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Friday, February 27, 2009

"Les tombes oubliées" de Ahmed Bahi, dix années dans les prisons secrètes du polisario

Mohamed Ahmed Bahi a fait paraître la deuxième édition de son livre "Les tombes oubliées, dix ans dans les prisons secrètes du polisario".

L’auteur résume ainsi la teneur de son ouvrage:"Ce n’est là qu’une partie infime d’une réalité: le calvaire douloureux enduré par le passé, et qui perdure, hélas, pour nombre de citoyens et patriotes fiers, parmi les fils des tribus sahraouies, dont le seul tort est leur fidélité à leur patrie, leur attachement à la béïa de leurs ancêtres et leur ardent désir de retourner de plein gré dans leur pays parmi leurs familles".
Dans ce livre-témoignage, s’imbriquent et s’entremêlent les souffrances individuelles et collectives, au point qu’elles deviennent indissociables.
C’est un cri poignant contre la détention arbitraire que l’auteur a atrocement subie durant dix ans, mais aussi contre la main de fer implacable qui enchaîne la volonté de milliers de citoyens empêchés par le glaive de regagner leur mère-patrie. Il s’agit, aussi, d’un cri pathétique contre la détention arbitraire dans les prisons secrètes de l’Algérie, disséminées dans une vaste étendue, du désert du Hoggar au cimetière de Borj Idriss jusqu’au désert de Lahmada de Tindouf, précisément au cimetière de la sinistre prison Arrachid.
L’ouvrage est un véritable plaidoyer en faveur d’une mobilisation accrue afin d’obtenir la libération de ceux qui continuent de subir les affres de l’emprisonnement arbitraire et de l’isolement déshumanisant, qu’ils soient civils ou militaires.
C’est également un appel pressant aux associations de la société civile et aux bénévoles engagés dans l’action citoyenne parmi les fils des provinces sahariennes, pour s’inscrire activement dans des campagnes soutenues et à grande échelle, afin de gagner à leur cause l’opinion publique internationale et exercer toutes les pressions possibles pour obtenir la libération des prisonniers et des séquestrés, et clore ainsi définitivement ce dossier dramatique.
Dans la prison Arrachid à Tindouf, où l’auteur a vécu dix ans de calvaire qui a consumé la fine fleur de son âge, un diktat policier des plus terribles est exercé par l’appareil sécuritaire militaire algérien, loin des regards et au mépris du droit.
Toutes les pratiques de torture et sévices, toutes les formes d’avilissement de l’être humain et de violation des droits de l’homme y ont libre cours, en toute impunité. L’un des mérites de ce livre, et non des moindres, est d’apporter un témoignage relatant les réalités atroces dans cette prison, et les procédés machiavéliques du polisario, qui, pour effacer les traces du crime, s’est vu contraint de fermer cette prison (située à 25 km de Tindouf) et de transférer les prisonniers dans d’autres lieux.
Le supplice subi par l’auteur, lui qui est originaire du Sahara et qui a une parfaite connaissance de ses tribus, de leurs ramifications claniques et des caractéristiques géographiques et ethnographiques de la région, ne l’a pas distrait de la tâche de rapporter dans son livre des éléments d’informations précieux sur le Sahara et ses habitants, et les péripéties chronologiques qui ont jalonné le cheminement de la question du Sahara, de sorte que l’intérêt du lecteur se trouve capté par cette sorte d’encyclopédie mini-format sur la région et les événements qu’elle a connus durant les dernières décennies.
Décliné dans un style narratif dépouillé, et dénotant le savoir d’historien et d’ethnologue de l’auteur, le livre retient l’attention du lecteur, au fil des péripéties douloureuses vécues par l’auteur dans la geôle de Rabouni (25 km à l’est de Tindouf), par la profonde connaissance qu’il a des cinq ramifications claniques des Bouihat (Rguibate).
L’auteur relate le quotidien pitoyable qui est le lot des détenus de cette prison secrète, au point qu’il en était réduit à se délecter de la chair d’iguane (page 125) qui s’avère, en fin de compte, avoir des vertus diététiques pour les diabétiques.
Sa condition dans la tombe-prison interpelle même sa sensibilité poétique à travers l’invocation de la célèbre Qassida du poète Abou Al Alae Al Maârri : "Oh Ami ! Voici nos tombes à".
Mohamed Ahmed Bahi, démontre au passage la vacuité de l’accusation que le polisario a inventée de toute pièce à savoir une prétendue tentative d’éliminer Mohamed Abdelaziz, pour le jeter dans la prison d’Errachid, dont le caractère macabre l’apparente davantage à un caveau plutôt qu’à un pénitencier.
