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Friday, December 28, 2007

Maurtianie: Le GSPC Algérien sème la terreur en Mauritanie -Quatre touristes français assassinés

Après avoir perpétré, dans la capitale, le 11 décembre, un double attentat à la voiture piégée qui a coûté la vie à plus de soixante-dix personnes, le GSPC (Al Qaïda Maghreb) a pris pour cible, au milieu de la semaine, la Mauritanie.
Trois terroristes de nationalité mauritanienne, identifiés par les autorités locales comme des salafistes proches d’Al Qaïda, ont tué lundi quatre touristes français à Aleg (région Brakna, 250 km à l’est de Nouakchott). Une fois leur sinistre forfait accompli, les criminels ont pris la fuite en direction de la frontière mauritano-sénégalaise, laissant derrière eux un pays plongé dans la terreur. Les autorités de la région de Brakna avaient indiqué au lendemain de l’attaque que les assaillants avaient certainement franchi la frontière sénégalaise. Aussitôt l’annonce faite, Dakar a mis en place d’importants moyens humains et matériels pour retrouver ces individus au cas où ils se trouveraient effectivement en territoire sénégalais. Au Mali, un dispositif de sécurité a été également déployé le long de la frontière entre le Mali et la Mauritanie, longue de plus de 2000 km. C’est la deuxième fois en moins de trois ans que le groupe salafiste opère en Mauritanie. Le GSPC avait, rappelle-t-on, attaqué en juin 2005 la base militaire mauritanienne de Lemgheity, située à 400 km de la ville minière de Zouérate, près de la frontière algérienne et malienne. L’incursion durant laquelle six véhicules ont été emportés et deux camions incendiés avait fait, selon un bilan officiel, quinze soldats et cinq assaillants tués, vingt militaires blessés et deux autres portés disparus parmi la cinquantaine qui occupait la caserne. Les assaillants – dont le nombre variait entre 100 et 140 hommes – circulaient à bord d’une douzaine de véhicules. En revanche, c’est la première fois qu’Al Qaïda s’en prend à des étrangers en Mauritanie, pays pauvre où le secteur touristique commence à devenir une précieuse source de revenus. En ce sens, l’impact de cette attaque risque d’être préjudiciable pour les affaires. La preuve : à Paris, le ministère des Affaires étrangères a annoncé être en train de « réévaluer » l’approche française « du risque que présente un déplacement en Mauritanie ». En outre, par cet assassinat d’étrangers, le GSPC met clairement à exécution sa menace proférée après les attentats d’Alger du 11 décembre et qui consiste à s’attaquer aux Occidentaux. Le choix de la Mauritanie comme « théâtre des opérations », s’explique par le fait que le contrôle de la région par les Etats est loin d’être total. Hier, les recherches se poursuivaient encore pour tenter d’interpeller les trois Mauritaniens en fuite. Les forces de sécurité mauritaniennes, sénégalaises et maliennes étaient mobilisées pour tenter de les retrouver. De son côté, le parquet général de Nouakchott a annoncé, mardi, selon l’AFP qui a rapporté l’information, que deux des trois assaillants étaient proches d’un groupe terroriste islamiste, écartant de fait la piste crapuleuse initialement privilégiée par les autorités. Ces deux jeunes hommes avaient été arrêtés en 2006 pour appartenance présumée au GSPC. L’un des deux avait ensuite été libéré sans inculpation et le second avait été acquitté de l’accusation d’appartenance à un groupe terroriste. Le parquet a fait appel et l’affaire demeure devant les tribunaux. Une des cinq personnes arrêtées par ailleurs en Mauritanie depuis l’attaque avait aussi déjà été condamnée en 2006 pour appartenance à un groupe terroriste. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agit de Mohamed Elmoustapha Ould Abdel Kader, surnommé Abou Elghassem, qui aurait hébergé les assaillants et leur aurait procuré le véhicule avec lequel ils ont commis l’attaque. A signaler que l’assassinat des quatre Français est survenu moins de dix jours avant le départ du rallye-raid Dakar-2008, qui prévoit neuf étapes en Mauritanie. En 2007, des menaces du GSPC avaient, souligne-t-on, conduit les organisateurs du rallye à annuler deux étapes entre Néma et Tombouctou (Mali).
Zine Cherfaoui -el watan 28/12/2007

Le récent congrès du "Polisario" n'avait qu'un seul objectif : torpiller le plan de paix proposé par le Maroc (journal nigérien)

Le récent congrès du "Polisario" n'avait pour seul objectif que de "torpiller le plan de paix proposé par le Royaume du Maroc, qui a pourtant eu l'approbation de la communauté internationale", souligne l'hebdomadaire nigérien "L'événement" dans son édition du 25 décembre.
Dans un article sous le titre :"le Polisario en perte de vitesse", l'hebdomadaire relève que "c'est parce que certains dirigeants du front Polisario, aidés de leur traditionnel parrain algérien, ne veulent pas s'inscrire dans la logique de paix, que le congrès de Tifariti a été organisé". Le Polisario "tente ainsi de se donner une envergure politique que les observateurs n'ont pas décelée sur le terrain", ajoute-t-il.
Selon l'hebdomadaire, le Polisario et l'Algérie, son "principal soutien inconditionnel et traditionnel", ont tenté, par ce congrès, de "détourner l'attention des observateurs sur les conditions déplorables et misérables des séquestrés de Tindouf, en Algérie, dues notamment aux détournements de l'aide humanitaire à des fins politiques".
"Aujourd'hui, c'est la représentativité même du polisario qui est en cause au vu des profonds remous qui agitent les camps des réfugiés de Tindouf", à un moment où des voix sahraouies s'élèvent de plus en plus pour "dénoncer les graves violations des droits de l'Homme par le Polisario", souligne l'hebdomadaire.
"Le polisario est donc aujourd'hui en perte de vitesse, en raison de la profonde aspiration de la population sahraouie à la paix", note "L'évènement", soulignant que la négociation demeure la seule voie vers la solution définitive de la question du Sahara. La communauté internationale avait "qualifié de sérieuse" l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara, relève "L'événement".
Dans un précédent article, la même publication affirme que l'initiative marocaine est "la seule alternative" pour la règlement de ce conflit. "Si toutes les autres parties, à savoir le Polisario et l'Algérie, font preuve de bonne volonté, comme le fait le Maroc, le troisième round des négociations va porter ses fruits afin que le problème sahraoui soit définitivement réglé dans le cadre de la souveraineté du Royaume du Maroc", souligne Garé Amadou, l'auteur de l'article publié le 18 décembre sous le titre "l'initiative marocaine a le vent en poupe".
"Face aux agitations du polisario, qui voulait torpiller les pourparlers, pourtant salués de partout, le Royaume chérifien, sous la conduite du Roi Mohammed VI, est resté confiant dans sa proposition d'autonomie dans les provinces du sud, qui font partie intégrante du Maroc de par son histoire et sa culture", ajoute-t-il, soulignant que c'est le sérieux de la proposition marocaine qui a amené les Nations Unies à voter la résolution 1754 qui a, non seulement appelé à des discussions sur la base des derniers développements, mais aussi salué les immenses efforts des autorités marocaines en vue d'un règlement définitif de la question du Sahara
Rabat, 28/12/07-MAP

Comment les services algériens orchestrent leur campagne anti-marocaine dans l'affaire du Sahara

La campagne anti-marocaine menée à l'international sur le dossier du Sahara est dirigée par l'Algérie. Enquête sur le mode de fonctionnement de ses services de renseignements, leurs réseaux et leur financement. L'offre d'autonomie marocaine a suscité beaucoup plus de tourbillons à Alger que du côté des sables de Tindouf, tant le succès de l'initiative marocaine dérange dans le cadre feutré du palais d'El Mouradia. Une véritable onde de choc secoue le voisin de l'Est, en raison des percées diplomatiques retentissantes réalisées par le Royaume sur la question de son intégrité territoriale. Mais aux efforts diplomatiques déployés par le Royaume, salués par le Conseil de sécurité dans ses deux dernières résolutions (1754/1783), l'Algérie oppose un travail de sape savamment orchestré par ses services de renseignements en remettant en scelle le vieux fameux slogan «la fin justifie les moyens». Or, comble du paradoxe, l'Algérie, qui est confrontée à une crise sociale indéniable, fait preuve d'une générosité inégalable quand il s'agit de financer les réseaux asservis à la thèse chimérique du fameux «droit du peuple sahraoui à l'autodétermination». Ses services de renseignements ne lésinent pas sur les moyens, - les pétrodollars s'entend -, pour mettre en réseau toutes sortes d'organismes soutenant la chimérique RASD aussi bien algériens qu'étrangers (en Europe, en Afrique, en Australie, voire aux Etats-Unis). On ne se fait aucun scrupule à « piquer dans la gamelle du pauvre » pour aider ces organismes, financièrement bien sûr, à mener leurs activités de propagande et de désinformation sur la question du Sahara. De ces organismes, qui monnayent à prix d'or leurs services douteux, il y a lieu de retenir le très (dynamique) organisme dénommé «Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui» (CNASPS). Bénéficiant de moyens financiers importants, cette organisation, censée servir et ne pas se servir, au nom de la société civile algérienne, est connue, dans les milieux des renseignements, comme l'organisation la plus virulente et la plus agressive en termes de propagande pro-Polisario. Son président s'appelle Mahrez Lamari, un individu très controversé. Le CNASPS, qui opère comme une interface du ministère algérien des Affaires étrangères, est chargé de la mise en place à l'étranger des «Comités algériens solidaires de la RASD» existant dans la majorité des pays européens. Il agit en parfaite collusion avec la «Fédération européenne des Associations algériennes», et est également chargé du contact avec différents Parlements européens à travers notamment des élus d'extrême gauche sympathisants des séparatistes. En fait, tout ce que l'appareil diplomatique ne peut pas faire directement, c'est lui qui s'en occupe notamment en ce qui concerne «la rémunération des services rendus à la cause». On comprend, dans ce cadre, les accointances de cet organisme, qui se dit droit-de-l'hommiste, avec le sénateur belge controversé, Pierre Galand, mettant à profit un lobbying puissant au sein des Parlements européens où on a vu défiler ces derniers temps, et en grand nombre, les prétendus «héros de l'Intifada sahraouie». Une Intifada aussi virtuelle que ses protagonistes. On comprend comment et pourquoi, de simples « chômeurs volontaires », tels que Ahmed Houmad et Larbi Messaoud, des opportunistes comme Aminatou Haïdar et Djimi El Ghalia, par exemple, ont pu aller de l'autre côté de la Méditerranée, pour disserter sur « les graves violations des droits de l'Homme» dans les provinces sahariennes. On ne sait que trop qui a été derrière le déclenchement de «l'Intifada sahraouie» en 2005 à Laâyoune. Elle a été simplement téléguidée, à partir de Las Palmas, aux Iles Canaries, par un certain «Boulssan», un agent des services algériens. Tout comme les soi-disant «frontistes de l'intérieur», les ONG étrangères ont réussi à amasser des montagnes de fortunes sur le dos de la « cause sahraouie » auprès des ambassades d'Alger. Il suffit de voir du côté de l'Italie, où des sommes colossales ont été déboursées par l'Algérie pour financer l'organisation de la «33ème Conférence de la Coordination européenne pour la solidarité avec le peuple du Sahara occidental (Eucoco)», laquelle s'est tenue du 19 au 21 octobre dernier à Rome. L'EUCOCO 2007 a réuni un total de 400 «délégués» d'Europe, d'Afrique et d'Amérique du Sud, en garantissant un séjour doré au président de la fantomatique RASD, Mohamed Abdelaziz, ainsi qu'à ses acolytes. Beaucoup de devises pour une fausse cause. Rebelote en 2008, cette fois en Espagne pour reprendre le même couplet. La «Fédération espagnole des institutions d'Etat solidaires avec le peuple sahraoui» met déjà le paquet pour accueillir la prochaine rencontre. Idem pour l'autre rendez-vous de la dénommée «Task Force», relevant du même «Eucoco» qui fait jouer ses relations sonnantes et trébuchantes auprès de l'Internationale socialiste dans le dessein de faire adhérer ses membres au principe de «l'autodétermination» qui ne correspond pas à l'affaire du Sahara marocain. Tout cela permet de comprendre le très récent changement de position du responsable des relations extérieures au sein du parti socialiste sénégalais, Jacques Baudin. Et aussi, de la position radicale adoptée en 2006 par l'Afrique du Sud, après l'investiture de Thabo Mbeki à la tête de l'ANC, en remplacement de Nelson Mandela. Qui a dit que l'argent n'avait pas d'odeur, à plus forte raison quand cela provient des puits de pétrole algériens ? Dans certains pays africains où la corruption est une monnaie courante, le CNASPS joue un rôle très important. Re-cap sur l'Europe, et précisément en Belgique où l'on compte une dizaine d'associations pro-Polisario, dont notamment «Oxfam Solidarité» qui fait preuve d'un excès de zèle notoire sur le dossier des «droits des réfugiés sahraouis». La connexion entre la famine et les «réfugiés sahraouis» est souvent servie comme un prétexte à la collecte de «l'aide humanitaire» dont le butin finit inéluctablement dans les poches des mercenaires galonnés. En Irlande du Nord, l'association «Front Line» fait preuve, de son côté, d'un activisme remarqué sur ce même dossier. Idem pour le «Comité norvégien de solidarité avec le peuple sahraoui», le Conseil norvégien des réfugiés, la Fondation norvégienne des droits de l'Homme … On pourrait évidemment allonger la liste, mais abrégeons: la prétendue «cause du peuple sahraoui» n'est, finalement, qu'un fonds de commerce qui draine beaucoup d'argent émanant notamment des caisses noires de l'Etat algérien et qui atterrit dans les poches de plusieurs opportunistes et mercenaires des fausses causes à travers le monde. Tout cela, pour tenter de déstabiliser un voisin alors que le pouvoir algérien aurait mieux fait d'orienter ces «efforts financiers et politiques» vers l'amélioration de la situation socioéconomique du peuple algérien.
Etats-Unis, le lobby anti-marocain s’activeAux Etats-Unis, les renseignements algériens ont créé un lobby doté de grands moyens financiers et logistiques. A la tête de ce lobby, il y a le sénateur Edward Royce. C'est ce dernier qui a chapeauté l'opération de promotion de la nouvelle star du séparatisme artificiel à l'algérienne, en l'occurrence la flamboyante Aminatou Haidar. Lors de sa visite en septembre 2006, cette dernière a pu s'entretenir avec plusieurs membres du Congrès américain grâce à un programme établi et préparé par le sénateur Royce. En plus, il réussit à lui obtenir, à l'occasion de sa visite, l'adhésion de 23 membres du Congrès à une lettre adressée à la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, lui faisant état de la visite d'Aminatou Haidar et lui demandant de soutenir son action et sa «cause». Parmi les signataires de cette lettre, figure une congresswoman du nom de Sheila Jackson Lee. Or, il se trouve que Royce et Jackson Lee sont les co-présidents du lobby algérien à Washington créé en juin dernier par le ministère algérien des Affaires étrangères. Lors de sa création, le 28 juin 2006, une grande réception avait été offerte par l'ambassadeur algérien à Washington, Amine Kharbi. Trois mois plus tard, le sénateur Royce réussit à faire inviter Aminatou Haidar par Freedom House (une ONG qui sert de bras droit aux fameux IR, Institut international républicain créé par l'ancien président Ronald Reagan pour permettre au gouvernement de faire de l'ingérence sous la couverture de la société civile). Reste la question de savoir ce qui fait courir le sénateur Royce. C'est simplement le pétrole algérien. Ce congressman républicain pour la Californie roule pour un secteur du parti républicain qui prône une réorientation des Etats-Unis vers le pétrole africain.
Afrique du Sud, l'autre pisteEn Afrique du sud, l'activisme pro-Polisario fait fureur . Un lobby puissant a été mis en place, coiffé par le Conseil des églises sud-africaines. Une organisation qui, sous la couverture de la religion, œuvre en vérité pour la mainmise de l'Afrique du Sud sur les richesses pétrolières de la région. C'est son secrétaire général, Eddy Makue, qui recevra la pseudo-ambassadrice itinérante de la fantomatique RASD lors de son passage à Johannesburg, le 4 juillet 2006, et lui obtint une rencontre avec pas moins que la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Dlamini Zuma. Cette organisation obtient aussi des fonds de l'Algérie qui co-finance certaines de ses opérations de lobbying auprès des chefs d'Etat de la région. La position pro-Polisario du président zimbabwéen, Mugabe, est l'une des réalisations de cette organisation.
ALM 27/12/2007 ALM.

