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Sunday, September 27, 2009

الشاب خالد: الجزائر طردت المغاربة على الطريقة النازية

يستمر الجدل الحاد بشأن تصريحات مطرب الراي الشهير بالشاب خالد خصوص ما قاله عن عمليات ترحيل المغاربة من الجزائر في السبعينات والتي شبهها بممارسات النازية ضد اليهود.
وفي تصريح يعد سابقة بالنسبة إليه شبه مطرب الراي الجزائري في حول مع مجلة " تيل كيل " المغاربة الذين تم ترحيلهم من الجزائر سنة 1975 بما حدث لليهود أثناء الحرب العالمية الثانية في ما تسميه إسرائيل بالمحرقة النازية، داعيا الملك محمد السادس والرئيس عبد العزيز بوتفليقة إلى طي ملف الخلافات القائمة بين البلدين.
وكان الشاب خالد يتحدث عن عملية ترحيل المغاربة في تلك المرحلة، التي اتسمت بالتوتر الشديد بين الجزائر والمغرب على خلفية ملف النزاع الجزائري المغربي حول الصحراء المغربية.
وأضاف خالد في تصريحه المثير والمفاجىء أنه صديق للملك محمد السادس، وهو جد فخور بكونه أصبح جزءا من العائلة الملكية، بعد أن أصبح يدخل إلى الأراضي المغربية دون تأشيرة، ويعمل للقضاء على التوتر بأغانيه السياسية وحضوره لعدة مهرجانات في المغرب، مشيرا في سياق حديثه للمجلة إلى أن علاقة الجزائر بالمغرب ستتحسن.
وقال خالد إن التوتر الواقع في العلاقة بين البلدين الجارين كارثة حقيقية، مشددا على أنه لم يفهم ولم يتقبل إقدام الرئيس الراحل هواري بومدين على طرد مواطنين مغاربة في سبعينات القرن الماضي.
وعن سؤال حول تعامل ملك أغنية الراي مع الوضع الراهن في خضم توتر العلاقات بين البلدين خاصة وهو المعشوق من قبل الشباب من كلا الجانبين المغربي والجزائري، أجاب أنه نشأ مع هذا الوضع الذي سماه انحرافا، وأضاف قائلا "عندما كنت صغيرا رأيت شرطيا يدخل منزل صديقي ثم قام بطرده إلى المغرب، لدينا جميعا أصدقاء تعرضوا للطرد، هناك من تم إخفاؤهم، وآخرين تزوجوا بجزائريين وجزائريات من أجل تفادي قرار الطرد".
وعن نفس السؤال أضاف الشاب خالد أنه بعد أن أضحى قريبا من قادة البلدين الرئيس بوتفليقة والملك محمد السادس أنه يتحدث معهم بصراحة عن العلاقات بين البلدين، وقال أن كليهما قالا له "الناس لن يستطيعوا أن يفهموا إذا قلبنا صفحة النزاع القائم بين البلدين بسرعة، الشباب في كلا البلدين يحبونك " الكلام موجه للشاب خالد" نحن بحاجة إلى رموز مثلك، من أجل تذويب الخلافات القائمة تدريجيا، وفي يوم من الأيام ستعود المياه إلى مجاريها".

