolation par le feu est un suicide politique. Si l’émeute est un mode d’expression collective de mécontentement, le sacrifice douloureux et solitaire est destiné à nous tourmenter, à tourmenter les responsables de la peine du sacrifié et à tourmenter les témoins de cette peine.Ce n’est pas un hasard, si les plus hauts responsables s’inquiètent de cette avalanche de suicides et de tentatives de suite. Plus que l’émeute, plus que la harga qui s’inscrit tout de même dans l’espoir d’un au-delà géographique, elle traduit un profond état de désespérance. Et comme ces suicides surviennent tous sur des thèmes qui engagent la responsabilité de l’État, le logement et l’emploi, on comprend que le pouvoir se sente tragiquement interpellé.Ironie de notre situation : le pétrole qui a fait notre malheur, en termes d’injustice sociale, sert aujourd’hui, sous forme de bidons d’essences, de sinistre mode de dénonciation de cette injustice.
M. H.musthammouche@yahoo.fr L'EXPRESSION 17-01-2011

Un collectif d'experts africains plaide auprès du SG de l'ONU en faveur de la proposition d'autonomie au Sahara

Le réseau des experts internationaux africains, un collectif de compétences de divers domaines d'activité, a adressé, lundi à partir de Dakar, une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, pour plaider en faveur de la pertinence de la proposition marocaine d'autonomie au Sahara et appeler à un "engagement sérieux des négociations dans la perspective d'une solution politique à un conflit qui n'a que trop duré".
"Après une étude approfondie de l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara, les membres du réseau des associations et experts africains confirment que l'initiative d'autonomie proposée par le Royaume du Maroc a mis en place un climat de confiance qui facilitera l'aboutissement à une solution politique mutuellement acceptable, lit-on dans le texte de la lettre."Les membres du réseau demandent à M. le Secrétaire Général des Nations Unies, et à son Envoyé Spécial, d'exhorter les parties concernées à participer activement à la création d'un climat animé par le souci exprimé par le Conseil de Sécurité en faveur d'une solution politique à un conflit qui n'a que trop duré et qui pose des problèmes considérables d'ordre humanitaire, notamment à la population de Tindouf, entravant ainsi la stabilité et le développement de la région", affirment les auteurs du document.Et de livrer une série d'arguments plaidant en faveur de la proposition marocaine qui constitue l'unique voie pour un règlement pacifique et définitif à la question du Sahara."L'initiative marocaine d'autonomie est présentée suite aux décisions successives du Conseil de Sécurité des Nations Unies notamment sa décision 1429 du 30 juillet 2002, qui, en l'absence d'un progrès dans la mise en oeuvre du plan de règlement onusien, a appelé les parties concernées par le conflit à la recherche d'un règlement politique", indiquent à ce sujet les signataires de la lettre, relevant également "la conformité de l'initiative marocaine aux standards internationaux se rapportant à l'affaire du Sahara, notamment la résolution 1541 de l'Assemblée générale des Nations Unies qui a expressément reconnue que l'autonomie peut être considérée comme une des formes de l'autodétermination".Et de faire remarquer aussi dans le cadre de cet argumentaire, que "l'initiative marocaine s'inspire des expériences de certains pays démocratiques voisins en matière d'autonomie" et offre une multitude de garanties comme "l'engagement à incorporer les dispositifs de l'autonomie dans la Constitution du Royaume du Maroc, ce qui est de nature à lui donner une place particulière dans l'ordonnancement juridique national, et constitue par conséquent un gage de son développement et de sa stabilité, en plus des compétences élargies prévues pour la région autonome au niveau institutionnel".Dans la perspective d'un règlement mutuellement acceptable, les réseaux des associations et d'experts africains appellent également le Secrétaire Général des Nations Unies à oeuvrer pour assurer "la participation effective de l'Algérie dans le processus de négociation en respectant ses engagements internationaux et les décisions du Conseil de Sécurité des Nations Unies se rapportant à l'affaire du Sahara"Ils expriment également l'ardent souhait de "permettre à la population des camps de Tindouf d'exercer, conformément aux standards internationaux des droits humains, en particulier les libertés de circulation, d'expression, de rassemblement et de constitution d'associations".Les membres du réseau appellent, par la même occasion, le Secrétaire général de l'ONU à garantir au Haut commissariat aux réfugiés (HCR) "les conditions nécessaires pour mener ses activités dans la région en toute liberté notamment pour la réalisation du recensement de la population des camps de Tindouf et faciliter les rencontres individuelles avec les populations des camps loin de toute entrave de la part des autorités sous lesquelles elles se trouvent".Le réseau des experts internationaux africains pour le soutien à la proposition d'autonomie a été crée ce week-end à Dakar à l'occasion d'un colloque sur "L'autonomie des provinces du Sud marocain : Souveraineté Nationale, développement local".Le collectif qui regroupe des compétences africaines de différentes nationalités, s'assigne pour objectif de mener une opération de communication et de sensibilisation auprès des sociétés civiles et des institutions africaines en faveur de l'initiative marocaine qui constitue une voie salutaire pour régler pacifiquement la question du Sahara qui handicape les efforts d'intégration au niveau du continent. MAP 17-01-2011

