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Friday, June 29, 2007

Joli coup diplomatique et médiatique pour Larbi Belkheir

S’il y a bien quelqu’un qui doit, certainement, avoir un commentaire à faire sur la semaine de l’Algérie à Casablanca c’est bien moi-même, personnellement, votre dévoué et zélé serviteur qui se morfond — tout en étant payé, c’est normal — dans l’abnégation et le renoncement pour éclairer votre sublimissime chandelle. Il y a désormais une semaine de l’Algérie à Casablanca comme il y a une semaine du cheval à Dar Essalam. Les deux événements sont des réussites indéniables. Ils font courir le public — au pas, au trot ou au galop, ça dépend des motivations et de la ration d’avoine promise. Mais sur le fond, en raclant un peu, la semaine de l’Algérie est, incontestablement, une bonne chose au moins pour les exposants, leurs amis et leurs relations d’affaires. Si on élargit le cercle, c’est également un joli coup diplomatique. Si, Si — oui et alors ? — Larbi Belkheir qui est un des rares hommes d’Etat algérien encore en activité avait une ambition déclarée pour succéder à Abdelaziz Bouteflika, cette semaine serait sans conteste une étape importante dans cette aspiration légitime. Et pourquoi pas ? Tout homme politique algérien raisonnable qui peut concourir dignement à la normalisation des relations bilatérales tout en laissant librement prospérer le processus, sérieux et crédible, d’autonomie, en discussion à Manhasset, est un homme qui mérite notre infinie gratitude. Pas pour nous, cela fait 30 ans que l’on gère l’adversité. Mais pour nos enfants, nos peuples et notre région. Et pour l’avenir que nous avons tant insulté.
ALM 28/06/2007

Il y a quinze ans , les Généraux Algériens ont assassiné Boudiaf

Il y a quinze années était assassiné le Président Mohamed Boudiaf. «L'énigmatique» assassinat de l'une des figures marquantes de l'histoire contemporaine de l'Algérie, restera dans la mémoire collective des Algériens, comme un acte barbare. Aujourd'hui encore, la motivation de son assassinat est toujours sujette à controverse, entre la piste d'une action isolée commise par un élément des services de sécurité ayant des sympathies islamistes et celle d'un complot plus vaste. Voilà déjà quinze ans, que Boudiaf est rentré au pays, après un exil de plus de trois décennies répondant à l'appel de la patrie. Pour un homme qui avait grandi et baigné dans le nationalisme et le patriotisme, c'était un rendez-vous avec l'histoire , qu'il ne fallait pour rien au monde manquer. En le tirant de son exil volontaire, un certain 16 janvier 1992, les décideurs de l'époque en panne de légitimité, avaient misé sur les convictions démocratiques affichées ouvertement par l'homme, pour préserver l'Algérie du péril intégriste. Sa stature était, disait-on, la seule à pouvoir atténuer le choc de l'interruption du processus électoral et du départ du Président Chadli Bendjedid. Par son long exil, il était en effet un homme neuf, susceptible de sortir le pays de l'impasse. Sans détours, aux millions d'Algériens il annoncera, dès ses premières interventions, sa revendication d'une Algérie démocratique et plurielle, tournée vers la modernité et son engagement à lutter implacablement contre la corruption qui gangrenait l'Etat. En parallèle à ses convictions, le défunt Président, fort de son expérience d'un demi-siècle de militantisme était aussi capable d'arbitrages qui auraient engagé l'Algérie sur une toute autre voie que celle qui a engendré la mort et la désolation durant plus d'une décennie. Malheureusement, on ne lui laissera jamais le temps de mettre cette option en pratique. Le Président est assassiné six mois après avoir foulé le sol de l'aéroport international Houari Boumediene, le 29 juin 1992, à 11h20, au Palais de la Culture et des Arts qui porte aujourd'hui son nom, lors d'une conférence des cadres qu'il tenait dans la ville de Annaba, par un sous-lieutenant du groupe d'intervention spécial (GIS), Lambarek Boumaarafi. Aussi courte que soit la durée qu'il aura passé à la tête du Haut Comité d'Etat HCE, Si Tayeb El Watani, aura eu le mérite, dans une conjoncture ouverte sur toutes les inconnues, à redonner espoir à des millions d'Algériens. Il incarnera dès lors, le symbole de cette jeunesse désoeuvrée, à la fois convoitée par un courant intégriste rampant, et mise à mal par la dégradation de sa condition sociale. Le 29 juin 92, sous les yeux effarés de millions d'Algériens, les balles assassines viennent mettre fin à un processus de lutte contre la corruption, certes encore dans ses premiers balbutiements, mais ô combien porteur d'espérances. Même si l'acte criminel sera «habillé» de plusieurs thèses au gré des intérêts des uns et des autres, la mafia politico-financière, pour qui la confusion et le chaos assuraient une pérennité, sera la piste la plus privilégiée d'une opinion publique nationale, conquise depuis longtemps par les idées et les convictions de l'homme. Le crime du 29 juin sera le déclenchement de la pulsion de mort du pays. Des milliers d'Algériens y laisseront leur vie et d'autres disparaîtront. Cette date marquera un tournant psychologique, dans l'histoire de l'Algérie. Elle sera le point de départ d'un enchaînement de violence, jamais égalé, qui happera tout sur son passage. L'attentat à la bombe de l'aéroport Houari Boumediene, quelques mois après son assassinat, donnera déjà un aperçu sur les visées terroristes de l'intégrisme. Durant la décennie de l'impunité, d'autres actes tout aussi ignobles hanteront à jamais l'esprit des Algériens. Les massacres de Rais et Bentalha, les bombes au centre de la capitale, les tueries collectives des GIA dans les hameaux de l'Algérie profonde, les faux barrages, l'évasion massive de la prison de Lambèze, les assassinats ciblés d'intellectuels, d'enfants et de femmes, etc... sont autant de témoins des atrocités vécues par les Algériens pendant plus d'une dizaine d'années. Une plaie largement ouverte, que les Algériens tentent aujourd'hui d'oublier. Si l'homme est mort, son oeuvre par contre reste éternelle. Les «dossiers» tabous, auxquels il s'est courageusement attaqué, dès son installation à la tête du HCE, constituent aujourd'hui des priorités de l'Etat. C'est le cas de la lutte contre la corruption, ou encore la prise en charge des revendications prioritaires de la jeunesse. Figure marquante de l'histoire de la révolution algérienne Mohamed Boudiaf est né le 23 juin 1919, à Ouled Madi (dans la wilaya de M'Sila). Membre fondateur du Front de libération nationale, il adhère dès son jeune âge au PPA (Parti du peuple algérien) et devient un membre important de l'organisation spéciale (O.S). Vers la fin de 1947, il est chargé de mettre sur pied une cellule de l'OS pour le département de Constantine. C'est au cours de cette période que se forme autour de lui le noyau de militants qui fut à l'origine du déclenchement de la lutte armée le 1er Novembre 1954. En 1950, il est condamné par contumace à deux reprises. En 1952, il est muté en France par le parti où il militera au sein du MTLD. En mars 1954, il décide de rentrer en Algérie où il est l'un des 9 fondateurs du C.R.U.A (Comité Révolutionnaire pour l'Unité et l'Action) et lance le bulletin «Le Patriote». Il est membre du groupe des 22 ayant préparé et participé à la Guerre de Libération nationale. Le 22 octobre 1956, il se fait capturer par l'armée française suite au détournement de l'avion qui le menait du Maroc vers la Tunisie. Le 20 septembre 1962, il fonde le PRS (Parti de la Révolution Socialiste). En juin 1963, il est arrêté et exilé dans le Sud algérien où il reste détenu pendant trois mois puis il rejoint le Maroc. A partir de 1972, il se déplace entre la France et le Maroc en activant pour son parti, le P.R.S. et en animant la revue El Djarida. En 1979, après la mort de Houari Boumediene, il dissout le P.R.S et va se consacrer à ses activités professionnelles en dirigeant à Kenitra au Maroc une briqueterie. Le 14 janvier 1992, après la démission du Président Chadli Bendjedid, il devient Président du Haut Comité d'Etat. Dans le registre de l'histoire, le nom de Boudiaf sera éternellement marqué en lettres d'or, celui de son assassin en sera banni à tout jamais. Sous l'impulsion de son président Me Achaïchia, le comité de Annaba de la fondation Mohamed Boudiaf a été chargé de la préparation de la célébration de cet évènement. Il sera organisé sur les lieux mêmes du drame, en présence de Mme Fatiha Boudiaf, épouse du défunt Président et présidente de la Fondation Mohamed Boudiaf. Au dépôt de la gerbe de fleurs et la cérémonie de recueillement, succédera une conférence sur la vie et la mort de Mohamed Boudiaf. Elle sera animée par Mohamed Abbas, journaliste et écrivain. Elle sera suivie de nombreuses autres activités culturelles ainsi que de compétitions sportives auxquelles prendront part, les anciennes gloires du football annabi ainsi que des footballeuses. Djamel. B? LE QUOTIDIEN D'ORAN.