Thursday, December 27, 2007

Les attentats d'Alger : une population prise en otage par les luttes de clans

Le 11 décembre 2007, Alger vient encore une fois d'être le théâtre de deux attentats meurtriers – ciblant le Conseil constitutionnel et un bâtiment de l'ONU – qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. Une fois de plus attribués aux islamistes, ces attentats ne feront l'objet d'aucune enquête policière ou judiciaire : les auteurs des explosions ayant été tués, comme d'habitude, aucune instruction digne de ce nom ne suivra. Jusqu'à nos jours, aucune enquête sérieuse n'a été diligentée à propos des massacres de Raïs (300 morts), Bentalha (477 morts), Ramka (1 000 morts) et d'autres perpétrés en 1997 et 1998. Dix ans plus tard, la grande majorité de la population algérienne est convaincue que ces tueries ont été le fait d'islamistes manipulés par les chefs du DRS (la police politique), dans le cadre de la lutte de clans qui les opposait alors à celui du président Liamine Zéroual (1). De même aujourd'hui, la revendication des derniers attentats par Al-Qaida du Maghreb (AQMI, ex-GSPC) n'est pas prise pour argent comptant par l'opinion, qui pointe derrière ce groupe des commanditaires au sein du pouvoir algérien – notoirement traversé depuis 2006 par une nouvelle lutte de clans, opposant les chefs du DRS aux forces (dont certains chefs de l'armée) rassemblées derrière la figure du président Bouteflika. Étonnamment, plusieurs journalistes de la presse algérienne, pourtant farouchement hostiles aux islamistes, se sont faits en partie l'écho de ces questionnements de la population. De fait, dans les jours qui suivent les attentats, en lisant la presse et en recoupant les déclarations de certains officiels du « clan Bouteflika », on relève de nombreux indices montrant que la thèse de la lutte des clans au sommet du pouvoir est la plus plausible et que ses protagonistes ont tenu à le faire savoir. Évidemment, les indices ne sont pas des preuves, mais leur concordance est pour le moins surprenante. Le premier est rapporté par le quotidien El-Watan qui, dans son édition du 12 décembre 2007, s'étonne de l'acharnement d'un officier supérieur du GIS (une police dépendant du ministère de la Défense nationale) à éloigner les journalistes des lieux des attentats. L'auteur de l'article y voit « une volonté délibérée de cacher la vérité à l'opinion publique ». Mais quelle vérité les militaires du GIS voudraient-ils cacher ? Un autre indice est une phrase lancée par le ministre de l'Intérieur, Noureddine Zerhouni, lors de sa conférence de presse, avançant que les attentats sont liés à la question du troisième mandat présidentiel : le ministre pointait ainsi du doigt ceux qui refusent que Bouteflika soit candidat à sa propre succession en 2009, péripétie politicienne pourtant parfaitement étrangère aux discours mortifères affichés par l'AQMI-GSPC sur ses sites Web. Refusant de reconnaître la pertinence de la dénomination « Al-Qaida au Maghreb » et continuant de citer le GSPC (comme pour mieux souligner l'origine strictement algérienne des responsables des attentats), le ministre de l'Intérieur en a rajouté lors de sa visite sur les lieux des deux drames : d'une part, a-t-il déclaré, « les services de sécurité savaient, depuis des mois, que le siège du Conseil constitutionnel figurait parmi les cibles des groupes terroristes » ; et, d'autre part, ces derniers « ont acquis une grande capacité d'infiltration des groupes terroristes, et ils sont parvenus à affaiblir un grand nombre de ces groupes ». D'où les questions implicites (en fait transparentes pour le « sérail algérois ») : s'ils sont si efficaces, pourquoi ces services de sécurité n'ont-ils pu déjouer un tel attentat, d'autant plus qu'il ne s'agissait pas de cibles anodines ? Ses chefs les auraient-ils laissés se commettre (voire les auraient commandités) po ur prouver que Bouteflika aurait échoué dans sa politique de réconciliation et que, par conséquent, il n'aurait pas à se porter candidat pour la troisième fois ? Autre indice : un reportage organisé à chaud par la radio nationale Chaîne trois, dans lequel de nombreux citoyens interrogés ont demandé… la démission du président. Quand on sait le contrôle total qu'exerce le DRS sur la radio et la télévision publiques, ce reportage parle de lui-même. Une autre « anomalie » flagrante concerne les cibles des attentats – hautement symboliques – et leur mode opératoire. L'immeuble de l'ONU est situé à Hydra et le Conseil constitutionnel à Ben-Aknoun : deux quartiers hautement sécurisés d'Alger, sièges, pour le premier, des résidences des plus hautes autorités du régime et, pour le second, de nombreux établissements militaires (dont des casernes du DRS). Rappelons que le 11 avril 2007, le Palais du gouvernement et un important commissariat, dans des quartiers tout autant quadrillés, avaient été ciblés de la même manière, faisant 30 morts et plus de 200 blessés. Comment croire que des véhicules bourrés de près d'une tonne d'explosifs – selon la version officielle et celle donnée par l'AQMI – auraient pu se déplacer tranquillement sans être interceptés par des forces de sécurité omniprésentes et attentives au moindre fait suspect, à moins d'un « relâchement » programmé de ces dernières (selon un sinistre scénario largement attesté lors des massacres de 1997) ? Comment croire qu'un groupe terroriste réputé être au bord de l'agonie (du fait des « coups de boutoir » de la répression antiterroriste, selon le leitmotiv de l'« information sécuritaire ») aurait pu aussi facilement mener à bien de tels attentats, qui demandent des moyens matériels et humains, ainsi qu'une capacité d'organisation difficilement concevables de la part d'un groupe « en pleine déliquescence » ? Ces attentats font ainsi douloureusement écho aux massacres de 1997, qui avaient fini par pousser le général Liamine Zéroual à la démission un an plus tard. Aujourd'hui, c'est son successeur – ou plutôt le clan de ceux qui se cachent derrière lui – Abdelaziz Bouteflika qui semble à nouveau visé par ceux qui l'avaient fait élire en 1999 (le clan du général Mohamed « Tewfik » Médiène, chef inamovible du DRS depuis 1990) et dont il a voulu s'émanciper. En atteste, parmi bien d'autres drames, celui du 6 septembre 2007 à Batna : alors que le président se trouvait encore à 20 km de la ville, un attentat suicide a visé la foule qui l'attendait sur le chemin qu'il devait emprunter, faisant 22 morts et plus de 100 blessés . Le souvenir de l'assassinat du président Mohammed Boudiaf en juin 1992, en direct à la télévision – dont tous les Algériens savent qu'il a été orchestré par les chefs du DRS –, ne s'estompe pas si facilement… Le président Bouteflika a pourtant globalement mené à bien la mission que lui avaient assignée ses mentors du DRS : il a rendu l'Algérie fréquentable (même si les pétrodollars y sont aussi pour beaucoup) et il a fait passer en 2005 une loi dite « de la paix et la réconciliation ». Celle-ci équivaut à une amnistie totale des crimes des années 1990 (perpétrés par les forces de sécurité comme par les groupes armés se réclamant de l'islam) et a instauré l'interdiction de parler des années de sang sous peine de prison. Néanmoins, surtout depuis 2006, en s'appuyant sur les adversaires du « clan Tewfik » (dont les chefs de l'armée écartés par ce dernier), il a tenté d'élargir son influence dans d'importants secteurs du pouvoir algérien. Et, la conjoncture internationale aidant, il a pris, grâce à ses alliés, plusieurs décisions directement contraires aux intérêts des chefs du DRS et de leurs alliés civils : abrogation, en juillet 2006, des dispositions de la loi sur les hydrocarbures qui auraient permis – pour le plus grand profit des généraux liés aux Américains et touchant des commissions sur ces transactions – l'attribution de concessions aux entreprises pétrolières étrangères et bradé la propriété des réserves de pétrole et de gaz ; annulation de gros contrats avec des firmes américaines (dont un projet de quelque 3,5 milliards de dollars avec Anadarco) et liquidation de la société mixte algéro-américaine Brown & Roots Condor ; arrêt de la construction, déjà largement avancée, d'une importante base militaire américaine près de Tamanrasset ; intensification de la coopération militaire (et des grands contrats d'armement) avec la Russie ; etc. (2)Dans ce contexte, le choix des cibles des attentats du 11 décembre peut être compris comme la délivrance de sinistres « messages » au « clan Bouteflika », mais aussi à d'autres destinataires. Aux membres du Conseil constitutionnel : l'attaque contre leur siège vise à les dissuader de parrainer la révision de la Constitution nécessaire pour un troisième mandat du président Bouteflika. À la communauté internationale ( dont les services connaissent parfaitement la vraie nature de l'AQMI-GSPC ) : l'attentat contre le siège de deux organismes de l'ONU est une manière pour les chefs du DRS de lui faire savoir que le clan Bouteflika ne peut assurer la sécurité des étrangers en Algérie et qu'ils doivent s'en remettre à eux seuls. C'est bien ce que semblait confirmer , le lendemain même des attentats, l'éditorialiste – réputé très proche du DRS – du quotidien Liberté : il écrivait que, pour le GSPC, le fait d'avoir ciblé un immeuble de l'ONU était une « manière de signifier aux étrangers que l'État algérien est incapable de protéger ses hôtes ». C'est cette toile de fond, bien plus que les élucubrations des pseudo-experts internationaux ès terrorisme sur Al-Qaida, qui donne la trame explicative des dramatiques attentats frappant des civils innocents depuis le printemps 2006 (3). Et pendant ce temps, cette guerre larvée continue de prendre en otage une population broyée par l'insécurité, la pauvreté, le chômage et la malvie. En un mot, la hogra .
http://www.algerie-tpp.org/tpp/pdf/dossier_2_massacres.pdf .

