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Monday, April 27, 2009

Lancement d'un site web dédié à la réouverture des frontières entre le Maroc et l'Algérie

Un site web dédié à la réouverture des frontières entre le Maroc et l'Algérie vient d'être lancé et se propose à travers diverses rubriques, dont un Appel, de contribuer à la promotion des relations entre les deux pays voisins.
Une pétition lancée sur le site appelant à la réouverture des frontières a d'ores et déjà recueilli, depuis son lancement le week end dernier, plus de 700 signatures de différentes nationalités principalement Maghrébines.
Sous le slogan : "tous ensemble pour la réouverture des frontières maroco-algériennes", l'initiative qui a recueilli des signataires du Maroc, d'Algérie, de Tunisie, d'Espagne, de France, de Belgique et des Etats-Unis, appelle à un engagement massif afin que les familles séparées depuis 1994 puissent oublier leur drame et pouvoir retraverser cette frontière bloquée de manière unilatérale par l'Algérie à la face des hommes et des biens.
L'Appel est l'œuvre de citoyens marocains et algériens en particulier, maghrébins, méditerranéens en général, "soucieux de l'avenir de cette région d'Afrique du Nord et ayant fait avec réalisme et objectivité le triste constat du gâchis économique, social et culturel engendré par tant d'années d'incompréhensions, par la séparation de familles entières, de frères depuis toujours, d'amis proches et de voisins". Ils se déclarent tous inconsolables à présent, par cette déchirure", lit-on dans cet appel sur la toile à l'adresse www.maroc-algerie.com
Outre sa contribution à l'édification du Maghreb Arabe, la réouverture des frontières entre les deux pays voisins, constitue, selon les initiateurs, "un prélude indispensable à la naissance de l'Union Pour la Méditerranée".
Le site comporte également, une revue de presse, un forum et une rubrique contact.
Les initiateurs de cette pétition comptent également organiser prochainement à Rabat une conférence internationale dans cette même perspective ayant pour thème "Maroc-Algérie : l'ouverture impérieuse des frontières, un gage d'avenir prometteur pour les peuples maghrébins".
Ils prévoient également l'organisation d'une autre manifestation pour la réouverture des frontières entre les deux pays voisins.
RABAT 27.04.2009

Sunday, April 26, 2009

Responsable britannique: L'accord de pêche Maroc-UE ne porte pas atteinte au Statut du Sahara

L'accord de pêche, conclu entre le Maroc et l'Union européenne (UE), ne porte pas atteinte à la question du statut du "Sahara occidental", a affirmé Huw Irranca-Davies, Secrétaire d'Etat britannique chargé de la Pêche.

"A l'instar des accords précédents, l'actuel accord de pêche liant l'UE et le Maroc, s'applique à la zone marocaine de pêche qui se trouve sous la souveraineté ou la juridiction du Royaume du Maroc", a précisé le responsable, en réponse à une question de la députée travailliste à la chambre des Communes (chambre basse du parlement britannique), Katy Clark. Le Secrétaire d'Etat britannique a, par ailleurs, souligné que le Royaume-Uni continue d'estimer que "le progrès vers une solution négociée au conflit du Sahara occidental, prévoyant l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, est mieux réalisé sous l'égide des Nations unies". "A cette fin et conformément à la résolution 1813 du Conseil de Sécurité de l'Onu datée du 30 avril 2008, le Royaume-Uni apporte son soutien total aux efforts du Secrétaire général de l'Onu et de son équipe, et au processus de négociations actuellement en cours", a poursuivi le responsable. La question de la députée travailliste a porté sur la politique du ministre britannique de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales dans le cadre des négociations au sein de l'UE en vue d'exclure les eaux situées au sud de la ligne "27 40" de tout accord futur avec le Maroc dans le domaine de la pêche.
MAP

Saturday, April 25, 2009

Algérie: les violations de la liberté de la presse se sont multipliées pendant les élections

Les violations de la liberté de la presse se sont multipliées en Algérie sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika; un grand nombre d'entre elles se sont d'ailleurs produites pendant la campagne électorale de ce mois-ci, disent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). Bouteflika a été réélu pour un troisième mandat le 9 avril.

La veille du scrutin, le CPJ et RSF rapportent que le gouvernement algérien a interdit la distribution des numéros en cours de trois hebdomadaires français, « L'Express », « Marianne » et « Le Journal du Dimanche » - qui contenaient des articles critiquant le règne de Bouteflika et les liens étroits qu'il entretient avec les principaux généraux de l'armée. Les journalistes rapportent avoir attendu pendant des mois avant d'obtenir un visa d'entrée en Algérie, ou se sont vu refuser leurs demandes, dit le CPJ. D'autres, qui se sont présentés ont été empêchés physiquement de couvrir l'élection présidentielle, disent le CPJ et RSF. Le jour de l'élection, par exemple, Hicham Madraoui et Mahfoud Ait Bensaleh, de l'hebdomadaire marocain « Assahrae Al Ousbouiya » ont été arrêtés, emmenés dans un poste de police d'Alger et interrogés pendant plus de quatre heures. « Leur arrestation ne laisse présager rien de bon pour le troisième mandat du président Abdelaziz Bouteflika », dit RSF. « On a empêché les médias internationaux de couvrir convenablement l'élection. Nous espérons que les médias pourront mieux couvrir le prochain gouvernement de Bouteflika. » Une journaliste tunisienne et championne des droits de la personne, Sihem Bensedrine, n'a pas même été autorisée à mettre les pieds au pays. Bensedrine, qui est arrivée à l'aéroport d'Alger le 4 avril pour participer, avec la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), à la surveillance de la couverture de l'élection présidentielle par les médias locaux, a été contrainte par la police de l'aéroport de repartir à bord du même avion qui l'avait emmenée de Paris. Sans explications. D'après la LADDH, il y a eu dans les médias « absence totale de débat critique » sur l'élection présidentielle et, dans les médias appartenant à l'État, une couverture unanimement favorable à Bouteflika contre ses cinq adversaires. Selon le CPJ, la fréquence des violations a commencé à s'accroître en février 2006, après que le gouvernement de Bouteflika eut émis un décret draconien qui restreint la libre expression et impose des limites très étroites à la discussion sur la guerre civile des années 1990 en Algérie. Sont interdites par exemple les enquêtes sur le meurtre de dizaines de journalistes et la disparition d'au moins deux autres. « Ce décret pousse à davantage d'autocensure dans les médias algériens; il sert de nouvelle prescription de harcèlement et d'incarcération des journalistes critiques, et il élargit le fossé entre les politiques algériennes et les normes internationales en matière de libre expression », dit CPJ. Et le CPJ et RSF ont écrit séparément à Bouteflika pour l'inviter à révoquer le décret de février 2006, et à mettre fin à l'incarcération et au harcèlement des journalistes algériens.
EMarrakech
Samedi 25 Avril 2009

La présidente d'une ONG marocaine anime une séance de projection du documentaire "l'Apartheid du Désert"

Mme Hajbouha Zoubeir, présidente de l'Association des Femmes entrepreneurs à Laâyoune (Amfed) et représentante au Maroc de International Business and Professional Women (BPW), a animé, vendredi à Genève, dans le cadre des activités parallèles à la conférence d'Examen de Durban, une séance de projection du documentaire "l'Apartheid du Désert", réalisé par les deux journalistes australiens Daniel Fallshow et Violeta Ayala et consacré au phénomène de l'esclavage dans les camps de Tindouf.
Lors du débat ayant suivi ce documentaire, et en réponse aux questions d'une audience composée de diplomates et de membres d'ONG participant à la conférence d'Examen de Durban, Mme. Zoubeir a expliqué que les deux journalistes australiens avaient réussi, en 2007, à mettre la lumière sur les pratiques esclavagistes subies par les séquestrés noirs dans les camps de Tindouf.
Cette découverte, a-t-elle ajouté, "a valu aux deux journalistes deux jours de séquestration dans les camps de Tindouf, contrôlés par le groupe séparatiste du polisario, sur le territoire algérien".
La traite des personnes de couleur noire est monnaie courante dans ces camps, a-t-elle souligné, faisant remarquer que les noirs sont considérés comme des biens et sont transmis par héritage.
Elle a cité, à ce titre, l'exemple de Soltana Abdellah Mami, Mauritanienne de 15 ans, léguée dès son jeune âge à une famille blanche de Tindouf qui lui a fait subir, pendant de longues années, les pires sévices.
Mme. Zoubeir a expliqué que Soltana doit sa délivrance à une famille espagnole qui l'avait accueillie et envoyée en 2002 en colonie de vacances à Murcia, à l'invitation d'une ONG pro-polisarienne.
Ayant découvert le statut "d'esclave" de Soltana, ladite famille a milité pour empêcher le retour de l'intéressée à son maître à Tindouf, a indiqué l'intervenante.Genève -MAP

Responsable britanniq: L'accord de pêche Maroc-UE ne porte pas atteinte au Statut du Sahara

L'accord de pêche, conclu entre le Maroc et l'Union européenne (UE), ne porte pas atteinte à la question du statut du "Sahara occidental", a affirmé Huw Irranca-Davies, Secrétaire d'Etat britannique chargé de la Pêche.

