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Thursday, April 29, 2010

Amnesty réclame une enquête "urgente" sur les attaques contre les femmes en Algérie

Amnesty international (AI) a demandé aux autorités algériennes de mener "en toute urgence" une enquête sur les attaques menées contre des femmes et traduire les responsables présumés de ces agressions en justice.

"Les autorités algériennes doivent de toute urgence prendre des mesures pour enquêter sur une série d'attaques menées contre des femmes et traduire les responsables présumés de ces agressions en justice", a indiqué dans un communiqué l'organisation internationale des droits de l'Homme, basée à Londres.Dans une lettre adressée au ministre algérien de la Justice, AI exprime sa "profonde inquiétude" face aux agressions qui ont été signalées dans la ville d'Hassi Messaoud et appelle les autorités algériennes à "envoyer un signal clair qu'aucune violence contre les femmes ne saurait être tolérée".L'ONG relève que des femmes résidant à Hassi Messaoud, une riche région pétrolière située à 627 kilomètres au sud-est d'Alger, ont été la cible d'attaques menées par des groupes de jeunes hommes non identifiés. Amnesty International dit "s'alarmer surtout du fait que les attaques semblent avoir délibérément ciblé des femmes" et que la plupart des victimes étaient venues à Hassi Messaoud pour trouver du travail et vivaient seules, avec d'autres femmes de leur famille ou avec leurs enfants.Dans sa lettre, Amnesty insiste sur le fait qu'une enquête "indépendante et impartiale" doit être menée "dans les meilleurs délais" et demande que les responsables présumés soient traduits en justice dans le cadre de procédures "conformes aux normes internationales d'équité des procès". L'organisation demande également que les victimes disposent d'un recours "effectif" comportant la possibilité d'obtenir un accompagnement psychologique ainsi que des soins médicaux et une aide sociale."Amnesty International appelle une nouvelle fois les autorités algériennes à se conformer aux normes internationales du droit relatif aux droits humains pour combattre la violence à l'égard des femmes", ajoute le communiqué. La même source se dit également "particulièrement préoccupée" par le fait que les autorités algériennes "n'ont toujours pas pris de dispositions concrètes" pour mettre en Âœuvre la recommandation du Comité pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes formulée en 2005, demandant à l'Algérie "d'accorder un rang de priorité élevé à l'élaboration et à l'adoption d'une législation sur la violence à l'égard des femmes". MAP 30-04-2010

Wednesday, April 28, 2010

Séquestrés des camps de Tindouf: un rapport de l'OLAF met l'Algérie et les séparatistes devant leurs responsabilités

Bruxelles-Le flou entretenu autour du nombre réel des personnes vivant dans les camps de Tindouf autorise toutes les dérives, à commencer par les détournements des aides qui leur sont destinées, que l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) vient de révéler dans un rapport confidentiel.
Ce recensement sollicité par maintes organisations humanitaires, dont le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) et demandé solennellement par le Maroc, est refusé, depuis plus de trois décennies par l'Algérie et les séparatistes.

A cet égard, MM. Claude Moniquet, président de l'European Strategic Intelligence and Security Center ( ESISC) et Dimitri Dombret, chercheur associé dans ce même institut relèvent que "Si le refus de l'Algérie, injustifiable, peut néanmoins s'expliquer facilement eu égard à l'état de ses relations avec le Maroc et par son besoin de propagande politique sur la question des +réfugiés+ présents sur son sol, le refus du Polisario est, quant à lui, principalement motivé par les profits illégaux que ses dirigeants opèrent grâce à une surestimation " du nombre des personnes vivant dans les camps et, par voie de conséquence, à une aide humanitaire plus importante.

Les experts de l'ESISC retiennent à ce propos qu'en 1978, l'Algérie parlait de 50.000 personnes dans un rapport remis au HCR. Trois années plus tard, les séparatistes brandissaient le chiffre de 300.000 personnes alors que certaines ONG qui leur sont inféodées ont eu l'outrecuidance d'avancer le chiffre ahurissant de 700.000 personnes.

"Depuis le milieu des années 90, tant le Polisario que les autorités d'Alger estiment la population sahraouie des camps à 165.000 personnes. Un chiffre qui n'a pas été accrédité par le PAM (Programme alimentaire mondial) et le HCR, lesquels ont décidé d'accorder leur assistance humanitaire à une population évaluée à 90.000 personnes", rappelle l'ESISC, en faisant remarquer que, selon les différentes évaluations de la population effectuées par des experts en démographie sur base d'images satellites ou encore sur base de témoignages de responsables du Polisario ralliés au Maroc, le nombre des personnes séquestrées dans les camps se situerait entre 40.000 et 50.000.

Pour l'ESISC, le décalage entre la population réelle et la population estimée pose de nombreux problèmes : "Il rend l'ajustement de l'aide impossible, car il est crucial de pouvoir fournir, notamment aux enfants en bas âge, un régime nutritionnel adapté ".

Ce flou sciemment entretenu autour de ce chiffre, contribue à couvrir les trafics en tous genres et le détournement de l'aide humanitaire puisque le HCR ne dispose pas d'une présence permanente dans les camps de Tindouf et que, de façon générale, les visites "étrangères" dans les camps sont très largement limitées et contrôlées par l'Algérie.

Face à cette situation, les populations séquestrées "sont, bien entendu, les premières victimes de ces pratiques de détournement de l'aide internationale, largement condamnées par différentes organisations internationales. Au premier chef, bien entendu, par le HCR mais aussi par le PAM et par l'ONG américaine US Committee for Refugees and Immigrant (USCRI) qui, dans un récent rapport a dressé un bilan catastrophique des conditions de vie de ces populations.

Voici le rapport CONSULTABLE SUR LE SITE : http://www.esisc.org/

Friday, April 23, 2010

Ould Souilem: Il est temps pour le Conseil de sécurité d'adopter le plan d'autonomie proposé par le Maroc

Il est temps pour le Conseil de sécurité des Nations unies d'adopter le plan d'autonomie proposé par le Maroc pour mettre un terme aux souffrances qu'endurent les populations parquées contre leur gré dans les camps de Tindouf, a affirmé Ahmadou Ould Souilem, membre-fondateur du "polisario".