Il raconte cet épisode en substance: "j’étais surpris par cette accusation. En quelques secondes (à. ) toutes mes ressources mentales se sont emballées dans la recherche d’une sortie de ce guet-apens à Une tentative d’assassinat de Mohamed Abdelazizà.un simple électrochoc violent pour faire sensation. (à) Eux-mêmes savent, et moi aussi, que l’accusation ne tient pas la route". (page 21).
"L’accusation n’est rien d’autre qu’une invention d’un cercle de l’appareil de la sécurité militaire algérien, rongé par des luttes intestines, pour se prévaloir d’un soi-disant succès sur d’autres officines du système et, partant, récolter quelques glorioles militaires".
Conjecturant sur les raisons de sa détention, l’auteur développe une analyse pertinente qui pose quatre hypothèses quant aux véritables motifs de l’accusation, portée aussi contre cinq autres compagnons marocains, en concluant que l’assassinat de Mohamed Abdelaziz était bien dans les plans de l’appareil de sécurité algérien, quitte à l’attribuer à autrui, histoire d’écarter du leadership du polisario tout élément à la filiation marocaine connue, au profit d’un agent entièrement servile de la trempe de l’Algérien Mohamed Lamine Ould Bouhali.
Même si l’atmosphère sinistre des prisons du polisario déteint sur le livre, l’auteur ne manque pas de sens de dérision en se gaussant du vil comportement de ses geôliers qui font cause commune avec "les vipères, scorpions et autres insectes nuisibles" pour rendre la vie infernale aux détenus.
Il relève tout aussi pertinemment le paradoxe de l’appellation de la prison Errachid, alors que cette appellation renvoie au nom d’un citoyen sahraoui tué par la bande criminelle de Lahmada, laquelle, pour se dédouaner aux yeux de la famille du martyr, a fait porter son nom à ce sinistre lieu.
Comble de la dérision, le propre frère d’Errachid a été lui-même jeté dans cette prison et y a subi la torture.
Le livre se termine par une lettre ouverte au représentant de la Croix rouge internationale (Tunis) et une autre lettre ouverte à Amnesty International (Londres), accompagnée de la liste des tortionnaires qui ont commis des sévices et des assassinats dans la prison Errachid.
Cette partie intègre également l’intervention de l’auteur devant la IVème commission des Nations Unies à New York, lors du débat sur la question du Sahara, le 11 octobre 1996.
Les trois documents sur lesquels s’achève ce livre-témoignage, ont valeur de manifeste de protestation contre le traitement cruel et inhumain qu’a subi personnellement l’auteur, durant une décennie et que d’autres citoyens sahraouis innocents continuent de vivre au quotidien dans les camps de Tindouf, sans que l’on puisse leur reprocher rien d’autre que la profession de leur marocanité et leur attachement "la mère-patrie".
Ces documents sont aussi autant de témoignages attestant que le droit ne saurait se perdre tant qu’il y a demandeur et que la justice finira par prévaloir pour que les tortionnaires reçoivent le juste châtiment qu’ils méritent et en récoltent l’opprobre à travers l’histoire.
L’auteur nourrit un double espoir qu’il confie à la MAP.
"Je souhaite que le polisario admette que le temps de l’embrigadement des gens, des services secrets et des complots et révolu", dit-il, donnant comme preuve "le retour massif des habitants des camps et le ralliement à la patrie de tous les chioukhs de tribus, sans exception", sans compter "le nombre impressionnant d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont rejoint l’Espagne, fuyant les camps de Tindouf".
Son deuxième souhait, poursuit-il, "est que les autorités algériennes comprennent et respectent notre désir, en tant que citoyens sahraouis marocains, et notre volonté de mettre un terme à ce conflit et oeuvrer pour l’édification de l’union maghrébine, rêve de tous les peuples de la région".
Il assure, d’autre part, trouver consolation dans le fait que "nombre de de ceux qui ont partagé avec lui le calvaire dans les camps ont eu connaissance de son récit et y ont retrouvé, décrite, en toute véracité et objectivité, leur tragédie".
Et M. Bahi de souligner que la deuxième édition du livre a été publiée au moment où le Maroc s’apprêtait à présenter son projet d’autonomie au Sahara qui représente la voie salutaire pour sauver les séquestrés dans les camps et clore définitivement ce dossier, dans la préservation de l’intégrité territoriale du Royaume.
Le livre de 232 pages, se subdivise en deux parties. La première traite de la période allant du 7 février 1987 à mai 1996 et la deuxième aborde la période juillet 1989-mai 1996.
Mohamed Ahmed Bahi est l’auteur de plusieurs ouvrages notamment "La dernière bataille de la libération au Sahara marocain" et "La marche verte" et du roman "Beit An-Nar" (Maison de feu).
Par Saïd Rifai Rabat

