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Monday, June 30, 2008

La corruption ne recule pas en Algérie malgré l’engagement du président Abdelaziz Bouteflika à en faire sa priorité lors de son élection en 1999

Il ne se passe pas un jour en Algérie sans qu’on apprenne l’arrivée de nouvelles « techniques » corruptives dans de nouveaux domaines, le fléau de la corruption connaissant une expansion ahurissante en Algérie, la tache d’huile atteignant, par une osmose de maléfique contagion, les sphères d’activité en principe les moins sujettes à cette sinistre tentation du pot-de-vin, mais aussi des détenteurs de postes censés être au-dessus de tout soupçon en la matière. Hier encore, le directeur du commerce d’Alger dévoilait une méthode sournoise de se faire attribuer des lots de matériaux de construction, en usant de faux contrats, documents scannés, tout simplement. Ne pas se rendre compte d’une si grosse ficelle ne peut être le fait que de deux éventualités : soit l’agent qui octroie la marchandise est aveugle face aux contrats contrefaits, soit il ferme les yeux en se faisant « graisser la patte ». La vox populi se charge souvent de dévoiler le pot aux roses et si la rumeur se trompe parfois en d’autres cas, force est de reconnaître la toute puissance de l’adage « pas de fumée sans feu ».
C’est en réalité pour prémunir la bonne graine qui tient encore debout l’administration, grâce à la probité et à l’intégrité de fonctionnaires dévoués, qu’une opération révolutionnaire (le mot n’est pas trop fort au vu de l’ampleur de la tâche) doit être déclenchée contre l’ivraie du duo diabolique corrompus-corrupteurs. Il y a eu par le passé des campagnes de lutte contre la corruption en Algérie, dites d’assainissement, qui ont eu le résultat inverse, celui de traumatiser pour le restant de leurs jours des cadres gestionnaires de haute lignée, parce que dans la foulée de la pseudo- moralisation, la chasse a été lancée sans ménagement et sans distinction contre le meilleur et le pire, contre le coupable et le suspect. C’est pour cela qu’il faudrait bannir à jamais des mœurs publiques le vocable de « campagne », pour lui substituer celui d’une entreprise de longue haleine, inscrite dans la durée et ancrée dans les mœurs pour que la pratique de la corruption, ce mal qui ronge la société comme un rat ronge un meuble vermoulu (ici des agents et responsables véreux), soit définitivement rangée dans le placard aux oubliettes. Les masses colossales injectées dans les grands chantiers mis en route en Algérie n’ont pas manqué d’aiguiser les appétits voraces des assoiffés d’argent mal acquis. Face à eux doit s’aiguiser une autre arme, celle de la répression sans faille et sans état d’âme.
Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com D’après le Jour d’Algérie
dimanche 29 juin 2008.

Une première depuis le déclenchement du conflit : Un journal marocain à la rencontre du Polisario

Du jamais vu depuis l'irruption du conflit du Sahara occidental, un média marocain a choisi d'envoyer une équipe dans les camps de Tindouf «au coeur du Polisario». Flanqué d'un reporter-photographe, le directeur de l'hebdomadaire «Telquel», Ahmed Reda Benchemsi y a séjourné du 10 au 13 juin. De «découvertes en révélations», il a passé quatre jours à observer la quotidienneté de la «hmada», à prendre la température de la vie sahraouie et à soumettre à l'exercice de la question-réponse les responsables du Polisario et de la RASD. Le tout a été mis en ligne, samedi, sur le site du journal. «Telquel» est le seul titre marocain avec «Le Journal hebdomadaire» à avoir décidé, du vivant de Hassan II déjà, à ouvrir audacieusement les pages des années noires du royaume. Il est également le seul avec le titre fondé par Aboubakr Jamaï à pointer les tabous et à se saisir des sujets qui fâchent. Au risque de susciter l'ire du Palais et de subir le harcèlement de la justice. De cette «première» dans les camps de Tindouf, «Telquel» a tiré un «reportage exclusif» de 18 pages, quasiment l'essentiel de la surface rédactionnelle du journal. Parti avec le sentiment d'un Marocain «intimement convaincu» de la marocanité du Sahara occidental, Ahmed Reda Benchemsi est retourné au bercail avec le même sentiment. Pour autant, à contre-courant du discours médiatique marocain, il cultive une matière qui met à mal le récit en vogue. Dès l'éditorial — «Voir Tindouf et souffrir» -, Benchemsi bouscule une idée reçue, agitée comme une pièce à conviction par les communicants locaux et étrangers du Makhzen. «(...) Continuer à affirmer, la tête dans le sable saharien, que �'la population séquestrée de Tindouf ne rêve que de regagner la mère patrie'... c'est s'aveugler tout autant. Oui, quelques ralliés ont rejoint le Maroc. Mais combien sont-ils, au total, rapportés à la population des camps ? Une minorité plus qu'infime. Oui, la vie dans les camps est dure. Mais les gens qui y vivent sont fiers, et ils apprennent dès le berceau à croire en leur cause dur comme fer. Pour eux, pas de place au doute: le Sahara occidental est leur �'nation spoliée', et jamais ils ne renonceront à y revenir �'libres'. Le référendum d'autodétermination leur semble une solution honorable - parce qu'ils sont convaincus de le remporter s'il a lieu». De bout en bout du voyage, les envoyés spéciaux de l'hebdomadaire se sont comportés comme des journalistes à part entière. Comme toute équipe de presse qui débarque dans les zones de conflit, la mission de Telquel n'a pas été maîtresse de bout en bout de son agenda. A l'évidence, leurs guides sahraouis se sont employés, comme sous toutes les latitudes, à leur vendre telle séquence au détriment de telle autre. En professionnels soucieux de faire correctement leur travail, ils ont visiblement veillé - et réussi - à s'y conformer. Ils ont, premier exemple, mis à rude épreuve le chef du Polisario, en le soumettant à nombre de questions pas forcément bonnes à entendre par les maquisards. Autre exemple: sitôt arrivés dans les camps, ils ont demandé à voir Bachir Mustapha Sayed, l'ex-numéro «deux» du Front. L'homme s'est éclipsé de la scène depuis le printemps 2000, peu après avoir conduit la délégation du Polisario aux négociations directes de Londres. La tradition orale et le «bouche-à-oreille» chère aux confins sud de la Méditerranée lui ont taillé une somme de statuts. A en croire les dires, il est en stand-by tantôt aux Iles Canaries, tantôt en Mauritanie voisine. D'autres ont évoqué un «retraité» frontiste reconverti à l'élevage des chameaux. «Même s'il n'a jamais cessé de défendre le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, un désaccord fondamental l'oppose manifestement à Mohamed Abdelaziz», croit savoir l'envoyé spécial de «Telquel». Depuis huit ans, «il n'est plus impliqué dans aucune activité diplomatique d'envergure. Lui-même déclare vivre une �'traversée du désert'». Face à un homme reçu autrefois par le roi Hassan II à la faveur de la seule rencontre connue entre le Polisario et le Palais, Ahmed Réda Benchemsi n'a pas résisté à la tentation d'une question. Est-ce librement et de votre plein gré que vous n'avez pas quitté Tindouf depuis 2000 ? Réponse du frère du fondateur du Polisario: «Oui et non. C'est de mon plein gré parce que j'estime n'avoir rien à dire, vu l'évolution de la situation; et ce n'est pas de mon plein gré à cause, disons, des pesanteurs politiques du moment». L'hebdomadaire marocain y voit une «réponse bien énigmatique». Bachir Mustapha Sayed serait-il en résidence surveillée ? «Rien ne permet de l'affirmer avec certitude. Mais ça ressemble beaucoup».
Van Walsum discrédité Avec Mohamed Abdelaziz, l'exercice porte sur tous les points qui rythment la chronologie de l'interminable conflit. Première interrogation à s'inviter sur les lèvres de l'envoyé spécial de «Telquel»: les négociations sont-elles dans l'impasse après les quatre rounds non fructueux de Manhasset (New-York) ? «Non, je ne dirais pas cela, dit le SG du Polisario. Les pourparlers sont toujours en cours, et les différentes parties sont d'accord pour continuer le processus». Le responsable sahraoui va jusqu'à qualifier de «bonne chose» les péripéties actuelles. «Un conflit de ce genre, ayant duré tant d'années, ne peut être réglé qu'autour d'une table de négociations. En tout cas, au sein du Polisario, nous sommes convaincus qu'il ne peut y avoir d'issue militaire à ce conflit, que ce soit en faveur des Marocains ou des Sahraouis». Venant du chef d'un mouvement qui, plus d'une fois, a menacé de reprendre les hostilités, une telle réponse traduit-elle quelque changement de cap dans la stratégie du Polisario ? Rien de tel dans l'esprit de Mohamed Abdelaziz. Le Polisario «n'a jamais dit qu'il voulait régler ce conflit militairement. Ce n'est pas du tout son ambition. Le peuple sahraoui préfère la voie de la paix, c'est-à-dire des négociations. Mais si par malheur l'autre partie nous mettait devant le fait accompli, comme elle l'a déjà fait par le passé, nous serions obligés de répliquer avec les armes pour défendre notre droit à l'autodétermination». Un droit, tient-il à rappeler, «reconnu par la communauté internationale». L'envoyé spécial de «Telquel» enchaîne sur le sentiment de l'envoyé personnel du SG de l'ONU. Estimant récemment que l'indépendance du Sahara occidental était «hors d'atteinte», Peter Van Walsum a invité le Polisario au réalisme. Cette position, ajouté aux déclarations de Washington, de Paris et de Madrid sur le «sérieux» et la «crédibilité» du plan marocain d'autonomie, sonne-t-elle l'isolement du Polisario ? «Pas du tout», répond Abdelaziz d'un ton d'assurance. Outre qu'ils représentent un «avis personnel», les propos de Walsum sont «pleins de contradictions» aux yeux du chef du Polisario. «D'un côté, il dit que la lutte du peuple sahraoui est légitime, et d'autre part qu'elle est irréaliste. C'est insensé». En s'exprimant de la sorte, le représentant onusien s'est décrédibilisé en tant que médiateur, «il s'est lui-même exclu du processus de négociations».
Rabat accorde un couloir au gaz algérien ! Abdelaziz réfute l'idée d'un isolement international. «Il est au contraire dans une situation confortable, très confortable», allusion à la triple affirmation onusienne. Le Conseil de sécurité «a toujours affirmé trois choses essentielles, dans ses rapports: primo, le conflit du Sahara occidental est une affaire de décolonisation. Secundo, les deux parties concernées sont le Maroc et le Front Polisario. Et tertio, tout dénouement doit garantir au peuple sahraoui le droit à l'autodétermination». Inévitable dans ce registre, l'attitude algérienne ressurgit. Le chef du Polisario n'a-t-il pas le sentiment qu'Alger utilise la carte du conflit à des fins de leadership régional ? «Contrairement à l'idée que véhiculent certains, l'Algérie ne nous a jamais rien imposé, ni rien demandé. Quand nous récupérerons notre terre, vous verrez que l'Algérie n'aura aucune vue sur le Sahara, ni sur aucun passage vers l'Atlantique. Si elle le voulait vraiment, elle l'aurait demandé au Maroc, qui ne le lui aurait certainement pas refusé. D'ailleurs, le Maroc le fait déjà, en permettant au gaz algérien de traverser son territoire». Autre question inévitable, les atteintes aux droits de l'homme dans les années 1970 et 1980. Le Polisario se décidera-t-il à répondre à la demande d'Amnesty International sur la «fin de l'impunité dont bénéficient encore» des responsables du front ? Le numéro «un» du Polisario reconnaît que des «dépassements» ont été commis durant cette période, difficulté du contexte oblige. «Nous étions en guerre contre un ennemi qui utilisait des méthodes barbares, enterrait nos combattants vivants, les brûlait vifs. Nous n'étions pas du tout prêts à ce genre de choses. Nous nous adaptions comme nous pouvions pour assurer la sécurité de notre peuple». Abdelaziz avoue que, «parfois, nous nous sommes trompés, mais n'est-ce pas dans la nature humaine de se tromper de temps en temps ? A la fin des années 80, nous avons décidé de tourner cette page en assumant nos responsabilités. Nous avons créé des commissions d'enquête, nous nous sommes excusés auprès des victimes, et nous les avons indemnisées pour clore définitivement ce dossier. Il y a eu un consensus national autour de cette question». Avant de prendre congé du chef du Polisario, l'envoyé spécial de «Telquel» a choisi de l'interpeller sur une question qui rebondit périodiquement dans les colonnes de la presse marocaine. Quel sentiment lui inspire la prise de position de son père, Khalil Rkibi, partisan de la marocanité du Sahara et membre du très officiel Conseil royal consultatif pour les Affaires sahariennes (CORCAS) ? A-t-il l'intention de le rencontrer, de discuter avec lui ? Abdelaziz se contente d'une réponse somme toute expéditive. «Chacun a le droit d'avoir les idées qu'il veut».
par S. Raouf 29/06/2008 Le Quotidien d'Oran.

Saturday, June 28, 2008

Dénonciation à géométrie variable des atteintes aux droits de l'homme. En marge de la conférence de soutien au polisario à Bruxelles début juin.