Sunday, January 16, 2011

Grogne des Algériens du Canada contre la dégradation des conditions de vie dans leur pays d'origine

Plusieurs dizaines d'Algériens, établis au Canada, ont dénoncé, samedi à Montréal, "l'injustice et le déni de droit, la violence et la dégradation continue des conditions de vie" dans leur pays d'origine.
Les protestataires ont appelé, lors d'un imposant rassemblement, à "l'arrêt de la répression et à la libération des jeunes arrêtés lors des émeutes", tout en revendiquant le droit à une "vie décente".
Les manifestants ont également appelé à instaurer un "Etat de droit" et scandé des slogans appelant à la démocratie, au bannissement de la répression, à davantage de liberté d'expression et au respect des droits de l'Homme. Ils ont, de même, dénoncé le chô mage massif des jeunes, la dégradation des conditions de vie et l'absence de liberté.
Les protestataires, qui ont exprimé de vive voix leur mécontentement, ont sillonné les rues du centre-ville de Montréal avant de marquer une pause devant le consulat de leur pays où ils ont donné lecture à une "Déclaration de solidarité avec le peuple algérien".
"Le soulèvement populaire de ces derniers jours exprime, encore une fois, l'écoeurement, la rage et le ras-le-bol des populations, des jeunes en particulier", lit-on dans la Déclaration, dont la MAP a obtenu copie.
La déclaration précise que "ces jeunes, qui se comptent par millions et qui constituent l'avenir de l'Algérie, ont besoin de notre soutien pour arracher leurs droits à la liberté, à un Etat de droit et à une vie décente".
"Devant cette situation devenue au-delà de l'intolérable, nous, Algériennes et Algériens du Canada, interpellés par les récents événements tragiques qui ont endeuillé bien des familles algériennes, affirmons notre solidarité avec notre peuple et appuyons ses revendications sociales et politiques", selon la Déclaration.
Ils ont rappelé notamment que "le peuple algérien vit dans des conditions désastreuses en dépit de la richesse de son pays", appelant à l'édification d'un Etat de droit et à l'amélioration des conditions de vie des citoyens, ajoute la déclaration.16-1-2011 MAP