Sunday, September 20, 2009

SELON LES STATISTIQUES DE LA DGSN: 100.000 crimes par année en

Chômage, déperdition scolaire, pertes de repères sont autant d’éléments qui contribuent à une recrudescence de la violence depuis 2001.
Les chiffres communiquées par les services de la Dgsn sur son site Internet font réellement peur. Plus de 900.000 crimes, soit une moyenne de 100.000 crimes par an, sont recensés en huit ans ce qui témoigne de l’expansion de phénomènes nuisibles à la stabilité de la société. La Sûreté nationale a constaté la diversité des formes de criminalité. Il peut s’agir de blanchiment d’argent, d’assassinats, de vol, d’escroquerie ou d’agression contre les personnes et de détérioration des biens.A titre d’exemple, les statistiques de la Dgsn ont fait ressortir que lors de la seule année 2008, il a été enregistré plus de 130.000 crimes. 66.000 actes concernent l’agression contre des personnes. Viennent ensuite les atteintes aux biens avec 53.000 actions relevées.La même institution a aussi jugé utile de communiquer les chiffres sur l’émigration clandestine.2217 cas de ce genre ont été constatés lors de la même période. La drogue continue, elle aussi, à figurer en bonne place dans les données transmises par la Dgsn car 4339 affaires liées au trafic de diverses substances ont été élucidées.Les crimes économiques, comme les détournements et l’abus de biens sociaux sont parmi les dépassements contre lesquels tentent de lutter les forces de sécurités.En quelques années, le nombre de crimes a presque doublé puisque le chiffre n’était que de 78.000 en 2001. Il a été porté à 110.000 en 2002 et a atteint 117.000, une année plus tard. En 2004, il y a eu un léger recul de la criminalité avec 112.000 cas, notent les statistiques de la Dgsn.Le répit n’a pas été de longue durée. Il a suffi de franchir l’année 2005 pour que la tendance reprenne à la hausse. 119.000 crimes ont été enregistrés cette année-là.Les statistiques connaissent une envolée plus grave en 2006 lorsqu’il y a eu 126 000 actes criminels. Avec toutes ces données, on n’est pas loin du million d’actes en huit ans sans que les efforts des autorités pourtant médiatisés, ne puissent endiguer ce phénomène.Cette culture de la violence donne lieu à l’utilisation de toutes sortes d’armes. Les couteaux et les armes à feu sont souvent utilisées dans des rixes. D’ailleurs, mêmes les policiers n’hésitent plus à dégainer pour régler des comptes avec des membres de la famille, des voisins ou mêmes des usagers de la route.Même les chiens sont utilisés dans certains quartiers, et pas seulement de la capitale, pour perpétrer des agressions.La violence physique est loin d’être la seule incivilité qui hante la société. Il n’est pas rare que les citoyens soient victimes de la violence verbale car les insultes fusent de partout que ce soit à proximité des marchés, des habitations ou dans la rue.Le tout conduit à un sentiment permanent d’insécurité chez le citoyen et un manque de confiance dans les institutions qui ne sont pas capables de lui assurer la quiétude demandée.Il est curieux de constater que même les représentants du peuple sont victimes de ce sentiment, sinon comment pourrait-on expliquer la volonté des députés de porter des armes? Chacun veut se faire sa propre justice ce qui sape un peu plus l’autorité de l’Etat qui a constitutionnellement le monopole de l’exercice de la violence.L’Etat a d’ailleurs tout misé sur la lutte contre le terrorisme sans s’apercevoir qu’une autre forme de violence et de banditisme est en train de miner la société. Il est tout de même à espérer que lors du troisième mandat de Abdelaziz Bouteflika, cette carence sera comblée.Déjà 200.000 policiers sont recrutés et le directeur de la Sûreté nationale, le colonel Ali Touni, pense qu’il faut recruter davantage d’agents de l’ordre pour encadrer les quartiers des villes ainsi que les contrées reculées.Le DG a admis, il y a quelques jours, à l’occasion d’une cérémonie de sortie de promotion d’agents de l’ordre public que la violence a effectivement pris une propension alarmante en ajoutant que le terrorisme continue toujours de sévir.Justement, pour une jeunesse qui n’a connu que des récits de scènes de violence, d’éventrement, d’égorgement et de décapitation, il est difficile de se familiariser avec des attitudes pacifiques. De toutes façons, même certains hauts responsables de l’Etat n’ont pas fait montre d’un comportement irréprochable.L’ancien président, Liamine Zeroual, a reçu, en guise de cadeau, une réplique de Kalashnikov en quittant le pouvoir, scène qui n’a pas échappé aux caméras de télévision. Comme image pacifique, il y a évidemment mieux.
Ahmed MESBAH - L'EXPRESSION 20-09-2009

Thursday, September 17, 2009

Inquiétudes du Maroc au sujet de la persistance de pratiques d'esclavagisme dans les camps de Tindouf

Le Maroc a exprimé, mercredi devant le Conseil des droits de l'Homme (CDH) de l'ONU, ses inquiétudes au sujet de la persistance de certaines pratiques d'esclavagisme et de travail forcé exercées par les dirigeants du polisario à l'encontre de certaines tranches des populations des camps de Tindouf où sont séquestrées des populations marocaines.