"A l'instar des accords précédents, l'actuel accord de pêche liant l'UE et le Maroc, s'applique à la zone marocaine de pêche qui se trouve sous la souveraineté ou la juridiction du Royaume du Maroc", a précisé le responsable, en réponse à une question de la députée travailliste à la chambre des Communes (chambre basse du parlement britannique), Katy Clark. Le Secrétaire d'Etat britannique a, par ailleurs, souligné que le Royaume-Uni continue d'estimer que "le progrès vers une solution négociée au conflit du Sahara occidental, prévoyant l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, est mieux réalisé sous l'égide des Nations unies". "A cette fin et conformément à la résolution 1813 du Conseil de Sécurité de l'Onu datée du 30 avril 2008, le Royaume-Uni apporte son soutien total aux efforts du Secrétaire général de l'Onu et de son équipe, et au processus de négociations actuellement en cours", a poursuivi le responsable. La question de la députée travailliste a porté sur la politique du ministre britannique de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales dans le cadre des négociations au sein de l'UE en vue d'exclure les eaux situées au sud de la ligne "27 40" de tout accord futur avec le Maroc dans le domaine de la pêche.
Londres -MAP
Vendredi 24 Avril 2009

Thursday, April 23, 2009

Un bénéficiaire du programme des visites familiales torturé par des éléments du polisario

Un citoyen marocain de la ville de Laâyoune, ayant bénéficié du programme de visites familiales piloté par le HCR, a indiqué avoir été victime de "coups et de torture" de la part des éléments du polisario dans les camps.
Dans des déclarations à la presse, à son retour mercredi de Tindouf, Sidi Mohamed Salem Ahmed (54 ans), plus connu sous le patronyme de Bouhala Sidi, a affirmé avoir été victime "de coups, d’insultes et de torture", de la part des éléments du polisario lorsqu’il a demandé de visiter la tombe de son frère, Bouhala Slama, qui avait été liquidé par le polisario lors d’une tentative de retour à la mère-patrie le 24 avril 1992.
Sidi Mohamed Salem Ahmed, originaire de la tribu des Rguibate Oulad Bourhim, a raconté avoir été conduit dans un lieu désert où deux éléments du polisario l’ont insulté et roué de coups, avant de le menacer de mort s’il redemande à visiter la tombe de son frère.
Bouhala Sidi, qui a bénéficié de l’opération 13 du programme de visites familiales au titre de l’année 2009, a affirmé que "les familles sahraouies résidant dans les camps de Tindouf attendent que l’occasion se présente pour regagner la mère-patrie, mais que le blocus qui leur est imposé par les éléments du polisario et la sécurité algérienne les en empêche".
Appelant l’ONU et le Conseil de sécurité à intervenir d’urgence pour libérer les séquestrés des camps de Tindouf et leur permettre de rentrer chez-eux, Bouhala Sidi a qualifié de déplorables les conditions de vie dans ces camps.
Les aides humanitaires destinées aux populations des camps de Tindouf sont détournées au profit des éléments du polisario, a-t-il assuré.
La 13ème opération d’échange de visites familiales entre les provinces du sud du Royaume et les camps de Tindouf au titre de l’année 2009, initiée sous l’égide du HCR, a bénéficié, vendredi dernier, à 7 familles totalisant 31 personnes.
Le nombre total des personnes ayant bénéficié des visites familiales depuis le 5 mars 2004 s’élève à 8.039, dont 4.143 personnes en provenance des camps de Tindouf et 3.896 originaires des provinces du Sud.Laâyoune -MAP 23/04/2009

Wednesday, April 22, 2009

Algérie: Cinq islamistes armés tués en Algérie

Cinq islamistes armés ont été tués en Algérie mardi soir par les forces de sécurité à une centaine de kilomètres de Tebessa dans le Sud-Est du pays, a rapporté mercredi l'agence APS citant des sources sécuritaires.Les cinq hommes ont été tués à Stah Guentis, à 120 km au sud de Tébessa, soit à 750 km au sud-est d'Alger, non loin de la frontière tunisienne, dans des circonstances qui n'ont pas été précisées.Depuis le début 2009, une vingtaine d'islamistes armés ont été tués par les forces de sécurité dans cette région, selon la même source, dans laquelle plusieurs attentats meurtriers ont été commis ces derniers mois.Le 18 avril, le maire de la commune de Bir El Ater a ainsi trouvé la mort dans l'explosion d'une bombe au passage de sa voiture et ses quatre passagers avaient été blessés, à une trentaine de km de son domicile.Quelques jours auparavant, un engin explosif avait été désamorcé sur un marché à El Ogla, selon le quotidien francophone El Watan.A la mi-mars, cinq personnes avaient été tuées près de Tebessa par des islamistes armés, dont un berger qu'ils avaient égorgé dans le petit village de Chatabia.Trois membres de la famille de la victime ainsi qu'un élu se rendant sur les lieux de l'assassinat avaient ensuite été tués quand leur voiture avait sauté sur une bombe enfouie sous terre et vraisemblablement déclenchée à distance. (belga)
22/04/09

Tuesday, April 21, 2009

Le discours de Bouteflika éloigne la perspective d'une normalisation avec le Maroc

Le discours du président algérien Abdelaziz Bouteflika, prononcé dimanche à Alger, après la prestation de serment pour son 3ème mandat, est un message clair en direction de Rabat qu'il n'y aura pas de normalisation des relations algéro-marocaines sans le règlement de la question du Sahara, écrit le journal électronique algérien "Tout sur l'Algérie".

"Je n'ai pas besoin de réaffirmer nos positions dans le monde arabe, en Afrique et dans le Tiers-Monde et notre appui à toutes les causes justes notamment à celles des peuples en lutte pour leur libération comme le peuple sahraoui et le peuple palestinien", a affirmé Bouteflika devant les dignitaires du régime algérien. Pour le journal, il s'agit d'un message "clair" en direction de Rabat, dont de hauts responsables ont tout fait, depuis plusieurs mois, pour arracher un geste d'Alger. Le chef de l'Etat algérien met ainsi au même niveau les deux causes sahraouie et palestinienne, un problème de colonialisme qui doit être résolu avec l'indépendance de ces deux territoires "occupés", relève le journal pour qui "les dernières tergiversations marocaines dans les négociations avec le polisario", démontrent que Rabat ne semble pas prête à accepter une solution juste de ce conflit. Dans ce contexte, les appels du Maroc en faveur de la réouverture des frontières et d'une normalisation avec l'Algérie ont très peu de chances d'être entendus à Alger, souligne en substance le journal.
MAP
Lundi 20 Avril 2009

Friday, April 17, 2009

L'université algérienne gagnée par la violence‏ - Elle se clochardise et devient le théâtre d’affrontements : L’université gagnée par la violence

C’est une étrange atmosphère qui règne ces derniers jours dans de nombreuses cités universitaires algériennes. L’université est devenue le théâtre de rixes, d’affrontements à l’arme blanche et parfois même de meurtres. Au vu du nombre de faits divers enregistrés dans des lieux censés abriter le savoir, il apparaît qu’à l’université, la violence devient presque une routine. La « clochardisation » de l’université répond, selon le politologue Mohamed Hachemaoui, aux mêmes logiques qui traversent la société algérienne. Selon lui, le savoir et la science « ont déserté depuis longtemps l’université algérienne ».
L’université n’est plus un espace qui se distingue de la société. On y réfléchit de la même manière que le commun des citoyens », affirme le politologue. L’université paye depuis longtemps la lourde facture de l’ingérence du politique. Son histoire est presque aussi tragique que celle de l’Algérie. « Dès 1965, l’université a été contrôlée par les appareils politiques. Le pouvoir autoritaire ne pouvait laisser cet espace au bouillonnement d’une jeunesse qui veut faire la révolution. D’entrée de jeu, il fallait caporaliser cette institution. Il ne fallait pas que l’université échappe au contrôle des prétoriens. Il y a eu ainsi la répression du mouvement estudiantin. Cela ne suffisait pas, il fallait contrôler l’enseignement. » Puis vint l’arabisation « politique », qui a poussé à la sortie des professeurs francophones et créé un large déficit en encadrement. « Il n’y avait pas l’encadrement suffisant pour accueillir les flux. A cela s’ajoute la massification de l’enseignement qui a entraîné l’effondrement du niveau universitaire », explique M. Hachemaoui.

Des conditions misérables
Le faible niveau des étudiants n’explique pas, à lui seul, la clochardisation de l’université. Le fait est que la jeunesse d’aujourd’hui a vécu une violence inouïe pendant plus de dix ans. Ce qui prévaut aujourd’hui c’est le « Tag âla men tag ». « Les étudiants me répondent de façon violente. Il n’y a plus d’éthique », confie M. Hachemaoui. Il estime que l’université a été rattrapée par les « tendances lourdes » de la société, comme la violence, le clientélisme, la corruption. « Le gouvernement fait face à une explosion démographique. Dans chaque ‘’patelin’’, il y a une université. Mais l’encadrement scientifique fait défaut, on peut construire autant d’amphithéâtres, la situation ne changera pas. Il y a une fuite en avant (….) La corruption est omniprésente. Il est important de contourner toutes ces logiques et de fonder une université sur des bases nouvelles », estime-t-il. Alors qu’elle devrait transcender les barrières ethniques, tribales, régionales et mentales, l’université est réduite à des conditions misérables. Quant à la place de l’intégrisme religieux dans l’université, le politologue estime que « les étudiants sont le produit de l’enseignement fondamental dans lequel les manuels ont accordé peu de place à l’universalisme, à la Raison et aux questionnements philosophiques ». Il y a là une certaine conception de la religiosité, une représentation du monde en blocs religieux et la théorie du complot. « La raison et l’universalisme occupent une place marginale dans l’enseignement. Cela a des affinités électives avec l’islam politique radical, parce que l’université n’échappe pas aux logiques qui traversent la société. Ce n’est pas un hasard si la sahoua islamiya a investi l’université dès la fin des années 1970 », considère M. Hachemaoui. L’université, qui a longtemps été perçue comme une « menace » par le régime algérien, a ainsi été rattrapée par les démons de la société. Censée tirer la société vers le haut, elle tangue au gré des réformes et des rixes entre étudiants.
Chronologie
En septembre 2006. La jeune étudiante Kadache a été victime d’une agression à l’intérieur de l’université de Bab Ezzouar, qui lui a coûté la vie. 28 mai 2007, Violences et affrontements dans une cité universitaire à Bab Ezzouar 8 novembre 2008, A l’université de Constantine, un étudiant agressé à l’arme blanche. Le 20 octobre 2008. Un enseignant de l’université de Mostaganem a été assassiné par l’un de ses étudiants. Le professeur Mohamed Benchehida, spécialiste en physique et en énergie nucléaire, et ancien membre de la Commission française de l’énergie nucléaire. 16 décembre 2008. Dans leur furie, les étudiantes de la cité universitaire de jeunes filles de Tizi Ouzou, ont saccagé le restaurant et l’administration de leur résidence, en signe de protestation contre les problèmes qui prévalent au sein de leur cité. 11 janvier 2009. Des étudiants inscrits à l’université de formation continue (UFC) de Sétif ont tenté d’alerter les autorités compétentes sur l’insécurité dans le campus. 19 février 2009. Sept blessés et six arrestations lors d’échauffourées à la Cité universitaire d’El Tarf. 27 février 2009. Un étudiant burundais a été victime d’une agression à l’arme blanche, perpétrée à proximité de la résidence U pour filles Nahas Nabil. 16 mars 2009. Bataille rangée entre plusieurs factions d’étudiants au centre universitaire de Bouira. 12 avril 2009. Des étudiantes se bagarrent à couteaux tirés dans la cité universitaire de Annaba. 13 avril 2009. Scènes de violences sur fond de surenchères partisanes à la cité universitaire de Tiaret

Wednesday, April 15, 2009

La question du Sahara ne peut être comprise sans la replacer dans son contexte régional (sociologue)

La question du Sahara ne peut pas être comprise si on ne la replace pas dans son contexte régional et surtout si on ne prend pas en considération la politique des dirigeants algériens, a souligné le sociologue marocain Mohamed Cherkaoui lors de la présentation, mardi soir à Madrid, de son livre "Le Sahara, liens sociaux et enjeux géostratégiques".