Wednesday, January 12, 2011

واشنطن بوست :أدلة عديدة على الصلة بين البوليساريو وتنظيم القاعدة


كتبت (واشنطن بوست)، أول أمس الثلاثاء، أن هناك "أدلة عديدة" على الصلة بين (البوليساريو) وتنظيم القاعدة في بلاد المغرب الإسلامي.
وذكرت الصحيفة الأمريكية بأن السلطات المغربية أوقفت، في إطار محاربة التطرف العنيف، في مطلع يناير الجاري 27 شخصا، من بينهم عضو بتنظيم القاعدة في بلاد المغرب الإسلامي، مضيفة أن هذه المجموعة كانت تخطط لارتكاب اعتداءات إرهابية في المغرب.
والأدهى من ذلك، يقول كاتب المقال جينيفر روبين، فإن هذه الشبكة الإرهابية، التي يتزعمها مغربي مرتبط بتنظيم القاعدة في بلاد المغرب الإسلامي، كانت "تهدف إلى إقامة قاعدة خلفية في البلاد لزرع الرعب" في المنطقة.
ونقلا عن مقال نشر مؤخرا في صحيفة (نيويورك تايمز)، أشار روبن إلى العثور على مخبأ للأسلحة بأمغالا على بعد نحو 220 كلم من مدينة العيون، التي كانت في نونبر الماضي مسرحا لأعمال عنف قامت بها "عصابات مسلحة ضد قوات الأمن المغربية أسفرت عن مقتل 11 فردا من قوات الأمن".
وأضاف أن الملاحظين كانوا قد أعربوا عن خشيتهم من أن تشكل أحداث العيون "مدخلا لتنظيم القاعدة، من أجل التوغل بالمنطقة وزرع الفوضى بها".
ومن جانبه، أكد سفير المغرب في واشنطن عزيز مكوار، الذي نقلت (واشنطن بوست) تصريحاته، أن "هناك معلومات ما فتئت تتوالى تدعم وجود روابط بين عناصر من البوليساريو والقاعدة"، في إشارة إلى احتجاز تنظيم القاعدة لثلاثة مواطنين إسبان كرهائن.
وحذر الدبلوماسي المغربي، في هذا الصدد، من الخلط بين "الإرهاب الذي تمارسه جبهة البوليساريو وتهريب المخدرات والبشر، وأنشطة تنظيم القاعدة"، التي تشكل جميعها عوامل تهدد منطقة المغرب العربي والساحل.
وشدد مكوار على أن "أفضل طريقة لتفادي هذا الوضع تكمن في التعاون الكامل والتام"، مع انخراط الجزائر، التي تأوي آلاف الصحراويين، والتي تعد الداعم الرئيسي (للبوليساريو)، مذكرا في هذا السياق بأن المغرب قدم سنة 2007 مقترحا للحكم الذاتي تحت السيادة المغربية، وصفته الولايات المتحدة والأمم المتحدة ب"الجدي وذي المصداقية".
وأكد أن هذا المخطط يعد "بكل تأكيد الحل الأمثل لوضع حد لهذا النزاع ولمعاناة السكان القابعين في مخيمات تندوف في الجزائر"، مضيفا أن استمرار هذا النزاع سيمكن تنظيم القاعدة على تكثيف أنشطته، ونشر عدم الاستقرار في المنطقة".

Tuesday, January 11, 2011

Semmar, la banlieue pauvre d'Alger, où circulent des milliards

Rues boueuses et défoncées, éclairage inexistant, et constructions grossières, Semmar, à l'est d'Alger, a l'apparence pauvre d'un quartier déshérité.
Mais cette banlieue sombre est le royaume des grossistes alimentaires qui brassent des milliards de dinars et ont été mis en cause dans la flambée des prix qui a provoqué cinq jours d'émeutes meurtrières.
L'activité qui s'y déploie échappe au contrôle de l'état, et au fisc qui a tenté d'imposer l'usage des chèques pour les transactions les plus importantes: une mesure que beaucoup considèrent comme la cause des troubles récents.
La méfiance règne à Semmar et, mardi, un journaliste de l'AFP a été invité par un employé d'un commerce de gros à ranger stylo et calepin. "Si on vous confond avec un contrôleur du fisc vous risquez d'être agresséé", a assuré le jeune homme. "Faites attention en repartant", a-t-il conseillé.
Les grossistes s'y sont installés à la fin des années 90, aprés une période où cette zone islamiste était secouée par des attentats quotidiens.
L'Etat, étranglé par sa dette, avait alors décidé de lever son monopole sur le commerce extérieur, poussé par les institutions financières internationales.
Les sociétés "d'import-import" se sont multipliées, concentrant leurs activités sur l'imporation de produits et de biens de tous genres, dans un pays dont l'essentiel des exportations est représenté par le pétrole et le gaz.
A Semmar, les dépôts se résument à des locaux aux plafonds hauts, aux murs nus et au sol en béton. Derrière de lourdes portes métalliques s'entassent des marchandises importées de tous les continents. A l'extérieur, attendent des camions venus des quatre coins d'Algérie.
En face des entrepôts s'élève un haut mur gris, le long d'une voie ferrée. Il cache un bidonville, avec ses baraques en parpaings et en tôles dont les toits sont lestés de pierres et de pneus pour résister aux bourrasques de vent. Dans les tas d'ordures, des moutons cherchent une maigre pitance.
Un commerçant se souvient comment, toujours à la fin des années 90, la municipalité de Semmar a attribué gratuitement des lôts à bâtir à des habitants que la misère risquait de pousser "dans les bras des groupes armés". Et comment se sont alors noués les destins de plusieurs communautés.
Les importateurs ont offert aux habitants démunis de construire des dépôts de marchandises dont ils deviendraient les locataires. Rapidement, le lieu est devenu le temple d'une économie parallèle "où les milliards en liquide circulent tous les jours, loin des circuits officiels et du fisc", explique le même commerçant.
Longue barbe, silhouette fine, sweet marron sur gandoura grise, l'homme se tenait discrètement à l'écart de son local. Et il avoue ne s'en approcher que lorsqu'il est assuré de la qualité du visiteur, dans cette zone islamiste où les agents de l'Etat ne sont pas les bienvenus.
"Lorsqu'on devine la visite d'un contrôleur du fisc, on se passe rapidement le mot grâce à des guetteurs et on ferme", confesse un autre commerçant.
"Si l'agent de l'Etat parvient quand même à rentrer dans un local, il va se retrouver face à un employé qui va jouer l'idiot et qui, de toute façon, n'a aucun document à lui présenter", ajoute-t-il.
Pour juguler cette économie parallèle et arrêter l'évasion fiscale, le gouvernement a décidé de généraliser l'utilisation du chèque, rare en Algérie, pour les paiements supérieurs à 500.000 dinars (5.000 euros) dès fin mars.
Les grossistes ont anticipé les sommes à verser au fisc et ont augmenté les prix, déclenchant la colère des consommateurs. Le gouvernement a décidé d'attendre.
"La loi dit que les paiements supérieurs à 500.000 dinars doivent être réglés par chèque mais elle ne fixe pas de date", a expliqué dimanche à l'AFP le ministre de l'Intérieur Dahou Ould Kablia. "Ce que la voie réglementaire a fait elle peut le défaire et elle peut le corriger". AFP 10-01-2011