A Bruxelles, Nordin Saïdi, l'un des participants à la visite d'une délégation ayant effectué la visite des camps de Tindouf s'est très vite écarté de la voie qu'il s'était tracée lors de la conférence à laquelle a également participé le député Fouad Lahssaini Fouad.
De la projection de photos réalisée à Tindouf montrant la réalité misérable des réfugiés présents dans ces camps, l'orateur s'est mué en conférencier chargé de dresser l'état de la situation des droits de l'homme au Maroc.
Passant de la situation à Tindouf à la répression subie par les subsahariens présents au Maroc et candidats à un éventuel départ vers l'Espagne, Nordin Saïdi dont la soeur est députée PS bruxelloise, s'est écarté allégrement du sujet initial relatif à la situation des sahraouis présents à Tindouf.
Il a également réclamé davantage de démocratie au Maroc, dressant un tableau des plus noirs de la réalité de ces droits au royaume chérifien.
Je vais affirmer ici que si Nordin qui avait dans un premeir temps promis de se limiter à la description de la situation calamiteuse vécue par les sahraouis de Tindouf, il n'a pas pu s'empêcher de solliciter une dialectique tirée par les cheveux, tendant à lier la démocratie au Maroc à la solution de la question sahraouie.
Fort bien , pourrais je dire, mais pourquoi dès lors que la situation certes lamentable des droits de l'homme au Maroc, pouvait être mise en exergue parfois de manière violente par Nordin Saidi, ne pouvait elle pas être élargie à la réalité encore plus grave des atteintes aux libertés et aux droits de l'homme en Algérie.
Pourquoi passer cette réalité sous silence dès lors que chacun sait que le régime des généraux fascistes faisant la pluie et le beau temps à Alger et que certains accusent de trirer les ficelles du terrorisme islamiste; pourquoi cette réalité là ne trouva pas grâce dans les propoos de Nordin Saïdi.
Etait ce parce que le jeune militant pro polisario ( il portait un tee shirt frappé d'un slogan pro polisario on ne peut plus explicite et qui démontrait sa "stricte neutralité" dans cette question, ben voyons !!!), était lié par un clause implicite lui interdisant d'aborder ce genre de question sur le sol algérien ?
Ou s'était il lui même imposée cette règle de censure par peur d'être empêché sans doute de fouler le sol algérien,?
Connaissant l'esprit "démocratique" qui anime le gouvernement militaire algrien: poser la question c'est y répondre .
Ou faut il lire dans cette autocensure, la couleur des devises ayant servi à couvrir les frais de voyage et du séjour algérien?
Nordin Saidi est libre de soutenir le Polisario, de porter les critiques les plus virulentes à l'encontre des atteintes aux droits de l'homme au Maroc.
Mais les démocrates marocains sont aussi libres de lui dire qu'ils ne sont pas dupes de son silence complice ou complaisant face aux graves atteintes aux droits de l'homme en Algérie et aussi dans les camps du Polisario.
Nous , démocrates marocains pouvons l'écrire ici au Maroc. Il ne pourra pas, lui , le dire en Algérie.
C'est toute la différence . Et elle est de taille .
NB: Il est à noter que Nordin Saîdi n'est autre que le frére de Fatiha Saîdi députée bruxelloise d'origine marocaine ,née en Algérie et dont la famille fût expulsée d'Algérie justement à cause de l'affaire du Sahara, elle est aussi une grande militante de la cause "sahraouie" aussi, décidément c'est dans leur sang le "polisario".

Le correspondant de la MAP à Las Palmas empêché de couvrir une conférence internationale sur la question du Sahara

Le correspondant de l´agence Maghreb arabe presse (MAP) à Las Palmas (Canaries), a été empêché de couvrir une conférence juridique internationale sur la question du Sahara, organisée les 27 et 28 juin par l´Association internationale des juristes pour le Sahara".
Le représentant de la MAP aux Iles Canaries avait pourtant sollicité, plus de dix jours avant la conférence une accréditation auprès des organisateurs, et est entré en contact avec M. Manuel Romero, un espagnol chargé de l´organisation, pour pouvoir assister et couvrir les travaux de cette rencontre de deux jours, à laquelle participent deux chercheurs (un d´Italie et un de Grande Bretagne), des avocats et des universitaires espagnols, qui prétendent défendre les valeurs de la liberté, de la démocratie et des droits humains dans le monde.
Venu vendredi après-midi en vue d´assister à la séance d´ouverture, le journaliste s´est vu notifier par Manuel Romero, lui-même ce refus, alors que d'autres journalistes ont pu accéder à la salle.
Ce chargé d´organisation a été incapable de donner au journaliste marocain une explication à cet empêchement, prétextant seulement que sa demande d´accréditation avait été rejetée.
Les participants à cette conférence devront débattre, vendredi et samedi matin, notamment les principaux aspects juridiques du conflit du Sahara.
A rappeler que deux autres journalistes de l´agence MAP, un correspondant à Madrid et un autre à Rome, avaient été interdits, il y´a une année de couvrir des rencontres similaires sur la question du Sahara, organisées par des associations européennes.
Las Palmas, 28/06/08

Friday, June 27, 2008

Voir Tindouf et survivre

La clé, c'est la dignité, pierre angulaire de l'âme sahraouie. Au fond, ces gens se sentent méprisés par les Marocains. Il faut à tout prix leur prouver qu'ils ont tort.Il y a, dans l'extrême sud-ouest de l'Algérie, à moins de 100 kilomètres de la frontière marocaine, près de 160 000 personnes qui nous détestent de tout leur cœur. Qui nous considèrent comme des envahisseurs, des colons, des diables aux grandes dents qui les ont privés de leur terre, et par la faute desquels ils sont parqués, depuis 33 ans, dans de sordides bidonvilles en plein désert. Bien sûr, les officiels du Polisario que nous avons rencontrés à Tindouf n'ont cessé de nous répéter, tout au long de notre séjour : “Nous n'avons aucun problème avec le peuple marocain, notre problème est avec le système”. Mais qu'espèrent-ils, au juste ? Que nous allons renverser notre “système”, et que le peuple marocain “libéré” de la monarchie va tout de suite accorder l'indépendance au Sahara, dans un grand élan révolutionnaire et fraternel ? Même à Tindouf, personne n'y croit. Du reste, ce ne sont là que paroles d'officiels. La vérité, c'est bien connu, sort de la bouche des enfants. Et les enfants des camps, à chaque fois que nous les avons rencontrés et que nous leur avons dit être Marocains, nous ont regardés avec de grands yeux effrayés, avant de nous menacer de nous “casser la tête”. Bien sûr que ces gens ont un problème avec le peuple marocain ! Brahim Ghali, ambassadeur à Alger du “gouvernement sahraoui en exil”, nous a d'ailleurs déclaré, lucide, que ce qui l'attriste le plus, c'est “le silence du peuple marocain sur cette tragédie”.C'est peut-être, Monsieur l'ambassadeur, que le peuple marocain voit les choses autrement. Le peuple marocain (dont l'auteur de ces lignes) est intimement convaincu que le Sahara lui appartient. Et pas forcément pour des raisons historiques, car chaque camp réécrit l'Histoire comme ça l'arrange et que les peuples, des deux côtés, ne sont pas dupes. N'en déplaise à M. Ghali, les Marocains aussi ont vécu une tragédie : des milliers de morts au combat, des milliers de prisonniers humiliés, une guerre terrible et opaque, au plus fort du silence de plomb des années Hassan II, des réformes démocratiques sans cesse repoussées au nom d'une “cause sacrée” qu'il était interdit de débattre… Sans oublier le gigantesque sacrifice financier que tout cela a nécessité, payé de notre poche, la vôtre et la mienne, pendant plus de 30 ans. Dire aux Marocains après tout cela qu'ils doivent renoncer au Sahara, immense territoire qui fait la moitié de notre espace vital national, pour en remettre les clés à une population moins nombreuse que celle du quartier casablancais du Mâarif…relève assurément de l'absurde. Penser que les Marocains l'accepteraient, c'est s'aveugler.De l'autre côté, continuer à affirmer, la tête dans le sable saharien, que “la population séquestrée de Tindouf ne rêve que de regagner la mère patrie”… c'est s'aveugler tout autant. Oui, quelques ralliés ont rejoint le Maroc. Mais combien sont-ils, au total, rapportés à la population des camps ? Une minorité plus qu’infime. Oui, la vie dans les camps est dure. Mais les gens qui y vivent sont fiers, et ils apprennent dès le berceau à croire en leur cause dur comme fer. Pour eux, pas de place au doute : le Sahara occidental est leur “nation spoliée”, et jamais ils ne renonceront à y revenir “libres”. Le référendum d'autodétermination leur semble une solution honorable - parce qu'ils sont convaincus de le remporter s'il a lieu. Et s'ils le perdent ? Les officiels se disent prêts à accepter le verdict démocratique avec grâce. Les jeunes, eux, qui représentent la très grande majorité du peuple des camps, disent qu'ils préféreraient se perdre dans le désert, armes à la main, plutôt que “se rendre”.Cul de sac ? Positions inconciliables ? Pas forcément. La clé, c'est la dignité, pierre angulaire de l'âme sahraouie. Au fond, le problème de ces gens, c'est qu'ils se sentent méprisés par les Marocains. Nous devons à tout prix leur prouver qu'ils ont tort. Là est l'issue. Ils méritent d'autant plus notre respect, d'ailleurs, qu'avec une armée pouilleuse sans autre réel avantage qu'une base arrière sûre (l'Algérie), ils ont donné le tournis à notre armée, dix fois plus grande, plus riche, et plus expérimentée que la leur. A tel point que nous avons dû construire un mur géant pour nous protéger de leur harcèlement militaire - c'est ce qui nous a finalement permis de sécuriser notre territoire, et remporter la guerre.C'est un autre mur que nous devons aujourd'hui faire tomber : celui de la hogra (le mépris). Ce sera dur parce que c'est culturel, chez nous, et que la hogra s'applique à tous les Marocains, les Sahraouis comme les autres. Mais nous sommes sur la bonne voie car les libertés, cahin caha, gagnent du terrain. Nous devons poursuivre, accélérer sur cette voie. Donner plus de libertés encore à “nos” Sahraouis - y compris dans l'expression de leurs divergences politiques, quitte à ce que ça aille jusqu'à l'indépendantisme. Après tout, il y a des partis indépendantistes basques et catalans, et l'Espagne n'en est pas moins forte et unie. Cessons de brider ces gens et, au contraire, donnons-leur de bonnes raisons de nous aimer. L'autonomie est une très bonne idée. Appliquons-la sans attendre le résultat de douteuses négociations. Faisons-les se sentir chez eux - au Maroc. Et peut-être qu'après un certain temps, il n'y aura plus besoin de référendum. Ou alors que nous finirons par en accepter le principe. Parce que nous serons, cette fois, sûrs de le gagner.
Ps : Un certain nombre de spéculations se sont épanouies dans la presse, la semaine dernière, pendant que Mehdi Sekkouri Alaoui et moi-même étions à Tindouf, selon lesquelles nous aurions “demandé la permission des autorités marocaines” avant de partir là-bas. C'est faux, mensonger, et insultant pour notre indépendance professionnelle. D'ailleurs, pour tout dire, nous appréhendions un peu notre retour. Mais nous avons été très agréablement surpris, une fois à Casablanca, de n'avoir eu à répondre aux questions de personne - ni à l'aéroport, ni tout au long de la semaine durant laquelle ce numéro spécial de TelQuel a été préparé. Un bon point en faveur de notre système - et une excellente preuve de maturité démocratique à faire valoir face aux Sahraouis, de Laâyoune comme de Tindouf. Nul doute que ça les fera réfléchir sur ce qu'est devenu le Maroc, aujourd'hui…
Ahmed R. Benchemsi/TELQUEL (SEBASTIEN MICKE/PARIS MATCH)

Les parlementaires basques approuvent un projet de référendum controversé

Le Parlement régional basque a approuvé vendredi un projet de référendum controversé prévoyant une consultation sur l'autodétermination.
Par 34 voix pour, 33 contre et sept abstentions, les membres du Parlement ont approuvé ce projet jugé inconstitutionnel par le gouvernement à Madrid. Un député n'était pas présent à la séance.
Le référendum permettrait de soumettre deux questions au vote. La première consisterait à demander aux électeurs basques s'ils sont favorables à une solution négociée concernant le conflit séparatiste si l'organisation ETA met fin aux violences.
Dans la seconde question, les électeurs auraient à dire s'ils sont d'accord pour que tous les partis politiques basques oeuvrent en faveur d'un accord sur le droit des Basques à décider de leur avenir. AP -VITORIA, Espagne

Wednesday, June 25, 2008

Les Mauritaniens torturés dans les geôles du Polisario réclament justice

Un grand nombre de Mauritaniens victimes de détention arbitraire et de torture dans les geôles du Polisario ont annoncé lundi leur intention de porter leur affaire devant l'opinion publique et les organisations internationales, y compris l'ONU, pour réclamer justice et réhabilitation.
Dans une conférence de presse à Nouakchott, les victimes et proches ont fait état de la disparition de centaines de Mauritaniens détenus dans les camps de Tindouf.Il est temps de jeter la lumière et de briser le silence sur les crimes, la torture, les enlèvements et la détention arbitraire qu'ont subis des citoyens mauritaniens dans les prisons du Polisario, soulignent les rescapés de ces geôles et les proches des disparus.Ont assisté à cette conférence de presse, les chefs de partis politiques mauritaniens, les représentants d'Organisation non-gouvernementales, l'avocat belge Mgr John Abboud, Mme Delphine Bourgeois, présidente de l'organisation Euromed Cap et un maire de commune de Bruxelles.Plusieurs rescapés des geôles du Polisario ont montré les séquelles des terribles sévices qu'ils ont subis durant leur détention dans les camps de Tindouf. A l'évocation de la mort de l'un des leurs, annoncée par un ancien détenu, certains d'entre eux n'ont pu retenir leurs larmes.Mgr Abboud a fait remarquer que les actes commis par le Polisario dans ses prisons constituent des "crimes de guerre et des crimes barbares contre l'humanité" et qu'il convient de "constituer un tribunal pénal international (TPI) pour juger les criminels" responsables de ces atrocités.L'avocat belge a fait part de son intention d'adresser un mémorandum au secrétaire général des Nations unis pour réclamer l'ouverture du dossier des "Mauritaniens dans les prisons du Polisario".Il a également demandé à l'opinion publique et aux autorités mauritaniennes d'"adopter" ce dossier et de le soutenir devant les organisations internationales des droits de l'Homme.A sa demande, l'assitance a observé une minute de silence à la mémoire de tous ceux qui ont passé le plus clair de leur vie dans des cachots du Polisario, mains et pieds liés et livrés aux tortionnaires.La question des victimes et disparus par suite de violation des droits de l'Homme étant "plus humanitaire que politique", il appartient aux autorités mauritaniennes de s'en occuper et d'intervenir auprès des organisations internationales en vue de rendre justice aux victimes, a-t-il ajouté.Mme Bourgeois a, pour sa part, souligné que "les pratiques du Polisario dans ses camps barbares et tout ce que les Mauritaniens ont subi dans les prisons du Polisario sont des crimes contre l'humanité".Par conséquent, a-t-elle ajouté, une enquête internationnale s'impose pour "traduire les responsables en justice".A l'issue de la conférence, il a été décidé d'adresser une "lettre ouverte" aux hautes autorités mauritaniennes leur demandant d'"adopter" le dossier des victimes des geôles du Polisario et de le soulever auprès des organisations internationales en vue de rendre justice aux suppliciés et ayants-droit.Nouakchott, 24/06/08 - MAP

Tuesday, June 24, 2008

UNE TÉLÉVISION MAROCAINE SE DÉCHAÎNE CONTRE L’ALGÉRIE Que veulent les médias du Royaume?