"Je pense que la question du Sahara n'est que l'un des moyens de pression qu'Alger utilise, à l'instar du pétrole et du gaz, et l'une des pièces de cette tragicomédie que le pouvoir algérien joue", a-t-il ajouté devant un parterre de personnalités marocaines et espagnoles du monde de la politique, de la diplomatie et de la recherche, ainsi que de ressortissants marocains résidant en Espagne.
Dans la première partie de son ouvrage, paru en 2007 aux éditions "The Bardwell Press" (Royaume Uni), M. Cherkaoui a tenté d'expliquer les raisons derrière le refus algérien, durant les trois dernières décennies, de toute solution à ce conflit artificiel et son souhait de voir ériger un Etat au Sahara qui lui soit inféodé.
L'auteur explique que ces raisons sont de politique intérieure et extérieure: "l'Algérie a toujours cherché à détourner le regard de ses citoyens vers les frontières et accuser le voisin d'être le responsable de tous ses maux. En outre, Alger n'a jamais renoncé à devenir une puissance régionale, comme en témoignent toutes ses alliances stratégiques et son économie de guerre".
M. Cherkaoui s'est penché également sur les conséquences d'une éventuelle balkanisation de la région qui risque de conduire à une déstabilisation de tout le grand Sahara, s'étendant de l'Atlantique à la Mer rouge, et d'affecter la stabilité de plusieurs régions, dont l'Europe et le Maghreb.
Dans le même ordre d'idées, l'auteur appréhende la solution de l'autonomie au Sahara dans le cadre du vaste chantier de réformes sans précédent que le Maroc a entreprises depuis dix ans et qui ouvrent des perspectives politiques prometteuses.
La 2ème partie de cet ouvrage, fondamentale selon M. Cherkaoui, est centrée sur l'analyse du degré d'intégration des populations sahraouies des provinces du Sud dans l'entité nationale marocaine, en soumettant aux analyses les plus exigeantes toutes les données démographiques, économiques et sociologiques relatives au Sahara, durant les quatre dernières décennies.
Concernant l'éducation, les recherches menées par M. Cherkaoui ont démontré une forte diminution du taux d'analphabétisme de l'ensemble de la population sahraouie et une évolution des effectifs inscrits dans les différents niveaux de l'enseignement.
Il a été établi également que le taux de pauvreté au Sahara est le plus bas au Maroc.
M. Cherkaoui a conduit aussi une enquête qui a porté sur 30.000 mariages au Sahara d'où il ressort que le taux d'endogamie (mariage au sein de la tribu) dans cette région du Maroc a connu une baisse importante, passant de 95 pc au début des années 1960, à 50 pc en 2006, sachant que l'échantillon pris par le chercheur comptait uniquement des personnes nées au Sahara avant 1975.
"Les résultats de cette enquête prouvent que la société sahraouie est une société ouverte et qu'elle a des relations extrêmement fortes avec les autres régions du Maroc", a-t-il souligné.
M. Cherkaoui a fait observer, par ailleurs, que s'il avait l'occasion de réactualiser son ouvrage, il y ajouterait une partie consacrée aux relations triangulaires entre le Maroc, l'Espagne et l'Algérie, où il tenterait de répondre à plusieurs questions relatives à ces rapports et à leur influence sur la question du Sahara.
Le président de l'Institut des Etudes Catalanes, M. Salvador Giner, a souligné, pour sa part, que M. Cherkaoui a travaillé dans son livre sur des données et des situations concrètes concernant les relations de la population du Sahara avec le nord du pays et la société marocaine.
Le livre de Cherkaoui, qui est une étude macrosociologique partant de l'analyse des acteurs sociaux, "dessine une carte réelle de la société du Sahara et rompt avec un certain nombre de stéréotypes excessifs sur une région du monde qui a souffert du colonialisme espagnol et qui souffre actuellement des ambitions de l'Algérie", a ajouté M. Giner.
"C'est un livre transparent et élégant qui analyse la situation au Sahara avec pertinence et rationalisme", a-t-il relevé.
Le livre de M. Cherkaoui, qui a été traduit à l'espagnol sous le titre "El Sahara, vinculos sociales y retos geostratégicos", est un essai qui n'a pas la prétention de récapituler l'histoire des liens entre le Maroc et le Sahara. Au-delà des principes juridiques qui sous-tendent ces liens, il inscrit la question du Sahara dans son contexte régional et international et éclaire les stratégies des acteurs concernés.
Mohamed Cherkaoui est directeur de recherche au CNRS (Paris-IV Sorbonne) où il dirige le Groupe d'études des méthodes d'analyse sociologique. Ses travaux portent notamment sur la sociologie des systèmes d'enseignement et la mobilité sociale. MAP 15-04-2009

Saturday, April 11, 2009

Sahara: Le Maroc met en cause l'Algérie

Le Maroc a mis en cause samedi son voisin algérien et sollicité l'intervention des Nations unies dans ce que Rabat présente comme une "violation grave et flagrante" par les indépendantistes du Front Polisario du cessez-le-feu en vigueur au Sahara occidental depuis 1991. Selon un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères, quelque 1400 partisans du Polisario, dont plusieurs ressortissants étrangers, ont traversé vendredi la frontière algérienne pour pénétrer dans une zone militaire interdite pour arracher des fils barbelés et tirer des coups de feu en l'air. Le ministère a accusé l'Algérie et son allié sahraoui d'avoir manigancé cette intrusion afin de saboter les efforts déployés pour dégager une solution pacifique au conflit à l'approche de la réunion, à la fin du mois, du Conseil de sécurité sur la question. MAP 11.04.2009

Friday, April 10, 2009

Bouteflika réélu en Algérie, dernier acte d'une tragicomédie

Cela pourrait être une tragi-comédie : celle d'un homme, Abdelaziz Bouteflika qui, depuis 30 ans, court éperdument après une présidence, puis une légitimité électorale qui lui échappe sans cesse en dépit de scores toujours plus élevés.
Le scrutin présidentiel qui s'est déroulé jeudi en Algérie n'a pas failli à cette règle : un taux de participation officiel de 74,11% (90,2% des voix pour le président sortant) quand les médias algériens et étrangers ont tous noté une indifférence sidérale de la population permettant d'espérer au mieux 20% de participation.
On ne peut comprendre cette course obsessionnelle du président algérien sans remonter à un traumatisme personnel survenu, fin 1978, à la mort de son mentor, le président Houari Boumediène. Pétulant chef de la diplomatie d'une Algérie tiers-mondiste, mais déjà verrouillée par le parti unique, Abdelaziz Bouteflika est le confident, autant dire le dauphin naturel du défunt. La police politique va en décider autrement : ce sera Chadli Bendjedid, le début de sa traversée du désert… et l'échec de son premier essai.
Bouteflika, la candidat préféré du « système »
En 1994, la tragédie personnelle laisse place au premier acte de la tragi-comédie. A l'occasion d'une énième crise au sommet de l'Etat, il est pressenti pour jouer le seul rôle qui lui soit imparti : candidat préféré du système. Sa volonté d'obtenir « tous les pouvoirs » et d'être élu triomphalement n'est pas du goût des chefs militaires. Echec du deuxième essai.
Second acte tragi-comique, troisième essai en 1999. L'euphorie pétrolière est loin. Les Algériens ont sombré dans la pauvreté et les violences, initiées après l'annulation en 1992 des élections remportées par les islamistes du FIS, ont déjà fait près de 200 000 morts. Pourtant, porté par des réseaux d'anciens de la Sécurité militaire et d'hommes d'affaires, Abdelaziz Bouteflika est élu comme dans les années 70 : en candidat unique après que tous ses adversaires se soient retirés pour cause de fraude massive annoncée.
La revanche est amère. Mais l'autocrate Bouteflika tisse sa toile politique, sécuritaire et surtout économique. Il place ses hommes dans les rouages de l'administration, installe son clan dans les sphères du pouvoir, érige ses frères, l'un en conseiller et affairiste omnipotent, l'autre en médecin omniprésent.
Le troisième acte de la tragi-comédie algérienne
Troisième acte de la tragi comédie, quatrième essai en 2004 : 58% de participation -30% en réalité - et 83% des votes pour « Boutef ». Les accusations de fraude pleuvent encore, en dépit du joli « coup » des services secrets et des généraux qui auront entretenu l'idée d'une compétition en faisant croire à Ali Benflis, son adversaire et patron du FLN, l'ex-parti unique, qu'il n'était pas seulement un faire-valoir…
Le dernier acte, et cinquième essai, ce 10 avril a sombré dans la mascarade après qu'une révision de la Constitution, adoptée à main levée au parlement, ait permis au président sortant de briguer un troisième mandat pour se succéder à lui même. Toutes les personnalités d'un peu de poids ayant refusé de jouer les lièvres, ce sont cinq candidats « maison » qui ont concouru à ses côtés pour créer l'illusion de la pluralité.
Restait à vaincre la lassitude de la population face à des élections à répétition jouées d'avance et n'ayant jamais le moindre impact sur sa vie. Tâche très improbable au vu de l'incroyable appel lancé par Bouteflika à Guelma :
« Ce qui me préoccupe, c'est l'opinion étrangère et non pas nationale. Ne me faites pas rougir vis-à-vis de la communauté internationale (hamrouli wajhi). Je ne vous demande pas plus que la participation au vote. »
Un rouleau compresseur électoral impressionnnant
Les candidats faire-valoir lui ont emboîté le pas avec un unique programme commun, l'appel à voter, et un consensus : insulter et intimider les partisans du boycott interditsde toute activité publique. La déclaration la plus exotique en la matière aura été celle de la trotskiste Luisa Hanoune lançant sa « malédiction » sur les boycotteurs.
Le ministre des Affaires religieuses dénonçait, lui, l'abstention qui « va à contre-sens des valeurs de notre religion » et demandait aux imams des mosquées d'appeler à voter, après avoir passé ces dernières années à répéter que la mosquée doit échapper aux manipulations politiques.
Mais surtout, Alger a mis en branle un rouleau compresseur électoral impressionnnant : promesses démagogiques à la pelle (augmentation de 50% de la bourse des étudiants, effacement des dettes des paysans et éleveurs) ; débauche d'argent pour organiser des caravanes et arroser des jeunes chômeurs de milliers de dinars pour placarder partout des portraits géants du président-candidat-déjà-élu…
Mais aussi des millions de SMS invitant à voter - un ambassadeur européen en a même reçu ! - ; révision des listes majorant le corps électoral de deux millions d'électeurs ; comités du président-candidat s'apparentant souvent à la pègre locale ; fonctionnaires et policiers sommés de voter ; militaires votant plusieurs fois dans plusieurs communes… Une campagne électorale que résume l'écrivain Boualem Sansal dans une tribune publiée par Le Monde :
« En Algérie, le président autoproclamé fait semblant d'être candidat et les Algériens font semblant de voter. »
D'une vie politique et médiatique fermée à cadenassée
Là s'arrête le vaudeville où Bouteflika, mal élu pour la troisième fois, est néanmoins sûr du silence d'une communauté internationale lorgnant sur les contrats de l'Eldorado gazier algérien.
Là se poursuit une tragédie : celle de millions d'Algériens passés d'une vie politique et médiatique fermée à cadenassée où le pouvoir, contrôlé comme jamais par les services secrets, combat l'émergence de personnalités ou de courants autonomes susceptibles de représenter la société.
Tragédie de syndicats autonomes, hier non reconnus, aujourd'hui réprimés ; de mosquées qui font le plein de fidèles ; de confréries religieuses, les zaouïas, courtisées comme jamais par un pouvoir qui a mené une décennie de sale guerre au nom de la lutte anti-islamiste.
Tragédie d'un pays où la culture de l'émeute violente et quotidienne a pris le pas sur la revendication politique pacifique et où les harragas, ces jeunes qui fuient le pays sur des embarcations de fortune au risque de leur vie, se comptent par milliers.
Pendant ce temps, imperturbable, un Bouteflika usé, affaibli par la maladie, annonce, à 72 ans, l'acte ultime de la mission qui lui a été impartie par le système en 1999 : une amnistie générale qui tirera un trait définitif sur les violences des années 90. La seule manière de garantir au commandement militaire, et aux cadres intermédiaires de l'armée qui y sont impliqués, de n'avoir jamais à rendre de comptes.
José Garçon RUE 89 10.04.2009