Monday, January 10, 2011

Algérie : Qui sème la misère, récolte la colère ! Les émeutes qui se multiplient ces derniers jours

En Algérie sont les conséquences des politiques mises en place par les gouvernements algériens successifs, de la corruption et du népotisme qui caractérisent ces deniers, de la misère et de l’oppression dans lesquels ces dirigeants ontmaintenus la population algérienne, du mal être dans laquelle elle vit. La CNT dénonce une fois de plus ces politiques autoritaires qui ne serventque quelques uns au détriment du reste de la population de ce pays. La CNTaffirme son soutien aux luttes en cours et son opposition à la répressionqui s’abat sur les manifestants. La CNT demande la libération despersonnes détenues et l’arrêt des poursuites contre les émeutiers ainsique la levée de l’état d’urgence. Solidarité entre les peuples ! -- Confédération nationale du travail.
Secrétariat international - groupe Afrique33, rue des Vignoles, 75020 Paris, Franceafrica@cnt-f.orgwww.cnt-f.org - www.cnt-f.org/international

Sunday, January 09, 2011

Emeute en Algérie : les premières victimes tombent, 3 morts et une centaine de blessés

Effectivement le quotidien El-watan rapporte que deux manifestants blessés lors des manifestations de vendredi ont succombés à leurs blessures, l’un dans la région de M’sila et plus précisément à Ain El Hedjal, et le second à Bousmaïl, dans la wilaya de Tipaza. Une autre victime aurait été enregistrée, mais pas de précision pour le moment. Se qui porte le bilan provisoire à 3 morts et une centaine de blessés.
Un imam a aussi échappé à un lynchage, à Bab-El-Oued sur le parvis de la mosquée, il fut sauvé grâce à l’intervention de la police.
Source : El-annabi.com 08-01-2011

(2) URGENT: Emeutes à Oran et Alger Bab El Oued ce soir 05 01 2011

Emeute en Algerie 2011 nouvelle video Riot in Algeria 2011 new video

ÉMEUTES DU SUCRE ET DE L’HUILESELON UN BILAN DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR: Trois morts et près de 400