Tuesday, February 24, 2009

TINDOUF, Algérie: Neuf morts dans un attentat en Algérie

Neuf personnes ont été tuées et trois autres blessées dans l'explosion d'une bombe dimanche soir dans la région de Jijel, à environ 350km à l'est d'Alger, a-t-on appris auprès de responsables locaux.
Les victimes sont des agents de sécurité qui travaillaient pour Sonelgaz, le principal fournisseur d'énergie algérien, ont précisé deux responsables municipaux sous couvert d'anonymat.
Cet attentat, dont le quotidien "El-Watan" fait également état, n'a pas été revendiqué.
Associated Press 24/02/2009

Le discours de feu SM Mohammed V le 25 février 1958 à M'Hamid El Ghizlane, moment phare de l'histoire du Maroc contemporain

M'hamid El Ghizlane (MAROC)- Plus qu'un argumentaire pertinent du bien-fondé du droit du Maroc sur ses provinces sahariennes, le discours historique prononcé, le 25 février 1958 à M'hamid El Ghizlane, par feu SM Mohammed V, marque un moment phare qui renvoie à tout le réferentiel identitaire dans lequel se reconnait le Maroc indépendant.
Le Maroc venait, à peine deux ans plutôt, d'arracher son indépendance, lorsque le regretté Souverain décida d'effectuer du 20 au 26 février 1958, une tournée dans la province de Ouarzazate. Un message à forte portée sémantique et symbolique.
Le Maroc fraichement indépendant comptait poursuivre la lutte pour parachever son intégrité territoriale. Ce fut ainsi l'entame de la mobilisation générale. L'indépendance devrait profiter à toutes les régions du royaume.
La visite et surtout le discours royal constituèrent une nouvelle page porteuse d'espoirs pour sceller les retrouvailles pour toujours entre les fils d'une même nation, forgée dans un socle de valeurs que les visées colonialistes n'ont pu altérer.
La lutte commune du Roi et du peuple devait être poursuivie par d'autres moyens. Le mot d'ordre du Souverain porteur du flambeau de la Libération est sans ambiguité : Un Maroc libre.
Des Marocains épanouis. L'on est bien au coeur du jihad Al Akbar. Spontanée et naturelle, la réactivité des populations n'est que plus significative. Le chaleureux accueil réservé au regretté Souverain apportait une preuve supplémentaire de la pérennité des liens d'allégeance qui les unissent au trône. Les habitants de cette partie de la vallée de Draâ voulaient aussi afficher leur fierté d'avoir contribué à la lutte héroïque ayant abouti au recouvrement de l'indépendance et au retour d'exil de feu SM Mohammed V.
Jeunes à l'époque, des témoins de ce moment historique sont encore en vie. Parmi eux, Hadj Nouâmani. Du haut de ses 86 ans, cet ancien nomade se remémore encore de ce jour mémorable.
"On attendait et préparait l'arrivée du Roi des semaines à l'avance, on voulait surtout voir de près le Libérateur du pays et célébrer l'indépendance recouvrée il y a deux ans déjà ", dit-il dans une déclaration à la MAP.
En fait, le discours prononcé par le Père de la Nation ne faisait que traduire une réalité patente prévalant parmi les masses sorties à la rencontre de celui qui a consenti tant de sacrifices pour sa patrie et son peuple.
Les liens séculaires rappelés à cette occasion étaient vécus sous le signe de la continuité. "Nous proclamons solennellement que nous poursuivrons notre action pour le retour de notre Sahara dans le cadre du respect de nos droits historiques et selon la volonté de ses habitants", avait souligné feu SM Mohammed V.
Dans la ferveur de cette mobilisation des populations des confins sahariens du Maroc, le discours de feu SM Mohammed V ne pouvait ne pas rappeler la perpétuelle allégeance que leurs ascendants avaient présentée à Moulay Hassan Ier. Les retrouvailles sont ainsi inscrites dans le cadre de la continuité. Et le regretté Souverain d'ajouter : " Ainsi, nous accomplirons la mission que nous nous sommes engagés à remplir et qui consiste à restaurer notre passé et à édifier un avenir prospère qui permettra à tous nos sujets de connaître le bonheur et la tranquillité".
Dans ce sens, le discours historique de M'Hamid El Ghizlane a constitué, une véritable ligne directrice qui a tracé les contours d'un Maroc moderne et défini les grands objectifs nationaux en matière de recouvrement total de l'intégrité territoriale par la récupération des provinces du sud.
Un tel projet visionnaire ne pouvait qu'avoir un impact déterminant sur la marche vers l'avenir.
Ce qui fait toute la symbolique rattachée à la visite royale à M'hamid El Ghizlane, en tant que l'un des hauts lieux symbolisant la lutte du peuple marocain pour le parachèvement de son unité et de son intégrité territoriale.
MAP 24/02/2009

Sunday, February 22, 2009

Le travail des enfants en Algérie en dessous de l’âge légal augmente d’une manière flagrante selon les experts.

De nombreux enfants sont obligés de quitter l’école pour rejoindre, précocement, le monde du travail en Algérie. Ils offrent leurs bras dans la rue pour se prendre en charge, mais surtout pour soutenir leurs familles. Riyad a quitté l’école à l’âge de neuf ans car il ne trouvait plus d’argent pour assurer ses études à cause de la misère dans laquelle vivait sa famille. Il a aujourd’hui treize ans. Il sait très bien qu’il devait être à l’école avec ses camarades de classe qu’il a quittés sans pouvoir les oublier. Rencontré aux alentours d’un quartier à Boudouaou, Riyad a eu du mal à nous raconter ses déboires, du premier coup, mais, ayant repris confiance, il a décidé de parler à cœur ouvert. « Je sais bien que je devais être à l’école, mais c’est la situation misérable dans laquelle vivent mes parents qui m’a obligé à travailler et à sortir le matin pour ne revenir qu’à la tombée de la nuit à notre baraque de fortune », nous révèle Riyad d’une voix attristée. Vendant des cigarettes, des friandises et du pain traditionnel « la galette » préparé par sa mère, Riyad veut à tout prix gagner un peu plus d’argent. « Mon but est de récolter une bonne somme d’argent, pour donner la moitié à mon père et l’autre je la garde pour moi, afin que je puisse acheter quelques vêtements », dira Riyad qui passe de longues heures à marcher jusqu’à qu’il sent un épuisement accablant.
Comme tous les enfants, la période d’été est la saison tant attendue pour Riyad. Il ne s’agit pas d’une période de détente et de vacances, il est question plutôt de doubler ses gains en vendant des « mhadjeb » et des « beignets » préparés à la maison. Visiblement, Riyad dégage une certaine rancœur, cachée au plus profond de lui, envers la société et envers ses parents. « J’ai grandi avant terme ; je me suis privé d’école au moment ou les autres enfants de mon âge étaient en pleine scolarité », fulmine-t-il. Cet enfant n’est qu’un exemple parmi des milliers de gamins qu’on rencontre sur les trottoirs, dans les gares-routières, sur les bas côtés des autoroutes. Leur commerce se limite à quelques produits comme la galette qu’on refile au niveau des voies à grande circulation. La clientèle ne se bouscule pas devant les corps frêles de ces enfants, qui, à longueur de journées glacées de ce mois de février attendent qu’un automobiliste daigne s’arrêter. Le cas de Samir, treize ans, est un peu différent de celui de Riyad. Lui, qui est en classe de deuxième année moyenne, n’a pas pu échapper au phénomène. « Chaque jour et après les heures des cours, je me mets à vendre de la galette préparée par ma mère. Je suis obligé de me prendre en charge et de soutenir ma famille », raconte Samir. Et d’ajouter : « Une fois l’année scolaire terminée, je commence à travailler pour épargner de l’argent, et ce pour financer la rentrée de l’année suivante et économiser pour quoi acheter quelques habits et des articles scolaires. »
Pour les observateurs, la plus part de ces enfants sont issus de familles vivant dans la misère en Algérie. « Ces familles font partie d’une classe sociale défavorisée qui souffrent d’une pauvreté accablante », estime Lynda.B, sociologue. Et d’enchainer : « Ces pauvres enfants se trouvent devant l’obligation de quitter leurs écoles dès le jeune âge pour affronter un monde totalement différent et plein de dangers. Ainsi, ils subissent inexorablement la pression d’un univers nouveau dans lequel ils ont plongé sans d’être préparés pour cela. Ils sont contraints d’affronter les adultes, les concurrents, les délinquants etc. », explique cette universitaire qui a fait partie d’un groupe de recherches sur l’enfance.
Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com D’après le Jeune Indépendant