Tuesday, June 26, 2007

L'association des Marocains expulsés d'Algérie réclame réparation

L'association des Marocains expulsés d'Algérie, dont le siège se trouve à Meknès, a appelé, dimanche, à une action d'urgence des autorités algériennes pour que justice soit rendue à 45.000 familles refoulées en 1975 vers le Maroc.
"En réponse à la Marche verte organisée par le Maroc, les autorités algériennes ont décidé d'expulser, le 8 décembre 1975, qui a coïncidé avec l'Aid Kébir, des milliers de Marocains vivant en Algérie depuis des décennies", a confié à MAP-Meknès M. Mohammed Belmahdi, un responsable de l'association en marge d'une rencontre organisée sur le thème "le droit à une vie digne".
Il a précisé que ces civils, "dépossédés de leurs biens", ont été expulsés "violemment et arbitrairement, subissant un énorme préjudice moral et matériel".
M. Belmahdi s'est interrogé sur les motifs de l'expulsion de civils, alors que la communauté marocaine n'a ménagé aucun effort pour soutenir l'Algérie à recouvrer son indépendance et contribuer à son essor économique.
Pour sa part, le vice-président de l'association, M. Ahmed Kacimi, a appelé l'Algérie, Parlement, gouvernement et société civile, à se remémorer les sacrifices consentis par les peuples marocain et algérien à l'époque coloniale et à renoncer à la haine et à l'animosité pour pouvoir bâtir un édifice maghrébin fort.
Cette rencontre a été marquée par des témoignages accablants sur cette "page sombre de l'histoire de l'Algérie", livrés par plusieurs victimes qui ont relaté leurs souffrances suite à la "décision d'expulsion arbitraire et inhumaine" prise en 1975 par les autorités algériennes.
Evoquant cette "tragédie", ils ont relevé que les Marocains expulsés ont été dépossédés de tous leurs biens par la police, la gendarmerie et la douane algériennes et "maltraités dans les commissariats", appelant à une réparation des préjudices moraux et matériels qu'ils ont subis.
Après avoir relevé que cette situation a provoqué le déchirement de plusieurs familles, ils ont dénoncé cette injustice proposant que la cour internationale de justice soit saisie de cette affaire pour mettre un terme à leurs souffrances.
L'association des Marocains expulsés d'Algérie a été créée en 2005 avec l'objectif de défendre les intérêts des expulsés et de créer un pont de communication entre les familles marocaines expulsées et leurs proches en Algérie.
Meknès, 25/06/07-MAP