La chaîne de télévision marocaine leur consacre régulièrement un reportage jusqu’au 7 juillet
La deuxième chaîne de télévision généraliste publique marocaine M2, se distingue depuis le 19 juin 2008 par la diffusion d’un reportage qui a jalonné les relations algéro-marocaines. «Wa Faj’atan Attarhil» (Et soudain l’exode) est le titre de ce reportage qui traite de l’expulsion des Marocains de l’Ouest algérien, en 1975. Contrairement aux chiffres astronomiques (360.000) qu’avance le documentaire, le nombre des expulsés ne dépasse pas 20.000 Marocains. Ils habitaient la région depuis des décennies et ils ont dû prendre le chemin du retour.Le reportage s’est concentré sur l’aspect humanitaire. Des milliers de familles séparées, des vies brisées, des destins éparpillés! «Et soudain l’exode» est programmé tous les jours ou presque, sur M2 jusqu’au 7 juillet. Quel but voudrait atteindre la chaîne marocaine en ouvrant cette page qui a assombri les relations entre deux pays frères, si ce n’est remuer le couteau dans une plaie, pas entièrement cicatrisée pour ces citoyens marocains qui ont dû rejoindre leur mère patrie. Quelles sont les intentions de cette chaine de télévision devant une telle initiative? Serait-elle au service de certains intérêts visant à envenimer les relations entre les deux pays? M2 est une télévision marocaine, gérée par l’ONA (Omnium Nord-Africain). Ce dernier est le premier groupe industriel privé d’Afrique en association avec le groupe audiovisuel français TF1, la Sofirad, le groupe canadien Vidéotron et l’État marocain qui possède 68% du capital. Pourquoi le Royaume chérifien, qui est propriétaire de ces archives, a attendu 33 ans pour les diffuser? Depuis l’appel à la normalisation des relations bilatérales entre l’Algérie et le Maroc qui est considéré comme «un non-événement» par notre pays, les Marocains ne font qu’ajouter de l’huile sur le feu. Le Royaume chérifien ne cesse de mettre des bâtons dans les roues. Les anciens expulsés se sont organisés en associations. Ils demandent qu’ils soient indemnisés par Alger. Ce reportage, diffusé par M2 est probablement un document que la France voudrait divulguer devant l’opinion internationale comme quoi l’Algérie a commis, elle aussi, des crimes contre l’humanité. La surenchère verbale à laquelle se livrent les deux frères ennemis, ne laisse espérer aucun rapprochement. De part et d’autre, il n’est question que de bruits sans effet, de concentration de troupes militaires à la frontière, d’achat d’armes et d’«irréparable» à éviter à tout prix. Une guerre sans éclat, une véritable guerre des mots, à la limite souvent de l’hystérie. En conclusion, certes, il est utile de respecter l’histoire. La rétrospective devrait se faire, sans chercher à camoufler les réalités, ni à l’utiliser pour enrichir des arrière-pensées pas très correctes. Des expulsés, il y en a eu de part et d’autre. Ces conflits, ces oppositions, ces stratégies ne font que décourager le bon sens commun. Au lieu de jouer au gagnant et au perdant, concrétisons plutôt ce qu’ont fait les Français et les Allemands pour marcher ensemble vers le futur!
Abbas AÏT HAMLAT - L'EXPRESSION 26/06/2008.

Les Mauritaniens torturés dans les geôles du Polisario réclament justice

Un grand nombre de Mauritaniens victimes de détention arbitraire et de torture dans les geôles du Polisario ont annoncé lundi leur intention de porter leur affaire devant l'opinion publique et les organisations internationales, y compris l'ONU, pour réclamer justice et réhabilitation.
Dans une conférence de presse à Nouakchott, les victimes et proches ont fait état de la disparition de centaines de Mauritaniens détenus dans les camps de Tindouf.
Il est temps de jeter la lumière et de briser le silence sur les crimes, la torture, les enlèvements et la détention arbitraire qu'ont subis des citoyens mauritaniens dans les prisons du Polisario, soulignent les rescapés de ces geôles et les proches des disparus.
Ont assisté à cette conférence de presse, les chefs de partis politiques mauritaniens, les représentants d'Organisation non-gouvernementales, l'avocat belge Mgr John Abboud, Mme Delphine Bourgeois, présidente de l'organisation Euromed Cap et un maire de commune de Bruxelles.
Plusieurs rescapés des geôles du Polisario ont montré les séquelles des terribles sévices qu'ils ont subis durant leur détention dans les camps de Tindouf. A l'évocation de la mort de l'un des leurs, annoncée par un ancien détenu, certains d'entre eux n'ont pu retenir leurs larmes.Mgr Abboud a fait remarquer que les actes commis par le Polisario dans ses prisons constituent des "crimes de guerre et des crimes barbares contre l'humanité" et qu'il convient de "constituer un tribunal pénal international (TPI) pour juger les criminels" responsables de ces atrocités.
L'avocat belge a fait part de son intention d'adresser un mémorandum au secrétaire général des Nations unis pour réclamer l'ouverture du dossier des "Mauritaniens dans les prisons du Polisario".
Il a également demandé à l'opinion publique et aux autorités mauritaniennes d'"adopter" ce dossier et de le soutenir devant les organisations internationales des droits de l'Homme.
A sa demande, l'assitance a observé une minute de silence à la mémoire de tous ceux qui ont passé le plus clair de leur vie dans des cachots du Polisario, mains et pieds liés et livrés aux tortionnaires.La question des victimes et disparus par suite de violation des droits de l'Homme étant "plus humanitaire que politique", il appartient aux autorités mauritaniennes de s'en occuper et d'intervenir auprès des organisations internationales en vue de rendre justice aux victimes, a-t-il ajouté.
Mme Bourgeois a, pour sa part, souligné que "les pratiques du Polisario dans ses camps barbares et tout ce que les Mauritaniens ont subi dans les prisons du Polisario sont des crimes contre l'humanité".Par conséquent, a-t-elle ajouté, une enquête internationnale s'impose pour "traduire les responsables en justice".
A l'issue de la conférence, il a été décidé d'adresser une "lettre ouverte" aux hautes autorités mauritaniennes leur demandant d'"adopter" le dossier des victimes des geôles du Polisario et de le soulever auprès des organisations internationales en vue de rendre justice aux suppliciés et ayants-droit.
Nouakchott, 24/06/08 - MAP

Les Mauritaniens torturés dans les geôles du Polisario réclament justice

Un grand nombre de Mauritaniens victimes de détention arbitraire et de torture dans les geôles du Polisario ont annoncé lundi leur intention de porter leur affaire devant l'opinion publique et les organisations internationales, y compris l'ONU, pour réclamer justice et réhabilitation.
Dans une conférence de presse à Nouakchott, les victimes et proches ont fait état de la disparition de centaines de Mauritaniens détenus dans les camps de Tindouf.
Il est temps de jeter la lumière et de briser le silence sur les crimes, la torture, les enlèvements et la détention arbitraire qu'ont subis des citoyens mauritaniens dans les prisons du Polisario, soulignent les rescapés de ces geôles et les proches des disparus.
Ont assisté à cette conférence de presse, les chefs de partis politiques mauritaniens, les représentants d'Organisation non-gouvernementales, l'avocat belge Mgr John Abboud, Mme Delphine Bourgeois, présidente de l'organisation Euromed Cap et un maire de commune de Bruxelles.
Plusieurs rescapés des geôles du Polisario ont montré les séquelles des terribles sévices qu'ils ont subis durant leur détention dans les camps de Tindouf. A l'évocation de la mort de l'un des leurs, annoncée par un ancien détenu, certains d'entre eux n'ont pu retenir leurs larmes.Mgr Abboud a fait remarquer que les actes commis par le Polisario dans ses prisons constituent des "crimes de guerre et des crimes barbares contre l'humanité" et qu'il convient de "constituer un tribunal pénal international (TPI) pour juger les criminels" responsables de ces atrocités.
L'avocat belge a fait part de son intention d'adresser un mémorandum au secrétaire général des Nations unis pour réclamer l'ouverture du dossier des "Mauritaniens dans les prisons du Polisario".
Il a également demandé à l'opinion publique et aux autorités mauritaniennes d'"adopter" ce dossier et de le soutenir devant les organisations internationales des droits de l'Homme.
A sa demande, l'assitance a observé une minute de silence à la mémoire de tous ceux qui ont passé le plus clair de leur vie dans des cachots du Polisario, mains et pieds liés et livrés aux tortionnaires.La question des victimes et disparus par suite de violation des droits de l'Homme étant "plus humanitaire que politique", il appartient aux autorités mauritaniennes de s'en occuper et d'intervenir auprès des organisations internationales en vue de rendre justice aux victimes, a-t-il ajouté.
Mme Bourgeois a, pour sa part, souligné que "les pratiques du Polisario dans ses camps barbares et tout ce que les Mauritaniens ont subi dans les prisons du Polisario sont des crimes contre l'humanité".Par conséquent, a-t-elle ajouté, une enquête internationnale s'impose pour "traduire les responsables en justice".
A l'issue de la conférence, il a été décidé d'adresser une "lettre ouverte" aux hautes autorités mauritaniennes leur demandant d'"adopter" le dossier des victimes des geôles du Polisario et de le soulever auprès des organisations internationales en vue de rendre justice aux suppliciés et ayants-droit.
Nouakchott, 24/06/08 - MAP

L'ambassadeur US à Alger : "l'autodétermination ne signifie pas nécessairement l'indépendance"

L'ambassadeur des Etats-Unis à Alger, M. Robert S. Ford, a réaffirmé lundi la position de son pays en faveur de la proposition d'autonomie marocaine pour le Sahara en soulignant que "l'autodétermination ne signifie pas nécessairement l'indépendance".
Lors d'une conférence de presse à Alger, dont certains journaux algériens se font l'écho mardi, le diplomate américain a qualifié de "crédible et porteur d'idées" le projet d'autonomie marocain pour le Sahara, ajoutant que "la position des Etats-Unis est en faveur de l'examen du projet d'autonomie" et que "les deux parties doivent en discuter sous l'égide des Nations Unies".
Il a ajouté que "si le polisario a des propositions à faire au sujet de la forme d'autonomie et des modalités de sa mise en oeuvre, il n'a qu'à décliner son projet".
"Les Etats-Unis estiment que l'autonomie peut offrir sur le plan pragmatique une amélioration des conditions des réfugiés sahraouis qui vivent dans les camps", souligne M. Robert S. Ford, ajoutant que "les deux parties en conflit peuvent trouver une solution (...).L'autonomie peut faire avancer les choses en faveur des Sahraouis".
Le Président des Etats Unis d'Amérique, M. George W. Bush, rappelle-t-on, avait souligné, dans une récente lettre adressée à SM le Roi Mohammed VI, que les Etats-Unis soutiennent que "l'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine est la seule solution réaliste au conflit du Sahara occidental".
Dans cette lettre, le président américain a aussi exprimé "notre soutien a des négociations substantielles sur cette question dans le cadre de l'ONU", en qualifiant la proposition d'autonomie soumise par le Royaume de "crédible et sérieuse".Alger, 24/06/08 - MAP

La Maison Blanche réaffirme son soutien à l'autonomie du Sahara comme unique solution réaliste au différend

La Maison Blanche a réaffirmé lundi que les Etats-Unis soutiennent l'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine comme unique solution réaliste à la question du Sahara.
"Le président (Bush) a adressé une lettre au Roi Mohammed VI. Il y réitère la position des Etats-Unis comme initialement annoncée au Conseil de sécurité de l'ONU, en l'occurrence que l'autonomie sous souveraineté marocaine est la seule solution réaliste au conflit du Sahara Occidental", a déclaré lundi la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.
Le président a aussi exprimé "notre soutien à des négociations substantielles sur cette question dans le cadre de l'ONU", a ajouté la porte-parole.
Dans sa récente lettre à SM le Roi confirmant la position nationale claire des Etats-Unis d'Amérique qui considère qu'un Etat indépendant au Sahara n'est pas une option réaliste, le président Bush avait également souligné que la proposition d'autonomie soumise par le Royaume était crédible et sérieuse.Washington, 23/06/08-MAP

Algérie-Polisario: Rien ne va plus !!!