Saturday, February 21, 2009

ALGERIE: LES EXPORTATIONS EN HYDROCARBURES BAISSENT DE 36%

L’Algérie perd plus de 2 milliards de dollars22 Février 2009 - Page : 3Lu 91 fois
Encourager les exportations hors hydrocarbures est l’impératif économique qui s’impose à l’ Algérie.
Une courbe descendante et une balance économique qui en pâtit. Alors qu’elles étaient de 6,23 milliards de dollars, en janvier 2008, les exportations algériennes en hydrocarbures ont atteint 4 milliards de dollars durant le mois de janvier dernier. Cela représente une baisse de 36%, a indiqué le Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis) relevant des Douanes algériennes. Cette baisse s’explique, selon les experts, par la forte chute des prix du pétrole enregistrée ces derniers mois. Depuis le mois d’août dernier, le baril de l’or noir a perdu plus de 75% de sa valeur marchande.Cette baisse a eu un impact important sur la balance commerciale de l’Algérie. En baisse de 72,03% par rapport à janvier 2008, l’excédent commercial réalisé par l’Algérie au mois de janvier dernier est d’un milliard de dollars. Les exportations ont atteint 4,07 milliards de dollars, soit une baisse de 36,40% par rapport au même mois de 2008.A l’inverse, les importations ont totalisé 3,07 milliards de dollars (+8,79%),. Cela montre, si besoin est, que l’économie algérienne reste tributaire de l’évolution des exportations en hydrocarbures. Preuve en est, les exportations hors hydrocarbures représentent seulement 2,36% du volume global des exportations, soit une valeur de 96 millions de dollars. Cela est synonyme d’une baisse de plus de 41% par rapport à la même période 2008. Les principaux produits hors hydrocarbures exportés sont constitués du groupe demi-produits, (62 millions de dollars), suivi des produits bruts avec 20 millions, des biens alimentaires (8 millions), des biens d’équipements industriels (5 millions de dollars) et des biens de consommation non alimentaires avec seulement un million de dollars. Au cours du premier mois de 2009, les principaux clients de l’Algérie étaient les Etats-Unis d’Amérique avec 987 millions de dollars, l’Italie (640 millions), la France (412 millions), l’Espagne (385 millions), et la Turquie (250 millions). Quant aux principaux fournisseurs, la première place est revenue à la France avec 562 millions de dollars, suivie de l’Italie (362 millions), l’Espagne (264 millions), la Chine (243 millions), et l’Allemagne avec 181 millions de dollars. Ces données chiffrées mettent en exergue la nécessité d’engager une dynamique économique à même d’encourager et de diversifier la production nationale.A ce titre, le secteur agroalimentaire pourrait constituer le levier d’une politique de sécuritéalimentaire salvatrice. Malgré ces contre-performances pour le moins inattendues, l’économie nationale s’est retrouvée à l’abri, dans un premier temps, de cette crise internationale qui tire son origine dans la crise financière due aux subprimes, qui a pris racine aux Etats-Unis.Le système financier algérien, déconnecté du système financier international, était ainsi épargné, au contraire d’établissements bancaires de renommée internationale qui ont fait de manière spectaculaire faillite, à l’instar de la banque Lehman Brothers aux Etats-Unis.Ironie du sort, l’économie algérienne allait s’en sortir à très bon compte puisque, pour l’année 2008, elle allait enregistrer une rentrée de devises de près de 80 milliards de dollars, et ce grâce uniquement à ses exportations en hydrocarbures. Seulement, voilà, même cette manne pétrolière nous fait défaut. La baisse des exportations en hydrocarbures, de 36%, n’est pas annonciatrice de lendemains meilleurs pour l’économie nationale.
Mohamed Sadek LOUCIF

Friday, February 20, 2009

Regain de violence en Algérie

Sept personnes, dont un bébé et deux gendarmes, ont été tuées jeudi soir par l'explosion de deux bombes à Foum El-Metlag, dans l'est de l'Algérie, pays qui n'avait pas connu d'attentat aussi meurtrier depuis août, a indiqué l'agence algérienne APS.

Georges Galloway force le pouvoir algérien à ouvrir les frontiéres algéro-marocaines provisoirement

Le convoi humanitaire "Ligne de vie pour Gaza", une caravane de plus de 100 véhicules chargés d'aide humanitaire destinée à la population meurtrie de Gaza, est arrivée, mercredi au port de Tanger en provenance de l'Espagne.