La déprime des Algériens devant les étals «ça brûle, ça brûle...!»

Le pouvoir d'achat des Algériens est rudement malmené, les chiffres de l'Office national des statistiques le confirment. Dans les marchés, les ménagères oscillent entre déprime et exaspération. C'est un marché, dans un quartier populaire de la capitale, réputé pour sa «rahma» pour les petites bourses et où l'on vient en voiture aussi pour s'approvisionner moins cher. Le «gardien des voitures», un personnage haut en couleurs, qui connaît les ressorts intimes de son marché, annonce la couleur: «ça brûle, mon frère, ça brûle!» Ça brûle, en effet, et au troisième degré. Devant les étals, les clients balançaient entre l'abattement et l'exaspération, les réflexions indignées à l'égard de la «houkouma» se terminant par un long soupir: «mais comment font les familles qui n'ont qu'un seul salaire?». C'est le gardien du marché, absolument incollable sur tout, qui donne la réponse: «Elles peuvent se rabattent sur la pomme de terre qui est tombée à 35 DA, mais attention, elles ne doivent pas en faire des frites car l'huile est bouillante. Ce qu'elles peuvent faire, c'est de la patate bouillie, c'est ce qu'il y a de plus abordable». Les détaillants jurent, la main sur le coeur, que leur marge n'a pas augmenté avec cette flambée généralisée et qu'ils ont même eu tendance à la réduire. «Nos clients ne sont pas des riches, on en tient compte...» Mais le «marché des pauvres» a de la peine, désormais, à tenir sa petite réputation face à la spirale des hausses des prix. Les marchands ont renoncé à proposer de la banane car elle coûte 160 DA au prix de gros. «Même si on la vendait à ce prix, c'est beaucoup trop», explique un marchand avec un regard dépité sur les courgettes, bien belles, mais qui sont justement vendues à 160 DA le kg. Un prix de Ramadhan qui a tendance à durer. C'était, hier, le jour de la courgette, ou plutôt du commentaire sur «el-kerâa», devenue, aux yeux des ménagères outrées, le symbole de ce qui ne va plus. «Ils nous tuent!», s'écrie une femme dont le couffin est resté presque vide après avoir fait plusieurs fois le tour des étals. Les marchands comme les clients approuvent. Il n'y avait pas besoin d'explication pour savoir que «ils», désigne les gens du gouvernement et que les discussions codées entre Ahmed Ouyahia et certains de ses anciens ministres, toujours en place, ont l'air de se dérouler sur la planète Mars. Au marché des légumes -les fruits, devenant un trop grand luxe-, le crédit des responsables est aussi mince que le pouvoir d'achat littéralement assommé par la hausse des prix des produits de large consommation. Une situation confirmée par les chiffres de l'Office national des statistiques qui fait état, selon l'agence de presse APS, d'un rythme d'inflation de 3,5% au cours des 11 derniers mois, porté essentiellement par les fortes hausses des produits alimentaires. Le chiffre pour toute l'année atteindrait 3,8% .
PAS DE FRITES, MAIS DES PATATES BOUILLIESSi l'évolution des prix a été modérée pour certains produits comme les viandes, les conserves et les produits de luxe, elle a été très forte pour les produits qui entrent dans la composition régulière du panier de la ménagère. C'est-à-dire, la destination la plus importante du budget des familles. Il s'agit, selon l'ONS, des biens alimentaires ( 6,5%) notamment les produits agricoles frais ( 7,9%), les produits alimentaires industriels ( 5%), les biens manufacturés ( 0,5%) et les services ( 1,5%). Les fruits frais ont augmenté de 19,5%, la pomme de terre, devenue essentielle dans la cuisine quotidienne, a connu une hausse moyenne de 53,1% . C'est énorme! Les autres produits ne sont pas en reste, le poisson frais ( 14,3%), les huiles et graisses ( 9,5%), les café, thé et infusions ( 7,2%), les viandes blanches ( 2%), les boissons non alcoolisées ( 3,6%), le lait, le fromage et dérivés ( 4,30%) et, enfin, le pain et les céréales avec 5,9% . Ces chiffres confirment largement que «manger» greve, désormais, l'essentiel des revenus des ménages. Et que le couffin pas rempli mais néanmoins brûlant marque l'année 2007. A la sortie du «marché des pauvres», le gardien autoproclamé des voitures vous prend les 20 dinars habituels et recommande en souriant: «patates bouillies, pas de frites...».
par M. Saâdoune - LeQuotidien d'Oran 27/12/2007.

Wednesday, December 26, 2007

Mauritanie : Trois arrestations après le meurtre de touristes français

Trois Mauritaniens ont été interpellés lundi soir à Aleg, en Mauritanie, dans le cadre de l'enquête lancée après le meurtre le même jour de quatre touristes français sur une route non loin de cette ville.Deux hommes et une femme ont été arrêtés à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott), dans le cadre de l'enquête sur cette attaque. Ils sont interrogés par la police sur place, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire sous couvert de l'anonymat. Cette source n'a pu préciser si les personnes arrêtées avaient été directement impliquées dans le meurtre de quatre Français, dont au moins deux enfants, tués par balles à la mi-journée à une vingtaine de kilomètres d'Aleg. Un cinquième, un père de famille selon l'ambassade de France, a été grièvement blessé. Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a indiqué que les victimes étaient «quatre membres d'une famille accompagnés d'un ami». «Ils étaient en route vers le Mali lorsqu'ils ont été surpris par une bande armée composée de trois personnes qui leur ont réclamé, sans succès, de l'argent avant de les abattre de façon barbare», a indiqué le ministère. «Le ministère regrette et condamne cet acte criminel en contradiction avec nos valeurs de tolérance», conclut le texte. Selon plusieurs sources locales contactées par l'AFP, les trois auteurs de cette tentative de vol à main armée ont pris la fuite à bord d'une berline. Des sources policières ont ensuite indiqué qu'un véhicule semblable avait été retrouvé dans la ville d'Aleg, où un important dispositif militaire et policier a été déployé en fin d'après-midi. Au cours d'un entretien téléphonique, le président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi a assuré lundi soir son homologue français Nicolas Sarkozy que son pays «fera tout pour rattraper» les auteurs de l'attaque, selon une source contactée à la présidence. M. Ould Cheikh Abdallahi a «promis que le Français blessé admis à l'hôpital Cheikh Zaïd (de Nouakchott) bénéficiera d'une prise en charge totale du gouvernement mauritanien». Il a également assuré à son interlocuteur que les corps des quatre Français décédés, acheminés d'Aleg à Nouakchott «seront rapatriés à la première occasion», a encore rapporté cette source. Si les routes réputées «à risque» en Mauritanie se limitent au nord-est du pays, zone désertique frontalière du Mali où circulent des groupes touareg ou islamistes, il est généralement conseillé de circuler à deux véhicules pour tout déplacement hors de la capitale, comme il est d'usage dans le Sahara.
AFP 26/12/2007.

Mauritanie: les tueurs des Français en fuite, piste terroriste privilégiée

Les autorités mauritaniennes privilégiaient la piste terroriste mercredi dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat lundi de quatre Français par trois Mauritaniens, dont deux identifiés comme proches des réseaux salafistes, qui sont parvenus à prendre la fuite par le Sénégal.
Les forces de sécurité mauritaniennes, sénégalaises et maliennes étaient mobilisées pour tenter de retrouver les fugitifs, localisés pour la dernière fois lundi soir près de la frontière sénégalaise.
Mercredi soir, un porte-parole du ministre mauritanien de l'Intérieur, Yall Zakaria, a annoncé que ses services privilégiaient désormais la piste terroriste.
A Paris, le parquet penchait aussi vers cette thèse en ouvrant mercredi une enquête préliminaire visant notamment les faits "d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, d'assassinats et de tentative d'assassinat", a annoncé une source judiciaire.
L'enquête a été confiée conjointement à la Direction de la surveillance du territoire (contre-espionnage français) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT), a-t-on précisé de même source.
Mardi, le parquet général de Nouakchott avait révélé que deux des trois assaillants étaient proches d'un groupe terroriste islamiste.
Ces deux jeunes hommes avaient été arrêtés en 2006 pour appartenance présumée au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, rebaptisé depuis Branche d' Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI).
Par ailleurs, une des cinq personnes arrêtées en Mauritanie dans le cadre de cette affaire a été identifiée comme étant un extrémiste islamiste condamné en 2006 pour appartenance au GSPC. Selon les premiers éléments de l'enquête, il aurait assisté les assaillants dans la préparation de l'attaque et dans leur fuite.
Un porte-parole du ministre mauritanien de l'Intérieur a confirmé mercredi "l'entrée effective" au Sénégal des trois hommes.
Depuis mardi, Dakar a déployé "des moyens conséquents, humains et matériels", selon le commandant Daouda Diop, chargé de la communication de la gendarmerie sénégalaise, qui n'a toutefois pas été en mesure de confirmer mercredi soir la présence des trois fugitifs au Sénégal.
Au Mali, un important dispositif de sécurité a également été mis en place le long de la frontière avec la Mauritanie, longue de plus de 2.000 km.
Les trois Mauritaniens recherchés avaient attaqué lundi un groupe de cinq touristes français à une vingtaine de kilomètres d'Aleg (sud-est). Quatre touristes ont été tués. Le cinquième, un septuagénaire blessé par balles, a été évacué à Dakar où il a été opéré avec succès, puis rapatrié mercredi en France.
Les dépouilles mortelles de ses deux fils de 47 et 38 ans, de son frère et d'un ami d'enfance d'un de ses fils devaient être rapatriées le 29 décembre vers Paris, a indiqué un diplomate français.
L'attaque, qualifiée d'"odieuse" par le Premier ministre mauritanien Zeine Ould Zeidane, est survenue moins de dix jours avant le départ du rallye-raid Dakar-2008, qui prévoit huit étapes en Mauritanie.
En 2007, des menaces du GSPC avaient conduit les organisateurs du rallye à annuler deux étapes entre Néma et Tombouctou (Mali).
Des responsables de la course devaient se rendre jeudi à Nouakchott pour étudier avec les autorités mauritaniennes les conditions de sécurité de l'épreuve.
De son côté, le Quai d'Orsay a annoncé être en train de "réévaluer" l'approche française "du risque que présente un déplacement en Mauritanie".
Début juin 2005, le GSPC avait mené une attaque contre une base militaire dans le nord-est mauritanien, tuant 15 soldats et blessant 17 autres. Ce groupe ne s'en était cependant jamais pris à des étrangers en Mauritanie, où le secteur touristique connaît un essor relativement important.
NOUAKCHOTT (AFP)-26/12/2007