Les services de sécurité algériens ont arrêté au cours des trois derniers jours plusieurs opposants au dirigeant du Polisario dans les camps de Tindouf (sud-ouest algérien), en représailles contre des initiatives de dissidents sahraouis, rapporte la presse marocaine.
La sécurité militaire algérienne qui gère, dans les faits, ces camps de Tindouf a décidé de faire le ménage dans l'opposition interne au Polisario et aussi chez les autres mouvements dissidents.
Les téléphones satellitaires sont systèmatiquement bannis. Toute personne non autorisée à en posséder un, est arrêtée. c'est le cas de plusieurs militants sahraouis, détenus au secret par les algériens.
Les téléphones par satellite constituent l'unique moyen de communication sûr utilisé par les opposants à la direction du Polisario pour se soustraire aux contrôles et aux écoutes des services de renseignements algériens.
Par ailleurs, le coordonnateur de la faction dissidente "Polisario-Khatt Achahid" dans les camps de Tindouf, Fadli Baba Jouli, a été empêché par les milices du Polisario d'entrer dans ces camps.
Ces opérations policières contre les militants sahraouis dans les camps de Tindouf interviennent quelques jours après les dures critiques lancées par les adversaires de Mohamed Abdelaziz, chef du polisario, et de l'Etat algérien, lors d'une rencontre sur le Sahara, organisée à Madrid par des universités publiques (27-29 mai).
Lors de cette rencontre, le coordinateur en Espagne du mouvement dissident du Polisario "Khatt Achahid", Mahjoub Salek, a durement critiqué la position de l'Algérie sur le conflit du Sahara.
Salek avait lancé un "message" à l'adresse de l'ambassadeur d'Algérie en Espagne qui participait à cette session: "Si l'Algérie veut que les Sahraouis restent à jamais dans les camps de Tindouf, qu'elle améliore au moins leurs conditions de vie".
D'autres militants sahraouis qui ont pris part à cette rencontre ont appelé le Maroc à "cesser toute négociation avec le Polisario car il ne représente pas les Sahraouis de Tindouf".
"Il y a plusieurs courants et mouvements de Sahraouis qui refusent d'être représentés par cette junte qui dirige le Polisario et réclament eux aussi une voix au chapitre et une place à la table des négociations pour trouver une solution à ce conflit qui n'a que trop duré", avait martelé Abderrahim Berdiji, un activiste sahraoui vivant en Espagne.

Sources : Agences de presse 03/06/2008

Le Polisario accuse l'envoyé spécial de l'ONU : Arrêt des négociations entre Sahraouis et Marocains

L'envoyé spécial de l'ONU au Sahara occidental, le Néerlandais Peter Van Walsum, est responsable de la rupture des négociations de Manhasset entre le Front Polisario et le Maroc, devant ouvrir la voie vers un début de résolution de cette dernière question de décolonisation en Afrique. Selon un des responsables du Front Polisario, «Walsum a donné le coup de grâce au processus de Manhasset», estime M'hammed Kheddad, coordinateur du Front Polisario à ces négociations, qui se sont tenues dans la banlieue new-yorkaise entre juin 2007 et mars 2008 (4 rounds) sous l'égide des Nations unies. Après la sortie médiatique du représentant du SG de l'ONU, M. Ban Ki Moon, la direction du Front Polisario ne peut être que circonspecte quant au véritable rôle qu'a joué M. Walsum lors des quatre rounds des négociations de Manhasset. Dans une déclaration au quotidien de gauche espagnol «El Pais», M'hammed Kheddad souligne notamment que «dans ces conditions, on ne peut convoquer un 5ème round dans les discussions de Manhasset». En fait, le représentant personnel du secrétaire général de l'Onu est accusé par les Sahraouis d'avoir favorisé les thèses marocaines sur le Sahara occidental, au détriment du respect de la légalité internationale sur ce dossier, et son statut de diplomate de neutralité. Les quatre rounds de négociations, qui se sont déroulés sous les auspices de l'ONU et dirigés par Walsum, ont débouché sur une impasse, avec pratiquement le retour à la case de départ en ce qui concerne la revendication principale du peuple du Sahara occidental : exercer son droit à s'exprimer librement sur son avenir, soit l'autodétermination, soit l'intégration au Maroc, comme le propose la partie marocaine dans son projet d'autonomie. Or, selon la direction du Polisario, mais également les observateurs internationaux, et même le SG de l'ONU, M. Walsum n'a pas été impartial, et n'a même pas tenté de comprendre le dossier dont il avait la charge de mener à bien, sinon à ne pas le jeter «en pâture» aux thèses marocaines. «Personne ne croit à une solution dans ce conflit qui dure depuis 33 ans», avait-il dit dans un entretien exclusif, le seul d'ailleurs, au quotidien néerlandais «Handelsblad». Cette sortie médiatique de celui qui était chargé par le SG de l'ONU de s'occuper d'un dossier particulièrement sensible au regard de sa nature relative à l'une des questions d'actualité internationale, la décolonisation du dernier territoire encore occupé, avait éclaboussé le SG de l'Onu qui avait pesé de tout son poids pour éviter un scandale. Sollicité par le même quotidien néerlandais à commenter les déclarations de son envoyé personnel au Sahara occidental, Ban Ki Moon a répondu : «il ne faut jeter de l'huile sur le feu», et supprimera du rapport de son envoyé spécial plusieurs passages, avant de le soumettre au Conseil de Sécurité. «L'arrêt du processus de négociations (avec le Maroc) n'est pas imputable aux divergences entre les deux parties, mais à l'attitude de M. Walsum», estime la direction du Front Polisario. Selon M. Khaddad, «nous jouons dans une partie où l'arbitre demande à une équipe de sortir du terrain et demande à l'autre de marquer des buts». «Comme ça, on ne peut pas suivre (la partie)», a-t-il précisé au quotidien espagnol «El Pais». M. Walsum «n'est pas capable de jouer un rôle de médiateur, car il s'est aligné sur les thèses du Maroc», estiment des cadres du Front Polisario. Pour beaucoup d'observateurs, l'épisode Manhasset aura été sabordé par l'envoyé personnel du SG de l'ONU. Est-ce une première dans ce long combat des Sahraouis pour jouir de leur indépendance ? par Ali Babès LE QUOTIDEIN D'ORAN 24/06/2008

Monday, June 23, 2008

Sahara: Le Maroc interpelle l'UE sur le détournement de l'aide humanitaire octroyée aux populations des camps du polisario à Tindouf

L'ambassadeur chef de la mission du Maroc auprès des communautés européennes, M. Menouar Alem, a interpellé les responsables de l'organisme de l'Union européenne en charge de l'aide humanitaire (ECHO) sur l'utilisation et la véritable destination de l'aide communautaire octroyée aux populations sahraouies séquestrées dans les camps du polisario à Tindouf, en territoire algérien.
Lors d’un entretien, vendredi, avec le directeur de l’organisme européen chargé de l’aide humanitaire (ECHO), M. Peter Zangl, l’ambassadeur a également réitéré l’importance attachée par le Royaume à ce que les aides parviennent à leurs véritables destinataires.
Le Maroc qui salue l’action de l’Union au profit de ses citoyens séquestrés dans des campements de fortune, ne cesse d’appeler la communauté internationale à user de toute son influence pour permettre un recensement de ces populations auquel l’Algérie se refuse depuis plusieurs années au mépris de ses obligations internationales. Dans ce même ordre d’idée, le Royaume a toujours plaidé pour que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) puisse s’acquitter pleinement de sa mission sans entraves pour que cesse enfin le chantage à l’humanitaire auquel se livre la direction du "polisario", a souligné M. Alem.
Dans ce sens, l’ambassadeur a rappelé le constat établi par plusieurs institutions internationales et régionales ainsi que nombre d’ONG, connues pour leur impartialité, qui s’accordent sur l’existence des pratiques de détournement avérées des aides humanitaires destinées à ces populations et leur écoulement sur les marchés algériens et ceux d’autres pays de la région.
L’enrichissement personnel de la nomenclature du "polisario" aux dépens des populations séquestrées, les dépenses massives pour l’organisation de festivités pour lesquelles sont déplacées des milliers de personnes sur des centaines de kilomètres, ainsi que les projets de constructions dans une zone tampon démilitarisée, a relevé M. Alem, sont autant de faits qui devraient interpeller la communauté internationale et particulièrement l’UE, en sa qualité de premier donateur, sur l’origine des moyens financiers qui y sont consacrés.
L’ambassadeur a, par ailleurs, attiré l’attention de ses interlocuteurs sur les risques inhérents à la nature du commerce et des opérations de troc des produits issus des aides humanitaires qui se déroulent dans une zone incontrôlée où sévissent des trafics de tout genre allant de la drogue, aux armes et à la traite des êtres humains. MAP 23/06/2008

Les pensionnaires des camps de Tindouf forcés à suivre des formations militaires (ONG)

Le Comité américain pour les réfugiés et les immigrés (USCRI) a souligné que les pensionnaires des camps de Tindouf sont forcés à suivre des formations militaires avant d'être expédiés à Cuba.
Dans son rapport annuel 2008, USCRI, une ONG américaine basée à Washington, indique que six sahraouis anciens pensionnaires des camps ont témoigné devant le parlement belge que le polisario les avait forcés à suivre une formation militaire à Tindouf avant de les expédier à Cuba.
"Le polisario a interdit à plusieurs personnes de retourner dans la zone marocaine du Sahara", ajoute l'ONG, précisant que des pensionnaires ont exprimé leur intention d'y retourner et certains d'entre eux ont réussi à atteindre le Maroc par la Mauritanie.
Concernant les conditions des enfants et des femmes dans ces camps, l'USCRI précise, en citant le Programme alimentaire mondial (PAM), que "quelque 39 pc des enfants de moins de cinq ans dans les camps de Tindouf souffrent de malnutrition aiguë ou chronique et que les deux tiers des femmes souffrent d'anémie".
Dans son rapport, l'ONG indique également que "le gouvernement algérien refuse d'autoriser au HCR un recensement de la population à des fins humanitaires ainsi que pour des besoins de protection ou de surveillance".
"Un appel conjoint du HCR et du PAM a recommandé plus de transparence dans le réseau de distribution des aides humanitaires", précise l'USCRI, citant à ce propos le témoignage de l'Association Interfaith International qui a affirmé que "le polisario a détourné et vendu de l'aide humanitaire dans d'autres pays et consacré d'énormes sommes d'argent aux festivals et aux parades militaires". MAP 23/06/2008.

Sunday, June 22, 2008

HUMOUR: Un îlot des Shetland proclame son indépendance

Le propriétaire d'un îlot situé au large de l'Ecosse, dans l'archipel des Shetland, a proclamé samedi son indépendance, avec la volonté d'instaurer un régime de bailliage, sur le modèle des îles anglo-normandes.

Seul habitant de l'île de Forvik, terre d'un hectare en Mer du Nord, Stuart Hill a déclaré sur son site Internet ne plus reconnaître l'autorité du gouvernement britannique ou de l'Union européenne.
Il justifie sa décision par une histoire d'arrangement entre le roi Christian de Norvège et le roi d'Angleterre James III, au XVe siècle. Ce dernier aurait reçu les îles Shetland au moment de son mariage, en guise de dot.
"Les monarques et gouvernements d'Ecosse, de Grande-Bretagne et du Royaume-Uni ont assumé pendant des années une autorité sur ces îles qu'ils ne détenaient pas", écrit-il.
"Forvik ne doit allégeance à aucun gouvernement du Royaume-Uni, central comme local, et n'est contrainte par aucun de leurs statuts", ajoute-t-il, précisant qu'il "rétablit la relation légale correcte entre cette partie des Shetland et la couronne."
Hill, 65 ans, vit dans les Shetland depuis 2001. Son bateau y avait échoué lors d'une tentative de tour de la Grande-Bretagne.
Il est l'unique résident de Forvik et vit sous une tente. Il affirme sur son site Internet envisager de créer sa propre monnaie, la "gulde", d'imprimer ses propres timbres et de hisser un drapeau national.
"Il n'y aura ni impôt sur le revenu, ni TVA, ni taxe d'habitation, ni impôt sur les sociétés, ni aucune des autres taxes prélevées par le gouvernement britannique", assure-t-il.
Hill a écrit à la Reine Elizabeth II pour lui proposer ses services comme intendant de l'île et la reconnaître comme chef d'Etat.
"J'invite aussi n'importe qui dans le monde qui soutient cette cause à se libérer des menteurs, des voleurs et des tyrans des gouvernements et à devenir citoyen de Forvik", conclut-il.
Version française Grégory Blachier
Par Kate Kelland Reuters - Samedi 21 juin 2008
Voilà un grand Etat qui pourrait un jour être sollicité par le polisario à établir des relations diplomatiques de haut niveau avec la soit-disant "République Arabe Sahraouie Démocratique" qui n'existe que dans l'imaginaire de certains. Le coût de l'opération aux généraux algériens ne sera énorme vu qu'il n'ya qu'une seule personne qui habite l'île.