Dans une tribune publiée, jeudi, sur le site web américain "Global Post" sous le titre "Il est temps de regagner le Maroc", Ould Souilem souligne que "le Conseil de sécurité a devant lui une option que je considère comme la solution optimale à la question du Sahara", à savoir l'initiative marocaine d'autonomie.

En adoptant le plan d'autonomie proposé par le Maroc, cette instance onusienne "mettra ainsi fin à la misère des populations de ces camps et donnera

une chance aux familles séparées de se retrouver", a-t-il soutenu, dénonçant les conditions de vie abjectes qui prévalent dans les camps de Tindouf.

Plusieurs sahraouis choisissent de braver les dangers du désert au péril de leurs vies plutô t que de dépérir dans ces camps, a-t-il ajouté, rappelant le cas des dizaines de sahraouis qui ont fui récemment les camps de Tindouf pour regagner la mère-patrie.

"La vie à Tindouf est tellement insupportable, qu'ils étaient prêts à risquer leurs vies pour y échapper", a-t-il expliqué.

"Pendant plus de 30 ans, des dizaines de milliers de sahraouis vivant dans les camps de Tindouf ont été séparés de leurs familles au Maroc et privés de leurs droits et leurs libertés les plus fondamentaux", écrit Ould Souilem dans cette tribune.

Revenant sur son retour au Maroc, l'ex-dirigeant du "polisario" affirme que cette décision était motivée par sa "profonde conviction" que "le temps était venu pour mettre fin au conflit inutile" autour du Sahara et pour que "l'Algérie cesse de s'immiscer dans nos affaires".

Pour Ould Souilem, le "polisario" et son mentor l'Algérie ont "utilisé les sahraouis pendant plus de 34 ans comme des pions dans un jeu géopolitique où les réalités sont déformées".

"Le +polisario+ refuse de permettre un recensement de la population de Tindouf", a noté M. Ould Souilem, affirmant que le mouvement des populations sahraouies en dehors des ces camps est strictement limité.

Les populations de ces camps "ne peuvent ni voter, ni trouver un emploi pour améliorer leurs conditions de vie", alors que les sahraouis qui vivent au Maroc jouissent pleinement de leurs droits dans la stabilité et la sécurité, a-t-il noté. MAP 24-04-2010