Thursday, April 09, 2009

Algérie: cinq tués dans deux attaques

Trois Algériens des groupes de défense (GLD, civils armés) ont été tués mercredi matin par des islamistes armés et deux militaires sont morts de leurs blessures provoqués par des bombes dans deux endroits distincts de l'est algérien, ont indiqué jeudi plusieurs journaux.

Les trois "patriotes", chargés généralement de la protection des villages, ont été tués dans une embuscade près de Al Aouana à quelques km de Jijel (360 km d'Alger), selon El Watan et Liberté (francophones, privés). Ils étaient chargés de la sécurité pour un groupe d'entreprises luso-brésiliennes qui construit actuellement des ports de pêche et de plaisance à El Aouana, précise El Watan. Près de Lakhdaria, au nord de Bouira, un gendarme a été tué mardi par une bombe qui a explosé au passage de leur patrouille, affirme El Khabar et Echourouk, deux quotidiens arabophones (privés). Selon le site en ligne d'El Watan, un militaire qui participait à une opération de ratissage à quelques kilomètres de Lakhdaria, a été victime d'une bombe sur laquelle il venait de marcher. Ces informations n'ont pas été confirmées officiellement. Ces actions ont eu lieu à la veille de l'élection présidentielle de jeudi qui a mobilisé d'importantes forces de sécurité.
AFP Jeudi 09 Avril 2009

Le Maghreb n’est pas une priorité pour Obama, selon un Professeur Américain.

Le continent noir ne serait pas un axe prioritaire dans la politique étrangère américaine sous le règne de Barack Obama, au moins durant les deux premières années de son premier mandat à la tête de la Maison Blanche. Concernant la question du peuple sahraoui, le successeur de Geroge Walker Bush serait tenté de jouer l’équilibriste entre le Maroc et l’Algérie.Lyès Menacer – Alger (Le Soir) – La crise économique mondiale risque de retarder l’action du nouveau président des Etats-Unis en faveur du développement du continent africain, a estimé hier le professeur américain Edward Mortimer, lors de son passage au forum du quotidien Ech- Chaâb. Barack Obama avait manifesté une attention particulière pour le continent noir durant la campagne électorale qu’il avait menée. Contrairement à ses prédécesseurs, le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis avait estimé que l’Afrique ne devait pas rester à l’écart du développement économique, politique et social. Mais une centaine de jours après son accession au trône, Obama semble plus préoccupé par la stabilisation de la situation en Afghanistan où l’armée US s’est trouvée incapable de faire face seule aux talibans. Le professeur Edward Mortimer indiquera toutefois que la nomination de certaines personnes à la tête du département d’Etat américain à la politique étrangère est un signe positif du changement que veut apporter le nouveau président. La récente visite d’Obama en Turquie est considérée comme une prise de distance vis-à-vis de la France, a estimé l’invité du forum, sans toutefois fournir les raisons de ce rapprochement entre les Etats-Unis et la Turquie. Le conférencier s’est contenté d’expliquer que la Turquie est considérée par Obama comme une porte d’entrée au monde musulman que l’administration Bush avait diabolisée aux yeux de l’opinion publique américaine. Obama a déclaré chercher la paix avec les musulmans qu’il a appelés à plus de dialogue dès son accession à la Maison Blanche. Ce dernier avait également affiché une réelle volonté de mettre fin à la politique de va-t-en guerre, prônée par l’administration Bush qui voulait mettre la main sur le pétrole là où il se trouve. Son invasion de l’Irak et de l’Afghanistan serait motivée, selon de nombreux analystes, par le désir de mettre la main sur les ressources naturelles de ces pays avant les autres, d’autant que de plus en plus de nations comme la Chine manifestent un grand besoin pour faire marcher leur industrie. Le professeur américain dira ainsi que le Maghreb compte beaucoup dans la stratégie d’Obama en matière de politique étrangère mais ne serait pas sa priorité pour l’instant. Ses propos ont amené certains présents à lui demander si Obama n’avait pas l’intention de sous-traiter avec la Turquie dans cette zone que les différents gouvernements américains ont rattachée au Moyen-Orient plutôt qu’à l’Afrique. Edward Mortimer répondra par l’affirmative. Lui qui se dit africaniste dans sa vision, estime que Barack Obama a besoin de temps pour introduire tous les changements qu’il avait initiés auparavant. Concernant la question de l’autodétermination du peuple sahraoui, l’invité du forum d’ Ech-Chaâb indiquera que Barack Obama serait tenté de jouer l’équilibriste. Mais il n’hésitera pas à dire que le pays de l’oncle Sam est plutôt acquis aux thèses marocaines qu’algériennes. Les différents rapports remis à la Maison Blanche par certains instituts d’études stratégiques plaident plus pour la cause marocaine que sahraouie. Autrement dit, les Marocains seraient plus actifs que les Algériens en matière de diplomatie vis-à-vis des Américains. Le conférencier juge que les pays occidentaux peuvent influencer la position américaine. «La normalisation des relations algéro-israéliennes ne serait-elle pas le prix que devra payer l’Algérie contre un soutien pour l’autodétermination du peuple sahraoui ?», lui ont demandé des invités. «Oui, cette thèse est plausible », répondra-t-il. Pour conclure, le conférencier dira que Barack Obama représente une autre manière de faire de la politique étrangère, une politique qui privilégie le dialogue à la place de la force des armes qui n’a fait que discréditer davantage les Etats-Unis en l’espace des deux mandats successifs de George Walker Bush
LE SOIR D'ALGERIE 09/04/2009