Khatt Achahid: "l'actuelle direction du Polisario est illégitime et ne peut négocier au nom des Sahraouis"

L'actuelle direction du Polisario est "illégitime" et et ne possède "aucune légitimité pour négocier" avec le Maroc au nom des Sahraouis, a affirmé mercredi Khatt Achahid, une faction dissidente du Polisario, dont plusieurs dirigeants sont installés en Espagne.
Dans un communiqué rendu public en Espagne, Khatt Achahid (la Ligne du Martyr) appelle au"boycott total de l'actuelle direction corrompue et totalitaire", élue au terme du 12ème congrès des séparatistes, tenu récemment.
"Le 12ème congrès a été une nouvelle pièce de théâtre du parti unique qui a permis à cette direction corrompue de se maintenir au pouvoir pour une nouvelle période de quatre ans" ", dénonce cette faction dissidente qui assure que "les dirigeants honnêtes et les jeunes ont été écartés de la direction".
"L'actuelle direction du Front Polisario est illégitime, puisque le 12ème congrès n'a pas été démocratique et légitime. Cette direction n'a aucune légitimité pour négocier ou parler, au nom du peuple sahraoui, avec le gouvernement marocain sur notre futur", ajoute le communiqué.
La faction Polisario-Khatt Achahid qui assure qu'elle représente "une grande partie de l'opinion publique sahraouie dans les camps de réfugiés et à l'extérieur" , appelle "le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à nous consulter comme acteurs essentiels (...) pour la recherche d'une solution définitive au conflit du Sahara Occidental".
Cette solution définitive doit être recherchée dans le cadre de négociations sous l'égide des Nations Unies, souligne le communiqué.
Le Comité exécutif du Front Polisario-Khatt Achahid appelle "tous les Sahraouis honnêtes à boycotter" l'actuelle direction du Polisario qui "ne représente qu'elle-même".
"Face à l'intransigeance de la direction du Polisario qui poursuit sa politique de l'autruche et sa fuite en avant, les résultats du 12ème congrès du Front ont déçu toutes les attentes. Mohamed Abdelaziz ne respecte même pas les décisions qu'il édicte, nommant son épouse Khadija Hamdi dans la direction politique pour la préparer à sa succession au prochain congrès", souligne le Comité.
Les dirigeants de cette faction dissidente s'interrogent sur "cette loi qui donne au secrétaire général le droit de gouverner sans aucun contrôle, en commençant par la répartition des postes de responsabilité et en terminant par la détermination des aides que répartissent les organisations internationales aux réfugiés".
"Cette direction corrompue continue à sévir, sans aucun changement, ce qui confirme que Mohamed Abdelaziz méprise notre peuple et fait fi de ces appels répétés au changement, à la justice et à la démocratie au sein du Polisario", ajoute le Comité.
A rappeler que plusieurs membres de l'actuelle direction du Polisario sont poursuivis en Espagne par des Associations de défense des droits de l'homme pour "génocide et terrorisme".
Une plainte a été déposée récemment devant l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, par plusieurs victimes du Polisario, appuyées par l'Association Sahraouie de défense des droits humains (ASADEDH) qui s'est constituée partie civile.
Madrid, 26/12/07-MAP

Mandats d'arrêt contre deux Algériens dans l'affaire Mecili

Un juge d'instruction parisien a signé le 7 décembre deux mandats d'arrêt internationaux dans l'enquête sur le meurtre de l'opposant algérien Ali Mecili en 1987, écrit le Canard Enchaîné.
Selon l'hebdomadaire, cette démarche vise, plus de vingt ans après les faits, l'assassin et le commanditaire présumés du meurtre, un "petit truand" et un ancien membre de la sécurité militaire algérienne.
Dès le début de l'enquête, les soupçons s'étaient portés sur les services secrets algériens, ce qui aurait incité les autorités françaises, craignant un remake de l'affaire Ben Barka, à la plus grande prudence.
L'enquête aurait été relancée en 2003 par le témoignage d'un ancien colonel de la Sécurité militaire algérienne, réfugié politique en Allemagne.
L'ex-officier visé par le juge Thouvenot est aujourd'hui consul en Allemagne, souligne le Canard Enchaîné, pour qui le magistrat risque de se heurter à la réticence des autorités judiciaires, soucieuses d'éviter une crise diplomatique avec Alger.
Paris (Reuters)-AFP. 26/12/2007.

L’armée algérienne persécute les tribus qui ont lancé la «Déclaration de Gjijimat»

La gendarmerie militaire algérienne se livre à une vaste campagne de répression contre les tribus sahraouies qui s’opposent à Mohamed abdelaziz et qui ont signé la déclaration de Gjijimat.Une vengeance aveugle vise les familles du groupe de dissidents du Polisario, réunis récemment à Gjijimat, à Tifariti, en protestation contre le pseudo 12ème congrès du front. Des sources bien informées font état de plusieurs arrestations au sein des tribus dont sont issus les 1000 dissidents, qui ont réussi à desserrer l'étau des services de sécurité du Polisario et de l'Algérie pour tenir leur congrès protestataire. Pour rappel, ce congrès a été couronné par «la Déclaration de Gjijimat», qui, tout en marquant la dissidence vis-à-vis de la direction du Polisario, exprime l'adhésion à l'offre d'autonomie marocaine. Cette initiative a suscité un profond désarroi au sein de la bande à Mohamed Abdelaziz, qui n'a pas trouvé mieux pour contenir ce sursaut légitime que le recours à la «méthode forte». La campagne répressive prend pour cible des familles originaires d' Oulad Dlim, Oulad Sbaâ, Cheïkh Maelaïnine, et la tribu Souaed, un pendant de la tribu Rguibat. Cette campagne, orchestrée par les services de Mohamed Abdelaziz, sous la supervision de la gendarmerie militaire algérienne, a déjà fait un mort lors du simulacre de congrès, attribué faussement à «un état de bousculade», alors qu'il s'inscrivait dans le cadre d'un plan organisé pour mater les dissidents. Les accusations imputées aux victimes soulèvent plus d'un point d'interrogation, compte tenu de leur timing. Les victimes, arrêtées dans la foulée du 12ème soit-disant congrès et bien après, se sont vu attribuer l'accusation de «trafic d'objets de la contrebande» ( !). Une pratique qui a pourtant largement cours dans les camps de Tindouf, et qui n'a rien de grave comparée au détournement de l'aide humanitaire par les dirigeants du Polisario eux-mêmes, avec à leur tête l'indéboulonnable Mohamed Abdelaziz. La campagne organisée aujourd'hui par les tortionnaires s'explique également par un désir de calmer les voix contestataires qui s'élèvent dans les camps de l'horreur pour protester contre le «festival» d'impairs qui ont ponctué la 12ème «comédie» de Tifariti, dont notamment la reconduction, pour la énième fois, de Mohamed Abdelaziz à la tête du front. Maintenant, et avec l'annonce de ce nouvel épisode de répression méthodique, des sources expriment des craintes quant au sort des dissidents toujours rassemblés à Gjijimat. Les temps pressent pour organiser un retour collectif de ces dissidents. Le président du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes, Khalihenna Ould Errachid, est récemment intervenu sur cette question, en marge de la deuxième session ordinaire du Conseil à Samara. Le responsable a affirmé que le Maroc avait pris les dispositions sécuritaires et logistiques nécessaires pour accueillir le groupe de ralliés. Cela urge de manière d'autant plus impérieuse qu'il s'agit de protéger ces ralliés contre la violence et la haine inouïe du Polisario et de son tuteur algérien.
Le 26-12-2007 Par : M’Hamed Hamrouch -ALM

Algérie: Le sachet de lait dépasse les 40 DA dans certaines localités, Des producteurs accusent

Le prix du sachet de lait, fixé à 30 dinars en période normale, a dépassé les 40 dinars pour atteindre, dans certaines localités de la wilaya, 45 dinars durant ces derniers jours de l'arrêt de travail observé par la majorité des transformateurs de lait de la région ouest. En dépit de ce large mouvement de contestation mené par les transformateurs, le sachet de lait, devenu certes rare dans les commerces de détail, n'a jamais déserté les étalages. On pouvait facilement se procurer dans certains quartiers de la ville son sachet de lait à 30 dinars, mais les quantités exposées restaient maigres et ne pouvaient répondre à toute la demande poussant certains commerçants à la spéculation. Cette «disponibilité» du sachet de lait dans les commerces est expliquée par le fait que certains transformateurs de la région n'ont pas observé l'arrêt de travail, mais au contraire avaient saisi l'occasion pour doubler leur production. Un acte de sabotage du mouvement de contestation? Non, dit le représentant des transformateurs de lait d'Oran, mais ce n'est que de l'opportunisme de certains professionnels qui recourent à ces pratiques pour faire le maximum de gains. Notre interlocuteur accuse ouvertement certains de ces «défaitistes» de faire des fausses déclarations dans le but de bénéficier des subventions de l'Etat. «On attend les subventions promises par le gouvernement depuis 3 mois et la majorité des transformateurs n'ont plus les moyens de continuer à supporter les charges de la production. Ces quelques propriétaires d'usine, qui n'avaient pas observé l'arrêt du travail, vivent seulement des subventions en recourant à des fausses déclarations. Ils produisent 5.000 litres/jour mais ils déclarent 50.000 litres aux services concernés pour bénéficier des 15 DA de subvention par litre», explique notre interlocuteur. Il ajoute que certaines de ces personnes qui possèdent seulement de petits ateliers de transformation de lait déclarent une production quotidienne de 150.000 litres, causant ainsi un grave préjudice à l'Etat mais aussi à la profession. «Le lait est blanc mais son commerce est noir», déplore le représentant des transformateurs de lait d'Oran qui regrette surtout l'inefficacité des services chargés du contrôle. Par ailleurs, «la tutelle s'est engagée à nous livrer la poudre de lait importée à partir du 1er janvier. Toutefois, on craint que cet échéancier ne soit pas respecté, puisqu'à ce jour le nouvel office n'a entamé aucune procédure pour l'importation de grandes quantités de poudre de lait», signale notre source qui s'est montrée sceptique tout en s'attendant à une nouvelle crise du lait, dans les prochains mois.
L'expression 26/12/2007.

