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Saturday, January 30, 2010

BÉJAÏA: Une bombe explose au passage d’un train

Une bombe artisanale a explosé avant-hier après-midi au passage d’un train de marchandise sur la ligne ferroviaire Béjaïa-Béni Mansour. L’engin explosif a été dissimulé sous les rails sur le tronçon ferroviaire entre la gare de Timezrit et celle de Sidi Aïch. La déflagration de l’engin, qui s’est produite aux environs de 10h30, n’a fort heureusement provoqué que des dégâts matériels, dont le réservoir de la locomotive et un morceau de rail. Alertés, les services de sécurité se sont déplacés sur les lieux pour constater les faits. Une opération de recherche a immédiatement été enclenchée, à la recherche des terroristes terrés dans les environs. L’explosion aurait pu faire plus de mal si elle avait eu lieu au passage, deux heures avant, d’un train de voyageurs.
Le train, qui était immobilisé, a été déplacé en fin de journée à la gare de Sidi Aïch.
La ligne ferroviaire Béjaïa-Béni Mansour a été rouverte après que les ouvriers de la Sntf soient intervenus pour réparer les dégâts sur la voie.

Arezki SLIMANI 30 01 2012

Algérie: Enlèvement, escroquerie, viol, rixes, drogue, Harragas… Criminalité : c’est l’escalade !

Le bilan du Commandement de la Gendarmerie nationale (CGN) démontre que les femmes, les mineurs et les étudiants sont de plus en plus impliqués dans la criminalité. La dénonciation se veut un appel aux consciences et à la vigilance et non un acte de délation pour faire face aux auteurs des crimes ainsi qu’aux chefs de gang qui enlèvent, séquestrent et tuent des innocents.
La drogue, le trafic d’armes, l’escroquerie et l’émigration par mer (harragas) deviennent des fléaux inquiétants. Le crime transfrontalier, mutant par sa spécificité, regorge de palliatifs, de relais et de complicités de chefs de gang, souvent assimilés directement au terrorism e.

La lutte engagée par les compagnies et les brigades de la Gendarmerie nationale sur plusieurs fronts porte chaque jour ses fruits, des résultats probants au vu du nombre d’hommes et de la logistique déployée, notamment pour faire face aux auteurs de crimes et au démantèlement des réseaux du crime organisé tant dans les zones extra-muros qui relèvent de leurs compétences que dans les zones éloignées comme les frontières.
Les chiffres du troisième trimestre de l’année 2009, soigneusement présentés dans un document de 22 pages et dont Liberté détient une copie, démontrent on ne peut mieux que la criminalité est en hausse. Même si certains délits sont sensiblement maîtrisés, on relève, toutefois, que d’autres s’inscrivent dans une logique d’escalade. C’est que la période, les grandes vacances et, du coup, la rentrée sociale, est “favorable”, voire propice aux récidivistes qui ne reculent devant rien pour accomplir froidement leurs forfaits. En effet, pas moins de 14 596 personnes, dont 567 femmes, ont été appréhendées dans 10 864 enquêtes menées par les gendarmes, note le Commandement de la Gendarmerie nationale (CGN). Et si 83,74% des affaires ont été définitivement résolues – ce qui constitue un grand exploit des hommes en vert – il n’en demeure pas moins que 16,26%, soit 1 767 enquêtes sont toujours en cours, notamment celles liées au crime organisé, lit-on dans le chapitre de la criminalité globale. D’ailleurs, le crime organisé vient en tête du hit-parade avec 2 797 affaires, dont 758 sont en cours de traitement, surtout que le crime transfrontalier se développe à la frontière algéro-marocaine avec le trafic de drogue, mais aussi aux frontières du Grand-Sud avec l’immigration clandestine.
Vient en seconde position la criminalité contre les personnes, comme les rixes, les menaces, les coups et blessures volontaires (CBV), avec 2 153 affaires enregistrées, dont seulement 178 ne sont pas encore résolues en connaissance de la nature des faits, de l’obligation d’un complément d’enquête et l’extension de compétence.

Les mineurs, victimes et bourreaux Cela va sans dire, note encore le CGN dans son document, que tous les mandats de justice (1 749) sont exécutés à 100%. Les infractions aux lois spéciales, comme l’atteinte à l’environnement, ont atteint lors de cette période 909 cas, dont 98,77% des situations ont été élucidées. Les 9 cas restants font l’objet d’investigations approfondies. Ce qui dénote la rigueur avec laquelle la Gendarmerie nationale constate, traite et élucide les affaires quelle que soit leur nature, sachant que 37,46% des affaires de la criminalité sont survenus au mois de septembre avec 5 468 personnes arrêtées, contre 31,93% (4 661 arrestations) en août et 30,60% en juillet 2009 (4 467 arrestations).
Le profil des personnes des présumés auteurs dénote également la tendance à voir les fonctionnaires de plus en plus impliqués dans les délits et crimes avec 253 individus supposés être derrière 2 153 cas d’atteinte contre les personnes, 202 autres individus impliqués dans le crime organisé 83 autres personnes induites dans des crimes contre les biens. Au total, ce sont 986 fonctionnaires arrêtés. Vient l’autre catégorie censée être à l’abri : les étudiants avec 502 personnes interpellées dans, notamment, 158 universitaires et lycéens présumés être auteurs de délits et crimes contre les personnes et 85 autres engloutis dans la spirale du crime organisé. Les personnes exerçant des activités libérales (4 026), les employés (2 445) et les sans-profession (6 637) constituent également un lot inestimable d’individus dans cette population délinquante telle que décrite dans le document.

53 enlèvements, 75 viols, 61 homicides et 45 cas d’escroquerie À raison de 4 ou 5 kidnappings et séquestrations par semaine, la Gendarmerie nationale a traité 53 affaires liées au rapt de personnes, dont des mineurs rançonnés, en trois mois. Alarmant ! Avec 21 cas au mois de juillet, 15 et 17 autres en août et septembre dernier, la situation devient inquiétante à telle point que ledit bilan se veut un appel aux consciences et à la citoyenneté quant à la nécessité d’identifier et de dénoncer ces criminels pour les châtier et les présenter devant la justice. Pédophilie, trafic d’organes et autres rançonnements, en plus du terrorisme, l’enlèvement et la séquestration d’un enfant relèvent d’un crime gravissime qui interpelle toute la société. Mais il y a aussi les viols avec 75 cas recensés en trois mois, dont une affaire récemment élucidée par les gendarmes au centre du pays. Les homicides volontaires constituent également une donne inquiétante, surtout après l’assassinat d’un père de famille au mois de Ramadhan dernier sur la rocade- Sud par un automobiliste à l’aide d’une arme à feu.
Un meurtre qui a suscité l’indignation de tous et qui a fait l’objet d’un appel à témoin lancé par le Groupement de la Gendarmerie nationale (GGN) d’Alger. En effet, le même document fait ressortir 61 homicides, dont 23 cas ont été perpétrés en d’août, contre 17 cas en septembre et 21 autres cas en juillet. Et si le troisième trimestre a connu un accroissement (insignifiant) en associations de malfaiteurs avec 196 organisations totalement démantelées, on notera, en revanche, une sensible diminution du phénomène d’escroquerie avec 45 affaires élucidées, dont 12 en septembre contre 16 et 17 cas en août et juillet précédents. Les rixes, les batailles rangées et le manque de civisme ont également fait l’objet d’enquêtes de la part des gendarmes qui relèvent 105 cas d’outrage, 154 cas de menaces, 169 autres cas d’atteinte à la pudeur, 180 cas de destructions de biens et 404 autres cas de vols, en plus de violation de domiciles (128 affaires élucidées).

Le crime organisé, une entorse transfrontalière mutante Près de 49 tonnes de résine de cannabis saisies en 9 mois, dont 6,6 tonnes durant ces trois derniers mois, le CGN indique que pas moins de 870 personnes ont été appréhendées en un seul trimestre, alors que 272 individus, impliqués dans 222 affaires de trafic d’armes et de munitions, ont été appréhendés. En ce sens, on notera d’emblée que 15 affaires ont été traitées et liées à la culture de stupéfiants dans les wilayas d’Alger (13 plantations) et de Béjaïa (2 plantations) pendant que les wilayas frontalières de Béchar et de Tlemcen détiennent le record des saisies avec respectivement 5,6 tonnes et 58 kg de kif traité. Sur le même chapitre, les gendarmes ont réussi à récupérer 67 armes, dont 34 fusils de chasse, 9 armes de guerre, 9 autres armes de poing et 15 autres armes artisanales. Aussi, lit-on dans le document du CGN, il a été procédé, durant la même période, à la saisie de 3 550 cartouches, de près de 220 kg de poudre d’explosif, de 4 tonnes de “sachem” et de 127 capsules. C’est que le crime transfrontalier constitue une véritable entorse mutante au vu des organisations qui se relaient pour acheminer le kif traité et les armes vers l’Algérie à partir du royaume chérifien. Le dernier discours du patron de la Gendarmerie nationale, le général-major Ahmed Bousteila, se voulait pour les commandements régionaux (CR-GN) un appel pour renforcer le contrôle des bandes frontalières terrestres tant à l’est qu’à l’ouest pour faire face à une sérieuse menace des réseaux organisés sur notre pays. Ajoutez à cela le trafic de véhicules avec 44 enquêtes menées par les gendarmes qui ont réussi à mettre la main sur 75 personnes, souvent liées à plusieurs réseaux tant au niveau national qu’international, et ce, parallèlement à 202 affaires liées au faux et usage de faux qui ont abouti à l’arrestation de 235 individus. Les auteurs de la criminalité organisée, qui profite par ailleurs aux barons de drogue et au trafic humain, tendent à trouver des palliatifs dès que la lutte sans merci engagée par les services de sécurité a gagné en expérience et en résultats.

308 harragas et passeurs interceptés en trois mois Devenu pays “transitaire”, et dans certains cas “consommateur” et “fournisseur”, l’Algérie risque de devenir la plaque tournante des gangs régionaux menaçant, du coup, la stabilité et l’économie nationale. En témoignent justement les 962 affaires liées à la contrebande tant à la frontière algéro-marocaine qu’algéro-tunisienne où 470 fraudeurs ont été appréhendés. D’ailleurs, le CGN spécifie les autres atteintes à l’économie nationale pour mettre le doigt sur la plaie : 23 cas enregistrés avec, en sus, 29 aigrefins arrêtés. Et si l’immigration clandestine vient s’ajouter à ces faits avérés, avec l’arrestation de 1 447 étrangers sans papiers et sans autorisation de séjour, il est à relever, fort malheureusement, que le phénomène de l’émigration par mer, lire harragas, continue d’agiter l’actualité. En effet, le CGN note, sur les 72 affaires constatées, que pas moins de 308 personnes ont été appréhendées. Et ce ne sont pas seulement les aventuriers qui sont incriminés dans ce chapitre. Les passeurs, premiers fournisseurs de logistique et pirates de mer par excellence, sont les premiers incriminés dans ce dossier sensible qui développent la philosophie de la tentation et qui causent des désastres en haute mer. D’où la criminalisation de ce gravissime délit par la loi algérienne, car après tout la Gendarmerie nationale agit sous l’autorité administrative.
Les trafics de véhicules (44 enquêtes) et de la monnaie (30) sont également signalés dans ce bilan exhaustif du CGN qui fait référence à l’arrestation de 122 personnes et la récupération de 32 moyens de locomotion, dont 28 véhicules de tourisme, et près de 200 faux billets de banque en dinar algérien, dinar tunisien et autres devises comme l’euro. Signalons, enfin, 5 376 individus écroués et 1 877 autres placés sous contrôle judiciaire.