Wednesday, April 08, 2009

Quelques jours avant la présidentielle, Alger interdit L'Express

Le dernier numéro de l'hebdomadaire a été saisi pour "atteinte aux valeurs nationales". Un article consacré à Abdelaziz Bouteflika, qui brigue un troisième mandat à la présidentielle de jeudi, pourrait être en cause.
Abdelaziz Bouteflika lors d'un meeting de campagne à Alger, le 6 avril (Sipa) L'Algérie a interdit de vente le dernier numéro de l'hebdomadaire français L'Express, pour "atteinte aux valeurs nationales"."Le dernier numéro de l'Express a été saisi samedi en application de l'article 26 du code de l'Information 07/90", a indiqué mardi 7 avril à l'AFP une responsable du secrétariat d'Etat algérien chargé de la Communication, sans préciser le ou les articles de l'hebdomadaire à l'origine de l'interdiction.L'article 26 du code algérien de l'information stipule notamment que "les publications périodiques et spécialisées nationales ou étrangères, quelles que soient leur nature et leur destination, ne doivent comporter ni illustration, ni récit, ni information ou insertion contraires à la morale islamique, aux valeurs nationales, aux droits de l'Homme ou faire l'apologie du racisme, du fanatisme et de la trahison".
Un article sur BouteflikaDans l'édition interdite, L'Express a publié un article sur le président Abdelaziz Bouteflika qui brigue un troisième mandat à la présidentielle de jeudi.Le 2 novembre, l'Expression avait fait déjà l'objet d'une interdiction en Algérie pour atteinte à l'Islam.La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH, indépendante) a estimé de son côté que la couverture médiatique de la campagne électorale a favorisé le président sortant Bouteflika."Il n'y avait pas d'équité entre les candidats dans les médias et "M. Bouteflika a été favorisé d'une manière flagrante", a déclaré le président de la LADDH, Me Mustapha Bouchachi, au cours d'une conférence de presse à Alger.
Opération de surveillance des médiasMe Bouchachi a également dénoncé le "parti pris" de l'administration, censée rester neutre durant la campagne électorale, selon lui. "Le gouvernement et les institutions officielles ont fait campagne en faveur du président Bouteflika", a-t-il dit.Mustapha Bouchachi s'exprimait à l'occasion de la présentation par la LADDH des résultats d'une opération de surveillance des médias algériens durant la campagne électorale pour l'élection présidentielle du 9 avril. L'objectif de cette opération est de mesurer les performances des médias durant cette campagne et de vérifier s'ils ont été en mesure de fournir aux électeurs une information fiable et crédible, leur permettant de se faire une opinion précise, selon la Ligue.
Bouteflika se taille la part du lionSelon cette étude préliminaire, réalisée entre le 19 mars, jour du début de la campagne électorale, et le 1er avril, Abdelaziz Bouteflika s'est taillé la part du lion avec 27,63% dans la couverture médiatique. Il est suivi du gouvernement avec 14,91%, qui a fait campagne pour Bouteflika, selon les auteurs de l'enquête.Les adversaires d'Abdelaziz Bouteflika restent à la traîne avec des taux oscillant entre 8,26% et 10,50%. Les partisans du boycottage de l'élection du 9 avril ferment la marche avec à peine 1,72%, selon la même étude.
NOUVELOBS.COM 08.04.2009

Tuesday, April 07, 2009

l’Algérie sombre dans le désespoir et le renoncement

S’impliquer activement pour exprimer haut et fort le refus du marchandage électoral. BOYCOTTER LES ELECTIONS DU 09 AVRIL 2009.
Se préparer à la célébration du double anniversaire du printemps berbère et du printemps noir.
Dénoncer la fraude électorale et le bourrage des urnes.

DECLARATION - APPEL
A mesure que le rendez vous fatidique s’approche, l’Algérie sombre dans le désespoir et le renoncement, face au pouvoir qui abuse des moyens de l’état et délapide l’argent du contribuable sur fond de spectacles, de promesses clientélistes et de corruptions massives. Tandis que les serviteurs entonnent toute honte bue, la trompette des « indjazates de fakhamatouhou », le malaise s’élargit et la crise économique et sociale perdure avec son cortège de misère, de harragas, de chômage et de délinquance qui touche des pans entiers de la population et particulièrement de la jeunesse. Au moment ou le pouvoir prétend oeuvrer au renforcement de l’édifice démocratique, force est de constater que, fidèle à son attitude faite d’arrogance et de mépris, il persiste à ignorer les aspirations du peuple pour un réel changement à même de favoriser l’émergence d’un état de droit et d’une démocratie véritable.La visite de Bouteflika en Kabylie, dans le cadre de la campagne électorale, a été entourée par une grande agitation, Les serviteurs et supplétifs du pouvoir, on mis en branle tous les artifices pour mobiliser la population, éponger des revendications et plus grave encore travestir tout un combat porté par des générations. Le discours du premier responsable du pays, sur les événements du printemps noir 2001 c’est inscrit à contre courant des attentes populaires, ne pas savoir ce qui a provoqué « cette tragédie nationale » est tragique, l’opinion attend à ce jour la vérité et le jugement des assassins et des commanditaires. En fait, les élections présidentielles du 09 avril prochain, ne réussiront qu’a montrer à l’opinion nationale et internationale que la vie politique en Algérie est une mascarade, personne n’est dupe, les dés sont pipés et BOUTEFLIKA, candidat du système aura son troisième mandat, les lièvres leurs quotes-parts. En l’absence de l’opposition démocratique et la fermeture des champs politiques et médiatiques, le bourrage des urnes est bien une spécialité du pouvoir Algérien.Face à toutes ces provocations, nous citoyens d’Akbou, anciens délégués, familles des martyrs et blessés du printemps noir, saluent les citoyennes et citoyens qui résistent quotidiennement à la corruption, aux pressions et aux manœuvres machiavéliques du pouvoir et de ses relais, et considèrent que seul le combat paye pour renouveler la perspective d’une alternative saine et historique pour l’Algérie.Tout comme nous dénonçons l’instrumentalisation de l’état au profit de BOUTEFLIKA, dans ce cadre nous interpellons le maire de l’APC d’Akbou, quant à l’utilisation du parc communal à des fins électoralistes et clientéliste « Portraits publicitaires de Bouteflika dans l’enceinte des édifices communales ». A ce titre nous appelons les militants, les politiques, les animateurs de la société civile, les travailleurs, les étudiants, les intellectuels et les hommes de cultures et toute la population à reconquérir le terrain pour la sauvegarde des acquis et la consécration de nos droits légitimes.Tout comme nous appelons la population a: - S’impliquer activement pour exprimer haut et fort le refus du marchandage électoral. - BOYCOTTER LES ELECTIONS DU 09 AVRIL 2009.- Se préparer à la célébration du double anniversaire du printemps berbère et du printemps noir. - Dénoncer la fraude électorale et le bourrage des urnes, le 09 avril 2009.
Fait à Akbou le 31 mars 2009
Comité Printemps Noir
Les anciens délégués
les blessés et les familles des martyrs du printemps noir d’Akbou

Monday, April 06, 2009

Boutef, saison 3 : bienvenue à Little Algérie....en France

Le Bondy Blog s’installe quatre jours et quatre nuits dans le quartier le plus algérien de Paris pour vous faire vivre l’élection présidentielle du 9 avril. Abdelaziz Bouteflika brigue un troisième mandat. Idir a posé ses valises à l'hôtel, à deux pas du métro.

J’ai un sac à dos et ce dimanche soir, je ne dormirai pas à Bondy. La dernière fois que je me suis retrouvé dans cette situation, c’était au Canada, quand j’ai crapahuté en tant que reporter pour Müvmedia et Télé Québec. Là, c’est la même chose, sauf que c’est Barbès que je m’en vais découvrir, tabernacle ! Il fait chaud, je suis en tee-shirt et je viens voir ce qu’il se passe à Little Algérie. Un p’tit goût de bled dans tout ça. Les rues sentent le pays. Il y a un quartier à Alger, ils font des petites brochettes, il y a les mêmes odeurs ici, à l’heure du repas. J’ai arrêté de fumer depuis deux mois, et à chaque pas, un Algérien veut me vendre un paquet de Marlboro au black. Franchement, si c’est la même came qu’au bled… Une taffe locale, ça agit sur vos poumons comme un champ de tabac cubain.
L’endroit où on se croit vraiment au bled, à Barbès, c’est au kiosque à journaux situé à la descente du métro. Il y a un Voici pour trois quotidiens algériens. Ça parle élection présidentielle à toutes les pages. El Moudjahid (le combattant), le quotidien du pouvoir, titre « Accueil impressionnant à l’artisan de la paix », avec une photo de Bouteflika à coté du chapeau de l’article, qui dit ceci : « Un ancrage fort de la démocratie ». Les autres essayent de faire contrepoids, en donnant un écho au boycottage organisé par les partis « historiques » d’opposition.
Que fait un Algérien fraîchement débarqué en France ? Ben il va loger dans un hôtel miteux. Je fais donc pareil. Enfin, l’hôtel n’est pas vraiment miteux. Heureusement, il y a le Bondy Blog ! Sinon, si on voulait vraiment faire dans l’immersion totale, je crècherais à deux, trois dans un 9 mètres carrés pour clandestins. L’auberge a une étoile, confort spartiate certes, mais confort quand même. Quand je donne ma carte d’identité, le gérant me demande : « Vous êtes kabyle, vous ? » Non je suis esquimaux, j’ai envie de dire. La quasi-totalité des bistrots et des hôtels du coin sont tenus par les montagnards du Djurdjura. Un café égale un village, un hôtel, une crête de montagne. Les Kabyles reproduisent à l’étranger les assemblées villageoises du pays.
Barbès, c’est la France sur le papier. N’empêche, Bouteflika y fait campagne, des affiches de lui sont collées un peu partout. Dans les boutiques et sur les murs ou à coté des réclames ventant un concert de zouk. Cette pub n’inspire pas beaucoup le chaland : « Dans les autres pays, une campagne présidentielle, ça dure un an minimum. En Algérie elle a commencé il y a trois semaines. Moi, j’aurais pu tout supporter en Algérie : la vie chère, un pouvoir méprisant, mais la corruption, je pouvais plus. Chez nous, un jugement, c’est chez le juge que ça s’achète ! » s’emporte un blédard devant l’hôtel où je loge.
Dans ma piaule, j’allume la télé. Je tombe directement sur la chaîne algérienne, la couverture de l’élection passe en boucle. Les sujets sont tous traités sous le même angle : regardez, les Algériens de l’étranger se rendent en masse aux urnes. « Les immigrés votent. C’est super pour eux, l’Algérie, l’été. Mais au bled, personne ne fera la queue sous le soleil », affirme un dénommé Krimo, rencontré dans une gargote, fier de son visa étudiant. L’abstention, c’est l’adversaire principal du vieux raïs.
En gros, pour Barbès, dire que Bouteflika sera élu, c’est comme dire que demain le soleil se lèvera. Peu iront voter, mais ils sont beaucoup à parler de la présidentielle avec leur famille dans les nombreux taxiphones qui relient Little Algérie au bled. En parlant de téléphone, il y a un mec dans la chambre à coté de la mienne qui organise son mariage au pays via son portable. Les murs sont fins comme du papier calque, on entend tout.
Avant de dormir, je vais faire un tour dans les rues. L’arabe et le kabyle sont parlés au même rang que le français. Surprise, le président algérien n’est pas forcément mal aimé par ceux qui ont fuit le pays qu’il dirige. Les Barbésiens associent ce président à l’embellie économique que connaît l’Algérie grâce à sa manne pétrolière. Boutef est le civil qui tient tête au généraux, disent certains. Il est moins une marionnette que les anciens présidents, disent d’autres. Nadir est vigile à la Fnac. Sa famille possède une grosse ferme en Kabylie : « Je vais voter pour Bouteflika, il nous a beaucoup aidés. » Il y a quelques semaines, l’Etat algérien a épongés les dettes des agriculteurs.
Dans les conversations, on sent l’espoir, la fierté retrouvée, l’honneur de la patrie. Pas parce que Bouteflika sera réélu, mais parce que l’équipe algérienne de football, après son match nul obtenu au Rwanda la semaine dernière et celui de l’Egypte face à la Zambie, a toutes les chances de se qualifier pour la coupe du monde de 2010. « Pour nous, mieux qu’un baril à 200 dollars », plaisante un chibani.
Idir Hocini

Saturday, April 04, 2009

TROUVER UN MARI À L’ALGÉRIE.CAR ELLE RISQUE DE RESTER VEUVE LE 10 AVRIL 2009, MALGRÉ SES 18 MILLIONS D’HOMMES.