Le premier mort a été déploré à Aïn Lahdjel, dans la wilaya de M’sila, le second dans la ville de Bou Ismaïl, dans la wilaya de Tipasa et le troisième a été enregistré à Tidjelabine, wilaya de Boumerdès.
Après un black-out total, qui a caractérisé les scènes d’émeutes nocturnes, ressemblant à un film dramatique à huis clos, le bilan est tombé hier, éclairant quelque peu ce qui s’est passé lors de ces trois derniers jours. «Trois personnes ont été tuées et environ 400 (dont 300 agents des forces de sécurité) ont été blessées depuis jeudi dans les actes de violence ayant touché plusieurs villes du pays», a déclaré hier, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia. «Le premier mort a été déploré à Aïn Lahdjel, dans la wilaya de M’sila. Il s’agit d’un jeune qui a été tué par balle, au moment où il tentait de faire intrusion dans un commissariat de police», a précisé M.Ould Kablia dans une déclaration à la Chaîne III de la Radio nationale. «Le deuxième mort a été enregistré dans la ville de Bou Ismaïl, dans la wilaya de Tipasa. Il est mort à l’hôpital des suites de blessures», a-t-il ajouté, précisant que «les conditions de cette mort restent à élucider. La troisième personne, décédée à Tidjelabine (Boumerdès), a été retrouvée calcinée dans un hôtel incendié par les émeutiers» a-t-il précisé. «Les actes de violence ont également fait 320 blessés parmi les forces de sécurité, y compris la police et la Gendarmerie nationale, et moins d’une centaine parmi les jeunes», a encore indiqué le ministre. Ainsi, 2 morts et près de 400 blessés ont été enregistrés, suite aux émeutes qui ont marqué le week-end. Cette situation chaotique, qui a vu les manifestants s’approcher même du Palais du gouvernement, touche actuellement plus de 20 wilayas à travers le territoire national. Toutes nos tentatives pour obtenir des informations des services de sécurité sont restées vaines. Selon les échos parvenant des différentes régions du pays, les affrontements d’une rare violence entre les manifestants et le CNS ont repris depuis la nuit d’hier à Alger, Annaba, Oran, M’Sila, Laghouat, Mostaganem, Sétif, Mascara, ainsi qu’à Tizi Ouzou, Boumerdès, Bouira ainsi qu’au sud du pays. Pendant tout ce temps-là, l’information «officieuse» a suppléé le vide sidéral laissé par l’information officielle. Selon certaines sources, il y aurait eu entre 3 et quatre morts. Informations que nous n’avons pu recouper faute de répondant des services de sécurité avec lesquels il nous a été impossible de prendre attache. La contestation a gagné le chef-lieu de la wilaya de M’sila se soldant par la destruction des institution publiques dont la direction de l’éducation, totalement saccagée. Une autre victime aurait succombé à ses blessures à Boumerdès. Nous n’avons pu confirmer cette information qui est donnée sous toute réserve. La gestion, purement sécuritaire des évènements, alimente davantage la psychose et l’inquiétude de la rue et donne libre cours aux rumeurs les plus folles. Selon une source sécuritaire, «la conjoncture actuelle, se trouve être une aubaine pour quelques firmes internationales des équipements paramilitaires». Ainsi, «une quantité importantes de près de 15.000 pistolets à impulsions électriques Taser made in Italia, sera importée ces jours-ci pour équiper les policiers», précise notre source.«Les conséquences de ces émeutes risquent tout bonnement d’amplifier le cercle de mécontentement», estiment des observateurs. «Ces émeutiers fustigés par ceux qui observent, avec angoisse et impuissance, ces scènes de destruction, identifiés comme voyous, habitant des baraquements, et autres localités chaudes seront à terme, rejoints par d’autres catégories par la grâce des pénuries et des tensions grandissantes», mettent en garde ces observateurs. Sur un autre plan, partiellement bloquée le premier port commercial du pays, déjà en bute aux multiples difficultés, se trouve totalement paralysé. Cette situation est exacerbée par les émeutes avec le risque de pénuries et des surcoûts très graves.
Mohamed BOUFATAH L'EXPRESSION 09-01-2011

Saturday, January 08, 2011

Algérie: Les émeutes ont déjà fait trois morts

Trois morts. Tel est le bilan encore provisoire des émeutes qui se sont éclatées depuis quatres jours à travers plusieurs régions du pays.

Un deuxieme manifestant blessé par balle vendredi après midi à Ain El Hedjal,dans la region de M’sila, vient de succomber à ses blessures aujourd’hui 07 janvier au niveau de l’hopital de Mustapha à Alger.

Rappelons que le vendredi, lors d’affrontements avec les policiers,il a été enregistré un mort et 03 blessés.

Par ailleurs, un manifestant de 32 ans est mort vendredi lors d'une manifestation à Bousmaïl, dans la wilaya de Tipaza , dans des affrontements avec la police, a appris l'agence afp samedi 08 janvier de source médicale.

source: ELWATAN.COM 08-12-2010

Algérie : nuit d'émeutes à Bab el Oued

ZAPPING TV5monde : REVOLTE JEUNESSE ALGERIENNE TUNISIENNE

Algérie: «Une crise sociale aux conséquences imprévisibles»