Monday, April 19, 2010

Comment Bouteflika a permis à Orascom de piller l’Algérie

Le fisc algérien vient de faire débourser au groupe Orascom Télécom la somme de 596,6 millions de dollars suite à un redressement fiscal concernant les exercices des années 2004, 2005, 2006 et 2007. Dans la foulée du match Algérie-Egypte, les autorités algériennes « découvrent » donc une entreprise égyptienne florissante mais à la prospérité douteuse : Orascom. En 8 années d’activité, cette firme de téléphonie mobile avait dominé le marché (Djezzy, la filiale algérienne, comptait 14 millions d’abonnés) et réalisé une plus-value de plus de 2 milliards de dollars sur le dos de l’Algérie en revendant sa filiale algérienne, la société Ciment blanc d’Algérie holding (Ciba) qui regroupe deux cimenteries (M’sila et Mascara) au géant français Lafarge en septembre 2007, quelques années seulement après son acquisition auprès de l’Etat algérien... pour une bouchée de pain.La transaction ayant fait de Lafarge un acteur majeur du marché du ciment en Algérie, les pouvoirs publics disent n’avoir pas digéré l’opération de cession, faite sans que l’Etat n’en ait été préalablement informé. Ouyahia constate, par ailleurs, que les sorties de dividendes ont été cinq fois plus importantes que les nouvelles entrées de capitaux, et accuse Orascom de « piller le pays » La filiale algérienne a du mal à transférer à sa société mère les 580 millions de dollars de bénéfices réalisés en 2008 et fait l’objet de contrôles fiscaux aboutissant à un redressement de 600 millions de dollars. Dans ce conflit, le but du gouvernement algérien est clair : pousser le groupe égyptien à vendre ou à céder une partie de sa filiale algérienne à un groupe public algérien. gouvernement algérien veut que l’opérateur télécoms égyptien Orascom Telecom cède sa part dans le premier opérateur mobile algérien, ont déclaré des sources gouvernementales et financières. Avec dix ans de retard, on s’aperçoit du « scandale Orascom qui pille l’Algérie »Mais Orascom « pille » depuis 1999 !Orascom est entré en « pillant », profitant de l’appui de Bouteflika !Orascom est l’un des cadeaux faits par Bouteflika à ses bienfaiteurs arabes.Grâce au président algérien, Orascom a acheté la première licence téléphonique algérienne pour moins de 800 millions de dollars, soit un tiers en moins que la licence payée par Méditel au Maroc alors que le PIB par tête des Algériens est deux fois plus élevé que celui des Marocains.Mais il y a pire : Orascom, sur instructions de Bouteflika, a bénéficié d’un montage financier des banques publiques et privées algériennes pour sa filiale de téléphonie mobile Djezzy comme pour ses cimenteries ! Faut-il rappeler également que son projet de réalisation de deux lignes de production de ciment blanc et de ciment gris basées dans la région d’Oggaz près de Mascara a été financé à hauteur de 61% par les banques publiques et privées algériennes ? Le coût total de cette opération est évalué à 538 millions de dollars (38,74 milliards de dinars). L’histoire retiendra que jamais une entreprise algérienne ou étrangère n’a mobilisé autant de banques de renom pour concéder un montant aussi important. Orascom l’a fait. Et le président de sa filiale algérienne n’a pas caché sa joie ce jour-là : « C’est un rêve qui se réalise ! », avait-il déclaré.Comme on le comprend : ce financement algérien des « investissements » de Sawiris lui a juste permis de mieux vendre à Lafarge. Le vrai rêve c’est donc la cagnotte qu’il a engrangée, mais surtout le pied qu’il a mis dans le capital du groupe français à hauteur de 11,4%.
Tout a commencé en 1999…Les capitales du Golfe, Emiratis et Saoudiens, jubilaient ce 15 avril 1999.Les monarchies arabes espèrent une Algérie réorientée vers une engeance arabo-islamique, qui intégrerait leur sphère d’influence. Elles attendaient également de Bouteflika la reconnaissance du ventre. Les autorités de Riad et d’Abou-Dhabi furent, en effet, d’une grande prodigalité envers Bouteflika, dans ses années d’exil. Cela commença à Genève, où le futur président algérien avait été pris en charge par Zaki Yamani, alors patron d'Air Harbour Technologies, spécialisée dans le tourisme d'affaires au Moyen-Orient et en Afrique. A Paris, l’ambassade des Emirats payait tous les frais de Bouteflika, ceux du transport aérien notamment. C’était avant que l’ancien ministre tunisien Masmoudi ne l’aida à s’installer aux Emirats. A Abu Dhabi, Bouteflika avait passé son séjour entre un logement mis à sa disposition par cheikh Zayed Ben Sultan Al Nahyan, chez qui il a travaillé comme vague conseiller à l'Institut des études stratégiques, et l'hôtel Intercontinental, aux frais de l'ancien ministre des Affaires étrangères émirati M. Souidi. Il se rendait assez souvent au Centre culturel de la ville, dirigé par le fils de Souidi, où, dit-on, il participait à des débats privés, parfois des discussions informelles avec des représentants des corps diplomatiques occidentaux et arabes. Au président Chadli qu’embarrassait cet exil doré accordé à un ancien ministre de la République, cheikh Zayed donna cette explication chafouine : « Mieux vaut que Bouteflika soit pris en charge par les Emirats que par Saddam ou Kadhafi. Et puis, il est préférable pour nous tous qu’il ne subisse pas l’exil en France. » Une fois élu président de la République, Bouteflika eut la reconnaissance du ventre et se fera fort de se souvenir de l’hospitalité des amis émiratis qui l’avaient hébergé. Il leur accordera de juteux marchés au mépris de la réglementation et le droit de chasser les espèces rares dans le désert algérien. C’est toute l’histoire d’Orascom et de Djezzy, sa filiale algérienne. D’une dette que le nouveau président Bouteflika avait envers ses bienfaiteurs émiratis. Personnage central : Mohamed Al Shorafa affairiste émirati et ami de Bouteflika. Les deux hommes se sont connus aux Emirats dans les années d’exil de Bouteflika. Dès que fut certifiée, en novembre 1998, la désignation d’Abdelaziz Bouteflika par la hiérarchie militaire comme futur président de la République algérienne, Mohamed Al Shorafa s’empressa de créer, le 11 décembre 1998 à Abu Dhabi, une modeste société familiale, dénommée United Eastern Group. C’est le gérant de cette petite firme toute nouvelle, sans prestige, sans fonds et sans patrimoine que Bouteflika présentera comme « grand partenaire arabe » et qu’il recevra avec tous les honneurs à la Présidence dès juin 1999. Al Shorafa, un escroc notoire, impliqué dans les plus grands scandales de ces dix dernières années, entrera dans le monde des affaires algérien par la grande porte du palais d’El Mouradia. Bouteflika confiera à la modeste United Eastern Group d’immenses marchés, comme la rénovation et l’extension du port d’Alger et de l’aéroport Houari-Boumediène, la construction du port de Djendjen, la zone franche de Bellara et, surtout, la deuxième licence de téléphonie mobile ! L’accord entre cette petite SARL et le gouvernement algérien se fera le 4 août 1999 entre Al Shorafa et le conseiller spécial de Bouteflika, Rachid Aïssat, devant les caméras de la télévision algérienne. L’agence de presse officielle APS rapporte l’évènement, et les journaux publics en feront leur titre de première page ! Mohamed Al Shorafa agissait en fait en tant qu’actionnaire de la firme égyptienne Orascom à laquelle il devait rétrocéder le marché de la téléphonie mobile. Au final, ses relevés de compte montrent que « trois ans après l’ouverture de ses bureaux en Algérie, Al-Shorafa possédait moins de 100 dollars en banque. » Et lorsque les banques publiques refusent de lui accorder des prêts, « des ordres venus directement de la présidence [les] contraignent à débourser l’argent demandé », fonds qui « n’aident même pas au démarrage du plus simple projet ». Des cadres algériens s’opposent alors à l’arnaque. Il déposera plainte contre le directeur du Matin, plainte qui se soldera par une condamnation à trois mois de prison ferme. Bouteflika nourrira une grande rancune envers les journaux algériens pour cette révélation handicapante pour sa réputation. Il parviendra cependant à faire bénéficier Orascom de la licence GSM en bafouant toute la règlementation. C’était l’histoire d’Orascom… M.L. Kaci ABDERRAHIM DG Ect Alu Weld

Saturday, April 17, 2010

La création d'un Etat non-viable au Maghreb n'est pas dans l'intérêt des Etats-Unis (Président d'un think tank US)

La création d'un Etat non-viable au Maghreb "n'est pas dans l'intérêt des Etats-Unis", estime le Président du think tank américain, Foreign Policy Research Institute (FPRI), Harvey Sicherman, soulignant que Washington et l'Union européenne ont désormais une "cause commune", dont l'objectif est de mettre fin à ce conflit.