Tuesday, December 25, 2007

Deux citoyens ayant regagné la mère-patrie dénoncent le calvaire et les supplices dans les camps de Tindouf

Deux citoyens, ayant fui les camps de Tindouf (ouest algérien) pour regagner la mère-patrie, en réponse à l'appel royal "la Patrie est clémente et miséricordieuse", ont dénoncé le calvaire et les supplices qui leur ont été infligés durant leur longue séquestration.
M. Said Hammou Ould Alioua, qui a passé 27 ans dans les geôles du "polisario", a souligné qu'il avait profité des circonstances lors des préparatifs du soit-disant 12e congrès du "front polisario" à Tifariti pour planifier sa fuite vers sa ville natale, Smara, une semaine avant la tenue de la 2ème session du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS).
M. Ould Alioua, originaire de la tribu Ikout, a déclaré à la MAP que son évasion des camps de Lahmada est pour lui une nouvelle naissance après de longues années de répression et de privation passées dans les rangs de bandes qui incitent les citoyens marocains sahraouis à la haine de leur Patrie et leurs proches dans les provinces du sud.
M. Ould Aliou, arrêté en 1979, souffre encore de blessures profondes aux plantes des pieds. Il a rappelé qu'après des mois de détention à la prison Arrachid, il a été transféré dans la zone dite "Jenina" près de Bechar où il avait subi des entraînements militaires par l'armée algérienne avant d'être intégré dans les milices du "polisario" à Tindouf et endoctriné d'idées destructrices et hostiles à l'intégrité territoriale du Royaume.
De son côté, M. Mohamed M'Barek Ould El Kouri, originaire de la tribu Rguibat, a souligné que sa fuite des camps de Tindouf où il est né en 1986, est un geste naturel dans la mesure où il s'inscrit dans le cadre de l'appel royal "la Patrie est clémente et miséricordieuse", affirmant que "le retour à la père-patrie, sous la souveraineté marocaine, est le destin incontournable de tous les citoyens sahraouis séquestrés dans les camps".
Il a, en outre, fait état du calvaire et de la tragédie des séquestrés dans les camps de Lahmada qui logent dans des tentes dépourvues des conditions élémentaires d'une vie digne, estimant que la direction du "polisario" oeuvre à maintenir ces conditions dans le but de les exploiter pour solliciter les aides des Organisations humanitaires internationales avant de les détourner.
La famille de M. Ould El Kouri a été enlevée en 1979 dans la région de Tifariti, sept ans avant sa naissance. Son père Boujamâa est décédé en 2004, tandis que sa mère Alouha est toujours séquestrée dans les camps de Tindouf.
MAP- Smara, 25/12/07

Algérie : La pénurie du lait s’aggrave

La pénurie du lait s'étend en Algérie à la suite de l'arrêt de la production sur tout le territoire algérien. Selon la presse locale cette pénurie s'est amplifiée après un mouvement de protestation des transformateurs de lait privés, qui n'ont pas reçu, depuis plus de trois mois, les subventions de l'Etat . Les transformateurs réclament le paiement des subventions pour les mois de septembre, octobre et novembre à tous les opérateurs et demandent également au gouvernement de revoir à la hausse le montant de la subvention pour la ramener à 25 DA pour chaque sachet de lait contre 15 DA actuellement et de l'indexer sur les cours mondiaux de la poudre de lait.
MAP-25/12/2007.

Deux ex séquestrés à Tindouf dénoncent les menaces du ''Polisario''(25/12/2007)

Deux citoyens qui viennent de fuire les camps de Tindouf pour regagner la mère patrie ont dénoncé les menaces que le "polisario" ne cesse de proférer.
Deux citoyens qui viennent de fuire les camps de Tindouf pour regagner la mère patrie ont dénoncé les menaces que le "polisario" ne cesse de proférer.Said Hammou Ould Alioua et Mohamed M'barek Ould El-Kouri, qui ont récemment regagné la mère patrie en réponse à l'appel royal "La Patrie est clémente et miséricordieuse", ont affirmé, dans des déclarations à la MAP, que "la bande qui sévit à la direction du +polisario+ s'est rabattue ces derniers temps, particulièrement depuis l'adhésion de la plupart des Sahraouis à la proposition Royale accordant un statut d'autonomie aux provinces du sud, sur une politique de fuite en avant et d'amplification des slogans pour empêcher ou entraver toute solution à la question du Sahara marocain, dans le but de maintenir la situation au statu quo et continuer à profiter des dons et aides que fournissent les organisations humanitaires internationales" aux populations des camps.Ould Alioua, qui a passé 27 ans en détention, et Ould El-Kouri, né en 1986 à Tindouf, ont souligné que la direction du +polisario+, dont les décisions ne bénéficient plus de l'adhésion du peuple, cherche à "jeter les Sahraouis marocains dans une guerre par procuration" maintenant que cette direction ne détient pas le pouvoir de décision en la matière et qu'elle demeure "incapable de poursuivre les négociations sur une solution politique conformément aux résolutions de l'ONU".
MAP-25/12/2007.

Algérie : La pénurie du lait s’aggrave...Le régime achéte des armes au lieu de nourrir la population.

La pénurie du lait s'étend en Algérie à la suite de l'arrêt de la production sur tout le territoire algérien. Selon la presse locale cette pénurie s'est amplifiée après un mouvement de protestation des transformateurs de lait privés, qui n'ont pas reçu, depuis plus de trois mois, les subventions de l'Etat . Les transformateurs réclament le paiement des subventions pour les mois de septembre, octobre et novembre à tous les opérateurs et demandent également au gouvernement de revoir à la hausse le montant de la subvention pour la ramener à 25 DA pour chaque sachet de lait contre 15 DA actuellement et de l'indexer sur les cours mondiaux de la poudre de lait.
ALM - 25/12/2007.

LES AVIONS F-16 MAROCAINS DEVANT LE CONGRÈS USCasino militaire à risque majeur

L’offre américaine a été revue au plus bas prix possible, mais en échange d’une base américaine sur le sol marocain. Le soutien US aux idées marocaines sur le Sahara occidental n’est pas non plus innocent.
Après des allers et retours, le Congrès américain a été appelé à examiner le dossier de l’achat par le Maroc de 24 avions de combat de type F-16. Initialement, le Maroc devait signer un contrat d’armement avec la France pour l’acquisition du Rafale français. Mais le contrat franco-marocain tombe à l’eau et les Américains ont bien profité d’une brèche dans le contrat pour tenter de se placer.L’avion français était en très mauvaise posture pour remporter le marché et «détrôner» l’offre des Etats-Unis qui ont proposé des F-16 d’occasion prélevés sur ceux de l’US Air Force.Le marché a été évalué à 2,4 milliards de dollars et les 24 avions de combat qui seront livrés au pays de Sa Majesté devront placer le Maroc à la 25e place dans la liste des pays possesseurs des F-16.Bon gré, mal gré, le contrat d’armement US avec le Maroc, appuyé d’un crédit spécial de la part du Pentagone, serait négocié à base d’intérêts minutieusement calculés. Le Maroc pourrait ainsi poursuivre, à l’encontre du droit international, sa politique expansionniste au Sahara occidental, tandis que les Américains se permettraient un partenaire au Maghreb qu’ils cherchaient à la loupe.Car, il fallait à tout prix trouver un pays d’accueil pour l’Africom (Commandement militaire américain pour l’Afrique). Nous apprenons, en fin de compte, d’une source marocaine, que le Royaume a proposé aux Américains la région de Tan-Tan pour installer une base américaine qui sera le Quartier général de l’Africom. A Tan-Tan, les armées du Maroc et des Etats-Unis avaient déjà organisé en avril 2005 des exercices militaires (African Lion 2005) dans cette région du Sud marocain. Simultanément, les USA ont initié, depuis 2000, en partenariat avec des pays africains et européens, un exercice militaire au Sahel, baptisé «Flintlock». Le «Flintlock», édition 2007, a été mené dans le cadre d’un programme américain baptisé «Partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme».C’est pour les mêmes raisons, c’est-à-dire «la lutte antiterroriste dans le monde» que l’administration Bush compte imposer aux pays africains un commandement militaire appelé «Africom».C’est ainsi qu’a été discuté le marché des F-16. C’est-à-dire que l’offre américaine a été revue au plus bas prix possible, mais en échange d’une base américaine sur le sol marocain qui servira de case départ aux opérations US en Afrique. Se référant à une note publiée par l’Agence de coopération sécuritaire qui relève du Pentagone, les Américains estiment que le contrat d’armement signé avec le Maroc le placera parmi les partenaires privilégiés des USA. Autrement dit, les USA s’engagent à soutenir le Maroc dans sa lutte contre le terrorisme et le doteront d’un matériel militaire le plus sophistiqué.C’est pourquoi le Pentagone s’est engagé à équiper l’armée marocaine des F-16 de type Block 50/52, les plus sophistiqués du genre des F-16, mais pas plus «précieux» que les Block 60 qu’aucun pays ne détient au monde, excepté les USA et les Emirats arabes unis. D’où le changement de cap des Marocains.Il est vrai que les F-16 sont plus sophistiqués que le Rafale de l’avionneur français Dassault, mais le revirement marocain s’explique aussi par le changement de position chez les Américains au sujet de la question sahraouie. En un mot, le contrat d’armement entre le Maroc et les USA tient à un seul fil, celui d’un soutien US aux plans marocains sur le Sahara occidental.Le Maroc devrait aussi avancer encore dans son offre concernant l’installation d’une base américaine à Tan-Tan, ce qui nous a été révélé, récemment, en France, par un membre actif dans le parti marocain Ennahdj Edimoukrati (la Voie démocratique).Il s’agit de déplacer la base militaire US (section Afrique) de Stuttgart (Allemagne) vers un pays africain et probablement le Maroc, si l’on se réfère aux informations de nos sources.En théorie, certains journaux du Royaume alaouite avaient déjà écrit que le Maroc aurait fait la proposition d’accueillir le commandement américain sur son sol. Dans la même foulée, le Congrès US, suivant un rapport publié récemment par le service de recherches CRS, avait qualifié le Royaume chérifien comme étant le pays «le plus crédible pour abriter l’Africom».Dans la pratique, les patrons du FBI et de la CIA se sont rendus quelques jours plus tard au Maroc, comme pour mettre en application un contrat moral conclu dans les coulisses. Le Royaume alaouite s’est contenté alors de faire allusion à une simple «coopération» d’ordre sécuritaire avec les Etats-Unis d’Amérique. Le Maroc, mené par le bout du nez, ne mesure pas encore la gravité de son engagement dans un processus dont il ne comprend ni les tenants et les aboutissants et encore moins l’intérêt que portent les USA au Maghreb et au Sahel.
Ali TITOUCHE-L'EXPRESSION 25/12/2007.

Monday, December 24, 2007

Le Pentagone veut vendre 24 F-16 au Maroc pour 2,4 milliards de dollars

Le Pentagone a informé le Congrès américain de son intention de vendre au Maroc 24 avions de chasse F-16 du groupe américain Lockheed Martin, ainsi que des équipements et des services associés, pour un montant total pouvant aller jusqu'à 2,4 milliards de dollars. Les F-16 américains étaient en concurrence au Maroc avec le Rafale du français Dassault, qui n'a jamais décroché de marché à l'export.L'échec de la vente du Rafale au Maroc, face au chasseur américain, avait été annoncé en octobre. «Cette vente proposée contribuera à la politique étrangère et aux objectifs de sécurité nationale des Etats-Unis, en améliorant les capacités du Maroc à soutenir les efforts américains dans la guerre contre le terrorisme, et en soutenant les besoins légitimes du Maroc en matière d'auto-défense», indique l'Agence de coopération et de sécurité de la défense, qui dépend du Pentagone, dans un communiqué.
Le 24-12-2007-ALM
Message clair aux génaraux algériens et aux marionnettes polisariennes.

Saturday, December 22, 2007

Sahara-Médias : Les voix élevées au Congrès de Gjijimat sont celles qui souffrent le plus dans les camps de Tindouf (Al Hayat)

Les voix élevées au Congrès de Gjijimat, tenu en parallèle avec le congrès du "polisario" par des Chioukhs et chefs de tribus sahraouis, sont celles de ceux qui "souffrent le plus dans les camps de Tindouf", écrit le journal "Al Hayat".
Dans son édition de vendredi, le journal estime que "le polisario a besoin non pas de brandir la menace de guerre qu'il n'a jamais gagnée mais de faire plutôt une autocritique après trois décennies d'obstacles qui ont entravé la réalisation des aspirations maghrébines à la paix, à la stabilité et à l'intégration".
"Il n'est pas nécessaire pour le (polisario) de se réfugier dans ce qu'il considère comme la défense du principe d'autodétermination ou d'autres engagements mais le plus important pour lui est d'adopter la meilleure approche qui permettra à la région de réaliser ses objectifs de détente, de rapprochement et de compréhension de nature à dissiper les différends superficiels ", ajoute "Al Hayat".
"Le polisario" n'est plus aujourd'hui comme il l'était lors du déclenchement du conflit dans un contexte de guerre froide caractérisé par "la domination idéologique et l'emploi des contradictions des régimes de la région", a rappelé le journal, indiquant que la responsabilité de la poursuite du conflit n'incombe pas au "polisario" tout seul, parce qu en fait 'il "fait partie d'un système englobant les relations régionales, les influences historiques et idéologiques et les domaines de compétitions et de conflits".
En présentant une initiative visant à octroyer une autonomie élargie aux provinces du sud, le Maroc a adopté "une formule de compromis plus compréhensible pour la communauté internationale" qui garantit aux populations concernées une gestion démocratique de leurs affaires locales, partant de sa conviction que le rétablissement de la sécurité et de la stabilité n'a pas de prix, a affirmé "Al Hayat".
Pour le journal, le Congrès de Gjijimat a été tenu par les chioukhs et chefs des tribus sahraouies, qui ont appelé la direction du "polisario" à accepter la proposition d'octroyer une autonomie élargie au Sahara, à adopter une solution politique et à consacrer la démocratie interne.
Le Caire, 21/12/07-MAP