Soirée de désinformation et de propagande sur le "conflit du sahara" à Bruxelles le 12/06/2008 - Voir la Vidéo

ALGERIE: La jeunesse face aux problémes ,entre hogra et harga

Des jeunes racontent leurs déboires tout en faisant part de leurs espoirs. Paradoxe!
Les jeunes sont-ils une richesse ou une source à problèmes en Algérie? La question mérite une étude plus approfondie en ces temps de colère et de révolte. Pour essayer de comprendre quelque peu l’attitude de ces jeunes, nous sommes partis à la rencontre de certains d’entre eux. Les langues se déliant, ils parlent de leur désarroi, et partant de leur mécontentement, tout en faisant part de leurs rêves et de leurs cauchemars. L’Algérie, ce beau pays aux richesses énormes, est en pleine mutation. La jeunesse veut imprimer au pays, par ricochet à sa vie, un cap que les aînés semblent n’avoir pas pris en compte, occupés qu’ils étaient par les impératifs de la construction nationale. Hamid, Lounès, Leïla, Mohand, Omar et les autres racontent leurs déboires en faisant part de leurs espoirsLe sentiment d’exclusionHamid et Omar sont diplômés, le premier est ingénieur agronome et le second informaticien, tous deux frais émoulus des universités algériennes.Hamid, ingénieur en agronomie, réservé et timide, est en fait un rat de bibliothèque. Des connaissances à en revendre et surtout un idéal dans la vie qu’il cherche à matérialiser: s’installer comme fermier dans le Grand Sud. Mais affirme-t-il, «pour cela, il faut avoir des connaissances et du répondant pour le prêt bancaire. Auparavant, il faut acquérir un espace à cultiver dans ce Grand Sud magique et plein de promesses.» Dès qu’il s’agit d’expliquer son rêve, Hamid est intarissable. «Avec des moyens on peut tout faire dans le Sud. L’eau existe, il suffit d’aller la chercher souvent loin en profondeur et pour cela, seul l’Etat avec ses moyens peut le faire.» Il rêve de pratiquer l’agriculture et surtout l’élevage bovin dans le Grand Sud. «Vous savez, la tomate, les autres légumes, avec de l’eau, des soins et des engrais peuvent facilement s’exporter. Mais le gros problème est d’abord et avant tout celui des démarches à effectuer pour avoir la terre, les crédits et aussi prévoir les moyens d’ alimenter les marchés du Nord.» A la remarque que le pays est justement demandeur de ce genre de choses, Hamid réplique, un sourire désolé au coin des lèvres, «oui, mais il est difficile de faire admettre aux banques qu’un jeune ne peut rien offrir d’autre comme garantie que son rêve. Et les banques, elles, ne rêvent pas.»Puis, sur un air de désolation, il avoue son attrait pour l’étranger: «Vous voyez, c’est presque antinomique mais c’est ainsi, des fonctionnaires imbus de leur petite autorité nous poussent à rechercher des cieux plus cléments.» Scrutant l’horizon, Hamid se rappelle des réponses de certains fonctionnaires qui lui ont ri au nez quand il leur exposa pour la première fois ses projets. Depuis, il ne croit plus aux promesses. «Pour moi, ces plans sont tirés sur la comète de Halley. Les jeunes ne sont plus qu’un faire-valoir politique. Et pourtant, les hauts responsables du pays font le maximum pour répondre justement à leurs attentes», soutient Hamid avant de replonger dans le silence de son monde fait de rêves mais aussi de lassitude. Leïla quant à elle, est chirurgien dentiste, elle travaille dans une unité de soins. Elle affirme «partager le fauteuil dentaire avec trois autres dentistes». Ce qui l’oblige à n’exercer en somme que deux jours sur sept. Selon elle, «c’est une perte colossale pour le pays si au niveau des centres de soins du pays le problème est le même. Alors que sans doute des régions du pays sont privées de dentistes».Mais voilà, pour une fille, aller travailler loin de sa région est encore très mal vu par les parents. Leïla étouffe. Elle songe même à quitter le pays pour retrouver, un tant soit peu, une liberté de mouvement. «La vie ne se résume pas au travail. Je veux aller au théâtre, au cinéma, dans un jardin, flâner dans la rue sans être inquiétée et aussi pouvoir voyager. C’est ce qui me pousse à essayer d’aller ailleurs, là où je pourrais vivre enfin et me sentir femme, toute femme», affirme-t-elle.Puis comme pour parer à toute «tentative de classement» de notre part, elle ajoute: «Vivre ne veut pas dire autre chose que ce que je conçois, c’est-à-dire: pouvoir aller librement dans le monde sans pour autant oublier ma culture, les fondements de notre société et notre religion. Mais essayer d’aller au cinéma dans nos villes, pour voir le plus petit des films, il faut se déplacer à Alger et encore. Alors, parler de théâtre...» Mohand a un corps d’athlète et un coeur en or comme il aime le préciser. Mohand n’a pas fait d’études supérieures. «J’ai quitté le lycée en terminale. Vous savez, les études ne sont pas mon fort.» Mohand qui n’hésite pas à «étaler ses états de service lors du Printemps noir» comme quand il affirme, qu’il avait alors participé à toutes les émeutes et le cocktail Molotov n’a plus de secret pour lui. Mohand précise, cependant: «Je n’ai rien contre les policiers, encore moins contre les gendarmes en tant que personnes. Mais les comportements de certains d’entre eux sont inadmissibles. Ils utilisent et usent de la violence envers, notamment les jeunes. Quand on vous arrête pour une raison ou pour une autre, c’est tout juste s’ils ne vous fusillent pas sur-le-champ. Rien ne nous est épargné: les mots orduriers, les bousculades et le mépris c’est notre ration. Passe encore pour ces policiers, mais même dans les services publics, c’est tout juste si on ne vous fait pas sentir que vous n’êtes pas du même bord qu’eux.»Demander un emploi relève d’une «erreur de stratégie». Il vaut mieux essayer de le faire par l’intermédiaire d’une connaissance. Espérer un logement relève de la folie furieuse! «Pour toutes ces raisons, dès 2003 j’ai essayé de demander un visa! Mais là aussi autant rêver de trouver un portefeuille garni de billets de banque.» Mohand se laisse aller et vide son coeur que l’on sent «plein à craquer». Mohand parle. Mohand dénonce la «tchippa». «Pour se livrer une copie intégrale des actes de naissance à la mairie, nécessite, au bas mot, 200DA de pot-de-vin! Il faut aussi payer pour figurer sur la liste de l’autoconstruction! En somme, tout est contre espèces sonnantes et trébuchantes!» soutient-il avant de reconnaître «et si on prend son courage à deux mains pour aller déposer plainte, c’est tout juste si l’on ne vous enferme pas, car un jeune c’est forcément suspect!» Omar, quant à lui, refuse carrément de parler avec la presse: «...Vous ne faites que dire du bien des gens qui administrent, la presse n’a que faire des jeunes et de leurs problèmes!».La harga ou la mortUn de ses camarades intervient pour lui expliquer que «les journalistes sont là pour faire leur travail et qu’ils ne sont en rien responsables des malheurs qui affectent la jeunesse». Omar, rassuré quelque peu, se livre: «Je suis un ancien harrag! J’ai vu la mort de près, quand on a accosté les côtes espagnoles, on étaient attendus par la police, après la dure traversée ce fut le traitement quasi inhumain de la police espagnole. J’en ai ma claque mais je suis obligé de retourner dès que je le pourrais cette fois-ci je vais essayer de mettre toutes les chances de mon côté!»Omar raconte la «traversée», ses préparatifs, l’accueil par la police espagnole et le retour au pays et surtout son envie de recommencer! Le visage fermé, Omar se remémore les préparatifs. C’était en 2002. Ils étaient cinq camarades à avoir décidé de tenter la harga après moult refus de visa. Pour ce faire, ils ont pris contact avec des gens, à Alger, qui les ont renseignés sur les filières. Il fallait partir sur Oran, plus exactement à Mdina Jedida. Sur place, d’autres personnes, d’autres préparatifs. Il fallait d’abord s’acquitter de 5 millions de centimes chacun puis attendre le feu vert. Le moment venu, le groupe s’est équipé en eau, en nourriture, généralement des conserves. En plus d’être armé de beaucoup de courage, il fallait être bon nageur. Condition sine qua non, imposée par le chef de la traversée.La mer était calme. C’était l’été. Durant une journée et demie, ce fut une véritable croisière. A l’approche des côtes espagnoles, les choses se gâtent. La houle balançait l’embarcation qui, frêle esquif, est ballottée dans tous les sens. «Même les plus endurants d’entre nous sont tombés malades», se remémore Omar avant de rendre hommage à leur capitaine de fortune grâce à qui leur embarcation s’en tira miraculeusement. Cependant, leur embarcation accosta loin du point prévu! Ils ont été accueillis aussitôt par la Guardia civile. Et là, il ne s’agissait plus de ruser. Ils ont été soumis à une véritable épreuve. N’ayant pas de quoi se payer le billet de retour, ils ont été embarqués à destination d’Alger. Retour à l’envoyeur. «Cette traversée m’est restée en travers de la gorge; tant d’argent gaspillé, en somme, pour rien», reconnaît Omar avec amertume. Il ne désespère pas.Loin de s’avouer vaincu, Omar affirme qu’il retentera l’aventure. Il y travaille d’arrache-pied. Il a eu vent d’un réseau de harga à partir des plages de Kabylie. Il fouine. Il se renseigne. Il veut entrer en contact avec ce réseau qui semble s’être évaporé depuis que la traque a été lancée par les services maritimes. Comme ses camarades, Omar affirme qu’il travaille comme «un dingue» pour amasser le pécule nécessaire à l’aventure. Salem, qui s’était tu jusque-là, intervient dans la discussion «On fait tout, surtout on travaille dans le bâtiment, les gens nous connaissent on ne rechigne pas à la peine et celui qui veut couler une dalle fait appel à nous. C’est ainsi que l’on amasse le pécule nécessaire». Les jeunes gens affirment que maintenant, mêmes les jeunes filles désirent tenter l’aventure de la harga, elles ont raison; on dit bien en arabe «yakoulni rougi mayakouinich doud» (On préfère être bouffées par le poisson que par les vers).Omar se remet à rêvasser. Il espère atteindre le sol français et se marier même avec une vieille. Après, vogue la galère. Omar, Salem et les autres disent en fait tous les malheurs traversés par la jeunesse qui se sent délaissée. Omar conclut sur une note pessimiste: «Aujourd’hui, on affirme qu’on pense aux jeunes, un discours vieux de plus de quarante ans, aussi vieux que mon rêve!»
A. SAÏD 22/6/2008 L'EXPRESSION.

Saturday, June 21, 2008

Sahara : Washington réitère son soutien au Maroc

L'affaire du Sahara dont le dénouement continue de susciter un vif intérêt des grandes puissances, vient de franchir une nouvelle étape : le soutien renouvelé que M. George Walker Bush, président des Etats-Unis, vient d'exprimer à Sa Majesté le Roi pour la mise en œuvre de l'autonomie sous souveraineté marocaine.

Dans une lettre adressée au Souverain, le président américain confirme « la position nationale claire des Etats-Unis d'Amérique » à l'initiative que notre pays a soumise en avril 2007 au Conseil de sécurité. Il précise aussi « qu'une autonomie substantielle sous souveraineté marocaine est la seule solution possible au différend relatif au Sahara et qu'un Etat indépendant n'est pas une option réaliste ».La lettre, d'une limpidité imparable, exprime de nouveau la position qui a toujours été défendue par les dirigeants des Etats-Unis, quel que soit leur niveau. Cependant, il convient de noter que la lettre du président George W. Bush reprend à son compte une série de recommandations émises dans sa résolution 1783 par le Conseil de sécurité des Nations unies le 30 avril dernier, lorsqu'il a invité les « parties au conflit à s'engager de manière plus approfondie dans des négociations plus substantielles, dans un esprit de réalisme et de compromis ». Les mots ont leur poids, à la fois en termes de droit et de sémantique. Or, cette recommandation n'est pas l'effet du hasard, elle était exprimée par les Nations unies après que le Conseil de sécurité eut jugé que la « création d'un Etat indépendant au Sahara ne constituait pas une option réaliste ».Les Etats-Unis avaient souscrit à cette formulation, suivis par la majorité des Etats membres de l'ONU, dont l'Union européenne, les pays asiatiques, africains, sud-américains et arabes. Que le gouvernement des Etats-Unis, par la voix de son président, réitère son soutien à l'initiative d'autonomie, officiellement entérinée par les Nations unies, conforte d'une part la mission de ces dernières à favoriser une solution politique et, d'autre part, le Maroc dans ses efforts de mettre un terme à un conflit artificiel et absurde qu'il n'a jamais souhaité. M. George W. Bush a remercié Sa Majesté le Roi pour son « leadership et sa détermination à mettre fin à ce différend » par le moyen d'une « proposition d'autonomie crédible et sérieuse ». En langage diplomatique, les deux adjectifs ont un poids considérable, d'autant plus que jamais initiative n'a été soumise auparavant et jamais option aussi prospective et démocratique n'a été proposée. On rappellera qu'en 2005, le Conseil de sécurité avait demandé aux parties en conflit de faire des propositions concrètes et courageuses pour faire avancer le dossier et le sortir d'un certain enlisement qui devenait dangereux et de faire preuve de bonne volonté. C'est alors que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, comme en témoignent ses discours à l'époque, lança l'élaboration du projet d'autonomie sur la base d'une étude rigoureuse qui a pris des mois, qui a associé ensuite les fils et les originaires des provinces sahariennes, dont les membres du Corcas, les diverses instances nationales, parlementaires, communales, les forces vives du Maroc, les partis politiques enfin, voire certains Etats étrangers amis, avant d'atterrir sur les bureaux du Conseil de sécurité. Celui-ci en a pris acte et n'a pas manqué de souligner les efforts déployés par le Maroc. Le président américain, à son tour, mesure la portée politique d'une initiative de paix et y exprime de nouveau son soutien.