Les temps de peur, d’intimidation et de chantage sont révolus à jamais. Quelque soit les méthodes mafieuses utilisées par ce pouvoir et ses sbires pour nous réduire au silence et nous soumettre à nouveau à sa solde, elles sont toute vouées à l’échec.
La honte du 9 avril 2009, Du coté des courtisans, des idolatres, des carriéristes , des tenants du culte de la personnalité, des rabatteurs en tout genre, des voleurs, des violeurs (de la constitution), des meddah, des maquignons politiques, des parvenus multiservices, des indécrottables qui osent et font tout pour rester boulonnés â leurs chaises et perpétuer ainsi leur règne pour désintégrer définitivement ce qui reste de cette Algérie martyrisée, humiliée et appauvrie, rien ou presque n’est épargné, ni négligé pour faire de ce holdup électoral la consécration sans gloire ni honneur de celui qui sera le premier président â vie de cette Algérie du million et demi de martyrs.Ils se reconnaitront tous, ces serviteurs zélés qui sont parmi nous comme d’humbles citoyens, mais qui sont prêts à tout y compris à perdre leur honneur ou le peu qu’il leur en reste pour servir le serviteur du maitre du moment .Ce maitre qui se souviendra peut être un jour pour lâcher un os qui en langage animalier peut se traduire par un lot de terrain, un appartement, une concession ou simplement une intervention au port pour se dérober au paiement des droits de douane. La prévarication et la corruption sont les deux mamelles de ce pouvoir corrompu qui abreuvent ces serfs des temps modernes..À Paris, Abdelmalek Sellal, le directeur de campagne du président candidat à sa propre succession à du se confondre en mille excuses devant un parterre de journaliste aprèsQu’une journaliste a été photographiée et menacée verbalement par un sous fifre en civil.‘’Je vais sortir votre dossier’’.On l’a. Monsieur Sellal a déclaré qu’il s’agit d’un acte isolé qui relève de l’époque de la guerre froide et que lui et son gouvernement se démarquent totalement de ce genre de chantage et de menace sur des citoyens,Nous voudrons bien prendre acte de votre déclaration et de votre bonne foi, mais nous vous garantissons que ce comportement est une culture de ce pouvoir que vous représentez car dans cette contrée lointaine qui est le Canada nous subissons le même chantage et les mêmes menaces de la part de vos hooligans pour qui la liberté d’expression et la libre opinion est un crime de lèse majesté.Donnez nous la preuve que les Pitt bulls que vous avez lâché dans les 4 coins de la planète pour émailler les communautés Algériennes à l’étranger ne sont pas vos chiens de service mais simplement des chiens batards à la recherche d’un maitre pour les nourrir .et nous vous accorderons notre confiance qui pourra même se traduire par un bulletin dans l’urne.Les temps de peur, d’intimidation et de chantage sont révolus à jamais. Quelque soit les méthodes mafieuses utilisées par ce pouvoir et ses sbires pour nous réduire au silence et nous soumettre à nouveau à sa solde, elles sont toute vouées à l’échec.Le monde a changé, nous avec mais pas ce pouvoir mafieux dont l’horloge est encore bloquée à la période du parti unique et de la police politique.Tahar Djaout (Allah yerhamou) disait :SI TU DIS TU MEURS, SI TU NE DIS RIEN TU MEURS, ALORS DIS ET MEURS.Nous somme en 2009, à l’heure des technologies de l’information. Internet est une arme mortelle contre les dictatures. Le monde entier nous est témoin et sait en temps réel toute forfaiture ou tout dépassement. L’époque du cloisonnement est finie.Ce régime honni, hai, destesté, abhorré, vomi par ce peuple sans défense n’a pas changé.il ne changera jamais, mais les Algériens par instinct de survie changeront un jour et auront sa peau, comme en Gerogie, en Ukraine, à Madagascar et ailleurs ou les peuples épris de liberté se soulèvent pour balayer leur dictature.Enfin nous remercierons Allah de n’avoir plus à subir de menaces ni chantage, car la seule force restera à la loi qui est au dessus de tous et pour tous.Sous d’autres cieux et ailleurs dans les contrées respectées, les élites politiques dirigeantes font tout pour conduire leur peuple au bonheur et la prospérité comme le fait par amour un père pour ses enfants. En Algérie, l’élite inculte et affamée a conduit notre pays et notre peuple à l’enfer du sous développement, de l’ignorance et de la pauvreté.Le vol, la prédation, la corruption, l’injustice, l’incompétence sont les marques de commerce de ce pouvoir dont l’autre attribut est la brutalité avec son lot de répression.Boudiaf, Abane, Ben mhidi, Amirouche, Benboulaid, mon frère ainé Ali, mes oncles mes cousins et tous les autres chouhadas doivent se retourner dans leur tombe en apprenant cette forfaiture post mortem.La campagne bat son plein en Algérie y compris dans les bas fonds des bidonvilles pour inciter ces bougres que nous sommes, ces gueux, ces va nu pieds, ces moins que rien, ces sous fifres, ces oubliés depuis 1962 â faire juste acte de présence le 9 avril pour que les télévisions du monde puissent attester, témoigner par le son et l’image (contre monnaie sonnante et trébuchante) qu’elles ont vu des troupeaux d’Algériens aller en masse dans les bureaux de vote prêter allégeance â leur nouveau roi que Dieu le préserve et lui prête longue vie..Pour ce pouvoir nous ne sommes que des moutons de panurge qui doivent aller au champ au titillement de la cloche du berger et rejoindre docilement l’étable sous la menace du bâton du même berger. Manger, dormir, se taire et avoir peur sont les fonctions essentielles aux quelles nous a contraint ce pouvoir.Après avoir eu honte de ces Algériens des casbahs et des bidonvilles, réduits â être cachés et soustraits du regard de cet œil hautain et méprisant qui ne saurait voir. Honte de ces nains que nous sommes, de ces quasimodo sans beauté ni poésie, de ces incultes, rustres et secs comme le reg du désert, de ces goinfres qui consomment plus qu’ils ne produisent, nous voila redevenus le moment d’une festive trafiquée d’avance des êtres fréquentables, des citoyens consultés, écoutés et respectés pour obtenir à nouveau notre docilité et notre servitude.Nous sommes tantôt les lions du desert, les dignes descendants de Massinissa, les enfants de l’émir Abdelkader ou ceux de Abdelhamid Benbadis, les baroudeurs des Aurès et qu’en sais-je encore? Guelma notre président prématurément élu depuis le 12 novembre 2008, nous demande de ne pas le déshonorer devant la communauté internationale.il compte sur nous pour qu’il n’ait pas à rougir devant ses pairs. Il exige un mandat fort pour pouvoir parler à haute voix des dossiers de l’afganistan, de l’irak, du Sahara occidental et de la Palestine…Notre président aurait du rougir seul devant son miroir après s’être parjuré en violant une constitution qu’il a juré sur le saint coran à défendre et à protéger.Il doit rougir de honte d’avoir tourné le dos à la voix de son peuple et succombé à celles de ses serviteurs qui n’ont d’autres préoccupations que leurs privilèges et leurs rentes de situation.Il doit rougir, car nous Algériens sommes très rouges de honte depuis le 12 novembre 2009 quand il a fait rejoindre dans la clandestinité et l’illégalité ce pays du million et demi de martyr le club infâme des dictatures arabes ou les rois, les présidents et les autocrates ne quittent le pouvoir qu’emportés par la mort ou par un coup d’état.Il doit rougir car ce 12 novembre est mon jour anniversaire et il me l a gâché.Pou ne pas avoir à rougir devant les autres peuples et leurs dirigeants du monde, il faut d’abord ne pas rougir devant nous..Si vous ne voulez pas rougir devant nous et devant l’éternel, ne parlez pas de l’afganistan, de l’Irak, de la Palestine du Darfour, car ça ne changera pas notre quotidienneté mais osez parler de ::- Ces Algériens et Algériennes réduits à la pauvreté, l’errance et à la prostitution pour nourrir leurs enfants?- Ces mouroirs que sont nos hôpitaux ?- Cette école qui forme des Zombies?- Cette foultitude de chômeurs?- Cette violence qui nous est faite malgré nous?- De nos enfants devenus par désespoir des kamikazes ?- De la hoggra- Cette corruption institutionnalisée ?- Ces voyous qui vous entourent et qui devraient être en prison pour les méga scandales de détournements et de dilapidations de deniers publics.Ces patriotes au rabais aux commandes du pays, dont les enfants et les comptes garnis de devises volées au pays fleurissent à l’étranger et qui devraient croupir en prison au lieu de bomber leur torse à vos cotés et nous mépriser..Pour ne pas rougir il faut juste aider ces loques humaines d’un pays qui regorge de pétrole et d’escrocs milliardaires, et qui ont pour seul toit la rue Bâb azzoun, le square port Saïd et autres places d’Alger et d’ailleurs.Pour ne par rougir, il y a lieu de secourir nos enfants qui se noient par centaines dans les eaux tumultueuses de la méditerranée pour espérer un mieux être ailleurs que chez nous car l’espoir est anéanti.Pour ne pas rougir il faut restituer à l’immense majorité de la population son pays confisqué depuis 50 ans par la même clique au pouvoir.Tout le monde ou presque sait que l’’enjeu de cette mascarade électorale sans suspense n’est pas qui va gagner, mais qui va voter? L’opposition n’existe plus depuis 10 ans et l’espoir d’octobre 1988 pour démocratiser le pays et faire entrer l’Algérie dans la modernité n’est plus qu’un vague souvenir. L’Algérie retrouve ses vieux démons, son parti unique et sa pensée unique.Pour les Algériens de l’extérieur, qui sont pèle mêle et au gré des conjonctures soit des binationaux, soit des déserteurs, des traitres â la nation, ou des cadres capables de redresser le pays, des salopards d’opposants, ou simplement une manne de devises supplémentaire aux revenus pétroliers, ils sont eux aussi courtisés par ces émissaires triés sur le volet non pas pour leur compétence, mais uniquement pour la flexibilité de leur échine par le roi et ses sbires afin de venir (plutôt aller â l’étranger) faire entendre la voix de la mère patrie â ces néo nord américains,. Exilés de luxe qui s’intéressent â Obama qu’a au bas mot.Ainsi donc, ce pouvoir maudit à l’origine de notre exil se meut en grand frère, le temps d’une kermesse insipide dont les bambins déserteraient les toboggans pour titiller notre amour pour notre pays et nous inciter à faire comme pour la veuve Couder : TROUVER UN MARI À L’ALGÉRIE.CAR ELLE RISQUE DE RESTER VEUVE LE 10 AVRIL 2009, MALGRÉ SES 18 MILLIONS D’HOMMES.Depuis quand nos voix comptent et sont écoutées par nos illégitimes dirigeants?Ont-ils écoutés ou entendus nos cris, nos pleurs, nos gémissements, Ont-ils compati avec nos malheurs et notre détresse et notre douleur? Nous ont –ils restitué notre liberté et notre dignité? Nous ont-ils retourné les milliards de dollars volés et qui sont planqués dans des comptes numérotés en suisse et ailleurs? Ont-ils restitué les sourires volés à nos femmes et nos enfants?Sachant que notre voix ne coute rien pour vous vous ne l’aurez pas.Vive l’AlgérieVive le peuple AlgérienGloire à nos chouhadas.Abdel,Montréal le 2 avril 2009Cet article sera la chronique le SAMEDI 4 AVRIL 2009 à l'émission Montreal labass 102.3 fm radio centre ville. de 22hr 30 a minuit.c'est une réponse aux menaces que l'animateur a reçu de voyous brosseurs du pouvoir.
MONTREAL