Intervenant lors de la 12ème session du Conseil, l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations unies à Genève, M. Omar Hilale, a indiqué que le reportage "Apartheid du désert", réalisé en 2007 dans les camps de Tindouf par deux journalistes australiens Daniel Fallshow et Violeta Ayala, délivre un témoignage poignant sur des pratiques que le Droit international a bannies à tout jamais et qui n'ont plus cours nulle part ailleurs.
M. Hilale a invité, à ce propos, la Rapporteuse spéciale sur la vente d'enfants, la prostitution d'enfants et la pornographie impliquant des enfants, à se saisir de cette question de toute urgence afin d'alerter la communauté internationale sur cette situation anachronique et à tout mettre en oeuvre pour permettre à ces populations de vivre dignement et d'exercer pleinement leurs droits les plus élémentaires, notamment celui de recouvrer leur pleine et totale liberté.
Par ailleurs, l'ambassadeur marocain a relevé que le phénomène de la vente d'enfants, de la prostitution des enfants et de la pornographie impliquant des enfants est encore plus accentué par le développement impressionnant des nouvelles technologies de l'information et la facilité de leur utilisation et manipulation.
Ces technologies permettent, également, un large accès à ces produits devenus plus faciles à obtenir et ce, en dépit des efforts déployés par les gouvernements et les fournisseurs des services Internet, a-t-il noté, ajoutant que les statistiques alarmantes développées dans le rapport de la Rapporteuse spéciale confirment également ce constat. "Etant donné qu'Internet n'a pas de frontière, une coopération internationale plus étroite dans le domaine de la lutte contre la pornographie mettant en scène des enfants demeure indispensable pour faire face à ce phénomène transfrontalier", a-t-il estimé.Selon lui, une standardisation et une harmonisation des législations nationales ainsi que l'interactivité et la coordination entre les Etats pourraient également faciliter la pénalisation de tels actes lorsque ceux-ci dépassent les frontières nationales.M. Hilale, après avoir indiqué que la lutte contre ce phénomène passe impérativement par la recherche et la poursuite des responsables de ces actes, a insisté pour qu'une attention particulière soit accordée aux victimes, notamment le suivi médical, moral et psychologique afin de permettre à ces enfants de s'intégrer normalement et se développer au sien de leur société.Le diplomate marocain a évoqué, à cet égard, les réformes législatives et institutionnelles adoptées par le Maroc afin de lutter contre l'exploitation des enfants et garantir la poursuite et la punition des auteurs de ces crimes, rappelant que le Royaume avait ratifié le "Protocole facultatif à la Convention sur les droits des enfants relatif à la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants" dès son adoption par l'Assemblée Générale en 2000.Il a ajouté que le Maroc a, également, mis en place depuis 2006 des cellules de prise en charge judiciaire des enfants auprès des parquets généraux dans tous les tribunaux du Royaume et procédé à la formation des membres de ces cellules afin d'améliorer la façon de traiter avec l'enfant en général et l'enfant victime en particulier, notamment en ce qui concerne les techniques d'écoute. GENEVE 16-09-2009

Sunday, September 13, 2009

Guterres : L'augmentation de l'aide du HCR reste liée à un recensement des populations des camps

Le Haut commissaire des Nations unies pour les Réfugiés, M. Antonio Guterres a affirmé, jeudi soir à Rabat, que l'augmentation de l'aide humanitaire du HCR en faveur des camps de Tindouf reste liée à un recensement des populations de ces camps.
"Pour changer la situation actuelle (réduction de l'aide), décidée sur la base des estimations du HCR, il faudrait un recensement qui n'a rien à voir avec le processus politique", a souligné M. Guterres dans une déclaration aux deux chaînes nationales de télévision.
Le responsable onusien a également indiqué que l'Algérie s'était opposée au recensement des populations des camps de Tindouf, et qu'elle fournit toutefois au HCR des chiffres plus élevés que les estimations des Nations Unies.
"Nous avons réduit notre aide en matière alimentaire sur la base des estimations que nous avons et qui sont inférieures aux chiffres donnés par les autorités algériennes", a-t-il expliqué.
"La décision que nous avions prise a été contestée. Pour la changer, il faut un recensement qui n'a rien avoir avec le processus politique", a-t-il dit.
M. Antonio Guterres est actuellement en visite au Maroc dans le cadre d'une tournée dans la région qui l'a également conduit à Alger et Tindouf. MAP 13-09-2009