Par LE MATIN 21/06/2008

Rapprochement militaire et nucléaire entre Alger et Paris

La France et l'Algérie ont signé samedi deux accords de coopération dans les domaines de la défense et du nucléaire civil, "un moment historique" pour François Fillon qui a plaidé pour l'industrie d'armement française face au concurrent américain.
Au premier jour de sa visite officielle à Alger, le Premier ministre a signé les documents, arrêtés lors de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en décembre 2007, avec le chef du gouvernement algérien Abdelaziz Belkhadem.
"C'est un moment historique et représentatif de la transformation de nos relations", a-t-il souligné lors d'une réunion de travail avec son homologue. "Il n'y a pas de manifestation plus claire de la volonté de la France d'établir un partenariat exceptionnel avec l'Algérie", a-t-il insisté.
L'accord sur l'"utilisation et le développement de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques", le premier de cet envergure avec un pays arabo-musulman, portera sur la recherche fondamentale, des transferts de technologie, la formation, la production d'électricité, la prospection et l'exploitation de l'uranium convoité par Areva. L'Algérie pourrait ainsi se doter d'une centrale nucléaire à l'horizon 2020.
L'accord de défense, qui prévoit notamment une coopération dans la formation et la santé militaire, pourrait ouvrir la voie à de futurs contrats d'armements.
Les autorités algériennes réfléchiraient à l'acquisition de frégates multimissions Fremm, assemblées par la DCNS. Elles auraient également pour projet l'achat d'hélicoptères Super-Lynx d'Agusta Westland, société contrôlée par l'italien Finmeccanica. Eurocopter se mettrait sur les rangs.
"Il faut que nous examinions ensemble toutes les opportunités de coopération industrielle dans le domaine de l'armement", a insisté François Fillon.
Un mémorandum de coopération financière a également été paraphé afin de lever les multiples obstacles juridiques qui compliquent la tâche des entrepreneurs français en Algérie.
La France est le premier investisseur en Algérie, hors hydrocarbures, et son premier partenaire commercial, mais elle doit faire face à la vive concurrence des pays émergents comme la Chine et l'Inde et de ses partenaires européens.
FILLON AVANCE A PAS COMPTES SUR L'UPM
Quelque 300 filiales d'entreprises françaises sont implantées sur le territoire algérien, ce qui représente 30.000 emplois directs et 100.000 emplois indirects.
Le cimentier Lafarge, devenu leader du secteur en Algérie après l'acquisition, fin 2007, de l'Egyptien Orascom Cement, a officialisé samedi une prise de participation de 35% dans le capital des Ciments de la Mitidja, plus grande unité publique dans ce domaine, pour 43,5 millions d'euros.
Schneider Electric, présent depuis plus de 45 ans en Algérie, a signé pour sa part avec l'entreprise nationale des appareils de mesure et de contrôle (AMC) en vue de la création d'une société commune d'appareils électriques, là encore dans le cadre du programme de privatisations algérien.
Au chapitre diplomatique, François Fillon, qui rencontrera dimanche le président algérien Abdelaziz Bouteflika, a poussé prudemment ses pions sur l'Union pour la Méditerranée (UPM).
L'Algérie réserve sa réponse sur sa participation au sommet du 13 juillet, réclamant des "clarifications" sur un projet "flou", dont elle craint qu'il ne couvre une "normalisation rampante" avec Israël.
"Il faut que la coopération entre la rive Sud et la rive Nord soit plus efficace, plus équilibrée", a déclaré François Fillon, expliquant que "la meilleure réponse" aux tensions au Proche-Orient, "c'est le dialogue, le développement".
"Il n'y a aucune chance de résoudre les problèmes de la Méditerranée si on ne se parle pas", a-t-il insisté plus tard lors d'un discours devant l'Ecole supérieure des affaires algériennes, jugeant "complètement stupides et stériles" les polémiques sur la venue du président syrien Bachar Al Assad.
Autre sujet de crispation, la question des visas.
Abdelaziz Belkhadem a plaidé pour "une plus grande fluidité dans la circulation des personnes entre les deux pays".
Les Algériens, confrontés à de grandes difficultés pour obtenir un visa pour la France, dénoncent une politique de quotas qui ne dirait pas son nom. Plus de 170.000 visas ont été accordés l'an dernier.
Interpellé par un étudiant algérien, qui lui reprochait de ne privilégier que "les élites", François Fillon a assuré que la France était engagée "dans une politique d'augmentation très importante du nombre de visas".
Par Sophie Louet Reuters - Samedi 21 juin, 20h26 Alger(Reuters)

YouTube - Polisario conference bruxelles sahara marocain

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" Traîtres et vendus au Makhzen " ? Voire !!!


Tous traîtres, tous vendus …

Aux yeux de certains nervis inconditionnels du Polisario et parfois utilisant la cause de ce mouvement comme prétexte pour éructer leurs racisme contre les Marocains de Belgique, la cause est entendue : tous ceux qui adoptent la marocanité du Sahara comme position sont à considérer comme des suppôts du régime marocain et comme des soutiens inconditionnels du Makhzen.
Cette attitude qui relève du terrorisme intellectuel émane d’individus qui n’ont jamais su à quel endroit de la planète se situe le Sahara controversé et n’ont à ma connaissance, jamais ouvert un livre d’histoire de la région du Maghreb.
Tout d’abord, il faut qu’ils sachent que soutenir ou défendre la marocanité du Sahara n’a jamais constitué pour les opposants à la politique du régime marocain durant les années de plomb, une garantie les préservant de la répression la plus atroce.
De fait, le mouvement marxiste léniniste marocain dont je faisais partie, et que se composait durant les années 70 et 80 de deux principales organisations – Ilal Amam et le 23 Mars –, n’a jamais été épargné par la machine répressive du makhzen.
Aussi bien des militants du 23 mars favorables à l’intégrité territoriale du Maroc et au retour du Sahara à la mère patrie que ceux d’Ilal Amam soutenant le Polisario et sa thèse plaidant pour une république Sahraouie, ont été décimés par les enlèvements, les tortures, les disparitions et les assassinats commis à leur encontre par les appareils sécuritaires du Makhzen.
Au-delà de ces mouvements radicaux et révolutionnaires, l’ensemble des opposants au régime d’alors quasi tous favorables à la marocanité du Sahara, ont goûté à cette répression atroce.
Le grand militant Ben Said Ait Idder, grande figure de la résistance au colonialisme dont j’ai reproduit l’interview sur mon blog il y a un mois, était de ces figures de l’opposition au régime marocain qui goûtèrent à cette répression
( lire l'iterview du militant Aît Idder en ouvrant le lien : )
http://www.telquel-online.com/322/maroc2_322.shtml.
Le critère de la marocanité du Sahara ou du soutien au Polisario n’a jamais été celui qui déterminait au Maroc de cette époque, le principal statut d’ » ennemi » du régime.
Venir aujourd’hui raconter que tous ceux qui sont pour la marocanité du Sahara sont des alimentaires du régime et des « Mouchards des consulats marocains », c’est salir la mémoire de tous ceux qui au Maroc, continuent de payer de leur liberté et de leur vie parfois, comme le grand militant altemondialiste Khaled Souffiani, leur positions visant à défendre les libertés démocratiques et les droits de l’homme au Maroc.
Oui, de nombreux journalistes incarcérés et emprisonnés injustement au Maroc aujourd’hui, continuent de défendre leur attachement à la marocanité du Sahara . Et c’est leur droit.
Oui beaucoup de membres d’organisations des droits de l’homme au Maroc subissant aujourd’hui les affres de la répression, des poursuites et des arrestations continuent de s’attacher à leur attitude défendant la marocanité du Sahara.
Venir prétendre comme le fait le minable animateur du blog « Suffrage universel « , l’agent de quartier ». Pierre Yves Lambert, que ces militants sont tous des agents du régime marocain et des mouchards des ambassades, c’est porter une grave insulte à tous les militants marocains qui continuent de clamer dans le même temps leur attachement au retour du Sahara sous souveraineté marocaine et leur adhésion à la défense de la démocratie au Maroc.
Ou alors lorsqu’on accuse les gens de tel ou tel forfait, il faut apporter la preuve irréfutable de ce que l’on avance et pas faire dans l’amalgame qui vous évite des comparutions devant les tribunaux pour calomnies et diffamations.
C’est facile d’éructer sa haine raciste en se réfugiant lâchement derrière des considérants soi disant politiques.

Thursday, June 19, 2008

Manifestation à Paris contre l'accueil d'une délégation du Polisario à l'Assemblée nationale

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées jeudi après-midi devant l'Assemblée nationale pour protester contre l'accueil, le même jour, d'une délégation du Polisario au sein de l'institution représentative du peuple français, à l'occasion d'une rencontre sur le Sahara.
Les manifestants, venus de toutes les régions d'Ile-de-France, ont brandi le drapeau marocain et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Le Polisario à l'Assemblée nationale : la sécurité et la stabilité du Maghreb en danger" ou "les tribus sahraouies expriment leur indignation et protestent contre la réception à l'Assemblée nationale d'un groupe de tortionnaires du pseudo Polisario".
Dénonçant vigoureusement cette rencontre initiée par des députés du Parti communiste français (PCF) et des Verts, les manifestants ont protesté contre l'exclusion de la partie marocaine des débats.
Dans une déclaration à la presse, Mme Latifa Benari, ressortissante algérienne, présidente de l'Association "L'ange Bleu", s'est dite choquée de voir les Marocains exclus de cette rencontre, qui porte sur le Sahara, une question qui concerne aussi bien les Algériens, le Polisario que les Marocains.
"Il est inconcevable et inadmissible que les organisateurs de cette rencontre donnent la parole aux seuls représentants du Polisario, en empêchant les Marocains de participer au débat", a-t-elle déploré, relevant que cette rencontre "non équitable et d'aucune efficacité", ne prône ni la paix ni la stabilité dans la région, dans la mesure où "on a déjà mis un obstacle au dialogue".
"A l'occasion de cette rencontre, j'ai presque honte. Je suis triste et très gêné de voir certains représentants du peuple français, qui se proclament comme défenseurs de la justice, de l'égalité et de la liberté, présenter une pièce de théâtre dépassée car datant d'une époque révolue : la guerre froide", a déploré, pour sa part, M. Mohamed Mraizika, enseignant chercheur et consultant en sciences sociales et en droit international humanitaire.
"Présenter une telle pièce dans une enceinte parlementaire nationale est une mascarade et une provocation inadmissibles", a-t-il souligné, ajoutant que les organisateurs de ce "non événement" ne font que jeter de l'huile sur le feu et mettre en danger toute une région qui a besoin aujourd'hui plus que jamais de stabilité, de coopération et de paix.
S'interrogeant sur la légitimité des membres de la délégation du Polisario, qui disent représenter les Sahraouis, M. Mraizika a indiqué que ces personnes ne représentent qu'eux-mêmes et utilisent l'argent de l'aide humanitaire pour se payer de confortables vacances loin des regards des séquestrés de Tindouf ou des enfants déportés à Cuba.
Et de conclure que la proposition de large autonomie dans les provinces du Sud, représente la solution la plus réaliste et la plus crédible pour régler le conflit du Sahara qui entrave l'essor économique et l'union de toute une région.
De son côté, M. Mohamed Chbicheb, président de la Fédération des Amicales des travailleurs et commerçants marocains en France, s'est dit atterré de l'exclusion des représentants des associations marocaines de cette rencontre, signalant que les Algériens, qui soutiennent la thèse des séparatistes, ont été accueillis à bras ouverts par les organisateurs de "ce débat à sens unique".
"Nous sommes présents aujourd'hui à cette manifestation pacifique pour essayer de contrer tous les agissements visant à attenter à notre souveraineté et à notre intégrité territoriale", a-t-il dit, soulignant que les membres de la communauté marocaine établis en France sont mobilisés derrière SM le Roi Mohammed VI pour défendre les causes sacrées du Royaume.
Le président de l'Alliance démocratique des Marocains du Monde (ADMM), M. Mimoun Houbaine, a indiqué de son côté que cette manifestation est la preuve de l'attachement des Marocains établis en France à l'intégrité territoriale du Royaume et de leur mobilisation pour mettre en échec les thèses des séparatistes.
Il a souligné que malgré les tentatives des organisateurs d'empêcher les représentants des associations marocaines d'accéder à l'Assemblée nationale, une délégation constituée de cinq personnes a fait le forcing à l'intérieur même du Palais du Bourbon où elle a pu rencontrer des députés du PCF et de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP-majorité).
"Nos interlocuteurs nous ont écouté attentivement et promis de nous recevoir prochainement à l'Assemblée nationale pour exposer notre vision de la proposition d'autonomie dans les provinces du Sud du Royaume", a-t-il dit, notant que le Maroc est ouvert au dialogue pour mettre un terme au conflit du Sahara qui n'a que trop duré.
Organisée par le Comité Spécial chargé du Sahara Marocain en Europe (CSCSME) en partenariat avec l'Association des Enfants des Anciens Combattants Français et Marocains, cette manifestation s'est déroulée en présence de plusieurs représentants d'associations marocaines, notamment l'Association des tribus sahraouies marocaines en Europe, l'Association des Marocains de Mantes-La-Jolie, l'Alliance marocaine sahraouie en Europe et l'Association franco-marocaine pour le progrès et la culture. Paris MAP 19/06/2008

Le Burundi renoue avec la "RASD", Combien l'Algérie a t-elle payé?