Monday, June 25, 2007

L’Algérie entre l’éveil et le renoncement

Qu'est-ce qui manque le plus aux moines ?... Un autre son de cloche ! Dans ce monastère triste et désoeuvré qu'est devenue l'Algérie, tous les clochers sont en berne. Fêlés, misérables et laids, ils continuent de sonner le glas de nos espérances.
C'est la fanfare préférée de nos gouvernants, constamment en prières, à genoux au pied du seul dieu dont ils se réclament : le Pouvoir.Qu'est-ce qui manque le plus aux moines ?... Un autre son de cloche ! Dans ce monastère triste et désoeuvré qu'est devenue l'Algérie, tous les clochers sont en berne. Fêlés, misérables et laids, ils continuent de sonner le glas de nos espérances. C'est la fanfare préférée de nos gouvernants, constamment en prières, à genoux au pied du seul dieu dont ils se réclament : le Pouvoir.Depuis l'indépendance du pays le 5 juillet 1962, les faux dévôts du régime refusent de se relever, de relever la tête pour voir le gâchis qu'ils occasionnent à cause de leur entêtement à imposer une conduite obsolète et stérile et que tout le peuple décrie. Ils refusent de se remettre en question et de se mettre au travail. Quel travail ? Ils n'ont jamais su ce qu'il signifie. Hypocrites, ils s'évertuent à nous casser les oreilles à coups de slogans creux, nous infantilisant, nous abrutissant d'années en années, d'élections bidons en élections contre-nature, jusqu'à nous rendre complètement fous.Ces artisans de nos déconfitures n'arrêtent pas de nous décevoir. A chaque banqueroute, ils nous promettent de revoir leurs copies et de se corriger, et oublient l'essentiel : ce ne sont pas leurs copies qui sont en cause, mais EUX-mêmes.Une jungle inextricable et mortelleLors des dernières élections législatives, le peuple algérien a été clair. En n'allant pas voter, il leur a signifié qu'il ne voulait plus d'eux. Jamais taux d'abstention n'a été aussi péremptoire et expéditif. Ce cri de désespoir a-t-il été entendu ?... Non ! Le système sclérosé cherche à se maintenir coûte que coûte, grâce à ses hypocrisies. Les mêmes incompétences nous proposent les mêmes malheurs. Les mêmes opportunistes menacent notre hypothétique devenir. Que faire ? Où donner de la tête ? A quel saint se vouer ?... C'est la perplexité, le dégoût, la rage au coeur qui officie dans nos rues. Qu'attendre d'un système en total décalage avec la mondialisation effrénée en train de bouffer la planète entière ? Qu'attendre d'une gouvernance qui a sinistré nos écoles et nos universités, mis à genoux nos institutions et nos entreprises, aggravé la fuite hémorragique de nos cerveaux, élargi les fractures sociales, dénaturé les rapports humains, avili la citoyenneté, travesti nos rêves, dénaturé nos aspirations avant de creuser le lit de la déferlante islamiste et jeter le pays dans la crue des horreurs et du sang ? Les années de terreur et d'assassinats, les milliers de morts et d'attentats n'ont toujours pas éveillé nos gouvernants à la réalité des choses. Nos villages massacrés, nos villes abâtardies, nos idoles immolées comme les moutons de l'Aïd n'ont finalement servi à rien. Les mêmes gueules nous narguent du haut des tribunes, la même épée de Damoclès surplombe nos nuques basses. Après tant de deuils et de traumatismes, le peuple algérien se retrouve à la case départ, otage du même système pourri et face aux mêmes incertitudes. La corruption a atteint des proportions sans précédent. Pour vous faire délivrer un extrait d’acte de naissance ou le moindre document à la mairie, il vous faut graisser la patte. Tout le monde rackette tout le monde : le guichetier, le flic, l'administrateur, le plombier, l'éboueur, le boucher. Les dépassements, les injustices et les humiliations quotidiennes sont en passe de transformer notre pays en une jungle inextricable et mortelle. Devant un tel fiasco, la colère attend d'autres discours séditieux pour replonger la société dans une nouvelle décennie noire alors que l'on n'a pas fini de faire le deuil de celle du terrorisme. Les Algériens sont fatigués. Ils sont conscients des malheurs qui les guettent mais le Système s'en fiche. Nos gouvernants ne pensent qu'à leurs fonds de commerce, leurs petites magouilles et leur trafic d'influence. Même les fauves sentent le danger. Pas nos gouvernants. Ces derniers sont insatiables, inconscients, toujours à l'affût du filon, jamais alertés par leurs abus ou la dangerosité de leur irresponsabilité.Aujourd'hui, notre jeunesse touche le fond. Elle ne voit que deux issues : rejoindre l'Europe ou rejoindre le terrorisme. Elle n'a pas d'autres choix car rester au pays, à l'ombre des murs, c'est accepter de moisir comme des fruits précoces tombés de leurs branches. Tous les soirs, des groupes d'adolescents sautent dans des embarcations de fortune et mettent le cap qui sur l'Espagne, qui sur l'Italie, prêts à mourir noyés dans la mer obscure plutôt que de subir un jour de plus l'état de désolation plurielle qui sévit au village ou dans le quartier. L'Algérie est une Amérique qui s'ignoreTous les matins, des initiatives heureuses sont repoussées par une administration stalinienne, des tentatives d'investissements, des études pour la relance économique, de véritables bouffées d'air sont proposées par de jeunes entrepreneurs, et à chaque fois, le Système les décourage en leur opposant des démarches bureaucratiques insensées et des pots-de-vin à soûler la terre entière.Pourtant, l'Algérie n'est pas morte. Elle regorge de talents, par endroits de génie. Elle est encore aimée par ses enfants qui ne demandent qu'à lui venir en aide. Je les ai rencontrés en Europe, en Asie, aux USA, partout où je suis allé. Ce sont des hommes et des femmes splendides, des énergies colossales, des chances inouïes qui ne rêvent que d'une chose : rendre à l'Algérie sa beauté, sa dignité, ses rêves perdus. Nous avons un pays fantastique, riche et encore vierge, un eldorado en jachère, un futur grand Etat capable de rayonner sur la Méditerranée. L'Algérie est une Amérique qui s'ignore. Elle rassemble toutes les potentialités pour rivaliser avec les pays de la rive d'en face, participer à l'essor du bassin méditerranéen et contribuer à l'émancipation du Maghreb. C'est là une réalité évidente, mais il existe une autre incontournable : le Système doit disparaître. Nos gouvernants doivent comprendre que leur place est au musée de la Bêtise humaine ou bien à la fourrière. Il faut qu'ils cèdent la place à la fraîcheur des énergies nouvelles, modernes, à cette élite qu'ils ont chassée ou disqualifiée, à ces Algériens porteurs d'espoir et de compétence, beaux comme leurs rêves, purs comme leurs convictions. Alors seulement une ère flamboyante s'installera dans mon pays où l'islamisme, né de la décadence et des humiliations, n'aura aucune raison d'être, où la démocratie, le travail, la liberté et l'intelligence seront les grands repères des Algériens de demain et de toujours.
Le journal-Hebdo 26/06/2007
Yasmina Khadra - Ecrivain

Algérie : Attentat manqué contre un gazoduc

Deux personnes, chargées de la protection d'un gazoduc, ont été tuées vendredi soir par l'explosion de deux bombes artisanales dans le département de Bouira (120 km au sud-est d'Alger), a-t-on appris dimanche auprès d'habitants de la région. Les deux bombes, enfouies sous terre à proximité du gazoduc relié au gisement de Hassi R'mel dans le Sahara algérien au nord du pays, ont été actionnées à distance. Les explosions n'ont pas endommagé le gazoduc, selon ces sources. Les auteurs de cet attentat avaient l'intention de saboter le pipeline mais l'intervention rapide de l'armée a permis de déjouer leur projet, selon le quotidien Liberté. Depuis le début des violences des groupes armés islamistes en 1992 en Algérie, ce gazoduc a été la cible d'au moins huit tentatives de sabotage, selon des journaux algériens.
EL WATAN 26/06/2007

Thursday, June 21, 2007

de Tamanghasset à Tamanhasset

Sortir de l'impasse actuel, tel était le mot d'ordre des nations aux différents protagonistes qui se disuptent le Sahara, à savoir l'Algérie et le Maroc.
Cette foisci, le grand gagnant de ces deux jours de négociations est bel et bien l'Algérie, pourqoui? tout simplement c'est parce que l'Algérie est arrivé à faire avaler à la communauté internationale qu'elle n'est pas dutout concernée et qu'elle n'est pas partie penante dans ce conflit...tiens tiens, l'Algérie ne nie jamais qu'elle porte un soutien logistique militaire aux mercenaires du Polidsario, l'Algérie ne nie jamais qu'elle veut déstabiliser le Maroc, l'Algérie ne nie jamais qu'elle a pour objectif d'empécher le Maroc de se dévellopper....l'Algérie est tout simplement l'énnemi juré du Maroc.
du coté marocain, on laisse croire qu'en soumettant un projet d'autonomie régional du Sahara, on a trouvé la formule magique pour sollutionner un probléme qui n'existe finalement pas , un conflit artificiel qui tourne autour d'une course vers le leadership régional entre le Maroc et l'Algérie.
Finalement, ni le Maroc ni l'Algérie ne déménageront, nous sommes condamnés à vivre cote à cote, malgré tout, la solution c'est une guerre entre l'Algérie et le Maroc qui va sollutionner tout.