"Les paramètres d'un règlement n'ont pas changé, dans la mesure où le Maroc ne peut pas renoncer à une partie de son territoire, pas plus que les Etats-Unis ne peuvent tolérer la création d'un Etat non-viable, qui plus est, aux dépens de leur allié, le Maroc", soutient M. Sicherman, qui était l'un des plus proches collaborateurs de l'ancien secrétaire d'Etat américain, James Baker, entre 1991 et 1992.
La résolution de ce conflit, qui entrave l'édification d'un meilleur avenir dans la région du Maghreb, est "tributaire d'un effort commun des Etats-Unis et de l'Union européenne qui est à même de trouver un règlement à cette question", poursuit le président de ce think tank, dans un essai sur la question du Sahara publié vendredi sur le site du FPRI.
.+La position US sur le plan d'autonomie réaffirmée sous l'Administration Obama+.
Il indique, dans ce cadre, que les Européens et les pays du Maghreb "sont pleinement conscients - et s'inquiètent - des conséquences d'un échec à capitaliser sur leur potentiel économique", en expliquant que pour la partie européenne de la Méditerranée, "une économie maghrébine en pleine croissance (...) est la meilleure panacée contre la pression des flux migratoires" clandestins. Pour l'instant, constate-t-il, les échanges commerciaux entre les pays de la région demeurent "insignifiants", notant dans ce contexte que les frontières algéro-marocaines restent fermées, dans l'attente de la résolution de ce conflit régional.
Harvey Sicherman relève, d'autre part, que la position des Etats-Unis vis-à-vis du plan d'autonomie dans les provinces du Sud a été réaffirmée sous l'Administration Obama, Washington ayant à plusieurs reprises qualifié cette proposition de "crédible" et "sérieuse".
+L'"Humanitaire" comme couverture à des revendications passéistes+.
"Dépités par cette position de Washington et par un momentum politique qui leur est défavorable", l'Algérie et le polisario n'avaient de recours qu'auprès de certaines organisations non gouvernementales, dans le but d'instrumentaliser et de "théâtraliser" des cas prétendument humanitaires, a-t-il dit.
"Malheureusement, a-t-il déploré, il y a toujours des ONG qui approuvent ce genre de tactiques et des responsables gouvernementaux auxquels manquent le courage de les dénoncer". Et de s'interroger pourquoi ceux qui ont "sympathisé" avec la dénommé Aminatou Haidar "n'ont pas eu la curiosité de se poser des questions sur ce qui se passe dans des les camps de Tindouf, où les populations, qui y sont parquées, sont soumises à un stricte contrôle de l'armée algérienne".
La cause internationale des droits de l'homme "sert ainsi de couverture à des revendications de libération nationale aux relents idéologiques d'un autre temps", fait remarquer Harvey Sicherman, qui avait aussi servi comme consultant auprès de l'ancien Secrétaire d'Etat US, George Shultz et de John L. Lehman, ancien secrétaire à la marine.
Bien que l'Algérie traine le polisario "comme un boulet", elle demeure "néanmoins incapable de se départir des causes obsolètes", martèle le président du Foreign Policy Research Institute.
Il insiste, par ailleurs, que la franchise d'Al-Qaeda "a une préférence notoire pour les Etats faibles", ajoutant que "la dernière chose dont a besoin l'Afrique est un autre Etat dépendant et inepte" et que la lutte contre le menace grandissante d'Al-Qaeda dans la région est "dans l'intérêt commun des Etats-Unis, de l'UE et du Maghreb". WASHINGTON 18-04-2010

MAROC : LA VRAIE GUERRE CONTRE LE TERRORISME.

Depuis 2003, le Maroc a démantelé une vingtaine de cellules terroristes avant qu’elles mettent leur projet à exécution, cela n’a rien à voir avec la liberté d’opinion.
Après les attentats du 16 Mai 2003, qui ont fait 44 morts, le Maroc a adopté dans l’urgence, mais par consensus de tous les groupes parlementaires, y compris les Islamistes du Parti de la justice et du développement, une loi anti-terroristes. Elle ressemble à celles adoptées par les grandes démocraties. Elle permet aux services de police de prolonger la détention préventive, d’opérer des écoutes et de suivre les flux monétaires.
Il est évident qu’une telle législation est une loi d’exception, et qu’elle ne peut se justifier que par l’existence d’un péril réel. Or depuis 2003 il n’ya pas eu d’autres attentats au Maroc. ‘’ANNASSIR’’, une ONG Islamiste radicale, joue sur les mots pour dénoncer l’application de cette loi. La réalité est toute autre.
Pas moins d’une vingtaine de cellules terroristes, organisées, ayant déjà planifié des actes terroristes, choisi les cibles, ont été démantelées et leurs membres déférés devant la justice. Une cellule à la ville Khouribga a été arrêtée alors qu’elle avait déjà confectionné les bombes qui devaient servir quelques jours plus tard.
La plupart des cellules terroristes arrêtées en Europe enregistrent une forte présence de Marocains, ce sont là des faits qui justifient pleinement la politique Sécuritaire, la loi anti-terroriste.
SALAFISTES ET JIHADISTES
L e Maroc est-il un terreau du terrorisme ? Non c’est faux. Mais ce pays a connu depuis les années 80 l’introduction d’un courant, la Salafiya Jihadiste, qui s’est incrusté dans les quartiers Suburbains.
Le mouvement national Marocain, la lutte contre l’occupant ont été menés par les Salafistes, Allal El Fassi, Mokhtar Soussi sont de grands théoriciens de la Salafya. Ce mouvement de pensée, s’appuie sur l’Islam comme référent Identitaire, non pas pour rejeter la modernité, mais pour la plier à ce qu’il considère comme des ‘’Spécificités’’.
La Salafya Jihadia n’a aucun lien avec cette doctrine. Elle refuse la modernité. Elle ne reconnait pas les Etats-Nation et rêve du retour à la ‘’Ouma Islamique’’, elle considère comme un devoir religieux d’imposer l’Islam, partout dans le Monde et par la violence. Il n’ya pas de Salafistes Jihadistes pacifiques, parce que le Jihadisme, c’est la guerre contre tous les autres, considérés comme impie. Il faut donc une dose importante d’ignorance pour faire l’amalgame entre la Salafya et le Jihadisme.
Au Maroc ces groupuscules ont pu proliférer dans certains quartiers sans être inquiétés par les pouvoirs publics. Ceux-ci n’y voyaient pas de grands dangers. D’autant plus qu’en imposant une religiosité stricte, Ces groupuscules combattaient à leur manière des phénomènes de délinquance liés à la marginalisation de ces quartiers.
Après le 16 Mai, les sécuritaires ont arrêté tous ces groupuscules. Le chiffre exact est de 3000 arrestations. Dont la majorité a été relaxée faute de preuves. Des abus ont été constatés et reconnus par les pouvoirs publics. Les militants des droits de l’home les plus résolus refusent de parler d’abus systématiques. Ceux qui ont été condamnés, l’ont été à l’issue de procès équitables de l’aveu de toutes les organisations de droits de l’homme.
La thèse des rares voix qui les défendent s’appuie sur les cas de ce que l’on désigne comme le ‘’Cheikhs du Jihadisme’’. Il s’agit des théoriciens de ce courant qui parcouraient le pays pour répondre leur idéologie. Ils ont formé des centaines de Jihadistes, prôné la violence, déclaré la société Marocaine impie. Il est vrai par ailleurs qu’aucun d’entre eux n’avait de lien direct avec la préparation des attentats. L’incitation à la haine, à la violence, n’est pas considérée par la loi marocaine comme une opinion mais comme un délit grave. Les législations anglo-saxonnes sont permissives de ce point de vue, mais elles ne sont pas le modèle du législateur marocain.