Friday, January 29, 2010

Un "think tank" US recommande le règlement de la question du Sahara pour contrer la menace terroriste au Maghreb

Le Centre international des études sur le terrorisme a souligné la nécessité de régler la question du Sahara pour contrer la menace terroriste en Afrique du Nord et dans la région du Sahel.
Dans un rapport publié vendredi a Washington, le centre, qui relève de l'Institut de recherche américain Potomac, préconise notamment de résoudre "le conflit du Sahara, vieux de plus de trois décennies", en vue de désamorcer une situation propice à la prolifération des activités du groupe dénommé "Al-Qaeda pour le Maghreb Islamique" (AQMI) dans la région.
Le règlement de ce conflit permettra ainsi de favoriser "un environnement positif pour renforcer la coopération sécuritaire et économique", souligne le rapport sur "la menace grandissante" du terrorisme en Afrique du Nord et dans la région du Sahel
Le document suggère également, dans le cadre de ses recommandations pour contrer la menace terroriste, de renforcer la coopération économique entre les pays de la région et stimuler les échanges commerciaux.
Selon le document, les actes terroristes perpétrés par l'AQMI, -appelée ainsi depuis que le "Groupe salafiste algérien pour la prédication et le combat" (GSPC) a fait allégeance à Al Qaeda-, a augmenté de plus de 550 pc depuis le 11 septembre 2001. WASHINGTON 29-01-2010

Les Kabyles comptent sur le soutien international pour leur autonomie (média US)

Le président du "Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie" (MAK), Ferhat Mehenni, a affirmé "compter" sur le soutien international, notamment des Etats-Unis, pour l'instauration d'une autonomie dans cette région d'Algérie, soulignant qu'une telle expérience pourrait "s'ériger en phare pour la démocratie sur le plan régional".
"Nous comptons sur le soutien de l'administration Obama à la lutte des kabyles pour leur autonomie", a déclaré M. Mehenni, cité par Fox News dans un article paru jeudi.
Le président du MAK a estimé que les Kabyles "peuvent constituer un rempart contre le terrorisme et un phare pour la promotion de la démocratie".
Walid Phares, de la National Defense University, s'est, de son cô té, déclaré "favorable à l'octroi de l'autonomie à cette région", tout en exhortant Alger à engager un dialogue avec les Kabyles dans ce sens.
Le Département d'Etat américain "ne s'exprime pas jusqu'ici sur le dossier des kabyles", constate l'auteur de l'article, Sen Evansry, pour qui l'administration Obama "sera sensible à l'avenir à cette problématique".
"Le Département d'Etat ne cesse de mettre en garde les ressortissants américains contre les risques encourus lors de leurs déplacements en Algérie", a rappelé l'auteur de l'article, soulignant que le terrorisme est en effet un sujet sensible, non seulement pour l'administration Obama, mais également pour le gouvernement algérien. New-York Washington 30-01-2010

Thursday, January 28, 2010

Le caractère militaire et fermé des camps de Tindouf, "un cas unique dans l'univers humanitaire" (Fassi Fihri)

Le caractère militaire et fermé des camps de Tindouf en territoire algérien en fait "un cas unique dans l'univers humanitaire" et, en tant que pays d'accueil, l'Algérie assume une responsabilité politique et des obligations juridiques et humanitaires, a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taïb Fassi Fihri.
" Le caractère militaire et fermé de ces camps en fait un cas unique dans l'univers humanitaire", a indiqué M. Fassi Fihri dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU.

"Cette situation interpelle la conscience humaine et ne saurait être, trois décennies plus tard, encore tolérée par la communauté internationale qui bannit clairement la présence d'éléments armés dans les camps de réfugiés et prô ne le droit à la liberté de circulation, totalement refusé aux populations de Tindouf", a-t-il insisté.

Mettant l'accent sur la dimension humanitaire du différend autour du Sahara, M. Fassi Fihri a affirmé que ce volet "exige plutô t de s'attarder sur la situation collective, dramatique et singulière des populations retenues dans les camps de Tindouf, en Algérie".

Dans cette lettre, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération souligne qu'"il est, également, légitime de s'interroger sur le référentiel juridique applicable dans ces camps : quelles lois s'appliquent dans cette partie du territoire algérien vis-à-vis de ces populations civiles? Celles, naturelles, de l'Etat algérien sur son territoire national? Ou celles, inédites, +concédées+ à un groupe armé, le polisario?".

"En tant que pays d'accueil, l'Algérie assume une responsabilité politique et des obligations juridiques et humanitaires, dont la moindre est de permettre au HCR de s'acquitter de son mandat de protection de ces populations vulnérables, à commencer par le droit à l'interview individuelle et à l'enregistrement, devant mener au retour librement consenti", relève la lettre qui fait remarquer que "les +considérations politiques+, avancées par l'Algérie pour se soustraire à ses obligations dans ce domaine sont juridiquement illégales, éthiquement immorales et humainement insupportables".

Texte intégral de la lettre adressée par M. Taïb Fassi Fihri au SG de l'ONU

La loi marocaine, porteuse de droits et de garanties mais également d'obligations et de responsabilités, "s'applique et s'appliquera conformément à la pratique internationale au Sahara marocain", a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Taïb Fassi Fihri dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU.

Voici le texte intégral de cette lettre :.

"Monsieur le Secrétaire général,.

Le Royaume du Maroc constate, aujourd'hui, que les autres parties, l'Algérie et le polisario, poursuivent leur stratégie de blocage, de conditionnalité et de déviation du processus de négociation.

Au lieu de percevoir enfin des signes de bonne volonté et d'engagement positif, nous assistons, au contraire, à une radicalisation du discours et à une escalade dans les actions de provocation, impliquant directement les institutions nationales de l'Algérie.

Ainsi :.

- Les autorités algériennes conditionnent dorénavant la normalisation des relations bilatérales avec le Maroc et la construction maghrébine par la résolution de la question du Sahara qu'elles n'entrevoient qu'à travers le seul mécanisme d'un référendum à options extrêmes, dont elles savent pourtant le caractère dépassé, inapplicable et minoritaire dans la pratique onusienne.
Cette attitude de blocage, publiquement exprimée, est en contradiction flagrante avec l'esprit et la lettre des dernières résolutions du Conseil de Sécurité, notamment 1813 (avril 2008) et 1871 (avril 2009).

- Les autres parties usent à dessein et abusent à volonté d'actions de propagande et de campagnes orchestrées sur la question des droits de l'homme, à partir de cas isolés et instrumentalisés - qui ne correspondent en rien à la définition et aux obligations des véritables +défenseurs des droits de l'homme+ - à l'heure où ces parties, l'Algérie et le polisario, sont, à divers titres, mal placées pour pouvoir s'approprier, en toute crédibilité, cette noble thématique.

Il est utile de relever, à ce sujet, que les autres parties n'ont commencé cette campagne trompeuse qu'une fois le processus de négociations de Manhasset initié, à la faveur, de la présentation par le Royaume du Maroc de son initiative d'autonomie.

- De plus, le harcèlement du Secrétariat de l'ONU par des lettres mensongères se poursuit au sujet de prétendus +prisonniers politiques+, de +prisonniers de guerre+ ou d'auteurs de crimes ou de délits jugés et condamnés selon la loi en vigueur et dans le respect des règles de procédure, comme le confirment les éléments d'information complets et étayés qui ont été transmis à votre Envoyé personnel, le 18 novembre 2009.

En tout état de cause, et comme cela a été rappelé par certains Etats, concernés par ce différend régional, la loi marocaine, porteuse de droits et de garanties mais également d'obligations et de responsabilités, s'applique et s'appliquera conformément à la pratique internationale au Sahara marocain.

Le Royaume du Maroc, qui a pris le pari du respect et de la promotion des droits de l'Homme, rejette vivement et dénonce énergiquement l'instrumentalisation éhontée de cette noble cause aux fins manifestes de se soustraire de l'obligation de négocier.

L'évocation de la dimension humanitaire de ce différend exige plutô t de s'attarder sur la situation collective, dramatique et singulière des populations retenues dans les camps de Tindouf, en Algérie.

Le caractère militaire et fermé de ces camps en fait un cas unique dans l'univers humanitaire. Cette situation interpelle la conscience humaine et ne saurait être, trois décennies plus tard, encore tolérée par la communauté internationale qui bannit clairement la présence d'éléments armés dans les camps de réfugiés et prô ne le droit à la liberté de circulation, totalement refusé aux populations de Tindouf.

Il est, également, légitime de s'interroger sur le référentiel juridique applicable dans ces camps : quelles lois s'appliquent dans cette partie du territoire algérien vis-à-vis de ces populations civiles? Celles, naturelles, de l'Etat algérien sur son territoire national? Ou celles, inédites, +concédées+ à un groupe armé, le polisario?.

En tant que pays d'accueil, l'Algérie assume une responsabilité politique et des obligations juridiques et humanitaires, dont la moindre est de permettre au HCR de s'acquitter de son mandat de protection de ces populations vulnérables, à commencer par le droit à l'interview individuelle et à l'enregistrement, devant mener au retour librement consenti.

Les +considérations politiques+, avancées par l'Algérie pour se soustraire de ses obligations dans ce domaine sont juridiquement illégales, éthiquement immorales et humainement insupportables.

Monsieur le Secrétaire général,.

La récente évolution nous rappelle qu'il importe de ne pas perdre de vue l'objectif essentiel et fondamental, à savoir l'engagement à reprendre, de bonne foi, la négociation d'une solution politique et définitive.

Toute autre voie serait porteuse de dangers réels pour le processus.

A la faveur de la reprise par votre Envoyé personnel de ses efforts, la communauté internationale sera en mesure d'apprécier, durant les semaines à venir, la sincérité de l'engagement des uns et des autres et leur volonté de faire preuve du sens du compromis et du réalisme requis par les résolutions du Conseil de Sécurité.

En exprimant sa disponibilité à reprendre la négociation et en réaffirmant sa volonté d'avancer vers une solution politique de compromis, le Royaume du Maroc considère que son initiative d'autonomie demeure de par son contenu substantiel, sa nature démocratique et sa conformité avec la légalité des Nations Unies, au centre de tout effort visant à dégager une solution définitive à ce différend.

Dès lors, le progrès ou l'absence de progrès, lors des prochaines étapes de négociations, dépendra de l'attitude des autres parties vis-à-vis de la dynamique politique de compromis et de leur disposition à abandonner leur stratégie malveillante de déviation du processus de Manhasset.

Le temps est, également, venu pour les Nations unies et les pays soucieux de favoriser une solution rapide à ce différend, d'amener l'Algérie à assumer une participation pleine, active et constructive, à la hauteur de sa responsabilité avérée dans le déclenchement et le maintien de ce différend régional et de son implication manifeste à toutes les étapes de son évolution, y compris lors des développements survenus ces dernières semaines.

Au moment où se multiplient autour de la région du Sahara des actes de terrorisme et se développent des trafics de tous genres, la nécessité s'impose de conjuguer les efforts de tous pour le règlement définitif de ce différend régional, au bénéfice de la stabilité des Etats de la région, du progrès de leurs populations et de l'intégration maghrébine".

Jijel en 2009 : Le cauchemar de la disparition forcée resurgit,Algeria-Watch et l’Association Mich’al des Enfants de Disparus de Jijel

La wilaya de Jijel compte des centaines de disparus, victimes des forces de sécurité lors de la « sale guerre » des années 1990, dont beaucoup ne sont toujours pas connus. Jour après jour, ils sont identifiés grâce au courage de défenseurs de droits de l’homme, qui ne ménagent pas leurs efforts pour sortir de l’anonymat ces victimes et leurs familles. Alors que la pratique de la disparition forcée semblait révolue, nous apprenons l’arrestation arbitraire et la détention au secret de deux personnes soupçonnées de soutien au terrorisme.