Les menaces du polisario: une éventualité suicidaire qui ne peut être prise qu'à Alger (presse espagnole)

Madrid, 22/12/07-La presse espagnole minimise samedi les menaces du polisario de reprendre les hostilités, qualifiant de suicidaire une telle décision qui ne peut être prise, selon elle, qu'à Alger.
Une décision d'une telle ampleur se prend à Alger et non dans les camps de Tindouf, estime le quotidien "El Pais".
Le journal "ABC" estime, pour sa part, qu'une telle éventualité est "peu probable" et qu'elle est suicidaire.
De son côté, le journal "El Periodico" de Catalogne note que les séparatistes ont à nouveau brandi ces menaces, après trois jours de "confusion" autour de leur congrès.
MAP-23/12/2007

Friday, December 21, 2007

Des membres du Congrès américain expriment leur préoccupation concernant les récentes menaces du "Polisario"

Des membres du Congrès américain ont exprimé, dans une lettre à la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, leur préoccupation concernant les récentes menaces du "Polisario" de reprendre les armes contre le Maroc, qualifiant les propos tenus par le soi-disant ambassadeur du "Polisario" à Alger de "développement alarmant" susceptible d'entraver les efforts visant à parvenir à une solution politique du problème du Sahara et avertissant qu'un retour à la guerre ne ferait qu'ajouter à l'instabilité de la région et créer de nouvelles opportunités pour les terroristes internationaux.
Dans la lettre adressée à Mme Rice cette semaine, les congressmen Lincoln Diaz-Balart et Gary Ackerman qui ont dit avoir suivi avec "grand intérêt les initiatives de l'Administration (américaine) pour parvenir à une solution négociée du problème du Sahara Occidental", soulignent que les récentes déclarations du soi-disant ambassadeur du "Polisario" à Alger, laissant entendre que "le congrès" du +Polisario+ allait considérer la reprise du conflit armé avec le Maroc, constituent "un développement alarmant".
"Il est difficile de voir comment l'organisation des Nations Unies pourra arriver à une solution politique du problème si le +Polisario+ tient une conférence pour envisager la reprise des armes", ont souligné MM. Diaz-Balart, Républicain de Floride, et Ackerman, Démocrate de New York.
Affirmant qu'ils sont d'accord avec l'administration américaine quand elle estime que la proposition "sérieuse et crédible" faite par le Maroc" pour arriver à une solution politique de compromis à ce problème vieux de 30 ans, sur la base d'une large autonomie de la région sous souveraineté marocaine", est "la seule solution raisonnable et valide", les deux congressmen se sont dits "préoccupés toutefois par le fait que ni l'Algérie, ni le +Polisario+ ne semblent vraiment intéressés par une solution basée sur le compromis''.
MM. Diaz-Balart et Ackerman, respectivement, président du Caucus Maroc, et président de la sous-commission sur le Moyen-Orient et l'Asie du Sud de la Chambre des Représentants, ont appelé la secrétaire d'Etat à apprécier l'effort fait actuellement pour arriver à une solution du problème du Sahara à travers les négociations en cours sous l'égide des Nations Unies.
Ils ont également appelé les Etats-Unis à entreprendre des efforts afin de "persuader autant l'Algérie que le +Polisario+ qu'il est dans le meilleur intérêt de tout le monde dans la région du Maghreb de résoudre cette question à travers le compromis plutôt que de voir un retour à une guerre destructive qui ne ferait qu'ajouter à l'instabilité de la région et créer de nouvelles opportunités pour les terroristes internationaux''.
Il est à rappeler que MM. Diaz-Balart et Ackerman sont les initiateurs d'une lettre historique que plus de 170 congressmen des plus influents des Etats-Unis, représentant aussi bien le parti démocrate que le parti républicain, avaient adressée en avril dernier au président George W. Bush l'appelant "à épouser" la proposition d'autonomie présentée par le Maroc.
Dans cette lettre, les congressmen américains avaient qualifiée la proposition marocaine d'initiative "prometteuse", "historique" et "novatrice" fournissant "un cadre réaliste" et offrant "une opportunité novatrice pour trouver une solution politique durable" au conflit.
Washington, 21/12/07-MAP

Voici à présent la liste de membres de l'organisatio terroriste "POLISARIO"

-Hama Salama-Mhamed

-Khadad-Mahfoud Ali Beiba

-Brahim Ghali-Bechir Moustafa Sayed

-Abdelkader Taleb Oumar

-Brahim Ahmed Mahmoud

-Boukhari Ahmed-Abdallahi Lehbib

-Khatri Addouh

-Mohamed Lamine Bouhali

-Hamdi Begay

-Mohamed Salem Ould Salek

-Salem Lebsir-Mansour Oumar

-Mohamed Lamine Ahmed

-Bouchraya beyoun

-Mohamed Sidati

-Khadija Hamdi (nouveau terroriste)

-Taleb Ami Deh (nouveau terroriste)

-Khalil Sid Mhamed (nouveau terroriste)

-Moustapha Mohamed Ali Bechir (nouveau terroriste)

-Aliyen Kentaoui

-Mohamed Lamine Dedi (nouveau terroriste)

-Hamma Malou (nouveau terroriste)

Les Terroristes du Polisario menacent de reprendre les armes

Le Front Polisario,(organisation terroriste financée et crée par les généraux algériens ) a menacé, par la voix de son responsable de la défense Mohamed Lamine Bouhali, de reprendre les armes en 2009 contre le royaume du Maroc si aucune solution diplomatique n'était trouvée à ce conflit d'ici fin 2008. Cette forte prise de position des Sahraouis intervient après l'échec de tous les rounds de négociations, durant ces dernières seize années, menées sous le l'égide des Nations unies. Les deux derniers rounds de négociations tenues, en juin et août, à Manhasset aux Etats-Unis n'ont débouché sur aucun résultat en raison de l'entêtement des Marocains qui continuent à rejeter l'idée du référendum d'autodétermination qui laisse le choix au peuple sahraoui entre l'indépendance, l'autonomie ou le rattachement au royaume chérifien. Bon élève de l'histoire, les Sahraouis s'attendent, désormais, à ce que le Maroc se dérobe au prochain round des négociations de paix, prévu du 7 au 9 janvier à New York. «Je doute que le Maroc aille au troisième round des négociations, car il ne veut pas la paix», a déclaré M. Kheddad, porte-parole du 12ème congrès du Polisario, avant d'ajouter que le royaume chérifien «portera la responsabilité de tout recul des efforts des Nations unies pour instaurer la paix au Sahara Occidental». Le Maroc avait de son côté catégoriquement démenti qu'il n'irait pas au 3e round. Selon un responsable marocain contacté par l'AFP, «le Maroc a des engagements avec l'ONU qu'il respectera toujours en commun accord avec l'organisation mondiale». Ces assurances ne semblent pas apaiser les craintes des Sahraouis qui essayent dès aujourd'hui de mettre la pression sur les Nations unies pour forcer le Maroc à s'asseoir à la table des négociations. Aussi, les Sahraouis ne cessent ces derniers jours de lancer des menaces de reprendre les armes en 2009 pour partir dans une position de force aux prochaines négociations. La dernière déclaration est venue de Mohamed Lamine Bouhali, responsable de la défense du Polisario, qui a menacé que son mouvement va reprendre les armes vers la fin de 2008, si jamais rien ne vient conforter la décision de suivre le processus diplomatique. De son côté, M'Hamed Kheddad, porte-parole du 12ème congrès, qui se tient depuis vendredi à Tifariti dans les territoires libérés, avait déclaré que les congressistes doivent se prononcer sur la poursuite de la voie diplomatique ou la reprise de la lutte armée. «Nous avons toujours privilégié la voie pacifique et nous sommes toujours disposés à discuter s'il y a une volonté marocaine dans ce sens. Aujourd'hui, nous estimons qu'il est peu probable que le Maroc se conforme à la légalité internationale. La demande de reprise des armes émane du peuple sahraoui et pas seulement des militaires» du Polisario, a-t-il soutenu. Le 12ème congrès connaîtra l'élection des nouveaux secrétariat national et secrétaire général du Polisario et examinera aussi la question du repeuplement des territoires libérés du Sahara Occidental à partir des camps de réfugiés. Les congressistes saisiront également cette assemblée pour relancer un appel à la communauté internationale «pour une solution urgente au conflit du Sahara Occidental, qui soit en conformité avec les résolutions des Nations unies». Le Polisario et le Maroc sont liés depuis 1991 par une trêve conclue sous l'égide de l'ONU. Les deux parties négocient une solution diplomatique à ce contentieux qui les oppose depuis 1975 mais ces «négociations» butent sur l'entêtement du Maroc qui campe sur ses positions. Il est à signaler que plus de 1.700 délégués sahraouis et plus de 250 invités étrangers, venus d'une trentaine de pays, participent aux travaux du 12ème congrès du Polisario. Les délégations étrangères avaient adopté une déclaration commune dans laquelle elles lancent un «appel pressant à la communauté internationale, particulièrement l'ONU, pour faire aboutir le processus de paix au Sahara Occidental». La communauté internationale «doit se mobiliser pour amener le Maroc à respecter les droits inaliénables du peuple sahraoui et à mettre un terme à sa politique d'occupation illégale, de répression et d'oppression, de bradage et de pillage au Sahara Occidental occupé», ajoute la déclaration.
par M. Sofiane Et Agences ,Le Quotidien d'Oran.

Des documents confidentiels des services secrets espagnols révèlent comment le Polisario avait été créé par l'Armée algérienne

Des documents secrtes des services de renseignements espagnols révèlent que l'Algérie avait été à l'origine de la création, de l'armement et de l'entraînement du Polisasio pour lancer des guérillas contre les provinces sahariennes.Une preuve, une de plus, qui confirme non seulement l'implication mais le rôle précurseur joué par l'Algérie dans le déclenchement du conflit au Sahara. Un document secret des renseignements secrets espagnols, daté de 1973, démontre que le voisin de l'Est, avec des financements libyens, avait été à l'origine du premier noyau des mercenaires qui avaient pour objectif d’attaquer l’armée marocaines et les forces mauritaniennes dans les provinces sahariennes. «Nos sources en contact avec les Sahraouis algériens nous informent qu'il a été monté, depuis l'Algérie, une action armée et subversive contre le Sahara, dont l'inspiration principale provient de ce pays», révèle ce document, dont « ALM » a obtenu copie. Ce document apporte, également, plusieurs précisions quant au timing et lieu qui a vu le lancement des actes de guérilla contre le Sahara, indiquant que cette action a été lancée en l'été 1973, à l'occasion du Moussem de Tindouf. Il ajoute que «le financement de la majeure partie des bases ou programmes de cette action déployée sur le territoire marocain et mauritanien a été assurée par la Libye». «Les soldats sahraouis encadrés par des unités armées algériennes avaient pour mission de pénétrer sur le territoire sahraoui pour se livrer à des actes de pillage et de guérilla (…) Ils étaient équipés en fusils et percevaient, en contrepartie de leurs actions armées, des soldes auprès des unités à l'origine de leur entraînement», avec en prime «les bénéfices du butin récolté à l'occasion de chaque attaque armée». Le même document, qui remonte au 28 juin 1973, ajoute que les premières opérations armées, menées par un nombre de 450 soldats à bord de chameaux, «avaient eu du succès», ce qui a constitué un facteur incitateur pour leurs commanditaires (algériens), qui ne lésinaient ni sur les moyens logistiques, ni sur les récompenses sonnantes et trébuchantes au profit de leurs recrues pour poursuivre les opérations. Un autre document, classé secret dans les archives des renseignements espagnols, fait état d'un renversement de situation. Ce document, daté de 1975, fait état cette fois de «frictions» entre les recrues et la direction du Polisario, soutenue par le régime algérien. «Les Sahraouis encadrés par le Polisario, en général, sont en désaccord avec leur direction (…) du fait que le contrôle du front Polisario commence à leur glisser entre les doigts», révèle le document, en allusion au jeu de polichinelle auquel se livrait l'Algérie, qui tirait les ficelles du complot monté de toutes pièces. «Plusieurs d'entre eux (les recrues de l'Algérie et du Polisario) souhaitaient abandonner et rentrer chez eux parce que, comme le confirme notre source, le colonialisme (l'oppression) existe au sein du front Polisario et non au Sahara», dévoile le document. De ces documents, il ressort que l'Algérie est, sans doute, non seulement partie prenante du conflit factice autour du Sahara. Ces documents apportent la preuve, à qui veut bien voir ou écouter, que ce pays était l'instigateur de ce conflit. Ce pays ne peut plus se dérober à sa responsabilité dans le déclenchement de ce conflit et de la tragédie qu'il a causée à la population sahraouie séquestrée. Plus grave encore, - et comble du paradoxe -, le plan d'autonomie, que l'Algérie rejette, au nom d'un certain « droit du peuple sahraoui à l'autodétermination», ce plan a été une proposition de l'Algérie elle-même. Un document de la CIA, déclassifié en juin dernier, a révélé qu'Alger avait proposé au Maroc, en 1985, une autonomie élargie, dans le cadre de la souveraineté du Maroc, pour le règlement de la question du Sahara. Cette proposition, qui fut transmise par les Américains au Roi Hassan II, est d'autant plus explicite qu'elle ne laisse aucune place au doute. «L'Algérie a proposé à Hassan II une solution de compromis sur le dossier du Sahara. Le Sahara contrôlerait ses affaires internes, sous la souveraineté du Roi, qui représenterait les Sahraouis dans les organisations internationales», révèle le document. Mais voilà, en dépit de ces arguments bétons, l'Algérie continue de jouer un double jeu. Au mépris de l'histoire, et de toute logique.
ALM 21/12/2007.