Algérie:Sensibilisation sur la question sahraouie...voilà où le régime dépense inutillement l'argent du peuple algérien

Un programme initié par le groupe parlementaire d'Amitié algéro-sahraoui sera mis en place prochainement afin de sensibiliser les parlements de par le monde sur la question du Sahara occidental, a indiqué hier à Alger, le représentant de ce groupe, M. Djamel Bendir. "Nous comptons, au sein du groupe d'amitié, mettre en place un programme dans le but de solliciter les autres parlements de par le monde et de les sensibiliser sur la question sahraouie afin de marquer notre présence au sein des institutions parlementaires mondiales", a précisé à la presse M. Bendir qui conduisait la délégation du groupe parlementaire d'Amitié algéro sahraoui reçu par le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel. "Nous serons ainsi davantage présents dans les forums et les différentes rencontres parlementaires des autres pays", a ajouté M. Bendir, mettant ainsi l'accent sur "le rôle de la diplomatie parlementaire". Il a relevé que la visite des parlementaires sahraouis entre dans le cadre du "renforcement et de la consolidation des relations entre les parlements" des deux pays. M. Bendir, qui est aussi membre du bureau du Parlement sahraoui, a également indiqué avoir évoqué avec M. Messahel notamment les négociations (1er round qui a pris fin mardi soir à New York) entre le Front Polisario et le Maroc, pays, a-t-il dit, qui "ne reconnaît pas les droits du peuple sahraoui".
Horizons 22/06/2007

Tuesday, June 19, 2007

L'énigme du soutien algérien au Polisario

Le soutien algérien à la thèse du Polisario "est devenu une énigme peu explicable par la légalité internationale que l'Algérie défend", estime lundi Le Quotidien d'Oran, en soulignant l'indifférence des Algériens face à cette question, visible seulement à travers les couloirs d'aide alimentaire destinée aux populations des camps de Tindouf. Dans une chronique sur ce qu'il estime être les défaillances du gouvernement algérien en matière de communication pour expliquer "cette cause", le journal considère que " la politique algérienne vis-à-vis de ce dossier a été si bien folklorisée et si bien monopolisée qu'elle a perdu le contact de la rue et ne se limite plus qu'à la logique des constantes non discutables".Le journal consent que "les médias et les spécialistes marocains ont presque raison de répéter que les Algériens y sont indifférents et que l'opinion publique y répond aujourd'hui presque par la grimace face aux largesses du soutien officiel qui va de l'alimentaire à la diplomatie"." Les Algériens se sont détournés de ce dossier qu'ils ne comprennent plus clairement", écrit le journal, qui estime que les Marocains ont mieux expliqué leur cause, alors que les Algériens "regardent cette tragédie comme une affaire qui ne les concerne plus directement".
ALM 19/06/2007

Un journaliste américain dément les informations de la presse algérienne sur son arrestation prétendue à Laâyoune par la presse algérienne

Le journaliste américain John Thorne, correspondant au Maroc de l'agence de presse "Associated Press", a démenti, lundi, les informations rapportées par la presse algérienne, selon lesquelles il aurait été arrêté par la police lors d'une récente mission à Laâyoune.
"J'affirme que je n'ai pas été arrêté par la police de Laâyoune pendant ma visite dans la ville, du 12 au 15 juin 2007", a souligné le journaliste américain, dans un communiqué dont copie est parvenue lundi à la délégation régionale du ministère de la communication.
"Tout ce qui a été rapporté sur mon arrestation est donc faux", a précisé M. Thorne, démentant ainsi les informations diffusées sur un site Internet et relayées par la presse algérienne selon lesquelles le journaliste américain aurait été arrêté par les forces de sécurité lors de sa présence dans le quartier "Moulay Rachid".
Une source médiatique à Laâyoune avait démenti plus tôt ces allégations, soulignant qu'ils s'agit de purs mensonges sans fondement qui s'inscrivent dans le cadre de la désinformation et de l'intoxication.
De même source, on souligne que le journaliste américain est rentré à Rabat au terme de sa mission à Laâyoune où il a accompli sa tâche dans de bonnes conditions
Laâyoune, 18/06/07-MAP

Thursday, June 14, 2007

L’Algérie sur une liste noire du département d’Etat américain

L’Algérie est citée dans le rapport annuel du département d’Etat US sur la situation des enfants dans le monde. Aux côtés de 15 autres pays, l’Algérie a été placée sur une liste noire par les Etats-Unis. Il s’agit, selon Washington, de pays où rien n’est fait pour lutter contre le trafic des êtres humains. Selon le rapport annuel du département d’Etat, les 16 pays risquent des sanctions pour leur mauvais bilan en terme de trafic d’êtres humains. Les principales accusations retenues à l’encontre de l’Algérie sont l’exploitation sexuelle, le travail des enfants et le trafic d’immigrants. «Outre quatre monarchies du Golfe, le département d’Etat a ajouté trois pays à sa liste noire 2007 dans son rapport annuel sur le trafic d’êtres humains: l’Algérie, la Guinée Equatoriale et la Malaisie. Ils rejoignent ainsi la Birmanie, Cuba, l’Iran, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite, le Soudan, la Syrie, l’Ouzbékistan et le Venezuela. Tous ces pays risquent des sanctions, sous forme notamment de suppression de l’aide américaine. Selon des études américaines, la majorité des victimes du trafic international sont des femmes et des fillettes victimes d’exploitation sexuelle. En Algérie, les chiffres officiels des différents ministères, notamment le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité nationale, qui affirme que le taux de travail des enfants en Algérie est «très faible» et «ne dépasse pas les 0,54%», donnent un tout autre son de cloche. Bien avant que ne soit rendu public le rapport du département d’Etat américain, la direction générale de la sûreté nationale, chiffres à l’appui, avait indiqué que pour les seuls quatre premiers mois de l’année en cours, les services concernés de la DGSN ont enregistré un total de 1.695 enfants victimes de toutes sortes de violence, dont 563 de violences sexuelles.Intervenant à l’occasion des travaux de la journée d’études organisée par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), Mme Kheira Messaoudène, commissaire principale, chargée du bureau national de la protection de l’enfance et la délinquance juvénile, a indiqué que ce chiffre n’est pas vraiment loin de celui enregistré durant la même période de l’année dernière. Cela prouve, selon la même responsable, que «le phénomène de la violence contre les enfants perdure dans la société algérienne». Pour l’année 2006, les chiffres sont tout aussi effarants. Mme Messaoudène a indiqué que 5.067 enfants, dont l’age varie de 16 à 18 ans, ont été victimes de divers types de violences. 2.992 enfants ont subi des violences physiques au moment où 1.474 autres ont été victimes de violences sexuelles, dont 599 filles.En marge de cette journée d’études, le président de la CNCPPDH, Me Farouk Ksentini, avait affirmé que la commission «n’est pas satisfaite du sort fait aux enfants en Algérie», d’où la nécessité «absolue» d’assurer leur protection.
Le Quotidien d'Oran 14/06/2007