MM. Noureddine Bouilouta, âgé de 28 ans, commerçant, et Larbi Ansal, âgé de 31 ans, cordonnier, habitant tous les deux la cité Laaricha dans la commune de Emir Abdelkader (wilaya de Jijel), se trouvent depuis lundi 9 novembre 2009 à la prison de Jijel après avoir été accusés d’« appartenance à un réseau de soutien aux groupes terroristes ». Tous deux avaient disparu pendant deux semaines après leur arrestation par des agents du DRS (Département du renseignement et de la sécurité).

Larbi Ansal a été surpris dimanche 25 octobre 2009 vers 8 heures du matin à quelques mètres de son domicile, alors qu’il se trouvait sur sa moto et se rendait à son travail. Deux véhicules banalisés de marque Peugeot Partner et Chevrolet, immatriculés tous deux à Constantine (25), l’ont contraint de s’arrêter et cinq agents en civil se sont présentés comme « Amn : sécurité ». Immédiatement, il a été embarqué avec sa moto dans le véhicule et conduit vers un endroit inconnu. Pendant quatorze jours, il n’a plus donné signe de vie.

Le lendemain, lundi 26 octobre 2009, tandis que Noureddine Bouilouta était dans son magasin se trouvant à quelques dizaines de mètres de chez lui, il a vu stationner devant lui les deux mêmes véhicules et descendre quatre agents qui se sont présentés à lui comme étant de la « sécurité : Amn », en montrant leurs cartes professionnelles. Ils lui ont demandé de les accompagner « pour affaire le concernant ». Lui aussi n’a donné aucun signe de vie pendant deux semaines.

Leurs parents, apprenant les arrestations, se sont présentés successivement à la brigade de gendarmerie nationale de Emir Abdelkader puis au siège du secteur militaire opérationnel de Jijel se trouvant en face de l’école paramédicale, lieu tristement célèbre où durant les années 1990 des dizaines de personnes ont été détenues au secret avant de disparaître. Les agents qui les ont reçus, comme par le passé, ont nié totalement leur responsabilité dans ces arrestations.

Les deux victimes ont en fait été immédiatement transférées à la fameuse villa avoisinant le siège du secteur militaire opérationnel de Jijel et hébergeant l’antenne locale du DRS.

Les deux hommes y ont été détenus quatorze jours sans aucun contact avec le monde extérieur, subissant des tortures sauvages. Ils étaient accusés d’« appartenance à un réseau de soutien aux groupes terroristes » probablement sur la base d’informations recueillies auprès d’un repenti.

Au cinquième jour de leur détention à Jijel, ils ont été transférés au CTRI (Centre territorial des renseignements et des investigations) de Constantine, antenne du DRS où les pratiques de tortures ont continué. Larbi Ansal se plaint à ce jour de douleurs au thorax suite à la fracture d’une côte.

À la fin de leur garde à vue au secret, ils ont été contraints sous la menace de signer un procès-verbal dont ils n’ont même pas pu lire le contenu. Puis ils ont été transférés à Jijel et présentés le 9 novembre 2009 au procureur de la république près du tribunal de Taher, qui les a placés sous mandat de dépôt. Ils ont également été auditionnés par le juge d’instruction auprès du même tribunal, qui les a inculpés pour une affaire « pénale ». Il est à craindre qu’ils ne soient jugés lors d’un procès inéquitable se basant sur des « aveux » soutirés sous la torture.

Ces pratiques rappellent étrangement celle des « années de sang », lorsque des agents du DRS en civil et dans des véhicules banalisés embarquaient des centaines de personnes qui disparaissaient dans leurs centres de détention. Contrairement à ce que prétendent les autorités algériennes et le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), Me Farouk Ksentini, les centres de détention au secret du DRS continuent d’exister, la torture y est courante et l’autorité civile n’a aucun contrôle sur ces pratiques.

Les organisations Mich’al et Algeria-Watch demandent aux autorités algériennes d’enquêter sur ces deux détention au secret et les tortures subies par MM. Larbi Ansal et Nourreddine Bouilouta, d’inculper les responsables de ces crimes et de les juger, comme le préconise la loi algérienne.

Nous rappelons aussi que la ratification par l’Algérie du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention contre la torture confère à ces traités force de loi interne à laquelle peut se référer toute victime d’abus et son avocat.

www.algerie-watch.org 27-01-2010

Wednesday, January 27, 2010

L'Algérie ne peut "sous-traiter" au "Polisario" la question des droits de l'Homme à Tindouf, insiste HRW

Le respect des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf incombe à l'Algérie qui ne peut "sous-traiter" cette question au "Polisario", a réaffirmé mercredi l'organisation internationale de défense des droits de l'Homme, "Human Rights Watch" (HRW).

"Le respect des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf est de la responsabilité de l'Algérie", a déclaré M. Eric Goldstein, directeur adjoint, chargé de la division Moyen Orient et Afrique du Nord à HWR.

"L'Algérie ne peut pas sous-traiter au Polisario la question des droits de l'Homme dans les campements de Tindouf ", situés sur son territoire, a-t-il insisté lors de la présentation à Rabat du rapport annuel de l'ONG sur les droits de l'Homme dans le monde.

Il a précisé que HWR a attiré récemment l'attention de l'ambassadeur d'Algérie à Washington sur la responsabilité de son pays au sujet du respect des droits de l'Homme sur l'ensemble de son territoire, y compris à Tindouf.

M. Goldstein a annoncé que HWR compte effectuer cette année une autre mission d'enquête sur la situation des droits de l'Homme à Tindouf, après celle menée en 2008.

"C'est très important parce que nous savons qu'il n'y a pas d'ONG à Tindouf" qui peuvent alerter sur la situation des droits de l'Homme sur place, a-t-il expliqué.

Monday, January 25, 2010

ضحايا الترحيل التعسفي من الجزائر يحددون ماي 2010 لمقاضاة بوتفليقة أمام المحكمة الجنائية

كشف محمد الشرفاوي، رئيس فرع جمعية الدفاع عن المغاربة ضحايا الترحيل التعسفي من الجزائر بباريس، والخبير النووي، لـ»المساء» أن جمعيته وضعت ماي 2010 كأقصى أجل لتقديم دعوى قضائية ضد الرئيس الجزائري عبد العزيز بوتفليقة، أمام المحكمة الجنائية الدولية بلاهاي بتهمة «ارتكاب جرائم ضد الإنسانية». وأكد الشرفاوي أن الجمعية حرصت خلال الأشهر الماضية على العمل مع منظمات حقوقية دولية لمعرفة الخطوات التي يتعين اتباعها بالنسبة لملف على قدر من الخصوصية، وكذا على جمع كل الدلائل التي تثبت جريمة النظام الجزائري، الذي أقدم على احتجاز 45 ألف عائلة (350 ألف شخص) وترحيلهم إلى المغرب يوم عيد الأضحى عام 1975، في العملية التي أسماها النظام الجزائري «المسيرة الكحلة» ردا على المسيرة الخضراء التي سمحت باسترجاع المغرب لأقاليمه الجنوبية. وأوضح أن اللجوء إلى المحكمة الجنائية الدولية أصبح ضرورة ملحة، وأن طرح القضية في المحافل الدولية هو الكفيل بتجاوب المنتظم الدولي معنا خصوصا بعد أن ساهمت الجمعية في عدم حصول الرئيس الجزائري على جائزة نوبل، بعد أن قدمت الجمعية ملفا حقوقيا وإنسانيا كاملا للهيئة التي تمنح هذه الجائزة، أبرزت فيه أنه لا يمكن منح جائزة دولية لرئيس ساهم في تشريد 45 ألف عائلة. الشرفاوي كشف عن وجود صعوبات اعترضت في الأشهر الماضية سبيل مقاضاة بوتفليقة أمام المحكمة الجنائية الدولية، تتعلق بتحضير ملفات جميع المغاربة الذين رحلوا من الجزائر في سنة 1975 ، والمعلومات المتعلقة بهم، وكذلك بتكليف محامين كبار للترافع في القضية. وقال في اتصال مع «المساء»: «اتصلنا بمحامين كبار من أجل توكيلهم للترافع أمام المحكمة الجنائية، لكنهم اعتذروا، بالرغم من تعبيرهم لنا أنهم يقاسموننا مشاعر الظلم واللا عدالة، على اعتبار أن ملف 350 ألف مغربي طردوا من الجزائر ليس بالملف السهل. لكن ما ينبغي أن نؤكد عليه أن ذلك لن يمنعنا من مواصلة مشوار مقاضاتنا لبوتفليقة ومعاقبته على ما اقترفه في حقنا من مآس». وكانت الجمعية، في سياق سعيها الحثيث إلى تدويل قضية ضحايا الترحيل من الجزائر، وجهت في7 مارس2007 رسالة إلى الأمين العام للأمم المتحدة تطالبه فيها بفتح تحقيق دولي حول آلاف العائلات المغربية ضحايا هذا الترحيل. كما وجهت إلى بان كي مون رسالة ثانية تتعلق بمقابر جماعية تضم رفات مغاربة وفرنسيين وايطاليين ويهود في منطقة سبخة وهران، وهم حسب الجمعية ضحايا إبادة جماعية مارسها النظام الجزائري، وطالبت نفس الرسالة المنظمة الدولية بأن تضع يدها على موقع السبخة «حتى لا تقوم السلطات الجزائرية بطمس معالم الجريمة الإنسانية التي ارتكبت في المنطقة». كما راسلت الجمعية الرئيس الفرنسي بتاريخ 5يوليوز 2008، مذكرة إياه بأن الجزائر قامت في «شهر دجنبر سنة 1975 باعتقال المواطنين المغاربة المستقرين في الجزائر حيث زجت بهم في السجون والمعتقلات وجردتهم من أموالهم وممتلكاتهم وفرقتهم عن أبنائهم وزوجاتهم. مع ما صاحب ذلك من تعذيب للرجال واغتصاب للنساء، وتشتيت للعائلات قبل أن تلقي بهم السلطات الجزائرية إلى الحدود المغربية حفاة عراة في نكبة إنسانية لم يشهد التاريخ لها مثيلا.