Au-delà du sécuritaire.
Présenter la lutte anti-terroriste au Maroc comme un simple acharnement sécuritaire est une hérésie absolue. Le pays mène une politique de sécularisation religieuse tous azimut. Le Roi, qui est aussi le commandeur des croyants, c'est-à-dire la plus haute autorité religieuse met toute son aura dans la balance.
Il s’agit d’une véritable reconquête de l’espace religieux pour un Islam tolérant, ouvert, inscrit dans la marche vers la modernité. Contrairement à des pays, comme l’Egypte par exemple, le Maroc n’a pas reculé face au phénomène Islamiste. Bien au contraire le pays a promulgué le code de la famille le plus égalitaire du monde musulman et a préservé les libertés individuelles.
L’une des questions soulevées par « Annassir », et qui trouve un écho chez certaines couches de la population, est la condamnation par les tribunaux marocains de citoyens qui complotaient contre l’Etranger. Le Maroc a démantelé des réseaux qui envoyaient des Jihadistes en Irak ou en Afghanistan renforcé AL QAIDA. Il le fait au nom de son engagement international de lutte contre le terrorisme. Il n’y a pas de « bon terroriste » pour la loi marocaine.
Il s’agit d’une vraie guerre qu’un pays qui entre de plein pied dans la modernité, même contre des courants régressifs alimentés par la précarité des couches les plus démunies de la société. Elle est économique, sociale, culturelle, mais aussi sécuritaire. Le Roi tient à ce qu’elle se fasse dans le cadre de l’Etat de droit. Les quelques abus constatés ont été sévèrement sanctionnés.
Le fait que, jusqu’ici, les forces de sécurité ont toujours réussi à démanteler les cellules avant qu’elles ne passent à l’acte, ne signifie pas qu’il n’y a plus de danger. Comme toute la sphère arabo-musulmane, le Maroc se sait menacer et agit en conséquence. Il est puéril d’affirmer le contraire.
Ahmed Charai : Directeur de publication de l’hebdomadaire « L’observateur » ; Président de Med Radio ; Membre du Conseil d’administration de plusieurs ONG et Think-Tank US (CSIS, FPRI, SFCG).

Sunday, April 11, 2010

Présentation à Londres d'un livre sur "le conflit du Sahara: dimensions historique, régionale et internationale"

Le livre "le conflit du Sahara: dimensions historique, régionale et internationale" du journaliste-écrivain, Ali Bahaijoub, présenté mercredi à Londres, met en exergue la pertinence de la proposition d'autonomie présentée par le Maroc, en tant que seule solution viable.