ALGERIE :DRAME DES NAISSANCES HORS MARIAGE À ANNABA

Le phénomène des naissances hors mariage connaît depuis le début de l’année en cours, une croissance exponentielle à Annaba. Le nombre de ces nouveau-nés, enregistré durant les 5 premiers mois de l’année en cours est deux fois supérieur à celui de toute l’année 2004. Ces statistiques sont aussi effarantes car elles renseignent sur l’existence d’autant de mères célibataires. Le phénomène est tellement flagrant que nos sources vont jusqu’à “suspecter l’existence d’un réseau de prostitution dans le milieu universitaire”.Selon des sources hospitalières, depuis janvier dernier, 110 mères célibataires ont été délivrées dans les différents services de maternité de la wilaya. Ceci sans parler de toutes celles qui accouchent dans la clandestinité.Un chiffre effarant quand on sait, par exemple, que durant l’année 2004, 120 bébés sont nés hors mariage dans ces services, un chiffre qui nous avait été communiqué à l’époque par les services concernés. “Toutes les couches de la société sont touchées par ce phénomène avec, cependant, une nette prédominance dans le milieu estudiantin”, devait révéler notre source qui affirme que les jeunes filles concernées sont dans la grande majorité originaires des wilayas limitrophes venues poursuivre leurs études à Annaba.Le phénomène est tellement flagrant que nos sources vont jusqu’à “suspecter l’existence d’un réseau de prostitution dans le milieu universitaire”.Côté social, heureusement que la nature tend souvent à ménager les équilibres. Selon la responsable de ce service auprès de la Direction de l’action sociale, “la stérilité des couples, elle aussi en hausse, est un fait compensatoire de ce phénomène du fait que les demandes d’adoption sont de plus en plus nombreuses, facilitées par les dernières décisions en la matière”.Les bébés, passé le délai obligatoire permettant à la mère de réfléchir à sa décision, sont aussitôt placés dans les familles. La demande est très importante aujourd’hui. Avec de nouvelles conditions et un protocole calqué sur ce qui se fait à l’étranger dans ce domaine et promulgué par décret ministériel, les choses avancent dans l’intérêt des premières victimes, les enfants. Les conditions sont plus draconiennes, afin d’assurer à l’enfant le plus de sécurité possible. La situation morale et matérielle de la famille d’adoption est passée au peigne fin par une commission spéciale permanente siégeant au niveau de la Direction de l’action sociale.Pour ces femmes célibataires, la phase prénatale est la plus difficile à vivre, en l’absence de structures adéquates, l’action des associations étant encore quasi nulle dans ce domaine. De plus, aucune action concrète de sensibilisation à l’endroit des milieux jugés les plus “fragiles” n’est entreprise, afin d’endiguer, un tant soit peu, ce phénomène dont les mères, mais surtout les enfants innocents, sont les premières victimes.Le scandale le plus marquant dans ce domaine, ces dernières années, est sans doute celui d’El-Hadjar en 2005, où un passant a retrouvé, derrière un bâtiment, le corps mutilé d’un nourrisson, dissimulé dans un sachet en plastique. Une main criminelle lui avait coupé les bras et les jambes. L’assassin n’a pu être retrouvé à ce jour.
HAFIZA M. la liberté 13/06/2007

Wednesday, June 13, 2007

Condamnation des propos anti-marocains du Sénateur Pierre Galand

COMMUNIQUE DE PRESSE
Bruxelles, le 8 juin 2007

Nous avons appris, avec indignation, les déclarations inacceptables et inadmissibles faites, récemment à Alger par le Sénateur socialiste Pierre Galand, sur la question du Sahara.
Au moment où le Maroc présente un projet d’Autonomie élargie pour les Provinces du Sud du Maroc ; une initiative de paix, portée et soutenue par l’ensemble de la société civile et politique Marocaines, saluée et encouragée par la quasi-totalité des nations démocratiques et les Nations-Unies, le Sénateur Pierre Galand cautionne implicitement les appels à la guerre contre le Maroc, lancés par le président du polisario.
Nous, citoyens Belges d’origine marocaine, conscients et assumant avec fierté notre double citoyenneté, acteurs et promoteurs d’une fraternité Belgo-Marocaine entre notre pays d’origine et notre pays d’accueil pour la paix, le développement et la démocratie, nous dénonçons de la manière la plus ferme ces propos irresponsables, provocants et gratuitement anti-marocains qui sont condamnables politiquement et moralement.
Nous, Belgo-Marocains ne saurions admettre de tels propos anti-marocains irréfléchis et nous attirons à cet égard, l’attention de la famille politique de Pierre Galand, en l’occurrence le parti socialiste.
Les prises de position de Pierre Galand sont contraires à la résolution adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies du 30 avril 2007 qui souligne les efforts sérieux et crédibles du Maroc dans la gestion du dossier du Sahara. Ces efforts sont encouragés par la Belgique qui préside actuellement le Conseil de Sécurité des Nations Unies et par une classe politique Belge soucieuse de l’intérêt des populations.
Nous en appelons à l’ensemble des Belgo-Marocains engagés politiquement à assumer leurs responsabilités sur une question vitale pour leur pays d’origine. C’est là, un enjeu politique pour les Belgo-Marocains qui ne peut être passé sous silence.