La caravane, conduite par le célèbre député britannique Georges Galloway, a entamé son long périple de 8000 km, samedi dernier, à partir de Londres. Après avoir traversé la Belgique, la France et l'Espagne, le convoi a débarqué au port de Tanger d'où il va entamer l'étape arabe de ce long périple humanitaire.
Le convoi devra parcourir le territoire national, puis l'Algérie, la Tunisie, la Libye et enfin l'Egypte d'où il devra regagner le territoire de la bande de Gaza à partir du poste frontalier de Rafah.
A l'arrivée au port, un accueil des plus chaleureux a été réservé aux 250 personnes de ce convoi paré aux couleurs du drapeau palestinien et celui de la Grande Bretagne.
Un collectif d'associations marocaines, notamment celles engagées dans le soutien aux causes arabes et à la Palestine, ont exprimé, par le biais de slogans et de discours de bienvenue, leur profonde gratitude à cette initiative humanitaire destinée à la population palestinienne de la Bande de Gaza qui "souffre le martyre à cause des agressions israéliennes et du dur blocus imposé comme châtiment collectif".
Dans une déclaration à la presse, le députe George Galloway a tenu à relever que l'initiative "Ligne de vie pour Gaza" est aussi un message à "l'ensemble de la communauté internationale en vue de sensibiliser sur le drame palestinien et les terribles agressions contre la population civile de Gaza".
"Au delà de toute considération politique, notre initiative est essentiellement motivée par un élan humanitaire. Il y a des enfants qui souffrent, des familles qui vivent dans le dénuement total et une population meurtrie par les ravages de l'agression militaire israélienne dévastatrice", a-t-il dit.
Ce convoi véhicule aussi un message de paix et de fraternité du peuple britannique aux peuples arabes, c'est également une marche pour interpeller les consciences et inviter les gens à agir en vue de changer les choses et de briser le siège imposé à la Bande de Gaza, a-t-il dit.
Dans une allusion à la question de la fermeture des frontières entre le Maroc et l'Algérie, M. Galloway a souligné que c'est la deuxième fois qu'il traverse cette frontière dans le cadre d'un convoi de solidarité avec les causes arabes, formant le voeu de "voir la cause palestinienne jouer un rôle de catalyseur de l'unité arabe".
Pour sa part, M. Khalid Sefiani, président de l'association marocaine de soutien au peuple palestinien, s'est félicité de cette initiative qui a mobilisé des citoyens britanniques de divers horizons et exprimé le souhait de voir ce convoi contribuer à briser le blocus imposé à la population de la bande de Gaza
Ils sont étudiants, ouvriers, hommes d'affaires, musulmans ou appartenant à d'autres confessions, les 250 participants à ce convoi se sont alliés à ce projet autour d'un principe commun à tous: Solidarité et humanisme.
Kim, un jeune britannique de 24 ans, confie que c'est sa première participation à une oeuvre humanitaire. "J'ai été fortement indigné par les images des massacres dans la bande de Gaza et par les conditions très difficiles dans lesquelles vit toute une population privée d'eau, d'électricité, de médicaments et même des besoins les plus élémentaires pour une vie décente", a-t-il dit.
Malgré la grande fatigue de plusieurs jours de route sans sommeil réparateur, le jeune homme assure: "ma participation à ce convoi est un petit geste dicté par ma conscience qui m'impose d'agir pour lutter contre cette injustice", a-t-il dit.
Parti de Tanger en fin d'après, le convoi fera escale à Rabat avant de continuer son long périple à travers 5 pays arabes jusqu'au passage de Rafah.
Le trajet sera fait d'endurance puisque très peu de bivouacs sont prévus le long de l'itinéraire. Les volontaires de cette mission vont se relayer aux volants des véhicules du convoi qui comprend notamment douze ambulances, un bateau, un camion de sapeurs pompiers, des générateurs d'électricité et d'importantes quantités de médicaments, outils, vêtements, couvertures ou cadeaux pour enfants.
Les véhicules du convoi seront cédés à la population de Gaza, tient à préciser un participant à cette caravane.

Wednesday, February 18, 2009

L'Algérie se sert de la question du Sahara comme prétexte pour entraver l'édification du Maghreb (diplomate)

Un ancien diplomate tunisien a imputé à l'Algérie la responsabilité du blocage de l'édification du Maghreb arabe, en se servant de la question du Sahara comme prétexte.
Dans une déclaration diffusée par la chaîne "Al Arabiya", dans le cadre de son journal de mardi soir, à l'occasion de l'anniversaire de la création de l'Union du Maghreb Arabe, M. Ahmed Mounif, ancien ambassadeur de Tunisie, a affirmé que "le complexe de l'Algérie qui utilise la question du Sahara comme prétexte pour entraver l'édification du Maghreb arabe, est bien la principale cause du blocage de cette union".
Il a fait valoir, à ce propos, que "même avant 1976, lorsque la question du Sahara n'était pas encore posée, c'est la partie algérienne qui s'ingéniait à dresser des obstacles pour entraver l'édification du Maghreb et, par conséquent, bloquait toute tentative d'union économique des pays de l'UMA.
Il a relevé un autre obstacle qui contribue au piétinement de l'édification maghrébine, en l'occurrence "la conception que se font les pays du Maghreb arabe de la souveraineté nationale dans son le sens étroit".
Le diplomate tunisien a précisé, dans le même ordre d'idées, que le Maroc et la Tunisie sont les deux pays qui ont une perception plus évoluée quant à la relativité de ce concept.
MAP 19/02/2009