'ASM appelle le Conseil danois pour les Réfugiés à mener une enquête sur les violations des droits de l'Homme à Tindouf

L'Association Le Sahara marocain (ASM) a appelé, vendredi, le Conseil danois pour les Réfugiés à ouvrir une enquête sur les graves violations des droits de l'Homme commises au quotidien contre les populations des camps de Tindouf, privées des droits les plus élémentaires comme la liberté d'expression ou de circulation.
Le secrétaire général du Conseil Danois pour les Réfugiés, M. Andreas Kamm, a reçu vendredi une délégation de l'ASM, représentant son bureau au Danemark, qui lui a brossé un tableau de la situation alarmante et préoccupante de la situation humanitaire dans les camps de Tindouf, indique un communiqué de l'Association.
Lors de cette rencontre, la délégation de l'ASM a présenté au Conseil danois des preuves matérielles sur cette situation.
La délégation, présidée par M. Mohamed Badida, a en effet remis au Conseil des témoignages de journalistes australiens Violetta Ayala et Dan Fallshaw concernant les pratiques de l'esclavage dans les camps de Tindouf ainsi que ceux de trois leaders de la communauté noire qui réclament une intervention urgente des instances internationales pour les sauver et les rapatrier au Maroc.
Les deux journalistes australiens ont été arrêtés, alors qu'ils tournaient un documentaire sur l'esclavage dans les camps de Tindouf et ensuite séquestrés durant deux jours avant d'être transférés vers Tindouf ville, puis Alger. Ils ont été longuement interrogés par les services de renseignements algériens avant d'être expulsé vers Paris.Copenhague-MAP

Friday, April 03, 2009

Intervention de Madame Latifa Aît-Baala lors 'un café-débat autour du Sahara Marocain à Bruxelles, organisé par l'Université Libre de Bruxelles

Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi en premier lieu de remercier les organisateurs du débat café de ce soir sur une thématique ignorée par la majorité de nos concitoyens en Europe et qui malheureusement reste trop cantonnée à des débats académiques ou au niveau des instances politiques européennes ou internationales essentiellement les NATIONS UNIES toujours dans un climat animé de tensions.
C’est d’ailleurs une des raisons de ma présence ce soir pour vous exprimer un point de vue citoyen, celui qui est le nôtre au sein de l’Alliance Mondiale des Marocains de l’Etranger animé avant tout par un souci d’unité et d’union de la Nation marocaine. Il faut savoir que le Maroc est un pays composé d’une extraordinaire mosaïque ethnique et tribale, diversité culturelle et culturelle dont les anthropologues en relatent une existence millénaire. Une diversité que nous avons inscrite au cœur de notre association, une association indépendante et pluraliste dans laquelle se rejoignent berbères, arabes, chleus, sahraouis, etc..et qui sont justement le symbole de cette unité nationale.
Une union qui va de paire avec la question de la préservation de l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc dans ses frontières authentiques (article 19 de la Constitution). Naturellement, lorsque l’on parle de frontières c’est toute la délicate question de la délimitation qui est posée et qui constitue la pierre nodale de notre sujet.
Il faut savoir que le Maroc a été dans une histoire relativement récente, un pays territorialement disloqué. En retrouvant son indépendance, le Maroc recouvre progressivement ses territoires avec plus ou moins de difficultés.
- au Nord sous protectorat espagnol ainsi que le Sud,
- sur son flanc Sud-Est, le Saha oriental fût annexé à l’Algérie sous l’occupation française. au moment de l’obtention de son indépendance, petite anecdote à cet égard, lors du référendum d’indépendance, les citoyens notamment à Tindouf « oui pour l’indépendance mais nous sommes Marocains », je tiens aussi à préciser que les frontières au Sud-Est entre l’Algérie et le Maroc ne sont pas internationalement reconnues. Par ailleurs un mur « mur des sables » y a été dressé par le Maroc afin de prévenir les conflits, les infiltrations, etc..
- au Sud une partie revenant à la Mauritanie..finalement le Maroc devra se contenter des seuls Provinces du Sud. C’est toute la question sur laquelle nous allons revenir.
Cette question des Provinces du Sud ou du Sahara occidental est un sujet qui intéresse peu les instances instances européennes et nationales sauf lorsqu’il y va de leurs intérêts. Pour preuve quasiment rien à ce sujet au niveau de la Belgique, à l’exception d’une proposition de résolution déposée à la Chambre voilà deux ans en faveur de la pacification de la région, une proposition toujours pendante par ailleurs ou une récente réponse du Ministre des Affaires Etrangères à une question écrite d’un membre en date du 2 mars.
Pourtant, le lobby Algérien plaçant sur le devant de la scène le polisario a fortement filtré les instances nationales et européennes. En, revanche le lobby marocain est quasiment absent de la scène et se contente de dormir sur ses lauriers et ses acquis, convaincu de son bon droit.
D’ailleurs, la récente polémique suscitée récemment autour du rapport de mission marathon de la Délégation ad-hoc pour le Sahara occidental du Parlement européen présenté le 17 mars denier, montre à quel point si besoin en était, combien le lobby du « polisalgérien » est présent, à tel point que les euro-députés en sont venus non seulement à outrepasser leur mandat et à commettre de grossières erreurs telle que la référence faite à maintes reprises dans le projet de rapport ayant fait l’objet de fuites dans la presse espagnole, à un Etat sans existence, non reconnu par les Nations Unies, la RASD ; une mention qui disparaîtra dans la version révisée du rapport.
Dans le cadre de mon exposé, je me limiterai à soulever ici un certain nombre de points qui sont des points polémiques et qui à mon sens nécessitent quelques éclaircissements afin de mieux cerner une problématique dont la lecture linéaire est difficile compte tenu de la complexité du sujet, une complexité qui est essentiellement liée par ailleurs à des enjeux géostratégiques qui malheureusement relèguent en arrière plan les intérêts des populations sahraouies qui vivent dans des conditions exécrables dans les camps en Algérie.
I - Sur la question de la Souveraineté du Maroc au Sahara
J’aimerai aborder ici la question de l’avis de la CIJ et du concept de puissance administrante.
A - La problématique autour de l’avis de la Cour Internationale de Justice de 1975
Le Maroc a toujours eu une approche légaliste sur ce dossier du Sahara occidental, c’est la raison pour laquelle et dès le départ, il a souhaité inscrire la récupération de ses territoires dans le cadre de la légalité internationale.
C’est le Maroc qui a demandé à inscrire dès 1963 la question du Sahara à l’agenda des Nations Unies et c’est dans ce cadre que Feu le Roi Hassan II avait demandé aux Nations Unions un avis auprès de la Cour International de Justice.
Deux questions essentielles avaient été posées à la Cour :
- « le Sahara occidental (Rio de Oro et Sakiet et El hamra) était-il, au moment de la colonisation par l’Espagne, un territoire sans maître, terra nullius ? » C’est à l’unanimité que sur cette question l’avis indique que le Sahara n’était pas sans maître
- A la question « Quels étaient les liens juridiques de ce territoire avec le Royaume du Maroc et l’ensemble mauritanien », l’avis précise que le territoire avait avec le Royaume du Maroc des liens juridiques. L’avis (14 contre 2) indique et je cite que « les éléments et renseignements portés à la connaissance de la Cour montrent l’existence, au moment de la colonisation espagnole, de liens juridiques d’allégeance entre le sultan du Maroc et certaines des tribus vivant sur le territoire du Sahara occidental ».
Il n’en fallait pas davantage pour que Feu Hassan II décide de la Marche Verte pour récupérer de manière la plus pacifique qu’il soit, les provinces du Sud occupées par l’Espagne.
Je me dois également de préciser l’importance de cette partie de l’avis indiquant qu’il est basé sur des éléments de réponse portés à la connaissance de la Cours. Bien que ces éléments présentent un caractère positif pour le Maroc, des opinions individuelles de membres de la Cour ayant contribué à l’avis et notamment Monsieur Boni considèrent qu’il aurait pu l’être davantage s’il avait été tenu compte d’éléments contextuels. Monsieur Boni a tenu à indiquer que « La Cour n’a pas suffisamment tenu compte du contexte local. En ce qui concerne le Maroc, l’accent n’a pas été mis sur les liens religieux qui unissaient le Sultan à certaines tribus….le Sultan était le commandeur des croyants…Il était ainsi considéré non seulement comme chef religieux mais comme gérant de leurs affaires temporelles. Les liens juridiques qui existaient entre eux étaient donc religieux, ce qui n’est contesté par personne, mais également politiques et avaient le caractère de souveraineté territoriale ».
B - Question de la puissance administrante :
Le Sahara occidental figure sur la liste officielle des Nations Unies des territoires non autonomes, cette liste n’en octroie pas l’administration au Royaume du Maroc. Notons qu’il s’agit là du seul cas de figure en l’espèce, dans tous les autres cas de figure les puissances administrantes de territoires non autonomes sont clairement identifiées. Toutefois, certains documents des Nations Unies font référence à ce concept de puissance administrante en ce qui concerne le Maroc.
Une ambigüité qui montre la difficulté que rencontrent les Nations Unies dans le cadre d’un cas « suis generis », tout simplement, parce que le Maroc est plus qu’une puissance administrante.
Le Maroc exerce sa pleine souveraineté sur l’ensemble des territoires relevant de sa juridiction, c'est-à-dire, y compris ses Provinces du Sud. Son autorité est reconnue de manière incontestée sur l’ensemble du territoire de manière inconditionnelle par l’ensemble de la population.
Sur le plan international, on constate une approche évolutive de la situation qui si elle était timide au départ s’affirme de plus en plus vers la reconnaissance progressive de la souveraineté marocaine sur le Sahara.
Je voudrai à cet égard apporter un éclairage en évoquant ici la question des accords de pêche UE – Maroc qui pour certains contreviennent à la légalité internationale.
C - Les accords de pêche UE – Maroc signé 28 juillet 2005
Dans le cadre de ses relations avec l’UE, le Maroc bénéficie d’une situation privilégiée. Seul pays arabe à avoir accédé au Statut Avancé en octobre 2008, un statut qu’au terme d’un screening sur plusieurs années notamment de l’évolution de la situation des droits de l’homme. (Dans le cadre de la Déclaration de l’UE du 13 octobre 2008 à l’occasion de la 7ème session du Conseil d’Association UE-Maroc « L’UE reconnaît que les réformes entreprises au cours des années précédentes ont permis de consolider les droits de l'homme et d’élargir le champ des libertés individuelles… » et « invite par ailleurs le Maroc à sauvegarder la liberté d'association et de rassemblement, notamment dans le territoire du Sahara Occidental. »)
Cette parenthèse ouverte, je reviens sur la question polémique que certains ont suscitée autour de cet accord et notamment de l’application de l’accord au Provinces du Sud du Maroc et de la définition retenue par l’accord en son article 2, de la « zone de pêche marocaine » comme étant « les eaux relevant de la souveraineté ou de la juridiction du Royaume du Maroc. »
Plusieurs accords de pêche incluant les eaux du Sahara ont été signés aussi bien avec l’UE qu’avec la Russie ou le Japon. Les accords enregistrés au Secrétariat des Nations Unies n’ont jamais été remis en cause.
Il faut savoir que cet accord n’a pu être signé qu’après que les services juridiques des institutions européennes aient pu se prononcer en faveur de la légalité internationale de l’exploitation de la pêche dans les eaux territoriales sous juridiction marocaine.
Il est important de souligner l’engagement pris par les parties en faveur d’une pêche responsable et de l’exploitation durable des ressources halieutiques dans les eaux marocaines. Il ne s’agit donc pas de pillage comme certains le prétendent !
L’accord UE – Maroc qui organise l’exercice des activités de pêches des navires communautaires dans les zones de pêche marocaine dans le cadre d’une licence de pêche délivrée par les autorités compétentes du Maroc accorde une compensation financière relative à l’accès des navires communautaires pour laquelle l’affectation relève de la compétence exclusive des autorités marocaines, et d’un appui financier à l’installation d’une politique nationale de la pêche.
Non seulement la contrepartie financière bénéficie aux populations locales mais le Maroc a toujours investi dans le développement de la région et dans l’amélioration des conditions de vie de la population. Il suffit pour s’en convaincre de comparer les indicateurs sociaux économiques des différentes régions du Maroc pour se rendre compte que les Provinces du Sud sont au dessus de la moyenne nationale.