Coordination des associations démocratiques marocaines de Belgique

Abdelaziz Saret Mohammed Sebbahi Mohammed Zennoun

Monday, June 11, 2007

Nouvelle provocation du Polisario à l’approche du 18 juin

A la veille des négociations sur le Sahara, prévues le 18 juin à New York, le Polisario, avec la bénédiction de l’Algérie, multiplie les provocations à l’égard du Maroc qui n’entend accorder aucune importance à ces gesticulations. Le compte à rebours pour les négociations sur le Sahara a bel et bien commencé. Il ne reste, en effet, que sept jours pour que les parties au conflit le Maroc et le Polisario, s’assoient à la table des négociations, à Long Island, aux environs de New York, sous l’égide des Nations Unies. Or, à l’approche de cette échéance cruciale, le Polisario, avec le soutien d’Alger, multiplie les provocations à l’égard du Maroc. Vendredi dernier, à la nuit tombante, le Polisario a lancé une opération de déminage à proximité du poste de surveillance marocain «Oum Darga», - et sans avoir pris la peine d’informer les observateurs onusiens du cessez-le-feu (Minurso) ce qui a failli tourner à l’aigre, sachant que les Forces Armées Royales n’étaient pas non plus au courant de cette activité censée se dérouler le jour, et non la nuit, comme le stipule l’accord de cessez-le-feu de 1991. «Un incident grave aurait pu se produire ce jour-là, n’eût été la vigilance et la sagesse des Forces Armées Royales», a affirmé à «ALM» une source qui était sur place, à quelques encablures de la ville de Smara. «Cette manoeuvre s’inscrit dans le cadre d’une campagne de provocation destinée à faire capoter les prochaines négociations», a-t-il expliqué. Même tonalité relevée du côté d’un responsable gouvernemental «Ce genre de provocations à la veille des négociations n’a pour but que de détourner l’attention», a déclaré hier à ALM le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Nabyl Benabdellah. Interrogé sur la riposte que Rabat devrait opposer à ces gesticulations, le ministre Benabdellah a répondu que «le Maroc n’entend pas accorder de l’importance à ce genre de provocations», ajoutant que «notre pays ne fait pas non plus de cas des nouvelles déclarations du Polisario allant dans le sens du retour aux armes, ni de celles faites par nos voisins qui dénotent de leur implication directe dans le dossier du Sahara», dans une référence à la récente sortie du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Lors de cette sortie, le locataire du palais Al Mouradia, qui a toujours affirmé que «le Sahara ne représente pas un obstacle à l’édification maghrébine», s’est finalement rétracté pour reconnaître que ce dossier constitue bel et bien «un facteur de blocage à la construction du Maghreb Arabe uni» ( !). Une volte-face qui en dit long sur le cafouillage des adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume, à quelques jours de l’entame des négociations. Dans ce contexte, et comme pour cacher l’isolement que connaît l’Algérie et le Polisario sur la scène internationale, qui est aujourd’hui plus que jamais sensible à l’offre marocaine d’autonomie, le président Bouteflika a reçu récemment, et en grande pompe, un soi-disant «ami du peuple sahraoui», en l’occurrence le député belge Pierre Galand, parti la semaine dernière à Alger chercher des pétrodollars pour financer la création de la soi-disant «Union internationale pour défendre la cause sahraouie». à la veille des négociations, un constat s’impose : au moment où la communauté internationale attend les «propositions» qu’Alger, et accessoirement Tindouf, va mettre sur la table des négociations, ces derniers «brillent» par le recours à leur vieille-nouvelle méthode : la provocation. Afrique du Sud : Le Maroc déjoue une autre manœuvre polisarienneLa mission diplomatique marocaine accréditée à Pretoria a déjoué, vendredi, avec l'appui de plusieurs pays amis, une tentative d'inclure la question du «Sahara occidental» à l'ordre du jour de la deuxième réunion des ambassadeurs africains sur la prochaine conférence ministérielle du Nouveau partenariat stratégique afro-asiatique (NAASP), prévue en janvier 2008 au Caire. De source diplomatique on précise que cette réunion préparatoire a pris fin sur un constat d'échec après trois heures de débats sur l'inclusion forcée de la question du «Sahara occidental» à l'ordre du jour, ficelé par l'Afrique du sud avec la connivence de l'Algérie. Les représentants de plusieurs pays amis ont exigé le retrait de la question du Sahara de l'ordre du jour de cette rencontre à la grande déception des représentants de l'Afrique du sud et de l'Algérie.
ALM-11/06/2007.

Friday, June 08, 2007

Provocation polisarienne à Mhiriz

Après Tifariti et Mijik, le Polisario se prépare à faire incursion dans une autre localité marocaine nommée Mhiriz située dans la zone tampon, non loin de Dakhla, violant pour la troisième fois l’accord de cessez-le-feu.
Nouvelle dérive suicidaire signée Mohamed Abdelaziz, patron de la chimérique «RASD». Après Tifariti et Mijik, il part soi-disant à «la conquête » de Mhiriz, une localité marocaine située dans la zone tampon, non loin de Dakhla. C’est dans cette localité, proche de la côte Atlantique, qu’il veut organiser une nouvelle «parade militaire» en commémoration de ce qu’il appelle l’anniversaire de «l’Intifada de Zemla», nom d’un ancien quartier au Sahara marocain d’où aurait jailli, selon le Polisario, la première étincelle du «soulèvement de la population sahraouie pour l’indépendance» ( !).Une grosse perle à ajouter au «bêtisier» du chef des séparatistes, qui préfère cultiver l’amalgame historique en présentant cet événement comme une «lutte pour l’indépendance», alors qu’en vérité, ce soulèvement, dirigé par un étudiant unioniste, nommé Mohamed Al Bassiri, était destiné à délivrer le Sahara marocain du joug de l’occupant espagnol. Pour s’en rendre compte, il suffit simplement de se renseigner auprès de la famille Al Bassiri, qui a toujours été en pointe dans le combat pour défendre la marocanité du Sahara. Mais ce n’est pas de cette oreille que le Polisario veut l’entendre, faisant preuve d’une grave cécité historique, conjuguée à une volonté délibérée de cultiver un anachronisme flagrant. En effet, après l’adoption de la résolution 1754 par le Conseil de sécurité, favorable, dans l’esprit et la lettre, à l’offre d’autonomie présentée par le Maroc, dans laquelle l’ONU salue les efforts «crédibles et sérieux» du Royaume pour trouver une issue politique au conflit autour du Sahara, et alors que l’ONU, en la personne de SG Ban-ki moon, ainsi que son envoyé personnel Peter van Walsum, s’évertue à réunir les parties autour de la table de négociations, le Polisario n’a pas trouvé mieux que l’agitation inutile pour se mettre dans «la meilleure situation de négocier» ( !) Ainsi, dès le mois de février 2007, et dans la tentative désespérée de se donner une «légitimité historique», contredite d’ailleurs par la force des faits historiques, le Polisario a multiplié les anniversaires-bidon et les incursions dans des localités marocaines laissées par les Forces Armées Royales, pour ne pas avoir à se trouver en situation de confrontation avec les forces ennemies, et par respect de l’accord de cessez-le-feu signé en 1991, sous l’égide des Nations unies.En l’espace des quatre derniers mois, le Polisario a squatté Tifariti, Mijik et désormais Mhiriz, trois localités marocaines qu’il déclare «zones libérées». Or, c’est avec «des femmes habillées à la manière des sahraouies marocaines qu’il entend réaliser cette pseudo-libération !», ironise Mohamed Talib, un membre du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes. Selon des témoins oculaires, plusieurs femmes à la solde des mercenaires auraient fait circuler «sous le manteau», à Mhiriz, des armes qui devraient servir pour la «démonstration de force» à laquelle les milices du Polisario comptent se livrer dans cette localité, sous le regard (protecteur) du tuteur algérien.Un acte de provocation qualifié d’ «irresponsable» et d’ «injurieux» à la légalité internationale par plusieurs militants unionistes ; d’après plusieurs Sahraouis marocains, cet acte nécessite «une réaction ferme et énergique de la part des Nations unies». D’autant plus que la Minurso avait déjà présenté un rapport au SG de l’ONU, dans lequel elle fait état de «violations de l’accord de cessez-le feu» de la part du Polisario. Le Sahara au centre de la visite de Ban-ki-moon en EspagneLe secrétaire général des Nations Unies, Ban- Ki-moon, a effectué, mardi et mercredi sa première visite en Espagne, depuis sa prise de fonctions, au début de l'année, à la tête de l'organisation onusienne. Au cours de son séjour en Espagne, Ban-Ki-moon a discuté avec les responsables espagnols de questions figurant sur l'agenda de l'ONU, notamment la question du Sahara marocain. Cette visite intervient au lendemain de la tournée européenne de l’envoyé personnel du SG de l’ONU, notamment en Espagne et en France. Ce ballet diplomatique onusien vise à préparer, en concertation avec Madrid et Paris, proches du dossier du Sahara, les négociations qui se dérouleront le 18 juin à New York entre le Maroc et le Polisario. Ban-Ki-moon a été reçu en audience par le Roi Juan Carlos 1er et a eu des entretiens avec le président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, et le ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos.
ALM-08/06/2007