Cet ouvrage, présenté lors d'une rencontre au siège de la School of Oriental and African Studies (SOAS) en présence de diplomates, de politiciens et d'universitaires, consacre sans équivoque la marocanité des provinces du sud et les liens qui ont toujours existé entre les habitants de ces provinces et la mère patrie.
L'initiative d'autonomie, présentée par le Maroc pour régler ce conflit artificiel dans le cadre de la souveraineté marocaine, bénéficie d'une attention particulière dans ce livre de 488 pages, fruit d'un long travail de recherche portant sur une période s'étalant de 1878 jusqu'à 2010.
L'auteur souligne, dans ce contexte, que la large autonomie proposée par le Royaume permet de "concilier les exigences du droit international et de la realpolitik tout en écartant toute interprétation tendancieuse des principes de ce droit".
Il souligne que les actuelles discussions informelles et les négociations projetées sur la question du Sahara "n'auraient pas eu lieu sans cette proposition de compromis présentée par le Maroc".
L'option référendaire est aussi obsolète qu'inapplicable
Si le Maroc a pris ce pas qualifié de sérieux et crédible par le Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que par les grandes puissances mondiales, les séparatistes du Polisario et leurs mentors s'entêtent dans leur attachement à une option référendaire aussi obsolète qu'inapplicable, ajoute M. Bahaijoub.
Dans un argumentaire obéissant au détail près à la rigueur scientifique, le chercheur relève que le plan d'autonomie, fruit d'une large consultation nationale, répond parfaitement aux standards internationaux en matière d'autodétermination. Il cite dans ce cadre des recherches réalisées par des instances internationales dont l'impartialité est irréprochable, y compris le groupe de travail sur les minorités des Nations unies, qui a conclu au terme d'études menées depuis 1995, qu'"il était approprié d'adopter une approche différente à l'exercice du droit à l'autodétermination qui ne mènerait nécessairement pas à la division des Etats".
"L'autonomie territoriale est devenue l'expression démocratique du droit à l'autodétermination", relève l'auteur, rappelant que l'Assemblée générale de l'Onu avait souligné la validité de l'autonomie en tant qu'option d'autodétermination au terme d'un débat initié en 1993 par le Liechtenstein.
Et l'auteur de relever que le plan d'autonomie présenté par le Maroc vient satisfaire le principe de la libre association au sein de l'intégrité territoriale marocaine, tout en garantissant aux sahraouis le droit de jouir des règles démocratiques.
L'autonomie devra également contribuer à la stabilité au Maghreb, indique-t-il, soulignant que "la création d'une entité indépendante dont le statut juridique et l'idéologie sont douteux et ayant des ressources politiques et économiques limitées, ne ferait que nourrir l'instabilité dans une région qui se trouve déjà sous la menace persistante du terrorisme, du trafic de drogue et de l'immigration clandestine".
Se fondant sur des faits historiques et des preuves puisées du droit international, le chercheur se livre à une lecture novatrice de ce problème qui n'a que trop duré, constatant qu'il s'agit au demeurant d'une question de géopolitique entre le Maroc et l'Algérie.
L'Algérie et le polisario tirent un interêt du statu quo
L'Algérie et le Polisario "tirent un intérêt du statu quo", note-t-il, soulignant que "si l'Algérie persiste dans son refus de jouer un rô le positif en vue d'avancer vers un règlement politique, la question risque de durer pendant encore des décennies au détriment des peuples de la région (du Maghreb) et de leur développement économique et social".
Revenant en détail sur l'implication directe de l'Algérie, le chercheur souligne que la question du Sahara est instrumentalisée par le régime algérien et son appareil militaire pour éviter toute pression ou revendication interne de démocratisation ou de développement économique ou social dans ce pays.
L'auteur, qui passe au crible les relations entre le Maroc et l'Algérie depuis le début des années 60, dénonce par ailleurs le calvaire des ressortissants sahraouis marocains parqués dans les camps de Tindouf, sur le territoire algérien.
Il souligne, dans ce contexte, que ces populations retenues contre leur gré sont utilisées comme otages par les séparatistes du Polisario avec la bénédiction des autorités algériennes.
Ces dernières imposent un contrô le des plus stricts sur les camps, privant les personnes séquestrées de leurs droits les plus élémentaires dont le droit à la liberté de mouvement, observe-t-il.
L'Algérie refuse tout recensement des populations sequestrées à Tindouf
Citant plusieurs rapports internationaux, l'auteur souligne le refus des autorités algériennes d'effectuer un recensement des populations des camps dans le but de déterminer leur nombre exact et leurs origines.
D'autres rapports, cités également dans l'ouvrage, dévoilent le détournement par le Polisario des aides humanitaires octroyées par des associations internationales au profit des populations séquestrées et montrent comment la junte séparatiste utilise les aides pour renflouer ses comptes bancaires personnelles.
"Les populations séquestrées en Algérie sont oubliées et leurs droits et libertés sont systématiquement violés", martèle l'auteur en se référant à une étude du centre américain des réfugiés et des migrants (USCRI), qui pointe du doigt la responsabilité directe de l'Algérie dans le calvaire des séquestrés de Tindouf.
"Les camps de Tindouf se sont transformés en un véritable mini-Etat au sein de l'Algérie, géré selon un style communiste, bafouant tout droit à la liberté de mouvement", lit-on dans l'ouvrage, qui relève les pratiques d'intimidation et d'endoctrinement, devenues le mot d'ordre dans les camps.
Le chercheur rappelle que l'organisation internationale de défense des droits humains, Amnesty international (AI), a souligné, dans son rapport de 2009 sur la situation des droits de l'homme dans le monde, que peu d'informations sont disponibles sur les conditions des personnes séquestrées dans les camps, dirigés par le Polisario en Algérie.
Mettant en exergue le constat établi par AI au sujet de l'absence de toute action sur l'impunité dont jouissent les personnes impliquées dans les violations des droits de l'homme dans ces camps, l'auteur met l'accent sur le refus des séparatistes du Polisario de tout accès des organisations internationales aux camps sans l'autorisation de l'armée algérienne, ce qui en dit long sur le siège imposé aux populations parquées sur le territoire algérien, loin du regard de la communauté internationale.

Saturday, April 10, 2010

KIDNAPPINGS, RAPTS, VOLS ET AGRESSIONS...La Kabylie sombre dans l’insécurité

Les actes de banditisme rythment le quotidien des populations et leurs nuits aussi. A qui profite cette situation?