La prostitution fait vivre des familles en Algérie‏...LA SOCIÉTÉ DANS UN ÉTAT DE DÉLINQUESCENCE AVANCÉ

La prostitution fait vivre des famillesL’Algérie compte 1,2 million de prostituées clandestines. Chacune faisant vivre autour d’elle 3 personnes. Comment subvenir à des besoins de première nécessité? Le moyen le plus répandu est de louer sa force de travail, en d’autres mots plus simples, occuper un emploi et recevoir un salaire acquis à la sueur de son front. En un mot, vivre dans la dignité. Recourir à l’exercice du plus vieux métier du monde, la prostitution, pour boire, manger et s’habiller est le signe révélateur d’un profond malaise. Le signe de la dépravation en marche d’une société qui a mal et qui souffre en silence.Si l’on en croit les conclusions du sondage effectué par l’Institut Abassa, ce type de perversion toucherait une bonne partie de la population algérienne, plus de 10%.«Les Algériens qui vivent directement ou indirectement de la prostitution sont 4 millions et sont âgés de 16 ans et plus», nous dit le rapport. Des chiffres, encore des chiffres. Les Algériens sont gavés de statistiques souvent contradictoires et très peu crédibles alors qu’ils ne cessent pas de se serrer la ceinture. Et à chaque jour suffit sa peine. Un jour c’est l’huile; pendant toute l’année ce fut la pomme de terre au point que l’année 2008 a été déclarée par l’Organisation des Nations unies «Année de la pomme de terre».On aurait pu croire à une grosse plaisanterie à une autre époque. Et la coupe peut être considérée comme déjà pleine. Apparemment non, puisque ces nouveaux chiffres viennent noircir, et de quelle façon, un tableau du climat social déjà pas très reluisant. Pour enfoncer le clou, nous faire boire le calice jusqu’à la lie, l’enquête révèle que les Algériens qui vivent directement ou indirectement de la délinquance et de commerces illicites, sont estimés à 3 millions d’individus âgés de 16 ans et plus. Nous pouvons aisément penser que 16 ans est l’âge plafond de la scolarité obligatoire. Les sondés ayant cet âge et exerçant ces activités illicites mentionnées par le sondage, se trouveraient donc en situation d’échec scolaire.En résumé, il existe 1,2 million d’Algériennes qui se prostituent de manière clandestine.4 millions d’Algériens tirent leurs ressources de ce type d’activité alors que 3 millions vivent de délinquance et autres métiers illicites. Une sombre image de l’Algérie indépendante.Si ces chiffres s’avèrent exacts, ce n’est plus la sonnette d’alarme qu’il faut tirer puisque le ver est réellement dans le fruit, mais c’est à une véritable thérapie de choc (économique, sociale et culturelle) qu’il faut procéder. Selon le rapport de l’Institut Abassa, frappé du sceau de la confidentialité, nous ne serions pas au bout de nos peines.«Ce sondage ne livre pas non plus les données obtenues « off the record », c’est-à-dire hors questionnaire sur la population des SDF (sans domicile fixe), des errances et mendiants ainsi que sur les populations manifestant des pathologies psychologiques et psychiatriques; plus de deux millions», commente le rapport de l’Institut Abassa.Et la cerise sur le gâteau, il ajoute que «l’Algérie marginale, révoltée ou consentante, est bien plus importante en nombre et en priorités d’agir que l’Algérie officielle telle qu’elle apparaît dans les bilans et les rapports cycliques et récurrents que présentent les gestionnaires de la cité…» Oisiveté, mal-vie, prostitution, délinquance, toxicomanie, harragas…Des signes qui ne trompent pas, de dégradation et de perversion sur lesquels les plus volontaristes des discours ne peuvent avoir d’emprise.Mohamed TOUATI
Commentaire: 1 million dux cent mille prostituées!Ce chiffre aurait été tiré d’un sondage effectué par l’Institut Abassa.Un chiffre énorme et qui nous livre, à lui seul, toute la détresse du peuple algérien. Au moment où nos « Grands serviteurs de l’Etat » se nourrissent sur la bête, la dépeçant à pleines dents, quand le chef de l’Etat lui même reproche à un de ses ministres de prendre plus de 5% de pôt de vins, au moment où des ministres et des proches du même chef de l’Etat s’achètent des hôtels et des appartements de luxe à Paris, au moment où le rééquilibrage des forces se fait moyennant des attributions de rentes royales et de lignes de crédits qui se chiffrent en centaines de millions de dollars, au moment où les réserves de change du pays sont l’objet d’une curée sans précedent, nos filles et nos soeurs n’ont d’autre moyen pour survivre, et nourrir les leurs, que de vendre leurs corps à des beggaras qui rôtent leur indigestion.Voilà où en est réduit notre peuple.Et si les chouhadas revenaient cette semaine, pour voir dans quel état nous avons été réduits, par ceux-là même qui étaient planqués, au moment où eux donnaient leur vie.Même du temps du colonialisme, nos femmes n’ont pas été réduites à cette atroce extrémité.DB - L'Expression
source: http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/6582/voici-larticle-le-plus-choquant-de-la-presse-algerienne-dont-les-chiffres-avances-nont-pas-ete-dementis/#more-6582