Thursday, June 07, 2007

Tom Lantos : le Polisario doit se rendre à l'évidence que jamais il n'aura un accord "aussi bon" que l'initiative d'autonomie

Le Président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine, M. Tom Lantos, a affirmé, mercredi à Washington, que "jamais le Polisario n'aura un accord aussi bon (Initiative marocaine d'autonomie au Sahara) pour les populations qu'il prétend représenter".
"J'exhorte la direction du Polisario à se rendre à l'évidence que jamais ils n'auront un accord aussi bon pour les populations qu'il prétend représenter", a martelé M. Lantos, dans une allocution à l'ouverture d'un hearing (audition) sur la politique américaine en Afrique du Nord organisée au Congrès par ladite Commission, en présence de l'assistant du Secrétaire d'Etat pour le Proche Orient, M. David Welch .
"Il est impératif de résoudre la question du Sahara occidental dans le cadre des efforts visant à garantir que la région ne devienne un terrain fertile du terrorisme", a insisté M. Lantos, mettant en garde contre l'expansion rapide d'Al Qaida et d'autres groupes terroristes dans la région.
Le président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine a, d'autre part, déploré le sort des populations sahraouies qui "languissent en Algérie sans approvisionnements appropriées ni véritables perspectives d'avenir", appelant le Polisario à "encourager une discussion libre et dynamique de l'initiative marocaine" parmi les populations sahraouies en Algérie.
Le représentant démocrate a rappelé que l'initiative marocaine a été saluée par plusieurs pays comme "la promesse d'un jour nouveau", évoquant dans ce sens la lettre adressée par 173 membres de la Chambre des représentants, y compris lui-même, au Président George W. Bush l'appelant à soutenir la proposition marocaine, ainsi qu'une autre, signée par un groupe bi-partisan de décideurs en matière de politique étrangère, menés par l'ancienne Secrétaire d'Etat, Mme Madeleine Albright.
Pour sa part, M. Welch a souligné que "notre diplomatie va se consacrer à faire avancer le processus (de règlement au Sahara)", ajoutant que son pays est intervenu auprès du Polisario pour en faire un processus de négociation "constructif".
Il a souligné que l'administration américaine a été encouragée par les perspectives de discussion créées par l'Initiative marocaine, estimant qu'"elle constitue une opportunité pour le Maroc et le Polisario de parvenir à un accord sur ce problème qui n'a que trop duré".
"Nous considérons que la proposition marocaine d'accorder une véritable autonomie au Sahara est sérieuse et crédible", a réitéré M. Welch, rappelant à cet égard que le Conseil de sécurité de l'ONU avait "pris note des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l'avant vers un règlement".
Lors de ce hearing qui s'est déroulé en présence des membres les plus influents de ladite Commission, le responsable américain a qualifié le problème du Sahara de "facteur déstabilisateur" dans la région, rappelant que les Etats Unis ont déployé "des efforts intenses auprès de toutes les parties concernées pour parvenir à une solution réaliste et réalisable dans le cadre des Nations Unies".
M. Welch a également formulé l'espoir de voir les autres pays du Maghreb encourager les efforts nécessaires en vue de parvenir à "un accord qui aura des répercussions positives sur la stabilité du Maghreb et promouvoir la croissance et les réformes".
Washington, 07/06/07-MAP

Grande inquiétude à Tizi Ouzou (territoire occupé par l'Algérie): Un mort et neuf blessés hier dans un attentat à la bombe