Sunday, January 24, 2010

Algérie: Des spécialistes l'affirment «Le banditisme remplacera le Gspc»

La lutte antiterroriste doit évoluer en même temps que les changements sur le terrain.
Voilà ce qui s’appelle tomber de Charybde en Scylla. Après le terrorisme, l’Algérie fera face à une montée du banditisme et de la criminalité, ont confié des spécialistes de la lutte antiterroriste qui ne se font aucun doute sur ce sujet. Selon les estimations de ces spécialistes, «le Gspc ou Al Qaîda sont appelés à disparaître dans les deux ou trois prochaines années». Cependant, prévoient-ils, la disparition du terrorisme donnera naissance à d’autres phénomènes dont la criminalité comme c’est le cas actuellement en Colombie et/ou au Mexique. Les forces de sécurité seront à ce titre devant un nouveau défi et il faut d’ores et déjà prévoir une stratégie pour affronter cette nouvelle donne. «Aucune action ne sera efficace sans la révision, en fonction des nouvelles donnes sur le terrain, des stratégies de lutte antiterroriste qui doit évoluer dans un contexte bien précis en même temps que les changements sur le terrain», préconisent les mêmes responsables.En sept ou huit ans de lutte antiterroriste, les forces de sécurité n’ont pas seulement acquis une grande expérience, mais elles ont réussi à établir une cartographie géographique humaine, en mesure de situer l’amplitude du terrorisme et de ses rares relais. Il y a eu des attentats spectaculaires que des observateurs ont expliqué par un manque de vigilance, mais dans le contexte global, les forces de sécurité ont adopté une nouvelle approche méthodique, ciblée et plus précise. Selon des statistiques rendues publiques, il ne reste plus que 600 à 800 terroristes terrés dans les maquis. Ils étaient plus de 28.000 en 1994! Il est donc tout à fait logique et évident même que les services de l’ANP, de la Gendarmerie nationale, de la Police et de l’ensemble des forces de sécurité révisent leur tactique en vue de répondre aux nouvelles exigences du terrain, aux tendances sociales et au climat politique national et international, ont confié nos sources. Le défi qui se pose à eux, est la connexion entre le grand banditisme et certains groupes terroristes. Cela a été établi et défini à l’exemple des cercles mafieux des narcotrafiquants, de la mafia politico-financière, la mafia du sable et du liège mais aussi et surtout des trafiquants d’armes et de munitions. Durant l’année écoulée, plus de 90 terroristes ont été mis hors d’état de nuire comprenant même un certain nombre d’émirs très inf-luents, alors que pas moins de 200 réseaux de soutien ont été démantelés. Et rien que pour le mois de janvier de l’année en cours, 21 criminels ont été abattus dans des opérations militaires bien ficelées. Ces résultats sont certainement le fruit d’un engagement déterminé des forces de sécurité tous corps confondus. Avant même d’appliquer la politique de la réconciliation, l’Algérie s’était déjà éloignée de l’option du «tout sécuritaire» qu’imposait l’épreuve de force engagée justement contre les groupes terroristes, en plein redéploiement durant la période allant de 1990 à 1993. En pleine décomposition, accentuée par les conflits internes, les multiples guerres de leadership, les groupes terroristes ont multiplié les actes de sauvagerie en adoptant la vengeance systématique contre les populations civiles des régions particulièrement isolées. On se rappelle encore des massacres collectifs et des faux barrages entre 1997 et 1999. Même dans ce contexte, l’Etat n’avait pas opéré de recul dans la politique de réconciliation avec la loi de la Rahma prônée à l’époque du président Liamine Zeroual, affirmant sa détermination à faire revenir la paix, en ouvrant le dialogue avec les groupes armés. L’AIS, et quelques groupes qui lui ont été affiliés à l’Ouest, avait déposé les armes. Pendant ce temps, les GIA ont allumé le brasier dans lequel ils seront brûlés quelques années après. C’est d’ailleurs dans ce contexte un peu complexe que ce qu’on appelle aujourd’hui le Gspc est né. Sahraoui, Hattab, Belmokhtar et El Para allaient faire parler d’eux pendant des années. Cette fois-ci, les cibles seront les forces de sécurité et les ressortissants étrangers. Une stratégie, avait-on souligné à l’époque, suggérée par les chefs d’Al Qaîda. Ce qui n’était pas faux dans la mesure où quelques années plus tard, le Gspc annonçait son ralliement à l’organisation dirigée par l’énigmatique Ayman Zawahiri. Entre-temps, la loi portant sur la paix et la réconciliation nationale est passée et les redditions se sont multipliées. Le chef de l’Etat avait réussi son pari. Dans les villes et en milieu urbain, les groupes d’irréductibles qui ont refusé l’offre de paix perdaient un à un leurs relais et leurs réseaux de soutien logistique.A vrai dire, un nouvel état d’esprit social s’est installé et qui a amené les forces de sécurité à revoir leurs méthodes.
Ikram GHIOUA - L'EXPRESSION 24-01-2010

Saturday, January 23, 2010

Deux détenus de Guantanamo transférés en Algérie, selon le président de la commission consultative des droits de l'Homme

Le président de la commission consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme en Algérie Farouk Ksentini a confirmé samedi le transfèrement à Alger de deux ressortissants algériens détenus sur la base américaine de Guantanamo à Cuba.

"Je vous le confirme, l'information donnée dans la presse est juste. D'après mes informations, ces deux détenus sont arrivés en Algérie", a déclaré Farouk Ksentini à l'Associated Press.
Le président de la commission consultative des droits de l'Homme a ajouté qu'il "n'était pas cependant en mesure de dire à quel endroit se trouvent ces deux détenus", dont la libération a été annoncée en fin de semaine à Washington par le ministère américain de la Justice.
"Si on s'en tient à ce qui s'est déjà fait par le passé pour les cas similaires, ces deux détenus doivent être déférés devant le juge d'instruction", a-t-il expliqué à l'AP en réponse à une question sur le sort qui sera réservé à Hassan Zemiri et Adil Hadi El Djazairi.
"Si le juge d'instruction, en examinant leur dossier, y trouve matière à poursuites, ces deux détenus seront alors traduits devant le tribunal criminel", a-t-il précisé, rappelant que d'autres détenus déjà libérés avaient été acquittés par le tribunal d'Alger.
Du côté du ministère algérien de la Justice, les tentatives d'obtenir confirmation de l'information sont restées sans suite.
Vendredi, le ministère américain de la Justice avait annoncé que "deux détenus algériens, Hassan Zemiri et Adil Hadi al-Jazairi Bin Hamlili, avaient été transférés du centre de détention de Guantanamo" au gouvernement algérien.
Avec Hassan Zemiri et Adil Hadi El Djazairi, ce sont au total dix Algériens qui ont été transférés de Guantanamo vers leur pays d'origine entre juillet 2008 et janvier 2010. AP-24-01-2010

Algérie: L’« affaire Sonatrach » illustre les tensions sur la succession....L’après-Bouteflika est lancé.

C’est « l’affaire » des superlatifs sur tous les plans. Elle a fait l’effet d’un véritable coup d’Etat dans la capitale algérienne. Lorsque le 14 janvier, le quotidien El Watan publie le scoop, tout le monde s’attendait à ce que la radio d’Etat présente, dans la journée, un démenti cinglant avec, à la clef, la promesse d’un procès pour diffamation. Mais il n’en a rien été. Ce qui était invraisemblable est donc vrai : la Sonatrach, la compagnie publique d’exploitation du gaz – un mastodonte –, est décapitée ; ses principaux dirigeants, dont le PDG, sont soit en prison, soit sous contrôle judiciaire depuis la veille.
Pourquoi ? La question est sur toutes les lèvres. Corruption ? Tout le monde sait que dans les mœurs du « Système » algérien, ce n’est pas là un motif sérieux pour envoyer des dignitaires du régime en prison. Un seul exemple, le plus récent, suffit : Amar Saïdani, ex-président de l’Assemblée nationale, et proche du président Bouteflika, a détourné près d’un milliard d’euros. Il a été écarté de son poste. Point. La sanction que le régime a l’habitude d’appliquer à ses dignitaires indélicats oscille entre l’impunité complète et la mise à l’écart. La Justice, c’est pour les opposants, les militants des droits de l’homme et le petit peuple. Le recours à la justice contre un dignitaire a toujours été considéré comme un facteur de déstabilisation pour le régime. Un traumatisme qu’il refuse de s’infliger.
Opération « coup de poing »
A une exception près : les périodes d’interrègne ; là, c’est souvent l’overdose. Et le cas Sonatrach est symptomatique de cette situation et de ces excès. D’abord, Sonatrach est l’entreprise le plus importante du pays. Elle assure 98 % de ses ressources en devises. A une action « soft », visant à remplacer graduellement les responsables incriminés, il a été préféré une opération « coup de poing ». Elle annonce une poussée des tensions autour de la succession au président, 73 ans, opéré en 2005 d’une tumeur dans l’appareil digestif.
Le clan du président prépare depuis 2006 le frère cadet de Bouteflika, Saïd, au poste suprême : nommé conseiller spécial du chef de l’Etat, il est devenu le véritable vice-président de l’ombre sans l’accord duquel rien ne se décide.
Le lancement de son parti, annoncé officieusement à plusieurs reprises, a toujours été reporté faute de consensus. L’armée n’a pas donné son accord à une succession qui lui ôte le pouvoir suprême qu’elle a toujours exercé sans partage depuis l’indépendance du pays en 1962 : celui de choisir elle-même le président. Après avoir laissé dire, elle est visiblement passée à l’offensive en s’attaquant de front au clan du président sans craindre de déstabiliser l’entreprise nº1 du pays – qui fournissait jusqu’en 2005 un quart des besoins de la Belgique en gaz naturel.
Une publicité inhabituelle
L’enquête qui a décapité le clan présidentiel dirigeant la Sonatrach a été menée par le Département Renseignement et Sécurité (DRS), les services secrets de l’armée dirigés par le tout puissant généralissime Mohamed Médiene, dit « Toufik ». Le DRS a dirigé l’enquête, mais ce qui est nouveau est qu’il le fait savoir. Les comptes rendus de presse ne camouflent plus le DRS pudiquement sous le vocable générique de « services de sécurité » comme ils ont l’habitude de le faire, mais le citent nommément comme auteur de ce coup d’éclat. Un coup d’autant plus estampillé DRS qu’il n’est précédé d’aucune plainte du ministre de tutelle, Chakib Khelil, un proche du président, en poste depuis 1999.
La Sonatrach avec sa formidable manne financière est désormais soustraite à l’influence du clan présidentiel. Le seul vice-président non concerné par le scandale, proche du DRS selon certaines sources, a été nommé PDG intérimaire malgré les réticences de Khelil auquel on a dû forcer la main. Quelle sera la réaction du clan présidentiel à ce coup de semonce ? Dans les arcanes du pouvoir, l’après-Bouteflika a bel et bien commencé. LE SOIR 21-01-2010

Les autorités algériennes et le "polisario" commettent de graves violations contre les séquestrés de Tindouf (presse yéménite)

la presse yéménite a mis à nu les violations graves perpétrées par les autorités algériennes et le "polisario" contre les populations sahraouies innocentes parquées dans les camps de Tindouf.
Les journaux "Manar Al Yamane" , "Joumhour net" et "Nabaa News" ont reproduit le contenu du rapport publié récemment par l'ONG américaine "US Committe for Refugees and Immigrants (USCRI)", accusant l'Algérie de faillir à ses responsabilités concernant les populations séquestrées dans les camps de Tindouf, en territoire algérien, et de se dérober à ses engagements souscrits au titre de la résolution 1951 régissant les droits des réfugiés ainsi que le protocole de 1967.
Les médias yéménites se sont alarmés de ce que les personnes retenues dans les camps de Tindouf subissent de graves restrictions notamment en matière de déplacements et soient soumises à des contrô les draconiens.
Ainsi, toute personne de ces camps voulant se déplacer vers un autre lieu en Algérie devra être impérativement munie d'une autorisation spéciale dite "ordre de mission" ou d'une autorisation collective délivrée par les autorités algériennes et le "polisario".
De même les circuits pour l'obtention d'une telle autorisation restent flous et délibérément indéfinis.
Citant l'ONG américaine, ces mêmes médias soulignent que les autorités militaires algériennes ont installé des postes de contrô le et de filtrage sur les différents axes conduisant aux camps.
Contrariant le désir des familles retenues dans les camps de Tindouf de rentrer chez elles au Sahara marocain, le "polisario", ajoutent ces médias, ne lésine pas sur les pressions contre les familles bénéficiant de l'opération d'échange de visites pour qu'elles ne restent pas au Sahara marocain.
Le rapport de l'ONG US, cité par la presse yéménite, mentionne que l'ONU a maintes fois réclamé un recensement des habitants des camps de Tindouf pour faciliter la distribution des aides humanitaires sur la base de données fiables et équitables, mais elle s'est toujours heurtée à l'opposition de l'Algérie, ce qui laisse proliférer des pratiques de détournements flagrants des aides accordées.
L'Organisation américaine "US Committe for Refugees and Immigrants", s'est, en effet, rendue compte, après vérifications auprès du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) que les aides sont détournées par des responsables algériens et du "polisario" qui laissent végéter dans la misère et le dénuement des milliers de gens innocents, déplore la presse yéménite.
MAP 22-01-2010

Friday, January 22, 2010

LISTE DES PAYS SUR LA LISTE NOIRE DES ETATS UNIS

Voici la liste des pays susceptibles d'abriter des terroristes et de représenter un danger potentiel dans le monde.

le Nigéria
le Yémen
le Pakistan
l'Afghanistan
la Lybie
la Somalie
l'Algérie
l'Irak
le Liban
l'Arabie saoudite
la Syrie
le Soudan
l'Iran.