Monday, February 16, 2009

Le voyage de Christopher Ross en Algérie au cœur d’intenses négociations

C’est un document de pas moins de 25 pages qui a été adressé au nouveau médiateur onusien pour le Sahara Occidental en prélude à sa visite attendue dans la région. En miroir, ce mémo, préparé par le ministère des affaires étrangères algérien, et le département en charge des relations avec la MINURSO, indique clairement les points qui ne pourront pas être discutés avec le haut représentant du SG de l’ONU, dans une tentative de paralyser son action. En effet, en mettant en place des mesures « techniques », censées garantir la « sécurité » de M. Ross, le pouvoir algérien veut en réalité baliser sa visite dans les camps du Polisario aux abords de Tindouf, et l’empêcher d’avoir accès aux populations sahraouies, de peur qu’elles viennent « polluer » son appréciation de la situation.En effet, depuis plusieurs mois, des factions dissidentes du front Polisario ont commencé à distiller leur message sur Internet, affirmant leur volonté de négocier avec le Maroc sans « pré requis », ce qui apparaît clairement comme une fissure dans le bloc de la guérilla.
Ces factions dissidentes auraient voulu, selon des informations parvenues à « Polisario Confidentiel », profiter de la visite de l’envoyé onusien, pour faire entendre leur voix dissonante et faire valoir leur droit à la différence avec la ligne officielle du Front. Forts de ces informations, l’appareil algérien a décidé de limiter le champ de la visite de Ross aux seuls responsables du Front, dont son secrétaire général, Mohammed Abdelaziz. Néanmoins, il apparaîtrait que les dissidents n’aient pas dit leur dernier mot, et qu’une « surprise » attendrait le diplomate…

Tuesday, February 10, 2009

Sahara: Le Maroc a "mis sur la table" un plan d'autonomie que les parties sont appelées à négocier (ministre espagnol des AE)

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a affirmé, mardi, que le Maroc a "mis sur la table" (des négociations) un plan d'autonomie que les parties sont appelées à négocier pour parvenir à une solution durable, mutuellement acceptable, et garantissant les droits de toutes les parties.
Le chef de la diplomatie espagnole a réitéré la position de son pays "conforme à la légalité internationale", pour trouver une "solution juste, durable, mutuellement acceptable par les parties et qui garantisse la libre détermination des Sahraouis, a-t-il souligné lors d'une rencontre à Madrid avec les correspondants de la presse étrangère accrédités en Espagne.
Madrid "n'a pas à juger ou à préjuger du contenu à donner au principe de libre détermination", et il "revient aux parties de déterminer ce contenu" à travers des négociations, sous les auspices des Nations Unies, a insisté M. Moratinos.
Concernant le rôle que pourrait jouer l'Union Européenne sous la présidence espagnole (en janvier 2010) pour aider à trouver une solution au conflit, il a indiqué que l'Union "devrait garantir un parapluie politique à une éventuelle solution négociée et favoriser l'intégration des pays maghrébins".
Les relations de l'UE avec l'Afrique du nord et les pays du Maghreb seront l'une des priorités de la diplomatie européenne sous la présidence espagnole, a annoncé le chef de la diplomatie espagnole.
L'Espagne, a poursuivi le ministre espagnol, tentera d'impulser une "vision et une action diplomatique commune" entre l'Espagne, la France et les Etats-Unis pour aider à trouver une solution au conflit du Sahara.
"Toute action diplomatique doit passer par trois capitales, à savoir Madrid, Paris et Washington, sous les auspices des Nations Unies", a assuré M. Moratinos.
Le Maroc, comme plusieurs pays dans le monde, considère l'autonomie comme une forme d'autodétermination avancée, conforme à la Charte des Nations Unies. MAP 10/01/2009

Friday, February 06, 2009

Les FAR déjouent les tentatives d'incursions criminelles des trafiquants du Polisario