Thursday, September 10, 2009

Le refus de l'Algérie et des séparatistes de recenser les séquestrés de Tindouf entrave la mission de Guterres (Ould Souilem)

La persistance de l'Algérie et des séparatistes dans leur refus de recenser les populations des camps de Tindouf entrave la mission du Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, M. Antonio Guterres, en visite actuellement dans la région, a souligné M. Ahmedou Ould Souilem, ex-dirigeant du "polisario".

M Ould Souilem, qui a récemment regagné la mère-patrie, a dénoncé dans une déclaration mardi à la MAP, la tendance de l'Algérie et des séparatistes à gonfler délibérément le nombre des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, rappelant que le "polisario" avance le chiffre de 160.000, alors que leur nombre exact ne dépasse guère 50.000.Les séparatistes avancent ces chiffres mirobolants à des fins inavouées pour s'adonner au commerce des aides humanitaires destinées aux séquestrés de Tindouf, a-t-il fait remarquer.M Ould Souilem a vivement dénoncé l'attitude de l'Algérie qui entretient l'opacité sur le nombre réel des séquestrés, s'interrogeant sur les motivations réelles de ce pays qui se dit désintéressée à propos de cette question, mais rechigne à divulguer le chiffre réel et interdit de surcroît aux organisations internationales d'avoir des contacts directs avec ces populations."Si le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés accorde des aides pour 160.000 personnes on est en droit de s'interroger sur la destination de l'excédent pour les 50.000 restants", s'est-il demandé, appelant cette institution à faire la lumière sur cette question pour que les organisations humanitaires puissent apprécier de manière pertinente la situation tragique des populations séquestrées à Tindouf.M. Ould Souilem a également appelé le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés et les autres organisations humanitaires à faire pression sur l'Algérie et le " polisario " pour permettre le recensement des populations des camps de Tindouf, " qui vivent à la merci des aides européennes, alors qu'ils pourraient très bien s'en passer".Cette situation inhumaine s'étend à tous les aspects de la vie dans les camps, à savoir l'enseignement, la santé et l'habitat, a-t-il ajouté. RABAT MAP 10-09-2009