Angola: Un conflit vieux comme les appétits colonialistes - Le Cabinda, le pétrole et les intérêts

A l'arrivée des Européens sur les rivages du royaume du Kongo, à la fin du XVe siècle, le Cabinda était partagé entre trois principautés, dont l'influence s'étendait au-delà des frontières actuelles de ce territoire.

Ces principautés (Loango, Kakongo et N'Goyo), dominées par des clans du groupe kongo de la famille ethno-linguistique bantoue, étaient tributaires du roi du Kongo.

La plus puissante de ces trois principautés était celle de Loango, éponyme de sa capitale, un port sur le site de la ville de Pointe-Noire.

Elle était gouvernée par les Vili.

La capitale des deux autres principautés était aussi un port : Malemba pour Kakongo et Cabinda pour N'Goyo. Comme dans les autres territoires kongo, la christianisation a été précoce et profonde après la conversion du roi Nzinga a Nkuwu en 1491. En 1665, les Portugais, alliés à un noble du sud du royaume kongo, ont écrasé les troupes royales à Mbwila et tué le roi Ndo Ntoni Antonio 1er. Le pays a ensuite été divisé en plusieurs royaumes soumis au Portugal.

Dès le XVIIe siècle, des rivalités étaient apparues entre les puissances européennes qui souhaitaient contrôler les ports du royaume du Kongo pour le trafic des esclaves. En 1702, les flottes française et anglaise se sont affrontées au large du Cabinda.



En 1722, la construction d'une forteresse anglaise sur ce territoire a suscité une intervention militaire du Portugal. Craignant de perdre le Cabinda, le Portugal a fait signer des traités aux chefs tribaux de 1883 à 1885, avant la conférence de Berlin, réunion des puissances européennes pour le partage des colonies et des zones d'influence en Afrique. Le plus important de ces traités a été signé le 1er février 1885 à Simulambuco par le roi du Cabinda, Ibiala Mamboma, plaçant le Cabinda sous le protectorat du royaume du Portugal. La validité de ce traité a été reconnue par la conférence de Berlin, car les Britanniques et les Allemands avaient vu l'intérêt de diviser la région de l'embouchure du fleuve Congo entre leurs rivaux, Français, Belges et Portugais. La réalité d'un royaume souverain couvrant la totalité de ce territoire apparaissait plus que douteuse et peu vérifiable dans l'épaisse forêt tropicale. Aujourd'hui, cet acte constitue le texte de référence des indépendantistes, dans la mesure où il établit juridiquement l'existence d'une entité politique cabindaise. Selon eux, la cessation du protectorat aurait dû s'accompagner d'un retour à l'indépendance de ce royaume cabindais reconnu par le droit international.

Les enjeux stratégiques de l'enclave cabindaise

En 1954, le gouvernement portugais a délivré des concessions de recherche pétrolière à la société nord-américaine Gulf Oil Company. Dès 1956, cette dernière a commencé ses premières extractions de pétrole brut au Cabinda, et en 1957, a obtenu l'exclusivité de l'exploitation des hydrocarbures dans ce territoire. Cette même année, le Portugal a placé le Cabinda et l'Angola sous l'autorité d'un administrateur unique.

La résolution 1 542 (XV) de l'Assemblée générale des Nations unies adoptée le 15 décembre 1960 relative à la décolonisation a retenu «l'Angola, y compris l'enclave du Cabinda». Mais, en 1964, après une réunion au Caire, l'Organisation de l'unité africaine (OUA) a publié une liste de pays à décoloniser mentionnant distinctement l'Angola (cas n° 35) et le Cabinda (cas n° 39). Cependant, la découverte de grands gisements pétrolifères off-shore en 1966 n'incitait pas le Portugal à abandonner ce territoire. Le 25 avril 1974, le régime fasciste portugais a été renversé par un soulèvement militaire. Le 19 septembre suivant, le Mouvement pour la libération de l'Angola (MPLA), une organisation politico-militaire nationaliste soutenue par l'URSS, a annoncé l'annexion du Cabinda par l'Angola. Le 2 novembre 1974, avec l'aval du nouveau gouvernement portugais, les troupes du MPLA ont envahi le Cabinda et écrasé toute résistance indépendantiste. Le 15 janvier 1975, l'article 3 de l'acte final de la conférence d'Alvor, signé par les trois mouvements politico-militaires indépendantistes angolais et le Portugal, a proclamé le rattachement du Cabinda à l'Angola.



Jusqu'en octobre 1974, le centre de commandement des installations pétrolières de la Gulf Oil, situé sur la presqu'île de Malongo, à une quinzaine de kilomètres de la capitale du Cabinda, était sous la protection d'une milice d'environ 200 hommes, remplacés ensuite par des militaires du MPLA et des soldats cubains, qui arrivaient par milliers au Cabinda. En effet, le colonel portugais Otelo Saraiva de Carvalho s'était rendu à Cuba le 21 juillet 1975, pour solliciter une aide militaire en faveur du MPLA, entré en conflit avec les deux autres mouvements indépendantistes angolais, l'UNITA et le Front national de libération de l'Angola (FNLA). Ces deux organisations étaient soutenues par des troupes sud-africaines, qui avaient pénétré en Angola. Le FNLA, implanté au nord de l'Angola, a été rapidement dispersé. L'Angola a été coupé en deux zones stratégiques antagonistes : à l'est, l'UNITA et les mines de diamants ; à l'ouest, le MPLA et le pétrole cabindais. Le contrôle du Cabinda était vital pour permettre au MPLA d'acheter des armes avec la rente pétrolifères, car les gisements pétroliers d'Angola ne sont entrés en exploitation qu'à partir de 1980. En dépit de cette confrontation, la société américaine Gulf Oil a continué l'exploitation pétrolière : par un contrat de 1978, cette société a obtenu 49% des revenus, tandis qu'une société nationale, la Sonangol, en prélevait 51%. En 1986, Gulf Oil a été remplacée par Chevron-Texaco. Entre 1974 et 1994, date des négociations secrètes entre le Congo et l'Angola sur le partage des gisements frontaliers off-shore, des mouvements armés indépendantistes cabindais, épaulés par des mercenaires, auraient bénéficié de l'appui des concurrents pétroliers de Gulf Oil, en particulier l'entreprise française Elf-Aquitaine, qui exploitait la majeure partie des gisements au large de Pointe-Noire. C'est à cette époque que sont nés une kyrielle de mouvements indépendantistes cabindais, qui s'entretuaient pour des intérêts étrangers.

Dans les années 1990, des accords et transactions économiques entre les concurrents occidentaux ont renforcé la légitimité de l'annexion angolaise. Le pétrole cabindais représentait la moitié de la production pétrolière angolaise, qui fournissait 60% du PNB du pays (27 millions de tonnes de pétrole vendues en 1992). Or, la population cabindaise (500 000 habitants) n'atteignait que 4,3% de la population angolaise totale. La découverte de gaz en 1987 a permis à la société italienne Agip de participer à la production cabindaise (pour 29,8% des parts du consortium d'exploitation) avec Chevron-Texaco (39%) et la Sonangol CRR-Centre d'information géopolitique 5 24/08/04 (31%). En 1991, Elf-Aquitaine a racheté à la Sonangol 20% des actions du consortium pétrolier Cabinda Gulf Consortium (CAGBOC), dont les autres actions appartiennent à Chevron-Texaco (39,2%) et à Agip (9,8%). A la fin des années 1990, Elf-Aquitaine 2 et Chevron se sont associés pour l'exploitation d'un nouveau gisement pétrolifères off-shore au Congo. Puis, en 2002, Chevron a signé un accord avec les gouvernements angolais et congolais pour l'extraction du pétrole dans la zone maritime frontalière.

Politique

Politiquement, l'effondrement de l'URSS et l'instauration du multipartisme en Angola en 1992 ne justifiaient plus le soutien des services secrets occidentaux tant à l'UNITA qu'à des groupes politico-militaires indépendantistes cabindais dépourvus de crédibilité. Enfin, en 1997, les troupes angolaises ont apporté une aide décisive aux prises du pouvoir par le Parti congolais du travail (PCT) au Congo, et par l'Alliance des forces pour la libération du Congo (AFDL) à l'ex-Zaïre. Les autorités angolaises entendaient ainsi affaiblir les bases extérieures et les réseaux commerciaux de l'UNITA et des indépendantistes cabindais, en permettant l'avènement de régimes alliés aux frontières de son Eldorado, le Cabinda. La cause indépendantiste victime de la «guerre froide» a cédé la place à l'apparition des mouvements indépendantistes au Cabinda En 1961, une organisation politico-militaire, dirigée par Alexandre Taty, le Mouvement de lutte pour l'indépendance du Cabinda (MLIC), est entrée en conflit avec l'armée portugaise sur le territoire du Cabinda. En 1963, les trois mouvements politiques indépendantistes ont fusionné pour fonder le Front de libération de l'enclave du Cabinda (FLEC), basé à Pointe-Noire et dirigé par Luis de Gonzaga Ranque Franque, d'ethnie woyo, le président du MLEC. En 1967, un gouvernement cabindais en exil a été formé par le FLEC. Après la chute du régime fasciste au Portugal, le Cabinda est devenu le théâtre d'une compétition entre toutes les organisations nationalistes cabindaises et angolaises, poussées par les services secrets des grandes puissances. Le 30 juin 1974, des membres du FLEC, rentrés d'exil de l'ex-Zaïre, ont ouvert une représentation à Cabinda. Puis, des guérilleros du FLEC, encadrés par des mercenaires français et des anciens militaires de l'armée coloniale portugaise, ont occupé la ville de Cabinda. En novembre 1974, les troupes du MPLA ont occupé le Cabinda, et en ont chassé le FLEC et les mercenaires français, dirigés par Jean Kay. Le 1er août 1975, Luis de Gonzaga Ranque Franque, président historique du FLEC, a proclamé l'indépendance du Cabinda lors du sommet de l'OUA à Kampala, alors que son rival, Henriques Tiago N'Zita, annonçait à Paris la constitution d'un gouvernement cabindais en exil. Le 2 novembre 1975, trois colonnes de guérilleros du FLEC, encadrées par John Stockwell de la CIA et assistées par Bob Denard et ses mercenaires, ont pénétré au Cabinda par le Zaïre.

Devant cette offensive, le MPLA s'est replié sur la capitale et les installations pétrolières. L'assaut de la capitale par le FLEC ayant échoué et à la suite de lourdes pertes humaines, les indépendantistes se sont repliés à l'intérieur du pays. Cette offensive, appuyée ouvertement par la CIA et les mercenaires français, a entraîné l'interdiction des organisations de la cause indépendantiste cabindaise au Congo. Après sa défaite de novembre 1975, le FLEC s'est scindé en plusieurs fractions antagonistes, et la coupure entre les branches politique et militaire s'est accentuée. Au début des années 1990, les grandes puissances, qui tissaient des liens avec le régime angolais en voie de démocratisation et en vue du partage des champs pétrolifères, ont commencé à abandonner les guérilleros cabindais à leur sort. En janvier 1997, l'armée angolaise a repris l'offensive et bombardé massivement les villages des zones de conflit. Après leur déroute diplomatique, les indépendantistes cabindais ont subi les conséquences d'une situation géopolitique régionale extrêmement défavorable. Enfin, à partir d'avril 2002, date de la capitulation militaire de l'UNITA, le gouvernement angolais a redéployé ses troupes au Cabinda.