· Le Royaume du Maroc n'a pas attendu la conclusion des accords de pêche avec les pays tiers pour investir et financer des projets de développement dans les provinces du Sud. En effet, les infrastructures urbaines, portuaires, routières et les hôpitaux en particulier réalisés dans la zone l'ont été bien avant la conclusion de l'APP et d'autres grands chantiers et projets de développement continuent de voir le jour et dont les ressources financières sont puisées dans le budget de l'Etat marocain
· La contrepartie financière annuelle de 36,1 millions d'euros prévue par l'APP Maroc/CE ne représente donc qu'une infime proportion des investissements réalisés par le Royaume au Sud
Les retombées soci-économiques que générent l'APP Maroc-CE bénéficient en grande partie aux populations locales des provinces du Sud, c’est ce que confirme encore la commission européenne le 12 mars dernier suite à la question de Jens Holm qui a confirmé l’apport substanciel aux populations locales. « The European pelagic operators landing in Dakhla estimate that they employ around 200 people in connection with their investments in processing and transportation there and the Moroccan sailors embarked on their vessels are local sailors from Dakhla. »
Le Maroc n’a jamais conçu le Sahara comme une colonie qu’il entend piller, mais partie intégrante de son territoire national qu’il développe sur tous les plans.
Après ces questions de souveraineté, j’aimerai aborder certains points de droit international humanitaire en lien avec les populations sahraouies
II - La question du droit international humanitaire et les populations sahraouies
Détournement aide humanitaire
Comme chacun le sait depuis plus de 30 des populations sahraouies vivent dans les camps en Algérie dans des conditions exécrables à la solde de l’aide humanitaire internationale. Une aide qui fait honteusement l’objet de détournement et dont témoignent notamment l’OLAF ou le PAM.
Recensement des réfugiés
En outre, la communauté internationale ne dispose d’aucun chiffre exact quant à la population exacte dans les camps. Le recensement est une obligation statutaire du HCR à laquelle l’Algérie se devrait de se plier. Pourquoi n’autorise t’elle pas le HCR à effectuer ce recensement des populations si ce n’est pour gonfler l’aide humanitaire internationale qui table sur 160 000 réfugiés alors que le Maroc estime la population entre 40 000 et 50 000 personnes. Le HCR a revu à la baisse les chiffres communiqués par l’Algérie à 90 000.
Concept de réfugié
Si l’on regarde de plus près la définition du concept de réfugié telle que prévue dans la Convention internationale de 1951 : le réfugié est « une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle ; qui craint avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance a un certain groupe social ou de ses opinions politiques, et qui ne peut ou ne veut se réclamer de la protection de ce pays ou y retourner en raison de ladite crainte ».
Il convient de se poser la question de savoir si nous sommes raisonnablement encore dans ce cas de figure compte tenu de l’évolution de la situation.
Je tiens à préciser que plus de deux tiers de la population sahraouie n’a jamais quitté les Provinces du Sud, et qu’elle y vie sans être inquiétée y compris d’ailleurs d’anciens membres du polisario qui ont fui les camps au risque de leur vie ou de membres de famille ayant bénéficié du programme de visite des familles et qui ont déserté les camps pour rester au Maroc. (CORCAS, Conseil Royal aux Affaires Sahariennes)
Il y a lieu de souligner la nouvelle donne, du fait que le Royaume du Maroc a entrepris un large processus de réconciliation notamment dans le cadre des travaux de l’Instance Equité et Réconciliation.
Par ailleurs, le droit au retour librement consenti est un droit que chaque Saharoui dans les camps devrait pouvoir exercer. L’exercice de ce droit viderait naturellement de son contenu toute prétention de l’Algérie et du polisario. Or, les populations sont maintenues dans les camps contre leur gré car elles constituent une pression de l’Algérie et du Polisario sur le Maroc dans une équation géostratégique. Pourtant, le principe de liberté de circulation est une obligation à charge de l’Algérie ?
La série des violations des engagements internationaux de l’Algérie et des exactions commises par le polisario à l’égard des réfugiés est longue ; travail forcé des populations dans les camps ; déportation des enfants à Cuba, déportation par ailleurs confirmée par la représentante de Cuba aux Nations Unies, déportation contraire à la convention des droits de l’enfant ; encadrement militaire des camps, libération de prisonniers de guerre Marocains plus de 25 après le cessez-le-feu intervenu le 6 septembre 1991, des détentions contraires aux Convention (III) de Genève (relative au traitement des prisonniers de guerre, 12 août 1949).
Il est donc plus qu’urgent et du devoir de la communauté internationale de mettre un terme à ces souffrances.
Triste constat : en dépit des plans onusiens successifs, de l’adoption de plus de 70 résolutions par les Nations Unies, de la tenue de quatre rounds de négociations, etc…aucune solution au conflit n’a pu se dégager, « une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable » par les parties.

Une proposition de résolution du conflit basée sur un projet d’Autonomie élargie pour les Provinces du Sud a été soumise par le Maroc aux Nations Unies le 11 avril 2007, une proposition qui entre dans le cadre de la décentralisation et de la régionalisation politique au Maroc. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a mis en exergue cette proposition et en a souligné dans le cadre des résolutions 1754 et 1813, les « efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller vers un règlement ».
De toute évidence le règlement de la question éminemment politique se réglera dans le cadre de la légalité internationale.