Thursday, December 20, 2007

L'Algérie avait été à l'origine de la création du Polisario

Des documents secrets des renseignements espagnols révèlent que l'Algérie avait été à l'origine de la création, de l'armement et de l'entraînement du Polisasio pour lancer des guérillas contre les provinces sahariennes.Une preuve, une de plus, qui confirme non seulement l'implication mais le rôle précurseur joué par l'Algérie dans le déclenchement du conflit au Sahara. Un document secret des renseignements secrets espagnols, daté de 1973, démontre que le voisin de l'Est, avec des financements libyens, avait été à l'origine du premier noyau des mercenaires qui avaient pour objectif d’attaquer l’armée marocaines et les forces mauritaniennes dans les provinces sahariennes. «Nos sources en contact avec les Sahraouis algériens nous informent qu'il a été monté, depuis l'Algérie, une action armée et subversive contre le Sahara, dont l'inspiration principale provient de ce pays», révèle ce document, dont « ALM » a obtenu copie. Ce document apporte, également, plusieurs précisions quant au timing et lieu qui a vu le lancement des actes de guérilla contre le Sahara, indiquant que cette action a été lancée en l'été 1973, à l'occasion du Moussem de Tindouf. Il ajoute que «le financement de la majeure partie des bases ou programmes de cette action déployée sur le territoire marocain et mauritanien a été assurée par la Libye». «Les soldats sahraouis encadrés par des unités armées algériennes avaient pour mission de pénétrer sur le territoire sahraoui pour se livrer à des actes de pillage et de guérilla (…) Ils étaient équipés en fusils et percevaient, en contrepartie de leurs actions armées, des soldes auprès des unités à l'origine de leur entraînement», avec en prime «les bénéfices du butin récolté à l'occasion de chaque attaque armée». Le même document, qui remonte au 28 juin 1973, ajoute que les premières opérations armées, menées par un nombre de 450 soldats à bord de chameaux, «avaient eu du succès», ce qui a constitué un facteur incitateur pour leurs commanditaires (algériens), qui ne lésinaient ni sur les moyens logistiques, ni sur les récompenses sonnantes et trébuchantes au profit de leurs recrues pour poursuivre les opérations. Un autre document, classé secret dans les archives des renseignements espagnols, fait état d'un renversement de situation. Ce document, daté de 1975, fait état cette fois de «frictions» entre les recrues et la direction du Polisario, soutenue par le régime algérien. «Les Sahraouis encadrés par le Polisario, en général, sont en désaccord avec leur direction (…) du fait que le contrôle du front Polisario commence à leur glisser entre les doigts», révèle le document, en allusion au jeu de polichinelle auquel se livrait l'Algérie, qui tirait les ficelles du complot monté de toutes pièces. «Plusieurs d'entre eux (les recrues de l'Algérie et du Polisario) souhaitaient abandonner et rentrer chez eux parce que, comme le confirme notre source, le colonialisme (l'oppression) existe au sein du front Polisario et non au Sahara», dévoile le document. De ces documents, il ressort que l'Algérie est, sans doute, non seulement partie prenante du conflit factice autour du Sahara. Ces documents apportent la preuve, à qui veut bien voir ou écouter, que ce pays était l'instigateur de ce conflit. Ce pays ne peut plus se dérober à sa responsabilité dans le déclenchement de ce conflit et de la tragédie qu'il a causée à la population sahraouie séquestrée. Plus grave encore, - et comble du paradoxe -, le plan d'autonomie, que l'Algérie rejette, au nom d'un certain « droit du peuple sahraoui à l'autodétermination», ce plan a été une proposition de l'Algérie elle-même. Un document de la CIA, déclassifié en juin dernier, a révélé qu'Alger avait proposé au Maroc, en 1985, une autonomie élargie, dans le cadre de la souveraineté du Maroc, pour le règlement de la question du Sahara. Cette proposition, qui fut transmise par les Américains au Roi Hassan II, est d'autant plus explicite qu'elle ne laisse aucune place au doute. «L'Algérie a proposé à Hassan II une solution de compromis sur le dossier du Sahara. Le Sahara contrôlerait ses affaires internes, sous la souveraineté du Roi, qui représenterait les Sahraouis dans les organisations internationales», révèle le document. Mais voilà, en dépit de ces arguments bétons, l'Algérie continue de jouer un double jeu. Au mépris de l'histoire, et de toute logique.
ALM 20/19/2007.

Wednesday, December 19, 2007

Le Maroc étonné par les déclarations du parti socialiste sénégalais sur le Sahara (MAE)

Le Royaume du Maroc a pris note, avec stupéfaction, des déclarations hostiles de M. Jacques Baudin, faites au nom du parti socialiste sénégalais, à l'occasion de sa participation au congrès organisé par les adversaires du Maroc dans la localité marocaine de Tifariti, indique mercredi le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération dans un communiqué.
Ces déclarations, qui interviennent pour la deuxième fois après celles faites, il y a quelques mois à Tindouf, par le Premier secrétaire du parti socialiste, M. Ousmane Tanor Dieng, sont d'autant plus surprenantes que M. Baudin tenait encore récemment des propos à l'opposé de ceux qu'il a tenus dans la presse algérienne à l'occasion de ce congrès, ajoute le communiqué.
Dans ce contexte, il a été décidé le rappel de l'Ambassadeur du Royaume au Sénégal pour une période de trois jours, pour précisément expliquer aux autorités marocaines ce geste franchement inamical et incompréhensible du parti socialiste sénégalais, geste de surcroît contraire aux liens séculaires qui existent entre les deux pays et les deux peuples frères et aux excellentes relations bilatérales qui ont connu une consolidation et un développement significatif, ces dernières années.
Rabat, 19/12/07-MAP

Tuesday, December 18, 2007

Création à Tindouf d’un mouvement unioniste nommé «La Jeunesse du retour»

Les travaux de la deuxième session ordinaire du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes se sont ouverts hier sous le signe de l’autonomie, la réconciliation et le retour de la dignité.Un vibrant appel à la réconciliation a été lancé hier à la ville de Smara, lors de l’ouverture de la deuxième session du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes. Le choix de Smara, pour lancer cet appel, n’est pas fortuit. Pas plus d’ailleurs que le thème qui a été donné à cette deuxième session du Conseil, à savoir «L’autonomie, une solution définitive pour réaliser la réconciliation et le retour à la dignité». Smara, capitale spirituelle du Sahara marocain, doit se prévaloir d’avoir la primeur de cet appel, mis en relief par le président du Conseil, Khalli Henna Ould Errachid. De l’autre côté de la frontière, l’appel d’un Maroc réconciliateur n’a pas laissé indifférent. Après son allocution d’ouverture, où il a souligné la portée historique de la ville de Smara, et la particularité du moment où se tient cette deuxième session, le président du Conseil a créé l’événement en faisant circuler un communiqué en provenance des camps de Tindouf portant la signature des jeunes Sahraouis marocains séquestrés. Dans ce communiqué, intitulé «La jeunesse du retour», les signataires ont vivement dénoncé le blocus imposé par la direction du Polisario contre la population sahraouie séquestrée, exprimant le vœu de regagner la mère-patrie le plus rapidement possible. «Nous, Jeunes du retour, nous tendons la main à nos pères et sommes solidaires avec eux pour mettre un terme au siège qui nous est imposé dans les camps de Tindouf», peut-on lire dans le communiqué, que les jeunes séquestrés ont fait circuler ces deux derniers jours, parallèlement à la tenue du simulacre de congrès du Polisario. L’initiative des jeunes intervient au lendemain d’une autre tout aussi symbolique. Samedi soir dernier, un groupe du Polisario a tenu un congrès parallèle dans la région de Gjijimat, à Tifariti, pour dénoncer la mise en scène nommée «congrès» initiée par la bande à Mohamed Abdelaziz, avec la bénédiction de l’Algérie. Le communiqué, arrivé hier à Smara en provenance des camps de Lahmada, emboîte le pas aux tribus dissidentes réunies à Gjijimat, et déclare une adhésion totale à l’initiative marocaine pour négocier un statut d’autonomie au Sahara. «Nous sommes solidaires avec nos frères qui sont en congrès (à Gjijimat), en tenant la direction du Polisario pour responsable de notre souffrance, et déclarons notre soutien total au plan d’autonomie en vue d’un retour dans la dignité dans notre mère patrie», précise le communiqué. Ces développements importants renseignent sur l’état de déconfiture très avancé au sein du Polisario, qui se livre depuis vendredi dernier à une véritable supercherie auto-proclamée «congrès». «Le Polisario est mis dans l’embarras, il ne sait plus sur quel pied danser», a martelé M. Khalli Henna, ajoutant que la menace de retour aux armes lancée par les séparatistes n’est que de la propagande. Que du vent !!
Plusieurs tribus sahraouies annoncent leur dissidencePlusieurs tribus sahraouies ont proclamé leur opposition et se sont dits irrités par la façon avec laquelle la direction du Polisario gère la question du Sahara pour la réalisation de leur revendication, annonçant ainsi leur dissidence vis-à-vis de ce mouvement, rapporte dimanche soir, dans son bulletin des informations, la chaîne satellitaire «Al Hourra».La chaîne a souligné que les leaders de ces tribus ont dénoncé le despotisme et la dictature de la direction du Polisario, ajoutant que des chioukh et des leaders de tribus sahraouies ont affirmé leur rejet de la manière avec laquelle la direction du front gère le dossier du Sahara, et critiquent la corruption généralisée au sein du Polisario.«Nous annonçons notre dissidence vis–à-vis de la direction du Polisario», a affirmé Hamed Fadel de la tribu «Souaed», dans une déclaration au correspondant de la chaîne «Al Hourra» à Tiris (nord de la Mauritanie).
ALM 18/12/2007.