La reconnaissance de l'Etat unitaire le 3 août 2006

Confrontés à une débâcle militaire, les indépendantistes cabindais ont renoué avec les enlèvements d'expatriés pour obtenir des fonds, la reconnaissance d'un Cabinda indépendant par la France et le Portugal, et un écho international. Cependant, au plan diplomatique, le Comité de négociation pour la recherche de la paix au Cabinda (CNRPC), qui prétend représenter toutes les fractions du FLEC, dénonce les rapts et les demandes de rançon. Une contradiction qui a discrédité davantage les organisations indépendantistes.

Les autorités angolaises ont entériné, mardi dernier, un accord de paix historique avec le Cabinda.

Le mémorandum, entre l'Etat et le Forum cabindais pour le dialogue, met ainsi fin à plus de 30 ans d'affrontements armés et accorde un statut particulier à la riche enclave pétrolière. L'aile dure du mouvement armé séparatiste dénonce, pour sa part, une situation qui reviendrait à nier la reconnaissance d'une souveraineté revendiquée.

Le Mémorandum d'entente pour la paix et la réconciliation dans l'enclave de Cabinda entérine le document signé, le 15 juillet dernier, à Brazzaville au Congo entre les deux parties. Le Front de libération de l'enclave du Cabinda-Forces armées combattantes (Flec-Fac) ne l'entend, toutefois, pas de cette oreille et appelle à de nouvelles négociations sur la base de la reconnaissance d'un Etat cabindais.

Loin du spectre de la guerre, l'enclave côtière bénéficie, désormais, d'un statut particulier matérialisé par l'installation d'un futur gouvernement de province.

Il pourra prendre part, aux côtés de Luanda, aux décisions politiques et économiques liées à la région. Aussi bien en matière d'investissement que d'éducation, de santé, de tourisme ou d'environnement.

Un accord «nul et non avenu»

Si la paix a soulagé de nombreux Cabindais, l'accord n'a, pourtant, pas fait l'unanimité. Le Flec-Fac le considère comme «nul et non avenu». «Nous sommes prêts à oublier tous ces forfaits pour discuter avec l'Angola à condition que le gouvernement angolais considère le Cabinda comme un Etat souverain», a expliqué le président du Flec-Fac, Henriques N'Zita, rapporte Panapress. Il appelle à de nouvelles négociations sous l'égide des Nations unies et de l'Union africaine car les discussions n'auraient pas «respecté les normes de loyauté et de transparence». Le chef indépendantiste a vraisemblablement décidé de joindre les actes à la parole à l'occasion de cette Coupe d'Afrique des nations.

L'équipe togolaise a été victime d'un conflit auquel elle est totalement étrangère. L'incapacité des indépendantistes à unifier leurs stratégies militaires et diplomatiques, le silence international sur tout ce qui se déroule dans cette enclave si riche, déstabilise davantage les indépendantistes. Le FLEC est-il réellement en mesure de menacer une paix déjà fragile ? L'avenir apportera certainement des réponses à cette question.

Ghada Hamrouche allafrica.com

Wednesday, January 20, 2010

le Polisario aurait apporté un soutien à AQMI pour l’enlèvement des trois espagnols

Selon des sources fiables proches de l’enquête, l’investigation sur l’enlèvement le 29 Novembre des trois humanitaires sur la route Nouadhibou-Nouakchott tend à démontrer qu’un soutien opérationnel de membres du Front Polisario aurait été apporté à Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI). Portant notamment sur le repérage des itinéraires des trois étrangers, ainsi que sur la transmission d’informations relatives à leur action en Mauritanie, le soutien de membres du Front Polisario à l’organisation terroriste AQMI devrait poser un grave problème d’image au mouvement, au moment où l’Algérie tente par tous les moyens de lui construire une crédibilité.


Depuis plusieurs semaines, l’on assistait de la part des autorités mauritaniennes à une intensification de la lutte contre AQMI, avec la multiplication d’arrestations et le renforcement de la coopération avec le Niger et le Mali. Il était donc techniquement difficile pour l’organisation terroriste d’organiser un enlèvement de cette ampleur sans utiliser une base logistique connaissant la région, et prête à s’allier avec les islamistes afin de diversifier ses sources de revenus.
En effet, selon la même source, une demande de rançon pourrait être formulée très rapidement par les ravisseurs, portant sur un échange de prisonniers et non sur du numéraire, ce qui tendrait à démontrer la fébrilité d’AQMI, ainsi que le virage mercantile pris par une frange du Front Polisario, qui était jusqu’alors spécialisée dans le trafic de marchandises et dans le transport de stupéfiants en connexion avec des groupes mafieux sud-américains. Or, depuis plusieurs mois, la lutte contre le narcotrafic au Sahel a réduit la marge de manœuvre des terroristes et du Front Polisario, et il restait donc à conquérir l’ultime bastion de la criminalité : le Kidnapping d’étrangers. De l’avis de plusieurs spécialistes, le virage pris par le terrorisme et la criminalité au sein de l’arc sahélien constitue un défi très important à relever, car la constitution d’une alliance « opportuniste » entre une frange du Front Polisario et AQMI pourrait constituer un cocktail extrêmement difficile à neutraliser, dans un contexte régional particulièrement complexe. De surcroit, l’« alchimie » dans le nord ouest de la Mauritanie est tout à fait particulière, car des activistes mauritaniens au sein de la branche maghrébine d’Al Qaida côtoient de trafiquants du Polisario qui risquent de se radicaliser devant l’impasse qui leur est offerte par leur mouvement. Le risque, à très court terme : que le front Polisario devienne les « FARC » du Maghreb, c'est-à-dire une organisation qui a recours aux enlèvements massifs d’étrangers, mutualisés (ou pas) avec AQMI, les uns répondant à une obligation « alimentaire », les autres obéissant à un impératif idéologique…Dans les deux cas, c’est la stabilité du Maghreb et du monde qui est perdante. Ce ne serait pas là la première fois que le front Polisario s’allie avec AQMI. Le 6 Juin 2005, lors de l’attaque contre la base militaire de Lemgheity, la participation d’un membre du Front Polisario, Mouawiya Ould Lamine Loubeid (décédé depuis) a été établie par l’équipe chargée de l’enquête.

Source: www.polisario-confidentiel.com

Rapport de Human Rights Watch sur les droits de l'Homme en Algérie

Sous l'état d'urgence imposé en 1992, et sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika qui a été réélu sans peine pour un troisième mandat, l'Algérie a continué de connaître des violations généralisées des droits humains. Il s'agit notamment des restrictions sur la liberté des médias et d'assemblée, des sévices infligés par la police aux personnes soupçonnées de terrorisme pendant les interrogatoires, de l'impunité accordée aux membres des forces de sécurité et aux groupes armés pour les crimes passés, et de l'échec continu à rendre compte des personnes victimes de disparition forcée aux mains des agents de l'Etat pendant le conflit civil dans les années 90. Sur une échelle moindre que les années précédentes, des groupes militants ont poursuivi leurs attentats mortels, en ciblant principalement les forces de sécurité.

Election présidentielle

Le 9 avril 2009, le Président Bouteflika a été réélu avec un décompte officiel de 90 pour cent des voix, contre cinq adversaires. Il s'est présenté après que le Parlement eut adopté sans aucun débat un amendement constitutionnel en novembre 2008 pour l'abolition d'une limite de deux mandats à la présidence. Trois partis d'opposition bien établis, le Front des forces socialistes, le Rassemblement pour la culture et la démocratie, et le parti islamiste El Nahdha ont boycotté l'élection, affirmant que les conditions d'un vote équitable et transparent n'étaient pas réunies.

Liberté d'expression et d'assemblée

Les médias audiovisuels sont contrôlés par l'Etat et intègrent dans leur grille de programmes très peu d'émissions critiques ou d'opinions divergentes sur les politiques gouvernementales; cependant, ils proposent la retransmission en direct des sessions parlementaires. Les journaux privés bénéficient d'un espace considérablement plus libre, mais les lois répressives sur la presse, leur dépendance vis-à-vis des revenus de la publicité du secteur public et d'autres facteurs limitent leur liberté de critiquer le gouvernement, l'armée et les puissants.

Le code pénal et les lois de la presse imposent des peines de prison allant jusqu'à deux ans, assorties d'amendes pour diffamation, insultes, ou pour avoir offensé gravement le président, des responsables gouvernementaux et des institutions étatiques.

En mars 2009, Nadjar Hadj Daoud, le rédacteur en chef du site web d'actualités Al Waha, a commencé à purger une peine de six mois de prison pour diffamation à propos d'un article de 2005 accusant un fonctionnaire du gouvernement local de tentatives de viol contre de nombreuses collègues féminines. Selon le groupe new-yorkais Committee to Protect Journalists (CPJ), le tribunal a libéré Daoud provisoirement pour raisons médicales en raison des blessures qu'il avait subies en se faisant poignarder quelques semaines plus tôt. Daoud a informé le CPJ qu'un « lobby de la corruption » a déposé 67 plaintes pour diffamation contre lui depuis 2003.

En janvier 2009, Hafnaoui Ghoul, un journaliste indépendant et membre de la section de Djelfa de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), a été attaqué par un agresseur armé d'un couteau. Hafnaoui a affirmé au CPJ que les autorités locales avaient fermé les yeux sur l'agression. Ghoul a souvent été l'objet de poursuites pour diffamation au cours des dernières années, en raison de ses articles accusant des fonctionnaires et des individus puissants de corruption et d'abus de pouvoir.

Les titulaires de passeports européens ou nord-américains doivent obtenir un visa d'entrée en Algérie, que les autorités refusent souvent aux journalistes et aux défenseurs des droits humains. Les citoyens du Maroc et de la Tunisie, pays voisins, n'ont pas besoin de visas. Toutefois, le 4 avril, les autorités ont refoulé Sihem Bensedrine, journaliste tunisienne et défenseure des droits humains invitée par la LADDH pour suivre la couverture par les médias locaux de l'élection présidentielle, alors qu'elle cherchait à entrer en Algérie. Le 9 avril, la police a arrêté et interrogé pendant quatre heures les journalistes marocains Hicham El Madraoui et Mahfoud Aït Bensaleh, qui étaient venus pour couvrir l'élection pour l'hebdomadaire marocain as-Sahara al-Ousbou'iya. Les deux hommes ont également indiqué qu'ils avaient été suivis par des policiers en civil et que leur chambre d'hôtel avait été saccagée.

Peu avant l'élection présidentielle, les autorités ont confisqué des copies des hebdomadaires français L'Express, Marianne, et Le Journal du Dimanche, prétendument parce que ces hebdomadaires auraient violé l'article 26 du Code de l'information de 1990, qui interdit la publication de tout ce qui est jugé « contraire aux valeurs islamiques et nationales et aux droits de l'homme ou qui fait l'apologie du racisme, du fanatisme ou de la trahison ». Leur couverture de Bouteflika et de la campagne électorale auraient conduit à l'interdiction de ces hebdomadaires.