Jean-Pierre Peyroulou est chercheur associé au Centre d'étude des mondes africains à Paris et à ce titre spécialiste des questions algériennes. Comment expliquer la flambée contestataire qui gagne les villes d'Algérie? Le point de départ, c'est l'augmentation du prix des denrées de première nécessité. En 2008, contrairement à l'Égypte, l'Algérie n'avait pas connu d'événements, car le pouvoir joue en général un rôle d'amortisseur en subventionnant les prix des denrées de base. Là, il y a eu plusieurs facteurs: l'augmentation des prix, l'annonce de la hausse de 50% du salaire des policiers, très mal vécue dans un pays où la police est considérée comme une force purement répressive. Il y a aussi un effet d'entraînement par rapport aux mouvements sociaux et à la révolte inédite en Tunisie. Le sentiment très fort d'injustice est entretenu par un taux de chômage très élevé. Quelles conséquences ces émeutes peuvent-elles avoir pour le pouvoir algérien?D'abord, il faut rappeler que les émeutes en soi ne sont pas un phénomène nouveau: il y a des milliers de micro-émeutes chaque année en Algérie, sans que cela remette en cause le pouvoir. Ensuite, on saisit très mal la nature du pouvoir algérien. Certains considèrent que le pays est tenu par un homme fort, à la tête de l'État, d'autres jugent que (le président) Abdelaziz Bouteflika n'est que le paravent d'un régime dominé par l'armée. Les récentes fuites de WikiLeaks montrent que les Américains eux-mêmes s'interrogent et n'ont pas de réponse. C'est très certainement un pouvoir clanique, fondé sur un équilibre fragile entre plusieurs forces, un homme fort, l'armée et les renseignements, les puissances économiques, etc.Quelle est la marge de manoeuvre du régime pour sortir de cette situation? Il y a plusieurs réponses possibles. Il y a la réponse économique, qui consiste à remonter les subventions sur les denrées de base. Et il y a une réponse politique, plus difficile. Parce que l'État est en panne et la société aussi. Les partis ne sont que de petites écuries, sans existence réelle dans la société. Il n'y a pas non plus de relais à la contestation dans la société civile: il n'y a pas de véritable syndicat, face à la toute puissante UGTA (proche du pouvoir, ndlr), capable de fédérer le mécontentement.

Algérie. L'«incendie» se propage

L'«incendie» ne s'éteint pas en Algérie. Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont repris, hier, dans la plupart des grandes villes du pays.
Le pouvoir est déconnecté de la dure réalité sociale de la population. Il ne réagit que lorsqu'il y a de la casse!»Difficile pour ce jeune participant aux émeutesde donner entièrement tort aux commerçants clandestins qui les ont déclenchées pour protester contre la décision des autorités d'interdire la vente sur les trottoirs.«Le pouvoir veut lutter contre le commerce informel, c'est une bonne chose, mais il doit d'abord offrir du travail aux jeunes», dit-il. «La mal vie et la misère»Devant le commissariat de police du quartier populaire de Bab el Oued, d'où est partie la contestation, des familles de jeunes arrêtés tiennent un rassemblement pour exiger la libération de leurs enfants.«Les vrais casseurs n'ont pas été arrêtés. Nos enfants ont voulu protester contre la mal vie et la misère», affirme une femme, venue apporter de la nourriture à son fils de 18 ans en garde à vue. Rumeurs de pénurieDe fait, les émeutes qui se sont poursuivies, hier, pour le troisième jour, sont devenues le moyen préféré de la population pour exprimer son ras-le-bol de la cherté de la vie. La hausse des prix, notamment sur le sucre et l'huile, s'est accompagnée de la pénurie de lait et de la rareté de la farine, sur fond de rumeurs sur le retour massif des pénuries de produits alimentaires. Et pas seulement à Alger, où les affrontements ont repris, en fin d'après-midi, dans les quartiers Belcourt, au centre-ville, et Bordj el Bahri, à l'est. À Bejaia, en Kabylie, les manifestants ont fermé plusieurs routes. À Annaba, épargnée jusqu'à présent par la contestation, de violents incidents ont éclaté après la grande prière. À Oran, deuxième ville du pays, une marche de protestation a été entamée dans le centre-ville, bouclée par d'importantes forces de police. Les manifestants ont commencé à brûler les poubelles, les pneumatiques usagés et à casser les abris des arrêts de bus. À l'est des affrontements ont aussi éclaté à Tebessa, ville toute proche (50 km) de la Tunisie, elle-même déchirée par des tensions sociales très vives depuis trois semaines. Des protestations sans banderoles ni leader qui n'ont pas fait de mort, mais des dégâts matériels importants. «C'est le peuple qui va payer» À Oran, la police a reçu l'instruction de ne pas intervenir, laissant la rue aux émeutiers, qui brûlent et saccagent les édifices publics. Elle a toutefois renforcé sa présence, notamment autour des maisons des hauts responsables de l'État. Lors de la grande prière hebdomadaire, les imams d'Algérie ont appelé au calme. «La sérénité et le calme sont de grandes grâces d'Allah. Il faut les préserver», a lancé un prédicateur dans un sermon retransmis en direct par la radio nationale. L'imam, dont l'identité n'a pas été précisée, suit dans son discours une ligne définie par le ministère des Affaires religieuses car en Algérie l'islam est religion d'Etat. Les Algérois sont partagés sur les émeutes et la casse.«Je suis contre la destruction, c'est le peuple qui va payer après les réparations. On peut revendiquer pacifiquement les choses», affirme un commerçant. La France a appelé hier ses ressortissants résidant ou voyageant en Algérie à observer des mesures de précaution. Près de 35.000 Français sont recensés en Algérie dont 90% de binationaux.
Ali Idir avec AFP