Lundi, Burundi fait volte face et réitère sa reconnaissance du Rasd. Un coup dur pour la diplomatie marocaine. La république africaine avait décidé le 5 mai 2006 de geler sa reconnaissance de la Rasd pour donner une chance aux négociations de paix entre le Maroc et le Polisario de solutionner le problème. La décision de Bujumbura a été tant chantée à Rabat puisqu’elle intervenait juste après l’annonce du Maroc de présenter à la communauté internationale un plan d’autonomie pour régler le conflit au Sahara. Deux ans après, c’est le retour à la case de départ avec ce revirement burundais.
L’initiative de Burundi risque de n’être pas un fait isolé, un accident de parcours. Le Costa Rica pourrait suivre l’exemple burundais. La république centre-américain a été récemment la cible d’intenses ballets diplomatiques des amis de Mohamed Abdelaziz. Lors des négociations au Conseil de sécurité précédant l’adoption de la résolution 1813, le Costa Rica s’était nettement aligné sur les positions de l’Afrique du Sud.Burundi a été parmi le peloton de tête des pays ayant reconnu la Rasd, c’était en 1976 .M.J 19-06-2008

Saturday, June 14, 2008

Belgique-Sahara-Débat : Quand des sympathisants du "polisario" se font ridiculiser à Bruxelles

Les organisateurs d'un débat soutenant la thèse séparatiste ont eu, jeudi à Bruxelles, la mauvaise surprise d'avoir en face d'eux une assistance avisée maîtrisant parfaitement les vérités historiques et les fondements juridiques qui confirment la marocanité du Sahara.
Lançant des contrevérités grotesques et des élucubrations sur la question de l'intégrité territoriale, les intervenants, qui semblaient peu au fait des tenants et des aboutissants du conflit autour du Sahara, dont l'Algérie est le véritable artisan, ont suscité l'indignation des participants par leur méconnaissance des faits historiques et des développements que connaît cette question.
L'assistance a d'abord eu droit à une première séance de cafouillage quand l'un des organisateurs a présenté à la dernière minute quelques photos des camps de Tindouf que les séparatistes ont pris le soin d'arranger avec mise en scène et décor de plateau.
D'autres intervenants se sont succédé, par la suite, pour lancer un fatras de contre vérités sur l'histoire du Maroc, le droit international, le processus de règlement au sein de l'ONU et la situation humanitaire à Tindouf, ignorant totalement les raisons de ce conflit créé de toutes pièces par l'Algérie et considéré comme l'un des derniers vestiges de la guerre froide.
Face à cette mascarade, plusieurs voix dans la salle se sont élevées pour dénoncer la désinformation dont usent et abusent les séparatistes du "polisario" et ceux qui les soutiennent. L'assistance a également dénoncé le soutien de l'Algérie visant à offrir aux séparatistes des tribunes pour porter atteinte à l'intégrité territoriale du Maroc et à sa souveraineté et dénaturer les vérités historiques.
Selon plusieurs intervenants, il s'agit de tentatives "dont le seul objectif est de torpiller les efforts de règlement pacifique du différend autour de la question du Sahara" qui a connu une nouvelle dynamique grâce à la proposition marocaine d'autonomie.
Des membres de la coordination des associations démocratiques marocaines et de l'alliance mondiale des Marocains de l'étranger ont mis en garde les autorités algériennes et le "polisario" contre l'instrumentalisation d'un dossier aussi douloureux que celui de la souffrance des populations séquestrées à Tindouf.
Dans un communiqué distribué à l'assistance, les membres de ces associations ont souligné qu'au moment où le conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution encourageant les efforts entrepris en vue de régler la question du Sahara, "des esprits séparatistes prennent le contre-pied de la diplomatie internationale (...) en défendant une option clairement écartée par l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, Peter Van Walsum qui a déclaré que "l'indépendance du Sahara occidental n'est pas une option réaliste".
Ils ont souligné, à cet égard, la pertinence de la proposition formulée par le Maroc, basée sur un projet d'Autonomie élargie pour les provinces du sud qui offre des perspectives de paix, portée et soutenue par l'ensemble de la société civile et politique marocaines et saluée et encouragée par la communauté internationale.
(Par Adil ZAARI)-. Bruxelles, 13/06/08- MAP

Tuesday, June 10, 2008

L’AFP et Reuters convoqués au ministère de la Communication10 Juin 2008 - Page : 2Lu 241 fois

Les correspondants de l’AFP et Reuters ont été successivement convoqués hier, après-midi au ministère de la Communication après la diffusion de dépêches erronées par ces deux agences, apprend-on auprès de ce ministère. L’agence AFP, rappelle-t-on, «avait exagéré le bilan de l’attentat terroriste ayant visé hier la gare de Beni-Amrane» en évoquant 13 morts alors que le bilan réel était de deux victimes.Quant à l’agence Reuters, elle s’est rendue coupable de diffusion de fausse information en annonçant un attentat terroriste à la gare routière de Bouira, attentat qui aurait causé la mort d’une vingtaine de personnes. Un démenti formel a été également diffusé hier, après-midi à ce sujet par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.
R.N
L'EXPRESSION 10/06/2008

Friday, June 06, 2008

LOUISA HANOUNE AVERTIT«L’Algérie est sur une poudrière»

La porte-parole a fait le lien entre les événements de Berriane et le plan du Grand Moyen-Orient. Le Parti des travailleurs tire la sonnette d’alarme. Sa secrétaire générale, Louisa Hanoune, a brossé, jeudi dernier, un tableau noir de la situation du pays. Les émeutes de Chlef, les événements de Berriane, les harraga, la flambée des prix des produits de large consommation, le chômage et la politique de l’emploi, sont autant de questions soulevées lors de la réunion des élus d’Alger tenue, jeudi dernier, au siège du parti.«Le pays est assis sur une poudrière, produit de longues années de privation, d’attentes insatisfaites et de douleur», a martelé Louisa Hanoune. Irritée et alarmée par la situation qui prévaut dans le pays, la responsable du PT se demande où va notre pays. Dans son analyse, elle soutient que la situation sociale est fragilisée. «Les possibles manipulations politiciennes internes et externes, les émeutes d’une extrême violence qui éclatent pour des motifs aussi différents les uns que les autres, ne confirment-elles pas qu’il y a péril en la demeure, tant que le tissu social est fragilisé?», s’est-elle interrogée.Le facteur social est à l’origine de tous les maux que connaît la société algérienne. Le message des résultats des dernières consultations électorales traduit parfaitement la détresse du peuple, lequel a perdu la confiance dans les institutions de l’Etat.Tout en rappelant l’élection présidentielle de 2009, le PT pense qu’il faut agir en urgence et exige l’ouverture d’un débat national sur la situation. Evoquant les événements de Berriane, Mme Hanoune n’a pas écarté la piste de la main étrangère. A qui profitent ces événements? L’Algérien digne de ce nom peut-il tirer profit de la dislocation de l’unité nationale par des conflits pseudo-ethniques fabriqués à des fins obscures? s’interroge-t-elle avant de dire qu’au-delà des problèmes sociaux réels et des provocations, c’est bien là le but recherché et qui rejoint étrangement le plan du GMO et de NMO, à savoir le Grand et Nouveau Moyen-Orient.La responsable du PT a demandé l’ouverture d’une enquête pour clarifier et déterminer les responsabilités dans le marasme qui est devenu le vivier de la violence juvénile, qu’elle soit spontanée ou manipulée. Le Parti des travailleurs voit que le traitement de cette situation passe par le renforcement du dialogue, non pas par la répression.Par ailleurs, et comme à son habitude, Mme Hanoune a critiqué la nouvelle politique de l’emploi. Au lieu de financer les entreprises qui embauchent les jeunes, le PT pense qu’il faut aider les entreprises en difficulté pour éviter les licenciements.
Nadia BENAKLI L'EXPRESSION 06/06/2008

Mohamed Ould Nahah : «Alger fait chanter Nouakchott sur l’affaire du Sahara»

Réagissant aux récentes déclarations contradictoires du président du Parlement mauritanien, Messaoud Ould Belkheïr, le président du parti du Rassemblement populaire (PRP), Mohamed Ould Nahah, a dénoncé des «pressions algériennes».

ALM : Après avoir déclaré son soutien à l’offre marocaine d’autonomie, lors de sa visite le 28 mai dernier à Rabat, le président du Parlement mauritanien, Messaoud Ould Belkheir, a fait volte-face en affirmant «la neutralité positive» de la Mauritanie dans l’affaire du Sahara. Quelle analyse faites-vous de ce changement de position ?

Mohamed Ould Nahah : Nous avons été très surpris par ce revirement. D’abord, parce qu’on ne s’attendait pas à ce que ce revirement vienne d’un homme expérimenté, rôdé et érodé par tant d’années de politique, comme Messaoud Ould Belkheïr. Et puis, - et là c’est encore plus grave -, parce que M. Belkheïr est le président de l’Assemblée nationale mauritanienne. Notre crainte aujourd’hui est que ce revirement mette en brèche la crédibilité même de l’institution législative mauritanienne à l’échelle internationale.

ALM-Le président du Parlement mauritanien a-t-il subi des pressions pour revenir sur sa déclaration favorable à la proposition d’autonomie ?

Mohamed Ould Nahah: Il est très fort probable que Messaoud Ould Belkheïr ait subi en tant que président du Parlement mauritanien de fortes pressions pour revenir sur sa position. M. Belkheïr se serait, peut-être, inquiété pour son poste de président de l’hémicycle, d’autant plus que son parti, le parti de la Coalition populaire, est minoritaire au sein du Parlement. Mais une chose, cela étant, est sûre : quand on médite sur la manière avec laquelle le Premier ministre mauritanien, Yahya Ould Ahmed El Waghf, a été accueilli récemment à Alger, à la veille de la réunion de la haute commission mixte, on comprend facilement pourquoi M. Belkheïr a changé de position. Alger a tout simplement fait chanter Nouakchott. Elle a utilisé tous les moyens de pression pour amener M. Belkheïr à émettre un avis contraire à la conviction de la majorité du peuple mauritanien, en l’occurrence son soutien réel à l’offre marocaine d’autonomie. Le peuple mauritanien a des relations solides et stratégiques avec le Royaume du Maroc, et il n’acceptera jamais qu’un Etat croupion soit incrusté entre la Mauritanie et le Maroc. L’intégrité territoriale du Royaume est importante aussi bien pour le peuple marocain que pour le peuple mauritanien.

ALM-Que pensez-vous de la position officielle de Nouakchott sur la question du Sahara ?

Mohamed Ould Naha: Personnellement, je suis contre «la neutralité positive» de Nouakchott sur ce conflit artificiel. D’ailleurs, je ne considère pas « la neutralité » comme étant une position. Nouakchott doit se prononcer ouvertement de manière à pousser vers le règlement de ce conflit artificiel, d’autant plus que la position du Polisario et de l’Algérie est restée figée. Il eût été plus judicieux pour Nouakchott de se mettre aux côtés du Maroc. Quelle est la position de votre parti sur la solution d’autonomie ? Une grande partie des formations politiques mauritaniennes, et la majorité du peuple mauritanien, sont favorables à l’initiative de SM le Roi Mohammed VI pour octroyer un statut d’autonomie aux provinces sahariennes. Nous considérons que c’est une initiative sage et courageuse. Cette initiative est née d’une volonté sincère de réaliser la stabilité, la prospérité et le progrès non seulement pour les peuples marocain et mauritanien frères mais aussi pour l’ensemble du Maghreb. Nous sommes convaincus du bien-fondé de l’initiative marocaine, d’autant plus que le Maroc offre tous les gages nécessaires pour une meilleure mise en œuvre du plan d’autonomie. Notre position n’est pas née du néant, nous mesurons le progrès réalisé par le Maroc sur les dossiers des droits de l’Homme, la liberté d’expression, l’urbanisation … Le Maroc passe pour un modèle dans la région du Maghreb.
ALM 06/06/2008

Thursday, June 05, 2008

En violation du cessez-le-feu, le Polisario réinstalle des mines antipersonnel au-delà de Tifariti

Des mouvements d’éléments armés du Polisario ont été constatés récemment près d’Amgala, une localité marocaine frontalière avec l’Algérie, où des colonnes de mercenaires réinstallent des mines antipersonnel.Une lourde tension plane actuellement sur la frontière sud entre le Maroc et l’Algérie, après une nouvelle incursion d’éléments militaires du Polisario déguisés en civils dans la zone tampon. Une source bien informée a affirmé hier à ALM que « des colonnes de mercenaires se trouvent actuellement à quelques kilomètres de la frontière, plus près de la localité marocaine d’Amgala, au prétexte de procéder à la destruction de mines ». La même source a précisé que le déminage n’avait rien d’humanitaire, contrairement aux allégations du Polisario qui veut « vendre» cette opération à la communauté internationale comme «une initiative de paix ». «Cette opération prépare le terrain à un prochain déplacement de la population sahraouie de Tindouf vers les localités déminées », a averti la source, en rappelant que le Polisario avait annoncé, fin décembre 2007, - lors de son 12ème congrès à Tifariti -, son intention d’installer la population sahraouie dans la zone démilitarisée. Le nettoyage de la région préfigure un exode forcé de la population sahraouie, à l’instigation de l’Algérie qui, avec le Polisario, cherchent (désespérément) à créer une nouvelle donne dans la localité marocaine de Tifariti, en violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu signé en septembre 1991, sous l’égide des Nations unies. Cette tentative (mesquine) a été démasquée et, vigoureusement, dénoncée par le Royaume du Maroc. Le représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, El Mostafa Sahel, a adressé fin mai dernier une lettre au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour protester contre les manœuvres provocatrices du Polisario, et de l’Algérie qui l’encourage et le soutient. « Dans la continuité de la position claire et permanente qui a toujours été la sienne, le Royaume du Maroc, tout en réitérant son ferme soutien à vos efforts et à ceux de votre Envoyé personnel pour parvenir à une solution politique négociée (au différend du Sahara), réaffirme avec force qu’il ne saurait en aucune manière accepter ou tolérer toute rupture du statu quo dans cette zone, qui, depuis la proclamation du cessez-le-feu en septembre 1991, a été exempte de toute présence civile ou militaire », a rappelé le Maroc. Un rappel à l’ordre ferme face aux gesticulations du Polisario et de son mentor algérien qui joue avec le feu. Le 5-6-2008 Par : M’Hamed Hamrouch Aujourd'hui le Maroc

Wednesday, June 04, 2008

USA: "New York Times" publie des témoignages sur "les dures conditions de vie" dans les camps de Tindouf

Le quotidien américain "New York Times" a publié mercredi un article relatant "les dures conditions de vie'' dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien.
Le journal rapporte les témoignages des membres d'une délégation d'anciens séquestrés des camps de Tindouf, ayant entrepris une visite aux Etats Unis début mai pour sensibiliser les responsables, les congressmen et les médias américains sur le calvaire des populations de ces camps.
"New York Times" souligne que les membres de la délégation ont décrit les camps comme étant "des prisons où la corruption règne''. Cité par le journal, Said Abderahman, a expliqué comment il a fui les camps de Tindouf en compagnie de son épouse Salma Essalek qui était enceinte, précisant que les agents du "polisario" les ont pourchassés à travers un champ de mines.
Le couple a également affirmé à la publication que les populations des camps ne reçoivent pas toute l'aide humanitaire qui leur est accordée par les organisations internationales.
Un membre de la délégation a fait état de l'existence d'un centre où des filles-mères sont détenues en isolation totale de leurs familles et de leurs proches, alors qu'un autre membre est revenu sur le détournement par les "dirigeants" des camps de l'aide humanitaire au moment où les séquestrés souffrent de la faim, poursuit le quotidien.
Brahim al-Selem a dû payer un passeur en août dernier pour l'aider à s'évader des camps, après avoir été incarcéré pour avoir tout simplement critiqué le "polisario", indique le quotidien new-yorkais.
Se référant au directeur exécutif du Moroccan- American Center for Policy, Robert Holley, le journal précise que le but de la visite de la délégation aux Etats-Unis était d'exposer "les sévères restrictions et les dures conditions" qu'endurent les populations dans ces camps''. "Les vies de ces gens sont détruites au quotidien'', a déclaré M. Holley toujours cité par le quotidien. MAP WASHINGTON LE 4/6/2008