Témoignages poignants d'anciens détenus sur leur calvaire dans les geôles du "Polisario"

Une dizaine d'anciens détenus dans les geôles du "Polisario" ont livré, lundi à Smara, des témoignages poignants sur les souffrances qu'ils ont endurées dans ces prisons.
Dans ces témoignages, relatés à la presse nationale et internationale en marge de la deuxième session ordinaire du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), ces anciens détenus ont décrit en détail le traitement inhumain qui leur a été infligé durant leur captivité.
M. Abbad Ibrahim, qui avait passé plus de vingt ans d'internement, a affirmé à la MAP avoir été soumis, lui et ses compagnons, à diverses formes de torture et d'actes dégradants inqualifiables de la part des tortionnaires du "Polisario".
Il a cité ainsi la privation de sommeil, les travaux forcés, les dons de sang qu'on leur imposait en dépit de leur état de santé, outre les privations de nourriture et de tout soin médical.
Dans le même contexte, MM. Ghandur Brika, Ayyad Tritiss, Salhi Boujemaa, Nouib Mohamed Ali, Aghras Hamadi, Bacha Bilal, Asri Mohamed Ali, Mohamed Moujahid et Mohamed Lamine Soudani ont exposé les conditions inhumaines dans les prisons du "Polisario", en particulier dans les camps d'internement "Arrachid", "12 octobre" et "Rabouni" ainsi que dans d'autres geôles se trouvant à l'intérieur de camps dans le sud algérien, où toutes les formes de torture et d'oppression sont exercées sur les détenus (des civils et des militaires marocains).
Dans leurs témoignages, ils ont également cité les noms de certains co-détenus qui ont rendu l'âme sous la torture dans ces lieux infâmes, notamment Sakhi Bachir, Tabia Ibrahim et Mohamed Zebda.
Ils ont cité aussi le cas de certains détenus qui ont été brûlés vifs par les sbires du "Polisario" dans ces camps ou qui ont perdu un oeil ou un de leurs membres à cause des agissements inhumains des hommes de main du "Polisario".
Smara, 18/12/07-MAP

Algérie: RECENSÉS DANS TOUTE LA CAPITALE, 40 000 bidonvilles à Alger

La capitale croule sous le poids des bidonvilles. 40 000 baraques sont recensées dans leur grande majorité dans la banlieue d’Alger, mais aussi dans le chef-lieu de wilaya, à l’image du centre de transit Zaâtcha, situé dans la commune de Sidi M’hamed. En somme, ces constructions illicites ceinturent Alger, puisqu’elles sont enregistrées tant à l’est, à l’ouest, au sud et au centre.Abder Bettache - Alger (Le Soir) - La sonnette d’alarme a été tirée hier par le wali d’Alger, Mr Adou Mohamed Kébir, lors de son intervention hier devant les élus locaux à l’occasion de la tenue de la première rencontre Wali – présidents des APC qui a eu lieu à la salle des conférences de la wilaya d’Alger. Le constat fait par le premier magistrat de la capitale était similaire à celui établi par la majorité des présidents d’APC étant intervenus pour faire état de la situation qui prévaut au sein de leur municipalité. «Et pourtant, explique le wali d’Alger, l’opération d’éradication des bidonvilles a été entamée depuis 1999. Une opération qui a permis aux autorités compétentes de raser un grand nombre de ces constructions illicites, mais à notre surprise, aujourd’hui nous avons constaté qu’il y a eu prolifération de ce phénomène.» Le wali d’Alger ajoute en haussant le ton que «s’il y a prolifération de ce phénomène, c’est par ce qu’il y a eu des complicités à la fois actives et passives de certains élus». Poussant son argumentaire sur la question, M. Adou Mohamed Kébir cite des exemples à l’image des bidonvilles recensés dans la localité de Bachjarah, «qui étaient au nombre de 400 en 2006 pour passer à 600 en 2007». «Depuis 2004, j’ai pris la responsabilité de démolir 3400 constructions illicites, mais le phénomène est toujours là en crescendo. Je saisis aujourd’hui cette opportunité pour dire que seules les familles recensées depuis des années et connues des autorités locales seront prises en charge. Celles fraîchement installées ou greffées ne seront jamais prises en considération. Elles ont intérêt à quitter les lieux dès maintenant», avertit le wali d’Alger. Dans ce cadre, il dira que pour le plan quinquennal, il a été décidé de construire 10.000 logements sociaux locatifs et 20.000 logements participatifs (LSP), tout en interpellant ses vis-à-vis en exigeant d’eux «plus d’intervention en assumant pleinement leur responsabilité». «En votre qualité d’élus, il est de votre devoir de mettre fin à cette situation, de participer à votre niveau pour l’éradication de ce fléau. Le «nouveau » locataire du bidonville ne sera jamais relogé», ajoute sur un ton menaçant M. Adou Mohamed Kébir, qui donne un autre exemple édifiant et selon lequel, «certaines personnes mal intentionnées ont profité de la vacance des élus lors de la dernière campagne électorale qui a coïncidé avec les dernières intempéries pour se greffer sur les constructions déjà existantes à l’image de ce qui s’est passé au niveau du lieu-dit «Bateau cassé» à Bordj-El-Kiffan. «Une grande partie d’entre elles ont profité de cette situation pour s’y installer. Elles sont loin de la capitale. Une grande partie d’entre elles est originaire de Tablat, de M’sila et Médéa», ajoute le wali d’Alger. Ceci dit, des interventions des présidents d’APC, dont certains assument pour la première fois cette responsabilité, il ressort que les problèmes du logement, du chômage, du transport, de l’assainissement, et le déficit en structures socio-éducatives et sportives, sont communs à toutes les communes, exception faite de certaines d’entre elles dont le nombre se compte sur le bout des doigts. Le diagnostic a été établi notamment par les présidents d’APC de Sidi-M’hamed, Dar-El-Beida, Chéraga, Draria, Baraki, El Harrach, Bir Mourad Rais, Ouled Chebel, pour ne citer que ceux là. Ces derniers dans un franc discours, ont lancé un appel aux autorités, à leur tête le wali d’Alger pour qu’elles interviennent «pour solutionner ces problèmes », ou porter «aide et assistance aux élus locaux pour qu’ils puissent faire face aux problèmes élémentaires des citoyens». Des problèmes que le premier magistrat de la capitale s’est engagé à prendre en charge, tout en exigeant des élus locaux «d’être à l’écoute des citoyens, de s’organiser et de mettre de côté l’intérêt partisan». Ces mises au point faites par M. Adou Mohamed Kébir ont été soutenues par la mise en évidence «de l’ambitieux programme prévu pour la capitale aux retombées positives pour la population». A ce sujet, on cite «la construction de deux stades d’une capacité de 40.000 places respectivement à Sidi Moussa et Draria, d’une faculté de médecine avec toutes les commodités sur les hauteurs d’El Biar, de trois grands hôpitaux, d’un lycée international et du grand projet d’aménagement de la baie d’Alger qui débutera de Bordj-El-Bahri (Cap Matifou) au (Cap Cascine)
Hammamet.A. B. youcefabder@hotmail.com , Le Soir d'Algérie.

La tenue du congrès du Polisario dans la zone tampon : un acte dangereux et provocateur (association de Marocains aux USA)

Le Congrès Marocain aux Etats Unis, une association de Marocains établis aux Etats Unis, a dénoncé la tenue du congrès du Polisario dans la zone tampon, qualifiant le choix de ce lieu comme "un acte provocateur et dangereux qui menace la paix et la stabilité dans toute la région".
Dans une lettre adressée à la secrétaire d'Etat américaine, Mme Condoleezza Rice, et au secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, l'association exprime la "déception" des Marocains établis aux Etats Unis à la suite de l'organisation de cette réunion dans "une zone tampon où toute présence militaire et activité civile sont interdites".
Rappelant que cet événement est intervenu alors que la communauté internationale attend le troisième round des négociations, l'association estime que c'est "l'incapacité" du prétendu Polisario à faire face au soutien grandissant accordé par la communauté internationale à l'initiative d'autonomie présentée par le Maroc et saluée par les résolutions du conseil de sécurité et de l'assemblée générale de l'Onu qui a motivé cet "acte de propagande".
Ce congrès est une "manoeuvre visant à détourner l'attention des conditions misérables dans lesquelles vit la population séquestrée à Tindouf", souligne l'association, qui appelle toutes les personnes éprises de paix à "condamner et rejeter fortement ce mépris flagrant de l'opération de maintien de paix menée par l'ONU".
L'association appelle, en outre, le secrétaire général de l'ONU et la MINURSO à "réagir à cet acte irresponsable entrepris par un prétendu mouvement qui ne représente qu'une poignée de personnes
Washington, 18/12/07-MAP

Les Sahraouis menacent de reprendre les armes avec l'aide des Algériens...bien entendu

Le Front Polisario a menacé, par la voix de son responsable de la défense Mohamed Lamine Bouhali, de reprendre les armes en 2009 contre le royaume du Maroc si aucune solution diplomatique n'était trouvée à ce conflit d'ici fin 2008. Cette forte prise de position des Sahraouis intervient après l'échec de tous les rounds de négociations, durant ces dernières seize années, menées sous le l'égide des Nations unies. Les deux derniers rounds de négociations tenues, en juin et août, à Manhasset aux Etats-Unis n'ont débouché sur aucun résultat en raison de l'entêtement des Marocains qui continuent à rejeter l'idée du référendum d'autodétermination qui laisse le choix au peuple sahraoui entre l'indépendance, l'autonomie ou le rattachement au royaume chérifien. Bon élève de l'histoire, les Sahraouis s'attendent, désormais, à ce que le Maroc se dérobe au prochain round des négociations de paix, prévu du 7 au 9 janvier à New York. «Je doute que le Maroc aille au troisième round des négociations, car il ne veut pas la paix», a déclaré M. Kheddad, porte-parole du 12ème congrès du Polisario, avant d'ajouter que le royaume chérifien «portera la responsabilité de tout recul des efforts des Nations unies pour instaurer la paix au Sahara Occidental». Le Maroc avait de son côté catégoriquement démenti qu'il n'irait pas au 3e round. Selon un responsable marocain contacté par l'AFP, «le Maroc a des engagements avec l'ONU qu'il respectera toujours en commun accord avec l'organisation mondiale». Ces assurances ne semblent pas apaiser les craintes des Sahraouis qui essayent dès aujourd'hui de mettre la pression sur les Nations unies pour forcer le Maroc à s'asseoir à la table des négociations. Aussi, les Sahraouis ne cessent ces derniers jours de lancer des menaces de reprendre les armes en 2009 pour partir dans une position de force aux prochaines négociations. La dernière déclaration est venue de Mohamed Lamine Bouhali, responsable de la défense du Polisario, qui a menacé que son mouvement va reprendre les armes vers la fin de 2008, si jamais rien ne vient conforter la décision de suivre le processus diplomatique. De son côté, M'Hamed Kheddad, porte-parole du 12ème congrès, qui se tient depuis vendredi à Tifariti dans les territoires libérés, avait déclaré que les congressistes doivent se prononcer sur la poursuite de la voie diplomatique ou la reprise de la lutte armée. «Nous avons toujours privilégié la voie pacifique et nous sommes toujours disposés à discuter s'il y a une volonté marocaine dans ce sens. Aujourd'hui, nous estimons qu'il est peu probable que le Maroc se conforme à la légalité internationale. La demande de reprise des armes émane du peuple sahraoui et pas seulement des militaires» du Polisario, a-t-il soutenu. Le 12ème congrès connaîtra l'élection des nouveaux secrétariat national et secrétaire général du Polisario et examinera aussi la question du repeuplement des territoires libérés du Sahara Occidental à partir des camps de réfugiés. Les congressistes saisiront également cette assemblée pour relancer un appel à la communauté internationale «pour une solution urgente au conflit du Sahara Occidental, qui soit en conformité avec les résolutions des Nations unies». Le Polisario et le Maroc sont liés depuis 1991 par une trêve conclue sous l'égide de l'ONU. Les deux parties négocient une solution diplomatique à ce contentieux qui les oppose depuis 1975 mais ces «négociations» butent sur l'entêtement du Maroc qui campe sur ses positions. Il est à signaler que plus de 1.700 délégués sahraouis et plus de 250 invités étrangers, venus d'une trentaine de pays, participent aux travaux du 12ème congrès du Polisario. Les délégations étrangères avaient adopté une déclaration commune dans laquelle elles lancent un «appel pressant à la communauté internationale, particulièrement l'ONU, pour faire aboutir le processus de paix au Sahara Occidental». La communauté internationale «doit se mobiliser pour amener le Maroc à respecter les droits inaliénables du peuple sahraoui et à mettre un terme à sa politique d'occupation illégale, de répression et d'oppression, de bradage et de pillage au Sahara Occidental occupé», ajoute la déclaration.M. Sofiane Et Agences -Le Quotidien d'Oran.