Friday, January 07, 2011

Extension des émeutes dans une Algérie riche où les Algériens sont pauvres (presse française)

Paris, 07/01/11- La presse française était unanime, vendredi, à souligner l'ampleur des émeutes sociales qui se sont étendues d'est en ouest et gagné en violence dans une Algérie "embrasée", comme le soulignent "Libération", "France Soir" ou "Le Monde" qui résume la profondeur du malaise sous le titre: "Une Algérie riche, des Algériens pauvres".
Le correspondant de "Libération" rapporte que les manifestations et émeutes se sont propagées comme une trainée de poudre "dans toute l'Algérie, dressant le même constat que son confrère du +Monde+ sur place, qui a relevé que l'extension des émeutes d'est en ouest et dans de grandes villes, peut difficilement être banalisée".
Certes, la hausse spectaculaire des prix des denrées de base a été le déclencheur de ce nouveau cycle de colère de la population, mais la presse française pointe d'autres causes du mal en plus de la vie chère: chômage, manque de logements et surtout ce "sentiment de mal vie" chez la jeunesse algérienne indignée de sa situation dans un pays riche, qui croule sous une masse monumentale de revenus des hydrocarbures.
Car la population "ne comprend pas comment sa situation peut être si difficile dans un pays riche du pétrole qui se vante de disposer d'un confortable tapis de 120 milliards d'euros de réserves. Le sentiment d'injustice croît et les Algériens se sentent abandonnés", écrit +Libération+.
Les journaux français font également le parallèle avec les émeutes de la faim d'octobre 1988 à Alger qui avaient fait plusieurs centaines de morts.
Aussi, les promesses du gouvernement d'un retour à un +prix normal" de l'huile et du sucre paraissent "fortement décalées par rapport à un mouvement qui exprime un profond sentiment de mal vie chez la jeunesse algérienne", estime "Le Monde".
Et ce "mal de vivre n'est pas prêt de disparaître", souligne le même quotidien dans un autre article intitulé: "Une Algérie riche, des Algériens pauvres".
L'Etat algérien "baigne dans une opulence financière enviable" grâce aux prix élevés du pétrole qui lui ont permis de se constituer "un matelas de devises de 115 milliards de dollars de réserves de change".
Mais cette "pléthore d'argent ne fait que masquer les maux chroniques du pays. Le régime politique est étouffant et sclérosé. Et le pays est mal géré", souligne "Le Monde".
"L'argent public coule à flot, mais il est trop souvent mal utilisé. Au lieu de servir à gommer les disparités sociales, il les creuse au profit d'une caste de privilégiés proches du pouvoir".
Pour "Libération" comme pour "Le Monde" la "gabegie est souvent la règle" et la corruption "omniprésente".
Et les Algériens "savent tout cela" et se révoltent, car le "mal vivre n'est pas prêt de disparaitre", conclut "Le Monde". En écho, "Libération" cite le politologue Rachid Grim: "La jeunesse algérienne voit la richesse insolente de ceux qui ont le pouvoir, elle voit les scandales quasi quotidiens de corruption et la gabegie de ces mêmes milieux. Tout cela ne peut mener qu'à la rue. D'autant qu'il n'y a absolument aucune autre possibilité pour le peuple de s'exprimer".