Un décret de 2000 interdisant les manifestations à Alger demeure en vigueur. Les autorités exigent que les organisations obtiennent l'autorisation du gouverneur local avant la tenue de réunions publiques. Un important contingent de policiers a convergé le 17 juillet 2009 vers une salle du centre-ville d'Alger en vue d'empêcher une conférence que les organisations représentant les victimes de la guerre civile avaient organisée, sous le titre « La mémoire des victimes vers la reconstruction d'une société ». Les organisateurs, qui ont dit qu'ils n'avaient reçu aucune notification écrite de l'interdiction, ont déplacé l'événement au bureau du Collectif des familles de disparus en Algérie. En octobre, la LADDH a reçu une notification écrite interdisant une réunion sur la peine de mort prévue dans un hôtel d'Alger.

Liberté de religion

L'ordonnance 06-03, une loi de 2006, prévoit des peines de prison pour prosélytisme de la part des non-musulmans et leur interdit de se rassembler pour prier, sauf dans des lieux approuvés par l'Etat. Les autorités refusent les demandes présentées par les groupes chrétiens protestants pour utiliser des bâtiments pour le culte exposant ainsi leurs membres au risque d'être persécutés s'ils prient dans des lieux non autorisés.

Impunité pour les violations du passé

Plus de 100 000 Algériens sont morts pendant le conflit civil des années 90. Des milliers d'autres ont « disparu » aux mains des forces de sécurité ou ont été enlevés par des groupes armés qui luttent contre le gouvernement, et n'ont jamais été retrouvés, ni morts ni vivants. Les auteurs des atrocités de cette période continuent à bénéficier de l'impunité. Le cadre juridique pour l'impunité est la loi de 2006 dite Charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui accorde une amnistie aux membres des forces de sécurité pour les actions qu'ils ont menées au nom de la lutte contre le terrorisme, et aux membres de groupes armés non impliqués dans les actes les plus odieux.

La loi promet une compensation aux familles des personnes « disparues », mais en même temps elle érige en infraction pénale les critiques des institutions de l'État ou des forces de sécurité pour la façon dont elles se sont conduites au cours de la période du conflit civil. Les organisations représentant les familles des personnes « disparues » ont condamné l'incapacité persistante de l'Etat à fournir des informations précises sur le sort de leurs proches portés disparus.

Détention au secret, torture et peine de mort

Les signalements d'éventuelles « disparitions » de longue durée ont été extrêmement rares ces dernières années. Toutefois, les services de sécurité en civil procèdent fréquemment à des arrestations sans présenter de mandat, puis détiennent parfois des personnes soupçonnées de terrorisme plus longtemps que les 12 jours autorisés avant leur comparution devant un juge, et ne respectent pas l'obligation légale d'aviser la famille. Le Comité des Nations Unies contre la torture, dans son examen du rapport de l'Algérie à la commission de mai 2008, s'est déclaré préoccupé par les informations selon lesquelles la limite légale de 12 jours en détention préventive dans les affaires de terrorisme « peut, en pratique, être étendue à maintes reprises » et que « la loi ne garantit pas le droit à un avocat pendant la période de détention provisoire, et que le droit d'une personne en garde à vue pour avoir accès à un médecin et à communiquer avec sa famille n'est pas toujours respecté ».

Par exemple, selon des organisations algériennes des droits de l'homme, des hommes en civil ont arrêté Moussa Rahli d'Ouled Aïssa, dans le gouvernorat de Boumerdès, le 17 mars 2009. Les recherches effectuées par son père auprès des postes de police de proximité et des casernes militaires n'ont abouti à aucune information sur le sort de Rahli. La police est retournée fouiller la maison familiale le 27 mars et a confisqué la voiture de Rahli, selon son père. Ce n'est que vers le 20 avril que la famille a appris que les autorités détenaient Rahli dans la prison militaire de Blida.

L'Algérie a modifié son code pénal en 2004 pour qualifier la torture de crime. Le Comité international de la Croix-Rouge visite régulièrement les prisons ordinaires en Algérie, mais pas les lieux de détention gérés par le puissant Département du renseignement et de la sécurité (DRS), un service de renseignement de l'armée.

Les tribunaux algériens ont prononcé des dizaines de condamnations à mort en 2009, dont beaucoup à l'encontre d'accusés dans les affaires de terrorisme et la plupart d'entre elles par contumace. L'Algérie a observé un moratoire de fait sur l'exécution de la peine de mort depuis 1993.

Terrorisme et contreterrorisme

Les attaques commises par des militants ont diminué de façon spectaculaire par rapport au milieu des années 90, mais Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a continué de lancer des attaques mortelles, destinées pour la plupart à des cibles militaires et policières. Bon nombre des attaques ont consisté en embuscades de bord de route à l'aide d'engins explosifs et de tirs, tel qu'une attaque du 17 juin 2009 sur un convoi près de Bordj Bou Arreridj, à 180 kilomètres à l'est d'Alger, qui a tué entre 18 et 30 gendarmes, selon des rapports. Parfois, l'AQMI a également tué des civils. Par exemple, l'AQMI aurait revendiqué la responsabilité de l'assassinat d'un berger soupçonné de collaboration avec les autorités, le 14 mars à Houidjbet, près de la ville de Tébessa, dans l'est du pays.

Le 17 janvier 2009, Hassan Mujamma Rabai Saïd est devenu le huitième algérien détenu par les Etats-Unis à la prison de Guantanamo à être renvoyé en Algérie. Dès son arrivée, le DRS aurait placé Saïd en détention au secret pendant plusieurs jours et l'aurait interrogé -- comme le DRS l'avait fait pour les autres détenus venant de Guantanamo avant lui. Les autorités judiciaires ont accusé la plupart des huit individus de servir une organisation terroriste opérant à l'étranger; en octobre 2009, ils étaient provisoirement libres en attendant d'être jugés. Il reste douze détenus algériens à Guantanamo à novembre 2009.

Acteurs internationaux clés

L'Algérie a continué durant l'année 2009 à rejeter les demandes formulées de longue date dans le cadre des Procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, relatives à des visites par les Rapporteurs spéciaux sur la torture, sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, ainsi que sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires, ainsi que par le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

L'Algérie « est un important partenaire (des Etats Unis) dans la lutte contre l'extrémisme et les réseaux terroristes comme Al-Qaida et notre deuxième partenaire commercial du monde arabe », a noté le rapport Advancing Freedom and Democracy (« L'avancée de la liberté et de la démocratie ») publié en mai 2009 par le gouvernement américain. Les États-Unis ne fournissent presqu'aucune aide financière à l'Algérie mais ce pays est le principal client des exportations de l'Algérie, principalement du gaz et du pétrole. Le rapport Advancing Freedom indique que les Etats-Unis « continuent d'exhorter le gouvernement à dépénaliser la diffamation de la presse ». Le secrétaire d'Etat adjoint Jeffrey D. Feltman, lors de sa visite à Alger les 20 et 21 octobre, n'a fait aucune déclaration publique à ce sujet ni sur aucune autre question de droits humains.

CLIQUEZ SUR LE LIEN SUIVANT: http://www.hrw.org/fr/world-report-2010/alg-rie

HRW déplore la poursuite des "violations généralisées" des droits humains en Algérie

L'organisation internationale des droits de l'Homme, Human Rights Watch (HRW) a déploré, mercredi, "la poursuite des violations généralisées des droits humains en Algérie", ainsi que "les restrictions touchant la liberté des médias et de rassemblement".
Dans son rapport mondial 2010, rendu public à Washington, HRW fait état de "lois répressives sur la presse", en Algérie, et des "sévices infligés par la police aux personnes soupçonnées de terrorisme pendant les interrogatoires, ainsi que de "l'impunité accordée aux membres des forces de sécurité et aux groupes armés pour les crimes passés".
Les auteurs de ce document de 612 pages regrettent aussi "l'échec continu à rendre compte des personnes victimes de disparition forcée aux mains des agents de l'Etat pendant le conflit civil dans les années 90", période durant laquelle 100.000 Algériens sont morts et des milliers d'autres ont "disparu".
Le rapport s'arrête, d'autre part, sur la poursuite des attentats mortels contre les forces de sécurité et des civils, soulignant que le groupe terroriste dénommé Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a continué de lancer des attaques meurtrières.
Les auteurs de ce rapport notent, par ailleurs, que l'Algérie a continué en 2009 à rejeter les demandes formulées de longue date dans le cadre des Procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.
Ces demandes, indique-t-on de même source, concernent les visites des Rapporteurs spéciaux sur la torture, sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste et sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires, ainsi que les visites du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

Le "polisario", une réaction à l'échec de l'Algérie à saper la stabilité du Maroc au début des années 70 (colloque)

Le soutien qu'accordait l'Algérie au "polisario" au début des années 70 du siècle dernier était une réaction à son échec à saper la stabilité du Maroc, a affirmé M. Brahim Ouchelh, un opposant politique marocain qui s'était installé en Algérie en cette période.
S'exprimant lors d'un colloque organisé le week-end dernier à Mohammedia sous le thème "La cause nationale et les développements du dossier du Sahara", M. Ouchelh, qui était alors membre du Parti de l'Union nationale des forces populaires (UNFP), a indiqué que des agents des renseignements militaires algériens ont instrumentalisé le "polisario" pour parachever leurs plans déjoués après avoir échoué à rallier des opposants marocains qui résidaient en Algérie.
Le sentiment de "sympathie" qu'éprouvent "certaines associations de la société civile et certains partis politiques" en Europe à l'égard du "polisario" est dû principalement aux campagnes menées, à l'époque, par les opposants politiques marocains contre les autorités publiques et non pas aux agissements des séparatistes soutenus par l'Algérie, a précisé M. Ouchelh qui réside actuellement en Belgique.
Il a appelé, à cet égard, toutes les sensibilités politiques qui constituaient l'opposition durant les années 70 à renouer les contacts avec la société civile et politique en Europe, ainsi que dans le monde entier en vue de mettre à nu les mensonges véhiculés par les ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume.
Pour sa part, M. Mohamed Grine, membre du bureau politique du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) a souligné l'implication manifeste de l'Algérie dans le dossier du Sahara, comme en témoigne l'assassinat, la marginalisation et l'emprisonnement de plusieurs membres du courant "unioniste" au sein du "polisario".
L'initiative marocaine d'octroyer une large autonomie aux provinces du Sud constitue la première proposition "sérieuse" et "responsable" après l'accord du cessez-le-feu intervenu en 1991, a estimé M. Grine lors de cette rencontre organisée par le Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste (PADS).
Il a relevé, dans ce sens, l'évolution qu'a connue la position de l'Espagne vis-à-vis de l'intégrité territoriale du Maroc, ainsi que la position du Parlement algérien, en la personne de la Secrétaire générale du Parti des Travailleurs (opposition), Louisa Hanoune qui a affirmé que la question du Sahara est une affaire fabriquée de toutes pièces.
Le militant des droits humains, Ramadan Messoud et le journaliste Mohamed Laghdaf , tous deux issus des provinces du sud du Royaume, ont de leurs cotés affirmé que tous les défenseurs, de l'autre côté, des droits de l'Homme au Sahara servent, en réalité, un agenda politique qui n'a rien à voir avec les droits humains et que les tenants de l'autodétermination n'ont, en fait, aucun lien avec le Sahara marocain.
Les développements que connait le monde ne peuvent pas tolérer l'existence d'une entité artificielle dans la région du Maghreb, ont pour leur part indiqué Khadija Rouissi (Beit Al Hikma), Kamal Lahbib (Parti Socialiste Démocratique) et Ali Boutouala (PADS).
MAP 19-01-2010

Tuesday, January 19, 2010

زعماء البوليساريو كبار مهربيها ربع قرن في سجون الجزائر البوليساريو ملحمة إدريس الزايدي