Monday, September 07, 2009

Un juge se lance sur la «piste sérieuse» du lien entre GIA et armée algérienne

La justice française s'apprête à rouvrir le livre noir de l'Algérie. Le juge antiterroriste Marc Trévidic, en charge de l'enquête sur l'assassinat des moines de Tibéhirine, vient de demander au gouvernement français la levée du secret-défense sur tous les documents susceptibles d'accréditer la thèse selon laquelle Djamel Zitouni (photo), l'ancien chef du Groupe islamique armé (GIA), à qui a été imputé l'assassinat des sept religieux français mais aussi la vague d'attentats commis en France en 1995, était en réalité un agent des services secrets algériens. « Ma fonction m'impose de ne négliger aucune piste sérieuse ni de privilégier une thèse sur une autre », écrit le juge dans ses requêtes que dévoile MEDIAPART.FR 07-09-2009

Thursday, September 03, 2009

ALGER: AGRESSIONS, VOLS, INSÉCURITÉ....«Familles algéroises, restez chez vous!»

L’insécurité prend des proportions alarmantes. Il ne se passe pas un jour sans que l’on entende parler de vol, d’agression ou même de meurtre.
Le phénomène est loin d’être contrôlé, tant il prend une ampleur croissante. En somme, les agressions, les vols et la toxicomanie sont devenus légion. Aucun endroit, aucun quartier n’est épargné. Avant-hier soir, la rue Ben M’hidi a été lé théâtre d’une agression en bonne et due forme. Un groupe d’une dizaine de personnes s’en est pris à un couple qui tentait de faire ses emplettes avant l’Aïd. Au vu et au su de tous, portables, bijoux, argent tout est pris, rien n’est laissé au hasard. N’essayez surtout pas de riposter car ces «voyous» travaillent en groupe quand ils ne sont pas protégés par un homme du milieu. Parfois, il vaut mieux rester chez soi bien blotti que de sortir faire un tour au risque de se faire balafrer ou d’y laisser sa «peau».En plein centre d’Alger, les cas d’agressions et de vols se comptent désormais par dizaines. D’autre lieux, situés non loin du centre névralgique de la capitale, sont également sous l’emprise des voleurs à la tire et autres délinquants. Devant ce laxisme, ces bandes de «voyous» ont même trouvé la parade pour commettre leurs forfaits en toute impunité. En effet, au Bd Mohamed-Bouguerra d’El-Biar, certaines bandes simulent une bagarre entre elles. Attirées par les rixes ou gênées par la circulation qui s’ensuit, des familles se font dérober leurs biens. Ces actes sont à répétition. Au sortir du tunnel de oued Ouchayeh, automobilistes ne vous avisez surtout pas de vous arrêter pour changer une roue crevée ou pour tout autre raison. Les rapaces sont aux aguets. En deux temps, trois mouvements vous êtes délestés de vos objets de valeur sous la menace d’une arme blanche.De sinistres individus ont pris ainsi l’habitude de guetter leurs proies à cet endroit. «Ils attendent patiemment, sur le bas-côté de la route, les automobilistes qui s’arrêtent pour leur sauter dessus, à deux ou à trois, et leur dérober tout ce qui leur tombe sous la main», soutiennent des voix. L’acte accompli, ces énergumènes disparaissent en empruntant des sentiers escarpés pour rejoindre un immense bidonville aux ruelles sinueuses. D’autres lieux de la capitale sont aussi visés par certains «pseudos-dépanneurs» qui n’hésitent pas à verser de l’huile sur la chaussée provoquant ainsi des carambolages avant de proposer, pardon, d’imposer, leurs services. Eh! oui, «la fin justifie les moyens». D’autres endroits ont cette triste réputation de servir de nids à la criminalité. Bordj El Kiffan, Bordj El Bahri, Rouiba, El Harrach, Bachdjerrah ou encore Réghaïa n’échappent pas à ce phénomène.A titre anecdotique, récemment, une dizaine de jeunes ont pris en «otage» les voyageurs d’un bus sur la route de Réghaïa. Armés de couteaux et autres armes blanches, ces jeunes ont pris leur temps pour délester de leurs biens les pauvres voyageurs ahuris et impuissants. Le parc d’attractions de Ben Aknoun, Boumati, La Montagne...sont autant de lieux boycottés par les Algérois de par l’insécurité qui y règne. Faisant face aujourd’hui à une montée fulgurante de l’insécurité et de la criminalité, les familles algéroises n’ont plus d’autre choix: subir ou se révolter. Une lutte sans merci contre ce phénomène s’impose d’elle-même pour l’endiguer ou du moins l’amoindrir.
Nabil BELBEY - l'EXPRESSION 02-09-2009