Le 17 janvier 2009, un bataillon des FAR a réussi à arrêter à la frontière avec l’Algérie quatre trafiquants de drogue provenant de Tindouf. Ce développement remet sur le tapis la question des trafics illicites auxquels se livre le Polisario et sa liaison avec le financement de l’action terroriste dans la région sahélo-saharienne. Des trafiquants de drogue munis d’armes de guerre (Kalachnikov), circulant en jeeps et rompus aux techniques de guérilla (embuscades, etc) … On se croit vraiment aux confins lointains de la Colombie ! Et pourtant, cela arrive à nos frontières avec l’Algérie. Le 17 janvier, à la nuit tombante, huit éléments surarmés du Polisario ont essayé de s’infiltrer à travers les frontières marocaines avec l’Algérie, au niveau du point frontalier dit «Oued Ennamouss». «Il s’agissait de trafiquants de drogue», nous apprenait un communiqué du ministère de l’Intérieur, diffusé lundi dernier. Ces derniers «ont été détectés par les radars du 10ème bataillon de surveillance des frontières (BSF) des Forces armées royales, dont le commandement a actionné une équipe d’intervention pour contrecarrer la tentative d’infiltration». C’est chose faite. Plus encore, le vaillant bataillon marocain a réussi à faire quatre prisonniers parmi les assaillants, au terme d’une intervention militaire déterminante. «Les personnes arrêtées seront présentées devant le tribunal permanent des FAR dès clôture de la procédure», annonce le communiqué, sans toutefois révéler l’identité des suspects. Or, un seul élément évoqué dans le communiqué offre une précieuse clef pour démêler l’écheveau de l’affaire. «Les assaillants sont originaires de Rguibat-Chargue». On se trouve, d’emblée, face à la tribu à laquelle appartient un haut responsable du Polisario. Ce responsable n’est autre que le soi-disant «ministre de la Défense» du front, Ould Al Bouhali. Des fins connaisseurs de la région évoquent l’hypothèse même que les suspects soient des «cousins» du «ministre de guerre» du Polisario. Une chose est sûre. «L’activité des barons de la drogue provenant des camps de Tindouf se fait avec la bénédiction, voire la soutien logistique, des hauts responsables du Polisario», certifie le président de l’Association sahraouie de défense des droits de l’Homme, Ramdane Ould Messaoud (voir l’entretien ci-dessous). L’Algérie, qui souhaite récolter les dividendes de ce commerce illégal, est pointée d’un doigt accusateur. Car ne voilà-t-il pas que l’Algérie arme le bras du Polisario ? D’où viennent, et entre quelles mains débarquent alors les armes du Polisario ? Si l’approvisionnement du Polisario en armes porte à l’évidence la signature de l’Algérie, le détournement de ces mêmes armes à d’autres fins que la fameuse «lutte pour l’indépendance» soulève plus d’une équivoque. Il s’est avéré ces derniers temps que des armes immatriculées en Algérie ont été saisies chez des groupes terroristes actifs à la frontière entre l’Algérie et le Mali. Qui a livré alors ces armes à ces groupes terroristes, dont ceux de l’Organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique, si n’est le Polisario lui-même ? L’équation est simple : L’Algérie arme le Polisario qui arme à son tour les groupes terroristes. Ould Messaoud, président de l’Assadeh, n’a pas l’ombre d’un doute. Et il se base sur des faits pour argumenter cette hypothèse. «Il y a deux ans, des éléments de groupes terroristes actifs dans la région sahélo-saharienne ont été arrêtés à la frontière entre le Mali et l’Algérie en possession d’armes appartenant au Polisario. Il s’agit des mêmes armes livrées par l’Algérie aux mercenaires du Polisario», a-t-il rappelé, à l’appui de sa thèse. Reste à savoir pourquoi le Polisario aurait dû armer ces groupes terroristes. A cela, il y aurait deux raisons. Les trafiquants de drogue du Polisario feraient don de ces armes en contrepartie de la protection que devraient leur assurer les groupes terroristes. S’agissant de la seconde raison, il y a pis que pire. Des éléments du Polisario se sont eux-mêmes convertis à l’action terroriste. «Quand on connaît la tentation intégriste à laquelle sont assujettis les jeunes habitants des camps de Tindouf, on imagine facilement le danger de leur dérapage vers l’action terroriste», met en garde Mohamed Talib, membre du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas). Voilà qui confirme l’alerte déjà lancée par le Centre européen d’intelligence stratégique et de sécurité (ESISC), qui, dans un récent rapport accablant sur le Polisario, a mis en exergue la dérive vraisemblable du Polisario vers l’action terroriste. Un danger à prendre très au sérieux.
Le 6-2-2009Par : M’Hamed Hamrouch ALM

Thursday, February 05, 2009

Selon le chef de la Minurso : le rôle d'une mission de paix ne peut être élargi aux droits de l'Homme

La Minurso a pour tâche le maintien de la paix au Sahara, et non la protection des droits de l’Homme, a précisé le chef de la mission onusienne, le Britannique Julian Harston, lors d’une récente sortie médiatique.Le chef de la Minurso vient de couper l’herbe sous les pieds du Polisario, en rejetant sa revendication d’élargir la tâche de la mission onusienne à la protection des droits de l’Homme au Sahara. «Il n’y a jamais eu dans les missions de maintien de la paix une mission des droits de l’Homme», a clarifié Julian Harston dans un entretien au quotidien espagnol «ABC» paru lundi. Le chef de la Minurso a cité l’exemple des missions de maintien de la paix opérant sur le plateau du Golan (Syrie), ou plus encore au Pakistan. Par cette précision, le responsable onusien renvoie dos à dos le Polisario et Human Rights Watch. L’ONG américaine avait appelé, dans un récent rapport sur les droits de l’Homme au Sahara, à l’élargissement de la mission de la Minurso à la protection des droits de l’Homme, reprenant à son compte une réclamation faite par le front séparatiste pour faire endosser à la Minurso la responsabilité du contrôle de prétendues «violations des droits de l’Homme au Sahara». «Il y a d’autres formes et méthodes de faire un suivi des droits de l’Homme», a rétorqué le chef de la Minurso, ajoutant que la décision relève plutôt du «Conseil de sécurité pour prendre les mesures nécessaires et les recommandations» relatives à ce sujet. Le chef de la Minurso, qui s’exprimait sur les colonnes d’une publication espagnole connue pour sa sympathie à l’égard de la thèse du Polisario, a par ailleurs salué la mission d’investigation sur les droits de l’Homme effectuée fin janvier à Laâyoune par une délégation du Parlement européen. M. Harston a qualifié cette visite de «pas positif». La délégation, qui était constituée d’une commission ad hoc et d’une autre consacrée au Maghreb, s’est félicitée des avancées réalisées par le Maroc, au terme de sa mission accomplie dans la capitale des provinces sahariennes. Elle a pu s’entretenir aussi bien avec les ONG unionistes que séparatistes, recueillant librement les témoignages des unes et des autres. S’agissant du nouveau médiateur onusien pour le Sahara, le diplomate américain Christopher Ross, le chef de la Minurso s’est félicité de sa nomination. «Christopher Ross a une bonne connaissance du dossier, partant de ses fonctions dans certains pays arabes», a fait valoir M. Harston, ajoutant que «le progrès de Christopher Ross dépend de la disposition des parties au conflit à négocier». M. Ross, qui est attendu au Maghreb pour une visite de travail, fera son entrée en scène au mois de mars prochain, date annoncée officieusement pour la tenue du cinquième round de négociations sur le statut du Sahara marocain. Le Maroc avait exigé que ce nouveau round de pourparlers prenne compte des conclusions de l’ex-médiateur onusien, le diplomate néerlandais Peter van Walsum. Ce dernier avait rejeté, dans son rapport présenté le 30 avril 2008 au Conseil de sécurité, l’option de «l’indépendance» prônée par le Polisario et l’Algérie. Le même diplomate avait, par contre, estimé que l’offre marocaine d’autonomie présentait une alternative sérieuse et crédible au conflit du Sahara.
Le 5-2-2009Par : M’Hamed Hamrouch ALM