La wilaya de Tizi Ouzou souffre d’une affreuse insécurité. La peur est au seuil de toutes les portes. Rien que pendant le premier trimestre de l’année en cours, des dizaines de vols et d’agressions ont été perpétrées. Le fléau ne concerne pas une seule région mais, il est général et touche toutes les communes. La semaine dernière, à Oued Aïssi, un homme, à la soixantaine, a été délesté de son véhicule alors qu’il rentrait chez-lui le soir vers 18h. Un groupe d’individus armés et encagoulés, l’a intercepté et après l’avoir agressé à l’arme blanche, les criminels ont pris la fuite. Depuis, les auteurs se sont évaporés dans la nature.
Les vols de véhicules ne sont pas rares mais, les commerces sont les victimes privilégiées des bandes criminelles écumant la région. Les bijoutiers sont, à cet effet, le butin le plus convoité. Les quantités d’argent générées par ce négoce sont les plus importantes. A Tizi Rached, une bijouterie a été cambriolée en plein centre-ville et en plein milieu de la journée dans la ville de Tizi Ouzou. Plusieurs autres commerces du genre ont été cambriolés en plein milieu de la journée. Cette vague de vols est bien sûr, tout le temps accompagnée d’agressions dans les rues les plus fréquentées. Des femmes et des vieillards ont été détroussés par des bandes de voleurs. En plus de cette crainte, les citoyens sont souvent contraints d’assister, médusés, à des batailles rangées entre délinquants pour des règlements de compte. Dans les zones rurales, autrefois réputées comme lieux de quiétude et de sécurité, la situation n’est hélas, guère meilleure. Les routes sont devenues des pièges pour les usagers. Les faux barrages, après un calme qui a duré quelques années, reprennent dans différentes régions. La nuit, ce sont les maraudeurs et les délinquants qui sévissent à travers les villages. Les nouvelles cités, récemment construites, ne cessent de défrayer la chronique. La prolifération de la drogue parmi la frange juvénile a engendré une violence sans précédent au sein de ces zones urbanistiques modernes. Dans plusieurs communes, les habitants ont été victimes d’agressions et de tabassages pour avoir osé dénoncer le tapage nocturne imposé par ces groupes de délinquants.
Ce même climat permet à des groupes d’opérer dans le grand banditisme. Des vols de véhicules sur les routes jusqu’au vol de bétail. Phénomène à la mode, ces dernières années: les maisons vacantes des émigrés. Ces demeures sont une cible facile pour ces délinquants qui cambriolent en toute impunité en l’absence des propriétaires. Toutefois, si ce banditisme, qui dure depuis une décennie, est relativement maîtrisé par les structures traditionnelles telles les comités de village, il n’en demeure pas moins que le plus grand danger qui risque de déstabiliser la région est sans conteste le phénomène des kidnappings. Ces actes, qui relèvent de la grande criminalité, empoisonnent la vie des populations. Désemparées et abandonnées, celles-ci réagissent spontanément mais se heurtent à beaucoup de difficultés.
Si la mobilisation citoyenne à Iflicen, l’été dernier, a eu le résultat escompté, il reste que les kidnappeurs n’ignorent pas les limites des structures villageoises. Le plus grand exemple de ce désarroi apparaît dans la mobilisation des citoyens de Aït Koufi, à Boghni. Quinze jours sont passés après le kidnapping du vieil entrepreneur mais, sa famille demeure sans nouvelles. Malgré la solidarité des comités de village des cinq communes, la population de Aït Koufi a prolongé quatre fois le délai accordé aux ravisseurs. Que pourrait faire une population face à un banditisme armé? Le seul point à mettre à l’actif de cette mobilisation est sans conteste la victoire sur l’omerta qui entoure ce phénomène. A présent, il apparaît évident que l’étendue de ce mal dépasse de loin ce que rapporte la presse, quotidiennement. Si la situation chaotique est évidente, vécue amèrement et quotidiennement, les raisons sont toutefois perçues de différentes manières. Désemparées, les populations s’interrogent sur l’avenir économique de la région.
En fait, les causes de cette dégradation de la situation sécuritaire sont diverses. En effet, la déliquescence de celle-ci s’est accélérée dans la région avec le départ massif des brigades de la gendarmerie, lequel a succédé aux événements de 2001. L’absence des forces de sécurité a indéniablement permis aux différentes formes de banditisme de prospérer sans aucune inquiétude.
De plus, de fil en aiguille, cette absence a laissé place à la prolifération de toutes sortes de lieux de débauche à travers la wilaya. Cette multiplication de ce genre de commerces illicites a indéniablement été à l’origine de multiples actions de délinquance. Ainsi, cette dernière a eu comme corollaire, le grand banditisme.
Enfin, notons que la situation est éminemment inquiétante. Les enlèvements qui se multiplient laissent les portes grandes ouvertes aux prévisions les plus pessimistes.

Kamel BOUDJADI - L'EXPRESSION 10-04-2010

Friday, April 09, 2010

Enlèvements d'occidentaux : L'appareil du Polisario mis en cause (journal)

L'enquête judiciaire au cours de laquelle plusieurs personnes ont été écrouées et entendues pour leur implication présumée dans la prise d'otage en Mauritanie met en cause ''les complicités dans l'appareil militaire du Polisario avec la nébuleuse terroriste'', souligne jeudi ''le quotidien de Nouakchott''.
Selon le journal mauritanien privé, l'enquête confirme ''l'existence de ramifications d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans plusieurs régions de la sous-région". "L'organisation terroriste recruterait à tour de bras pour renflouer ses caisses, et outre la prise d'otage, AQMI survivrait du trafic de drogue'', relève la publication.
''Ce serait peut être invraisemblable, mais pourtant vrai. Les principaux dealers, qui travaillent en étroite collaboration avec AQMI sont notoirement connus, ont même pignon sur rue et exerçaient ce commerce lucratif (enlèvement et trafic de drogue) en se voilant à peine'', souligne-t-elle.
Pour +le quotidien de Nouakchott+, "aujourd'hui, l'enquête judiciaire a des noms. Les enlèvements opérés contre des étrangers en Mauritanie, en novembre et décembre 2009, ainsi que les accrochages de février 2010 avec des trafiquants de drogue armés jusqu'aux dents, ont révélé l'ampleur des réseaux tissés par AQMI dans toute la sous-région et plus singulièrement parmi les rangs des guérilleros sahraouis''.
Et d'ajouter que "l'implication de certains chefs des régions militaires du Polisario dans certains trafics, longtemps suspectés, est une nouvelle donne que pourrait favoriser la démobilisation des combattants du Polisario. Leur reconversion dans les différents trafics, source d'insécurité pour toute la région, n'est pas exclue''.
C'est d'ailleurs pour cette raison et du fait de la présence de groupes armés, de trafics en tout genre, à nos frontières avec l'Algérie et le Mali (nord et nord-est) transformant cette partie en une véritable passoire, que les autorités nationales ont décidé de la boucler.
Pour mettre fin à cette situation qui générait une insécurité permanente, conclut la publication, l'Etat a décidé d'exercer son autorité sur une bande de 20.000 Km en y créant 35 check-points obligatoires, une zone militaire fermée qui en dit long sur l'emprise que les trafiquants avaient sur la zone, devenue une zone de prédilection pour les activités terroristes et les trafics de drogue. MAP 08-04-2010

Wednesday, April 07, 2010

L'ALGERIE EST DANS UN COMA....POLITIQUE

Saïd Saadi

L'Algérie est "dans le coma politique"

France Info, le 06 février 2010

Le leader du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) publie un livre sur le colonel Amirouche : "Une vie, deux morts, un testament". Biographie d’un combattant trahi par les siens, et tué par le général Massu. Les ossements de celui que Saïd Saadi appelle "le Jean Moulin algérien" ont ensuite été gardés au secret par Boumedienne, raconte-t-il. C’est selon lui "une forfaiture qui annonçait la dérive dans laquelle se débat la nation depuis un demi-siècle".