أرسلت رفقة عشرة آخرين لمخيم أوسرد الجديد.اشتغلنا في صناعة "البريك" الأحمر، وهو ما سبب تشققات في قدمي لحد الآن، تراب أحمر كأنه الحديد يسري مع الأرجل ويخترق الجلد.بعد عشرة أيام أرجعونا لأوسرد على متن شاحنات، ومباشرة اقتادونا إلى المعتقل.التقينا إخوة لنا صاروا عبيدا مع مرور الوقت، عبر الاشتغال في تنظيف القادورات.سلمنا الحراس لرجل يسمى محمد من أولاد دليم، طلب منهم الابتعاد وأخذ في التحدث إلينا.سألني عن إسمني فأجبت أني إدريس فبدا كما لو أنه سبق له أن سمع بي.قدم لنا فطورا ثم صارحنا بقصته وطلب منا نحن"أبناء عمه" أن نعينه في أمر.قال لنا محمد إن الزبانية ينهبون ويسرقون وانه لن يضيع فرصة مشروع مساعدات إسباني قيمته حوالي مليار يقضي بأن يقيم الرجل ضيعة لتربية النوق والماعز لتقديم الحليب لمرضى السل. وأضاف أنه سينتهز الفرصة وسيعود للمغرب.وفعلا بدأنا في مساعدته ونقل الحجارة وزرع الأعمدة في التراب، ثم أضرمنا النار في عجلات السيارات واستخرجنا منها أسلاكا شبكناها مع أعمدة خشبية مسروقة من ضواحي تندوف وأقمنا زريبة لتربية المواشي ليبدو الأمر جديا.كان تمويها منا لنضمن وصول المساعدات الإسبانية للرجل، وهي الأموال التي سيوصلها لاحقا للمغرب بطريقته الخاصة.وبالمقابل أكرمنا بأن ذبح لنا خروفا وقدم لنا فواكه إسبانية وحلويات.وأمر الحراس بألا يقتربوا منا في غيابه.وفعلا جاء وفد إسباني لمعاينة المشروع، وقد راقبنا الإسبان من مخبإ قريب.كان عليه إبعادنا ريتما يرحل الأجانب.انتهزنا الفرصة لكي نرتاح قليلا، ونرشف بعض الشاي الذي تكرم به علينا ذلك الصحراوي الطيب.
في تلك الأيام نظم عدد من السجناء الصحراويين عملية فرار نوعية إلى المغرب ساعدهم فيها محمد ولد الركراكي الملقب بجامع.كان من بين الأسرى أخ مكنى سكالامان.وكانت لجامع فكرة بسيطة، لكنها تقتضي عملا بطوليا: كان يقول إنه هو من أعتقل الناس وعليه إرجاعهم للوطن.كان صنديدا قوي الشخصية.في منتصف النهار، وفي واضحة النهار، فر بالأسرى.بعد أن علمنا بالعملية أخذونا إلى الرابوني، وتزامن وصولنا إلى هناك مع ترحيل الضباط المغاربة الأسرى إلى عوينة بلقرع، مخيم الداخلة، إبعادا لخطر سجناء غير عاديين عن الموقع.وفي إثر العملية عاقبوا سجناء "الوحدات" بشكل بشع.المخابرات الجزائرية هاجت وماجت، وفي مثل هذه الأحداث يكون حسابهم للبوليساريو شديدا.
ذلك الأسبوع قدمت قافلة مساعدات إسبانية ضخمة محملة بما يلزم لبناء ستة مدارس في مناطق متفرقة.كنت ضمن المجموعة التي أخدوها من الرابوني إلى مخيم تسعة يونيو.بعد أربعة أيام، جاءنا مسؤولان أمنيان هما حما ولد مالو وولد المولودي.نودي علي رفقة خمسة آخرين وأمرونا بألا نشتغل صباحا ليأخدونا مجددا إلى الرابوني.في الرابعة صباحا أيقظونا وتركونا ننتظر.حملونا في شاحنة ترافقها سيارة جيب للحراسة.من الرابوني وزعونا على مواقع جديدة،وكانت وجهتي مخيم الهلال، لأشتغل عند المسى امبارك ولد النبط، وهو قائد المركز.بمجرد وصولي،نادوا علي وعلى حسن الشاوي وأمروني بالوقوف.بعد ذلك سلموني لسائق عبيدة الشيخ المسمى لسياد، وهما من قبيلة سلام بالجزائر.السائق صارحنا بأن الغرض من استقدامنا ليس العمل بل للمشاركة في التهريب بتفريغ أكياس السلع ذات العلامات في أخرى لا علامات عليها، ونفس الشيء بالنسبة للعلب.
أدخلونا إلى حاوية مليئة بالأرز وبدأنا في التفريغ بشكل متقن. وفي كل أسبوع كان عبيدة الشيخ يستفيد من شاحنة كبيرة من السلع، يعود ربحها عليه وعلى شريكه ولد البوهالي.بعد ايام انضم إلينا شخصان آخران، وصرنا نتناوب على العمل والحراسة، لأن الأمر يتعلق باختلاسات منظمة في قلب الجبهة الفاسدة.آلاف الأطنان من الأرز والدقيق والزيت والمصبرات مرت بين أيدينا قبل أن تجد طريقها إلى الأسواق الأفريقية.لكن أكبر قافلة مساعدات رأيتها تمثلت في مائتين وتسعين شاحنة محملة بالسلع والمصبرات واللباس وقطع الغيار والتجهيزات الطبية ومعدات الطاقة الشمسية.اختاروا الشاحنات المحملة بأغلى السلع كي تتوجه ليلا لما يسمى الكتابة العامة، التي صارت مخازن للتهريب خاصة بمحمد عبد العزيز شخصيا.الجهات المانحة حاولت فرض نوع من المراقبة عند تفريغ المساعدات لكن المرتزقة كانوا يجدون دائما في تقديم الفتيات لأعضاء لجان المراقبة مخرجا للاستحواذ على السلع.الجزائر، بدورها، أرسلت ضباطها، ليس بغرض المراقبة ولكن لتأمين حصة الطغمة العسكرية من الغنائم.الجنرال محمد العماري مثلا استفاد من شاحنة كاملة من الأحذية والملابس الجلدية قادمة من إنجلترا، وكان اسم القافلة "قوس قزح"،وعادت الشاحنات العسكرية التي ذهبت بالمساعدات إلى الجزائر محملة بثمر رديء جدا يترفع عن أكله الدواب.وللالتفاف على الإنجليز كان لابد أن تمر القافله بتندوف أولا،وليس بوهران، كي يبدو الأمر طبيعا وأن السلع متجهة "للشعب الصحراوي".وفي تندوف،وتحديدا في ما يسمى مقر التعاونية كانت الأيادي الجزائرية في الانتظار، ومن بين الأسماء المشتغلة هناك أذكر يربا ولد زعيدر وعبد الله ولد أحمد الزين الملقب بالظلي، وابراهيم السالم ولد صالح وبوجمعة،ولد مسعود المتزوج من جزائرية، محمد البشير الملقب بباسرو من سكان تندوف وأحد مسشتاري محمد عبد العزيز.
كانت القوافل تأتي شهريا من أروبا باسم المخيمات، ولم يكن أهل المخيمات يشمون حتى رائحة تلك المساعدات ولا حتى أخذ صور تذكارية معها.ففي أحسن الأحوال كانت السلع تصل إلى مركز الهلال وانتهى الأمر.والطريف أنه حتى ما يسمى بوزير المجاهدين في جارتنا الشرقية كان يجاهد قدر نفوذه في تلك المساعدات ويستولي على ما يتيسر له من أطنان.وإمعانا في التسول الدولي المربح، كانت السلطات الجزائرية تعمد إلى تجفيف المخيمات من كل شيء ثم البكاء على "الشعب الصحراوي الذي يموت جوعا"، بينما الخيرات ترحل إلى مركز النخيلة حيث توجد ضيعات تربية الدواجن التي تحولت إلى مخازن للتهريب.ثلاجة ولد الميلس مثلا كانت مليئة بالأطنان، والبؤساء في المخيمات يتضورون جوعا.
وللتخلص منا نحن الأسرى الذين أصبحنا خبراء في تقديم الدعم العضلي للمهربين،وبالتالي توفرت لدينا معلومات عما يحدث،واتقاء لأية وشاية منا، فكروا في استبدالنا بآخرين وإرسالنا لبناء سجن الدرك في "عظيم الريح" حوالي مائة كيلومتر إلى الجنوب الشرقي للرابوني، حيث أعدموا الشهيد اليوسفي شنقا.
في ذلك المركز الملعون يوجد نوع من السجناء مثل من شاركوا في الانتفاضة.وهناك بنينا نوعا من الزنازين لا تخطر على بال.سجن تعتبر سجون المغرب مقارنة معه جنة فوق الأرض، ولا غرابة فالمرتزقة تلاميذ نجباء يستفيدون من خبرة الجزائر في تعذيب شعبها ومعارضي نظامها العسكري.هذا هو التجسيد العملي لتبادل الخبرات، بالمعنى القبيح.
رياح الأمم المتحدة تهب
كلفوني بالصباغة في قسم الأفراد ليوم واحد وبعدها أرسلوني إلى مركز "الهلال". تزامن وصولي إلى هناك مع قرب زيارة الصليب الأحمر الدولي لنا.ولنبدو أقل استعبادا، أمرونا بتنظيف ثيابنا.وقد أصر أعضاء الصليب على رؤية عشرة أشخاص بالإسم كنت ضمنهم، ولم يكونوا قد قابلونا من قبل.
رحلونا صباحا إلى وادي بوكلفة،إلى مركز أبراهام السرفاتي تحديدا،حيث سيكون اللقاء مع الصليب الأحمر الدولي.أثناء أخذنا إلى هناك حاول المرتزقة التلطف معنا.المسألة فيها لقاء بهيئة دولية وأجانب.في مركز السرفاتي التقيت بالسيدة ماريا ومعها فلورانس من اللجنة الدولية للصليب الأحمر،وهناك تحدثوا إلينا في كل شيء واستغربنا أنهم يتقنون العربية وحتى اللهجات، بما فيها لهجتنا المغربية الدارجة.
ماريا كانت تشجعنا على الحديث بالدارجة وتقول لنا إنها أختنا.ومع أننا لم نر النساء أكثر من عقدين، فقد كانت تجلس بيننا في اطمئنان وتتقرب منا.كنا نعاملها فعلا كأخت.وقد ارتاح الصليب الأحمر لسلوكنا ووعينا، وصنفنا أحسن مساجين في العالم وأكثرهم انضباطا وحسن خلق.
أعطونا أرقاما دولية وضمنوا لنا إيصال رسائلنا إلى الأهل بأننا مازلنا على قيد الحياة.كتبت رسالة عادية تقول إنني مازلت حيا وسلمت على الأهل.لم أزد أية معلومة لأنني كنت أعلم بيد من ستقع تلك الرسالة.بيد الأعداء الذين لم نعترف يوما بكيانهم.ومازال الأحياء يذكرون شجاعة الأدجيدان قدور الذي قارع الجزائريين على مرأى من الجميع وتحداهم أن يقتلوه لو وجدوا بين الأسرى فردا واحدا خانعا أومستسلما، لقد رفع من هاماتنا عاليا ونحن بين يدي سجانينا.وأذكر الطبيب الفرنسي، لارك، وهو أخصائي أمراض عيون كان يزيل "الجلالة" لبعضنا.الرجل لامس عن قرب صلابتنا فلم يتمالك نفسه وصرح بصوت عال أننا شعب لا يمكن لأي بشر أن يذله، وعرج على تاريخنا وتصدي أجدادنا للنازية.
londonsebou@hotmail.