ثورة الجوع تزحف على أغنى بلدان المغرب الكبير

بياتريس خديج من الجزائر - أ ف ب

نزل شبان مجددا في الساعات الأخيرة إلى الشارع في مدن عدة في الجزائر احتجاجا على غلاء المعيشة وقلة المساكن والبطالة في هذا البلد الغني بالمحروقات.

وليل الأربعاء الخميس اندلعت أعمال شغب في حي باب الواد الشعبي في العاصمة الجزائرية حيث تظاهر عشرات الشبان ورشقوا مركز الشرطة المحلي بالحجارة. كما خربوا واحرقوا متجر وكيل سيارات "رينو" حيث دمروا حوالي 10 سيارات.

وكالعادة احرقوا إطارات قديمة لقطع الطريق امام التعزيزات الامنية، وفي الوقت نفسه نزل شبان الى الضاحية الغربية للجزائر العاصمة احتجاجا على ارتفاع الاسعار.

ومساء الاثنين قطع آلاف الشبان طرقات في تيبازا (70 كلم غرب العاصمة الجزائر) احتجاجا على ظروف العيش الصعبة.

وكان التوتر واضحا أول أمس الأربعاء في مدينة وهران (430 كلم غرب الجزائر) بعد ان احرق عشرات الشبان اطارات وقطعوا الطرقات بجذوع اشجار والقوا مقذوفات على سيارات.

وكتبت صحيفة "وهران" أمس الخميس ان شبانا اقتحموا مستودعا وسرقوا منه اكياسا من الطحين في وقت تشهد فيه اسعار الخبز ارتفاعا وتلوح في الافق ازمة قمح.

وتسعى الحكومة إلى طمأنة الناس في حين تشهد الجزائر تظاهرات منذ أسبوع احتجاجا على ظروف العيش الصعبة.

وأول أمس الأربعاء أكد وزير التجارة مصطفى بن بادة ان "الدولة ستستمر في دعم السلع الاساسية".

ومنذ اشهر تشهد كافة المناطق في الجزائر تظاهرات احتجاجا على عدم توفر مساكن اجتماعية وتفشي الفساد. وفي الوقت نفسه تهدم مدن الصفيح غير المشروعة.

واشارت الصحف في الاسابيع الماضية الى سلسلة حوادث وقعت في هذه الاحياء وسقط خلالها جرحى.

وقبل بدء ولايته الثالثة في 2009 تعهد الرئيس عبد العزيز بوتفليقة ببناء مليون شقة لتحل مكان المساكن التي دمرها الزلزال في 2003، وبسبب زيادة عدد سكان البلاد ثلاثة اضعاف (35.6 مليون نسمة) منذ الاستقلال في 1962.

وتم تسليم 10 آلاف مسكن هذه السنة في الجزائر.

وبحسب صندوق النقد الدولي، فان 75% من الجزائريين اليوم هم دون الثلاثين من العمر واكثر من 20% من الشباب عاطلون عن العمل.

وهذا الوضع يدفع بهم الى الهجرة الى اوروبا. ولعدم حصولهم على تأشيرات دخول يجازفون بحياتهم ويحاولون الوصول الى اوروبا على متن زوارق قديمة. وكل شهر تفشل محاولات العشرات منهم لكن ليس هناك احصاءات دقيقة حول هذه الهجرة.

وأمس الخميس دق محمد صائب ميزت الاختصاصي في العلوم الاجتماعية كبير الباحثين في مركز بحوث الاقتصاد التطبيقي من اجل التنمية، ناقوس الخطر. وصرح "اخشى من تدهور الاوضاع" في حين تعيش البلاد في ظل نظام طوارئ مفروض منذ العقد الاسود المناهض للإسلاميين في تسعينات القرن الماضي.

ويوافقه زميله ناصر جابي الرأي مؤكدا انه يمكن لهذه الاحداث "ان تتأزم اكثر" حتى وان "أصبحت أعمال الشغب رياضة وطنية في الجزائر".

وقال ميزت "هناك عدوى عندما نقارن هذه الأحداث مع ما يحصل في تونس" حيث اوقعت تظاهرات اربعة قتلى منذ دجنبر "حتى وان لم تكن الاوضاع شبيهة تماما". واضاف "هناك حرية اكبر هنا والجزائر دولة غنية بالمحروقات".

ويرى اختصاصي العلوم الاجتماعية نور الدين حقيقي الاستاذ في جامعة الجزائر "ما علينا فعله هو ان نضع حدا لمساعدة الدولة. للشباب حياة سهلة ويطالبون بالمزيد".

روبورتاج مصور لثورة الجوع في الجزائر