Tuesday, September 01, 2009

Des émeutes éclatent dans plusieurs régions d'Algérie , une colère qui fait peur au régime algérien

Les élus tournent le dos au peuple, le gouvernement brille par son immobilisme et la classe politique indifférente devant l’absence d’enjeux électoraux très proches.
Flambée des prix, chômage, baisse du pouvoir d’achat, à ces ingrédients l’on ajoutera le stress des foyers qui doivent faire face à une rentrée sociale très particulière marquée par trois événements principaux: Ramadhan, Aïd et rentrée scolaire. Sans oublier, bien évidemment, la déception de milliers de citoyens demandeurs de crédits de consommation après la décision du gouvernement de supprimer cette formule. D’autres sont rongés par la crainte de perdre leur poste d’emploi suite aux nouvelles mesures prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009. L’on fera l’impasse sur les soucis quotidiens du citoyen algérien, illustrés notamment par la hogra et la bureaucratie. Un cocktail explosif qui menace la paix sociale chère aux autorités publiques. La rue bouillonne et les signes d’une explosion se manifestent chaque jour que Dieu fait. Parfois, il suffit de rien ou même d’un banal tournoi régional de football pour que le pire se produise. C’est le cas des échauffourées qui ont eu lieu au village Ighil Ouantar à Seddouk (Béjaïa). Alors que deux équipes jouaient les dernières minutes de la rencontre, un individu pénètre sur le terrain. Cela a suffi pour mettre le feu aux poudres. Une bagarre généralisée s’ensuivit. Les supporters des deux équipes en arrivent rapidement aux mains après un moment d’échanges verbaux acerbes. Dans la foulée, on s’en prend au siège de la commune et à la Maison des jeunes. Hier encore, les citoyens de Tirmitine ont organisé un grand rassemblement devant le tribunal de la ville de Tizi Ouzou. (Ndrl lire le papier de Kamel Boudjadi). Mais en Algérie, la révolte est souvent liée à des problèmes de fond ancrés comme une fatalité dans la société et qui se reproduisent chaque année face à une incroyable impuissance des autorités publiques à leur trouver des solutions. C’est le cas de l’éternel problème du logement. Le scénario est le même: l’APC affiche la liste, et le déluge s’ensuit. Pas plus tard que la semaine dernière, des mécontents ayant été écartés, selon leurs dires, de la liste des bénéficiaires de logement dans le cadre de l’évacuation des habitants du site du Bardo, ont protesté devant une école primaire située sur le même site, qui abritait l’opération des recours, en présence du chef de daïra. Les citoyens ont accusé les élus locaux de pistonner leurs connaissances et d’écarter de la liste des bénéficiaires, les personnes qui sont véritablement dans le besoin.Les élus tournent le dos au peuple qui les a confortablement placés dans leurs sièges. Absence de communication et d’interlocuteur, rupture de contact et surtout grand désarroi poussent jeunes et vieux dans la rue, notamment pour contester, comme ce fut le cas à Khenchela après l’arrêt des travaux de la construction d’un nouvel hôpital.Les jeunes se sentant exclus et marginalisés en raison de l’absence de toute prise en charge de leurs préoccupations, investissent les rues, saccagent les commerces et bâtiments administratifs. Mais ces messages de la rue peinent à trouver une oreille attentive. La classe politique doit assumer une grande part de responsabilité dans cette situation. Face à l’absence d’enjeux électoraux très proches, les partis se murent dans un silence et n’affichent aucun intérêt pour les préoccupations des citoyens.Quant aux réponses apportées par le gouvernement, lorsque toutefois il décide de réagir, elles sont en général évasives ne répondant souvent à aucune logique. En Algérie, il y a un mouvement social qui se développe en dehors des partis politiques et des syndicats traditionnels. Ce n’est pas le schéma idéal d’un Etat de droit qui aspire à la paix et à la démocratie.
Achira MAMMERI L'EXPRESSION 01-09-2009