Saïd Saadi

dénonce la problématique de l’histoire en Algérie, à partir de la confiscation de la guerre de libération par ceux qui ont pris ensuite le pouvoir.

L’opacité et la corruption constituent une culture politique largement partagée dans le sérail algérien

, affirme-t-il, c’est pourquoi il refuse le titre de président à Abdelaziz Bouteflika.

"Après le couvre-feu médiatique, le pays est en coma politique… et il risque une implosion chaotique"

, conclut le député algérien.

Quand le séparatisme et le terrorisme riment ensemble : LE POLISARIO et L'AQMI deux visages, même monnaie

Après de longues semaines d’attente, la lumière vient d’être enfin jetée sur les circonstances de l’enlèvement sur la très fréquentée route reliant Nouadhibou et Nouakchott en Mauritanie, le 29 novembre 2009, de trois humanitaires espagnols membres d’une ONG catalane transportant des aides pour les populations déshéritées de certains pays subsahariens, ainsi que sur l’affaire du kidnapping du couple d’italiens, le 18 décembre 2009, dans la région de Kobéni à plus de 700 kilomètres de la capitale Nouakchott.

En effet, après avoir confirmé par la voie de la Ministre mauritanienne des Affaires Etrangères, Madame Naha Ould Mouknass, que « toutes les personnes » ayant participé à l’enlèvement en Mauritanie, en décembre, d’un couple d’italiens captifs, avaient été arrêtées, Nouakchott vient d’annoncer que le principal auteur de l’enlèvement par Al Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi) des trois otages espagnols a été inculpé et écroué en compagnie de cinq de ses acolytes, sans parler de deux autres qui ont été placés sous contrôle judiciaire.

Dans la même foulée, les autorités judiciaires mauritaniennes ont annoncé, le 29 mars, que 20 personnes ont été inculpées et écrouées pour leur présumée appartenance à un groupe de trafiquants liés à Aqmi.

Ces récents développements illustrent la détermination de la nouvelle équipe dirigeante mauritanienne pour en finir avec l’utilisation de leur territoire par les groupes criminels et terroristes. Alarmés, en effet, par la multiplication des trafics en tous genres dans leur pays et par les mouvements des groupes terroristes liés à la branche maghrébine d’Al Qaida, les services de sécurité mauritaniens ont déployé, de fil en aiguille, leurs investigations pour traduire en justice les auteurs des actes odieux d’enlèvement de ressortissants européens.

L’enquête a ainsi révélé que ces actes ont été l’œuvre de réseaux criminels évoluant en toute impunité dans le vaste no man’s land que représente le triangle frontalier entre la Mauritanie, l’Algérie et le Mali. Pis encore, ces criminels ne sont autres que des trafiquants issus des camps du front polisario à Tindouf dont certains sont en exercice dans les structures « militaires » de ce mouvement séparatiste basé dans le sud ouest algérien.

Les investigations ont, d’autre part, confirmé que l’enlèvement des trois otages espagnols, dont deux sont encore entre les mains de Mokhtar Belmokhtar, émir d’AQMI au Sahel, n’aurait pu s’effectuer sans la contribution du dénommé Omar Ould Sid’Ahmed Ould Hamma alias Omar Sahraoui, membre du front polisario qui vient d’être reconnu par la justice mauritanienne comme étant le principal auteur du rapt en question et écroué à la prison centrale de Nouakchott.

Selon des sources sécuritaires mauritaniennes, en plus de l’arrestation de cet individu directement lié à Mokhtar Belmokhtar, qui l’a radicalisé et entièrement canalisé dans le soutien logistique à la « cause jihadiste » d’Aqmi, en s’appuyant sur le réseau criminel qui s’active depuis les camps du front polisario, les autorités mauritaniennes ont également inculpé plus d’une vingtaine d’autres personnes dans la même affaire parmi lesquelles ont pu être identifiés certains « militaires » en exercice au sein du front polisario dont, nous dit-on, le dénommé Mohamed Salem Mohamed Ali Ould Rguibi, âgé d’une cinquantaine d’années et qui exerce dans la 4ème région militaire du f.polisario dite «M’heriz», le dénommé Mohamed Salem Hamoud, âgé d’une vingtaine d’années et qui exerce dans la même région militaire, ainsi que Nafii Ould Mohamed M’Barek, âgé d’une quarantaine d’années qui avait exercé dans la 7ème région militaire du f.polisario avant de s’engager dans la contrebande et le trafic entre Zouerate et Atar, au nord de la Mauritanie.

Au-delà de toutes ces considérations, il devient évident que les résultats de l’enquête des autorités mauritaniennes ont mis en exergue l’étendue des connexions développées par les « émirs sahéliens » d’Aqmi dans les rangs des groupes criminels qui s’activent dans les états de la région où ils ont reçu pour mot d’ordre de « sous traiter » les activités terroristes de la branche maghrébine d’Al Qaida et de kidnapper les ressortissants occidentaux avant de les revendre aux structures de cette organisation stationnées dans le vaste nord du Mali.

Cette affaire constitue une énième preuve démontrant la manière avec laquelle Aqmi profite de la persistance des conflits séparatistes dans la région à l’image du conflit du Sahara marocain pour s’acheter les services de certains séparatistes qui sont facilement orientés vers la facilitation de l’activisme terroriste face à l’incapacité de leurs dirigeants du polisario de leur offrir des perspectives politiques sécurisantes pour leur avenir.Nouakchott le 014-04-2010