Algérie: Deux morts dans l'explosion de bombes à l'est d'Alger

Deux bombes ont explosé mercredi dans une cafétéria à l'est d'Alger, tuant deux personnes et en blessant plusieurs autres, apprend-on auprès des services de sécurité algériens.
Les explosions se sont produites à Bordj El Kiffan, à quelque 25 kilomètres du centre d'Alger. La cafétéria était située dans le quartier du Lido, dans un secteur proche, croit-on, d'une caserne de l'armée, ajoute-t-on de mêmes sources.
L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.
L'organisation Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué la responsabilité de plusieurs attentats en Algérie, dont un double attentat visant notamment les bureaux de l'Onu qui a fait 41 morts en décembre dernier dans la capitale.
Lamine Chikhi, version française Jean-Stéphane Brosse AFP 02/06/2008

Tuesday, June 03, 2008

DEBUT DE LA FIN DU POLISARIO

DEBUT DE LA FIN DU POLISARIO
Par le docteur Abderrahmane MEKKAOUI
Professeur des relations Internationales
Université HASSAN II
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﴿ بداية نهاية البوليساريو ﴾
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بدأت الملامح الأولى لانهيار جبهة البوليساريو ( التي دبرت في ليل مظلم ) منذ أن أعلنت الجماهيرية الليبية فك الارتباط مع هذه المنظمة المزعومة في أواخر الثمانينات من القرن العشرين ، بعد أن تكشف لها حقيقة انحياز القائمين على مسؤولية هذه الجبهة إلى الحكومة الجزائرية في عهد الرئيس الراحل هواري بومدين بدعوى التناسب الأيديولوجي والإغراءات المادية الكبيرة والموقع الجغرافي. فليبيا كانت في البداية من أبرز الممولين ماليا والمجهزين للسلاح لجبهة البوليساريو بسبب عدائها المعلن لكل الأنظمة الملكية في الوطن العربي وأسباب أخرى، تاركة لهذه الجماعة الصحراوية (المشكلة من مجموعة من الطلبة الذين غادروا جامعة محمد الخامس بالرباط) نوعا من الاستقلالية في اتخاذ القرار السياسي الذي يهمهم في استمرار إثارة المشاكل مع المغرب.وهكذا تحول الصراع الليبي المغربي بعد تقاطع المصالح إلى صراع ليبي جزائري حول إشكالية احتضان البوليساريو، تطور هذا الخلاف فيما بعد إلى نزاعات أخرى بين الدولتين على ساحة الصحراء الكبرى، والتي لا زالت قائمة حتى اليوم . ظاهرها سياسي و استراتيجي و باطنها اقتصادي يتعلق بالمياه الجوفية و المعادن الكثيرة كاليورانيوم و الحديد و الكوبلت والمنغنيز .... الخ.
إن خروج ليبيا من حلبة الصراع مع المغرب مكن الجزائر من فرض سيطرتها الكاملة على البوليساريو، وبذلك تحولت الجبهة إلى قسم من أقسام وزارة الدفاع الجزائرية و جناح في قوته الضاربة الأمن العسكري. فجبهة البوليساريو لم تعد طبقا لذلك جماعة تحرر وطني كما كانت تدعي في البداية، بل أنها تحولت إلى كتيبة عسكرية وجناح سياسي تعمل وفق أجندة جزائرية محضة اختلط فيها الاستراتيجي بالإيديولوجي والديني بالقبلي، فأصبح هذا الارتباط ارتباطا عضويا إلى درجة يستحيل فيها على مسؤولي المنظمة الصحراوية حاليا اتخاذ قرار السلم أو الحرب مع المغرب، فمصير مسؤولي جبهة البوليساريو أصبح أكثر تعقيدا، بعد الانقسامات التي تعرضت لها الجبهة سياسيا وعسكريا، والتي أفرزت ثلاثة أجنحة مختلفة في توجهاتها ومطالبها هي :
الجناح الأول، بقيادة محمد عبد العزيز الركيبي، الذي يرى في التحالف مع الجزائر أمرا ضروريا يمكنه من الاستمرار في المطالبة باستقلال الصحراء ، نظرا لموقع ودور و إمكانات الجزائر الضخمة الحاضنة للجبهة. ففي نظر هذه الجماعة لا يمكن الانتصار على المغرب إلا بركوب موجة الصراع الجزائري- المغربي القديم والحديث، خلاف إيديولوجي يمكن توظيفه وتراكمات سياسية لاحقة.
أما الجناح الثاني و الذي يعتقد المحللون انه أكثر شعبية و مصداقية و اعتدالا هو التيار الذي يتزعمه البشير مصطفى السيد، والمتمركز في مخيمات لحمادة ،هذا التيار يرى في التحالف مع الجزائر انتحارا سياسيا وعسكريا على المدى البعيد، لكون أجندة الجبهة متناقضة مع أجندة القادة في الجزائر شكلا و موضوعا. ففي نظر هذا الجناح الكبير داخل البوليساريو والذي قاد المفاوضات مع المغرب في البداية أن الصراع الحالي مع المغرب سوف يفقد الجبهة استقلاليتها في المفاوضات مع المغرب و يجعلها تخسر حليفها القديم ليبيا، الأمر الذي سوف يشعل نار الفتنة في الصحراء الكبرى بأكملها. فلازال مشروع الرئيس ألقذافي في إقامة ولايات الصحراء قائما ولازالت هذه الجماعة تستند إليه.
وقد واجه تيار البشير مصطفى السيد ضغوطا عدة بعد عودة العديد من المسئولين المؤسسين للبوليساريو إلى المغرب ، الذين كانوا يشكلون جناحا سياسيا و قبليا متماسكا ضد الجناح الأول الذي يتزعمه محمد عبد العزيز الركيبي.
أما الجناح الثالث الذي انشق عن الجبهة مؤخرا، فهو تيار خط الشهيد الذي يقوده ولد السالك الذي فضل الرجوع و الإقامة في اسبانيا، الدولة المستعمرة القديمة للصحراء بدل البقاء في تندوف الجزائرية، رافضا كل تحالف مع الجزائر في صراعها مع المغرب، ومطالبا كذلك بإقالة كل مسؤولي البوليساريو الحاليين، متهما إياهم بخيانة المبادئ التي قامت عليها الجبهة و مؤسسها الأول مصطفى الوالي و مطالبا المغرب في إيجاد حلول مناسبة للنزاع وعبر المفاوضات المقبولة من جميع أطراف الأزمة الصحراوية.
إن جناح خط الشهيد يرى أن حل مشكل الصراع هو بيد اسبانيا و ليس الجزائر، علما أن العديد من أطر هذا الجناح هم من الطلبة الذين أرسلتهم جبهة البوليساريو للدراسة والأعداد في الخارج و خاصة في كوبا، ولم يعد من هؤلاء الطلبة إلى تندوف إلا النزر القليل، فعلى سبيل المثال أرسلت الجبهة لدراسة الطب في كوبا الشيوعية 200 طبيبا لم يعد منهم إلى مخيمات تندوف الجزائرية إلا 20 طبيبا. وهذا دليل جديد على عدم اقتناعهم بأهداف الجبهة ومطالبها بعد أن ارتقى الوعي في عقولهم وضمائرهم .
ترافق كل ذلك مع ما تشهده جبهة البوليساريو حاليا من نزيف قاتل، حسب المختصين في هذا النزاع، أثر إعلان الحكومة الأسبانية عن قانون منح الجنسية الاسبانية لسكان الصحراء، قانون شجع العديد من الشباب الصحراوين بالخروج خلسة وفي وسط الظلام من مخيمات تندوف وغيرها للحصول على الجنسية رغم الحصار الشديد للجيش الجزائري على المخيمات . فاسبانيا أقامت لتحقيق هذا الغرض ذي البعد الاستعماري مكاتب خاصة في الجزر الخالدات و موريتانيا لأسبنة سكان الصحراء لغاية في نفس يعقوب.
إن منح الجنسية الاسبانية لسكان الصحراء لاينزع عنهم الجنسية المغربية حسب القانون المغربي، و سيقوي هذا الأجراء الاستعماري تيار خط الشهيد، التنظيم المستقل في المهجر في المستقبل القريب، هذا التيار الذي يعارض مسئولي الجبهة الحالية التي اتهمته بدورها بالانحياز إلى المغرب.
أما الباقون من سكان الصحراء في تندوف فهم فئتين : الأولى أقلية لها مصالح مباشرة في الوضع القائم، بعد أن حولت الجبهة إلى دائرة تجارية مختصة في تهريب المواد الغذائية و الأسلحة، وتمارس عملية استغلال بشعة للإعانات الدولية التي تأتي من الخارج فبدلا من توزيعها كمساعدات للسكان يقوم مسئولي الجبهة ببيعها بشكل سري في أسواق زويرات الموريتانية و تومبوكتو المالية و تندوف الجزائرية، هذا هو حال سكان الصحراء ؟ ومن المفارقات ما جاء في وصف احد الصحافيين الاسبان، الذين حضروا احتفالات الذكرى 35 لإنشاء ما يسمى ب "الجمهورية الصحراوية " مؤخرا الخيمة المكيفة والغداء من فئة الخمس نجوم في مخيم الرابوني بتندوف، نتيجة الإعتمادات المالية الضخمة التي وظفت لهذه الاحتفالات الفلكلورية التي توجت بالإعلان عن تدشين محطة فضائية للدعاية عبر قمر صناعي اسباني ، كلفت هذه الاحتفالات الحكومة الجزائرية ملايين الدولارات ، التي كان بالإمكان استثمارها في خدمة شعب الجزائر.... أما الفئة الثانية من السكان فتتمثل بالمحتجزين بالقوة الذين أصبحوا علامة تجارية مكشوفة للبوليساريو في العالم.
ومن ملامح بداية النهاية على المستوى العسكري، فقد فقدت جبهة البوليساريو أكثر من النصف من المجندين عام 1976 والذين عادوا إلى قبائلهم و مدنهم في الجزائر و مالي و موريتانيا. وما تتظاهر به الجبهة من وجود 6000 مجند لديها حاليا، فهم من الأطفال والنساء والشيوخ المحتجزين في المخيمات.
على المستوى الخارجي، فالكثير من الدول سحبت او علقت اعترافها بالبوليساريو، خاصة الدول الافريقية و اللاتينية ككينيا والسيشيل و كوستاريكا وآخرون. بعض الدول الفقيرة كأثيوبيا وتنزانيا، لازالت تتوصل بإعانات مالية كبيرة او عينية كالبترول و الغاز مقابل اعترافها بالبوليساريو. فالوفود التي حضرت إلى تندوف في الذكرى الأخيرة لإنشاء ما يسمى الجمهورية الوهمية، فاجأتها أشياء غريبة كمجانية النقل الجوي من بلدانها إلى تندوف ووسائل النقل الجديدة من النوع الممتاز كسيارات مرسيدس رباعية الدفع ورغد العيش لمسوؤلي الجبهة في القصور الفارهة التي بنتها الجبهة في تندوف و زويرات ،في الوقت الذي تقوم فيه جبهة البوليساريو حاليا بتنظيم حملة عالمية لجمع التبرعات (انظر مقال باتريك كوبير في مجلة اللأبصرفر).
أمام هكذا تطورات نلاحظ بالمقابل أن المغرب بدأ في الآونة الأخيرة بتحقيق بعض الانتصارات الدبلوماسية على البوليساريو رغم ضعف وشحة إمكانياته، تمثلت هذه الانجازات، أولا في مراجعة إستراتيجيته الدبلوماسية، و تغيير خطابه السياسي المبني على الحجج التاريخية و الواقعية السياسية ، و تحسين أوضاع السكان في الأقاليم الصحراوية عبر نشر ثقافة حقوق الإنسان و المواطنة، و بذلك أفشلت كل محاولات البوليساريو و الجزائر في إيجاد خلايا نائمة في داخل المغرب تحركها كما تريد و متى تريد، وخير دليل الأموال المرسلة من الخارج من طرف الجزائر لبعض الطلبة و العاطلين عن العمل، عملية لم تحقق غرضها في إحداث عدم استقرار في المغرب داخليا و تشويه صورته عالميا، خاصة في مجال حقوق الإنسان و العدالة الاجتماعية، وبذلك فشلت محاولاتهم في نقل الصراع وتصديره إلى داخل الأقاليم الصحراوية بغية تصدع الوحدة الداخلية للمغاربة.
هذه بعض المؤشرات الموضوعية التي تبين بوضوح بداية النهاية لتفكك البوليساريو و فقدها لكل مصداقية على الصعيدين الداخلي و الخارجي، بعد أن تخلى مسؤوليها عن ممارسة السياسة في الداخل إلى ممارسة التجارة في الخارج ، ومما يسهم في تعزيز نهاية أعمال
جبهة البوليساريو هو ما جاء بإعلان تقرير المبعوث ألأممي فان فالسوم : أن مشروع استقلال الصحراء حل غير واقعي وغير عملي . و قد
كاد التقرير أن يكون بمثابة القشة التي قصمت ظهر البعير. وان غدا لناظره قريب

ذ.عبد الرحمن مكاوي
أستاذ العلاقات الدولية
جامعة الحسن الثاني
raamc@menara.ma