Wednesday, February 04, 2009

Maroc: Arrestation par les FAR de quatre membres du Polisario en flagrant délit de trafic de drogue

Les Forces armées royales ont fait capoter dernièrement une opération de trafic de drogue menée par huit éléments du Polisario au niveau des frontières avec l’Algérie. L’intervention des FAR s’est soldée par l’arrestation de quatre éléments du front.Une intervention décisive des Forces armées royales a fait avorter récemment une tentative d’incursion de huit éléments armés du front Polisario au niveau d’Oued Ennamouss, relevant de la commune rurale de «Lagfaf», à Tata. Un communiqué, diffusé lundi par le ministère de l’Intérieur, a annoncé l’arrestation de quatre éléments, tandis que les quatre autres, qui ont été identifiés, se seraient repliés vers l’Algérie. Parmi les huit individus, figure un Mauritanien, a précisé le communiqué de l’Intérieur. «Les investigations entreprises suite à cette affaire ont conclu à l’implication de huit individus dont un Mauritanien. Quatre d’entre eux ont été arrêtés, alors que les quatre autres sont activement recherchés», a indiqué le communiqué, ajoutant que «les personnes arrêtées seront présentées devant le Tribunal militaire permanent des Forces armées royales dès clôture de la procédure». Une enquête, ouverte par les autorités marocaines, suite à cette opération, a permis d’établir, sur la base de témoignages concordants, que les trafiquants qui se sont infiltrés à Oued Ennamouss sont membres du front Polisario. Avec Mahbess et Zag, entre autres localités marocaines frontalières avec l’Algérie, Oued Ennamouss constitue l’une des plaques tournantes du trafic de tous genres empruntées par les éléments du Polisario. «C’est le point frontalier le plus proche depuis Tindouf vers le Maroc», a affirmé un fin connaisseur de la région. «Originaires de Rguibat-Chargue, les trafiquants sont installés à Tindouf où ils opèrent dans le cadre d’un réseau de trafic de drogue et de contrebande de cigarettes qui s’active entre Tindouf et le Maroc», relève le communiqué de l’Intérieur. L’intervention armée des forces marocaines est survenue dans la nuit du 17 janvier 2009, lorsque les trafiquants ont tenté de franchir clandestinement la ligne de défense à hauteur de «Oued Ennamouss», situé à 50 km au sud de la localité de Foum Zguid, dans la province de Tata, à bord de trois jeeps et une moto. «Les trafiquants ont été détectés par les radars du 10ème Bataillon de surveillance des frontières (BSF) des Forces armées royales, dont le commandement a actionné une équipe d’intervention pour contrecarrer la tentative d’infiltration», explique le communiqué. «Alertés par des complices, les intrus ont tendu une embuscade à la patrouille dépêchée sur les lieux, en tirant avec des armes de guerre (Kalachnikov) plusieurs dizaines de cartouches, sans faire cependant de victimes», ajoute le communiqué. La riposte des éléments du BSF (Bataillon de surveillance des frontières) ne s’est pas fait attendre. Pris sous les feux nourris tirés par le bataillon marocain, les assaillants n’ont eu d’autre choix que de tenter de se replier vers l’Algérie. Quatre d’entre eux seulement ont pu s’échapper, laissant derrière eux quatre autres qui ont été arrêtés. Ces derniers font actuellement l’objet d’interrogatoires de la part des autorités marocaines, qui n’excluent pas la possibilité d’appartenance des suspects à un réseau terroriste. Pour rappel, le Maroc ainsi que des ONG internationales et des instituts spécialisés n'ont eu de cesse d’alerter l’opinion internationale sur l’implication des éléments du Polisario dans les activités de trafic et de contrebande de toutes sortes, ainsi que sur les risques de dérapage des mercenaires vers l’action terroriste dans la région sahélo-saharienne. Contacté hier par ALM, un membre du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes n’a pas exclu l’hypothèse d’appartenance des suspects à un réseau terroriste, se basant sur les actions terroristes menées ces dernières années contre l’armée mauritanienne. «Il y a une forte probabilité de compromission de ces suspects avec les groupes terroristes actifs dans la région», a certifié Mohamed Talib, précisant que «l’argent de la drogue est souvent utilisé dans l’approvisionnement en armes par les éléments du Polisario». L’enquête en cours permettra sans doute de lever le voile sur la connexion entre les trafics de toutes sortes et la nébuleuse terroriste qui rôde autour de la poudrière nommée région sahélo-saharienne. Le 4-2-2009Par : M’Hamed Hamrouch ALM 04/02/2009

Monday, February 02, 2009

Explosion d'une bombe à Sidi Bel Abbès

Une bombe a explosé, samedi, dans la localité de Oued Sbâa, dans la wilaya de Sidi Bel Abbès (440 km à l'ouest d'Alger), blessant grièvement deux militaires dont un capitaine, rapporte dimanche la presse locale. La bombe, qui a été enfouie sous terre, a explosé au moment du passage d'un véhicule transportant des militaires.
Source: MAP 02/02/2009