Une bombe a explosé hier vers 10h30 à l’entrée de la gare routière de la ville de Tizi Ouzou qui se trouve à proximité de la sûreté de wilaya et de la cour de justice.
L’attentat, qui a visiblement ciblé des policiers qui règlent la circulation dans cet important carrefour, a fait un mort (un policier âgé de 33 ans venu déposer un arrêt de travail, a-t-on appris) et neuf blessés, dont trois policiers parmi lesquels une femme policier et des passants de cette rue très fréquentée. Les victimes ont été transportées vers le CHU de la ville qui se trouve à près d’un kilomètre du lieu de l’attentat. L’engin explosif a été dissimulé dans un sachet et accroché sur des grilles métalliques qui séparent la route d’Alger et le poste de contrôle de l’entrée ouest (entrée et sortie de bus) de la gare routière, ont raconté des témoins. Quelques moments après l’explosion, de faible intensité, un vent de panique s’est emparé des passants et des voyageurs de la gare routière et de la station de taxis qui se trouve à quelques pas du lieu de l’attentat. La nouvelle s’est rapidement propagée dans la ville, semant une profonde inquiétude, surtout que le lieu visé, la gare routière, est fréquenté par des milliers de voyageurs. Des dizaines de personnes ont afflué vers le lieu de l’attentat pour s’informer des dégâts. Des éléments de l’ANP, des policiers et de la Protection civile ont vite quadrillé le périmètre de l’attentat, qui pour secourir et transporter les victimes à l’hôpital, qui pour rechercher des indices. Selon les premières indiscrétions, des boulons et des clous ont été retrouvés par les éléments de la police scientifique. Sur les lieux, les dégâts ne sont pas trop visibles. Les vitres de la loge du gardien ont volé en éclats alors que les barres en métal ont subi quelques dégâts. Des mesures de sécurité drastiques ont été prises par les services de la police aux alentours de la gare. Les quais et les aires de stationnement ont été rapidement vidés. Une foule nombreuse s’est amassée autour du lieu de l’attentat. Des policiers ont réagi énergiquement pour les en éloigner, car l’on craignait d’autres déflagrations. Certains jeunes, qui ont refusé d’obtempérer aux ordres des policiers, ont été embarqués au commissariat tout proche. Hier, en fin d’après-midi, les blessés étaient encore sous observation médicale. Mais, selon un responsable du CHU, leur état n’est pas inquiétant. On a indiqué qu’une seule victime de l’attentat a été admise pour subir une intervention chirurgicale en raison de ses profondes blessures. L’attentat d’hier a eu lieu au lendemain du jugement par contumace de l’ex-chef du GSPC, Hassan Hattab, par la cour de Tizi Ouzou. Une profonde inquiétude s’est de nouveau emparée de la population. La ville de Tizi Ouzou s’est quasiment vidée après l’attentat. Hier, c’était un lieu public qui a été visé.
Saïd Gada ,EL WATAN 07/06/2007

Wednesday, June 06, 2007

Commandement US en Afrique: Washington se noie dans les sables du désert

Une étude du Congrès US qualifie le Maroc de pays «le plus crédible pour abriter» l’Africom sur son territoire.
Washington provoque les pays du Maghreb et risque de les entraîner dans une tornade d’insécurité incontrôlable. «Le Maroc est le pays le plus crédible pour abriter» l’Africom sur son territoire. Cette affirmation émane du Congrès US, rapportée dans un rapport publié et remis aux membres du Parlement. C’est une étude faite par le service de recherche relevant du Congrès américain (CRS). Pour le moment, le rapport prend l’allure d’une manoeuvre destinée à l’exercice d’un forcing sur les pays de la région. Car aucun pays maghrébin ne s’est engagé -jusqu’ici- dans un tel jeu de haute voltige. Le Pentagone a entrepris de négocier avec plusieurs pays africains aux fins de déplacer le commandement militaire qui se trouve en Allemagne vers un pays africain. En tout cas, l’Algérie a repoussé, avec la dernière énergie, l’idée d’installer des bases militaires américaines sur son territoire. La même position a été exprimée par la Libye.Le secrétaire du Comité populaire libyen, Abdessalam Triki, avait affirmé que «Tripoli et Alger sont d’accord pour opposer un refus total à Washington d’établir un commandement militaire pour l’Afrique». Mieux encore, se référant à une récente publication d’un journal émirati, les deux pays considèrent que l’implantation des bases militaires US dans le coeur du continent «ne sera bénéfique ni pour l’Afrique, ni pour Washington, et encore moins pour la lutte contre le terrorisme». Du côté ouest du Maghreb, certains journaux du Royaume alaouite ont écrit que le Maroc aurait fait la proposition d’accueillir le commandement américain sur son territoire. Le journal Assabah (le Matin) est allé jusqu’à écrire que l’offre marocaine est «officielle», mais avec, toujours, des références US. Vrai ou faux? En tout état de cause, rien du côté officiel marocain ne vient confirmer une telle donne.En tout cas, ce sera là un haut risque pour la stabilité de la région, livrée déjà à des troubles d’ordre sécuritaire. Djibouti est le premier pays africain à avoir affiché son engagement à abriter le régiment US. Ça ne concorde pas nécessairement avec les intérêts américains qui se concentrent sur la région du Maghreb. Pourquoi? Cette question semble importante. Il paraît, néanmoins, évident, qu’après la controverse née de la volonté américaine d’établir une base militaire américaine en Algérie, que le Pentagone recourt à d’autres pays africains.Il s’agit de rapprocher le commandement militaire pour l’Afrique, dont le siège se trouve en Allemagne, vers un pays africain aux fins d’être au coeur de l’action dans la guerre que les Etats-Unis mènent aux groupes terroristes. Cela représente, par ailleurs, une ingérence dans les affaires internes des Etats. La même politique US en Orient a conduit à un revers cinglant. Le même scénario est à craindre si les Etats-Unis d’Amérique réussissent de négocier un «bon» positionnement en Afrique.Hier, certains titres de la presse marocaine donnaient l’aval du Maroc au projet américain comme «presque» acquis. Toutefois, il convient d’être prudent et d’attendre pour voir. Certes, du point de vue américain, il aurait été préférable pour ses objectifs de voir les pays maghrébins unifiés autour d’une question aussi sensible que celle dite de «lutte contre le terrorisme». Selon la presse marocaine, le Pentagone va statuer, en octobre, sur le choix du pays abritant le commandement US. Le journal Assabah est allé jusqu’à rapporter les révélations des responsables américains selon lesquelles «le Maroc a ouvert ses territoires aux USA pour des raisons militaires».Le même journal a précisé que c’est la première fois que des responsables américains font de telles révélations. Et, c’est l’une des raisons sur lesquelles se serait appuyé le Congrès américain pour qualifier le Maroc «de pays le plus crédible pour abriter l’Africom». A quoi joue Washington? Le président américain, George W.Bush, avait annoncé, le 7 février dernier, que l’Africom devra être fonctionnel à compter de septembre 2007.Quant au début de ses opérations, George W.Bush avait retenu la date de septembre 2008, soit une année après l’installation du commandement. Ce projet US risque, surtout, de provoquer des tensions qui s’ajouteraient à l’instabilité qui prévaut dans la région maghrébine et subsaharienne. Coutumiers de ce genre de manoeuvres, les Etats-Unis donnent en fait l’impression de se noyer dans les sables du désert.
Ali TITOUCHE- l'expression 06/06/2007

Constantine: Quatre bombes désamorcées en 48 heures

La menace qui plane sur la capitale de l’Est est de taille. Au moins quatre bombes de fabrication artisanale ont été désamorcées in extremis au courant de ces dernières 48 heures, par les services de sécurité chargés de la lutte antiterroriste, dont l’intervention des artificiers a été des plus rapides.Les présumés auteurs de ces tentatives d’attentats restent, cependant, activement recherchés. Selon toute vraisemblance, Constantine est devenue la nouvelle cible des terroristes, après les wilayas de Tizi Ouzou, Boumerdès et Alger.Ainsi, la ville a été marquée par le désamorçage de deux bombes artisanales posées à proximité du stade Ben Abdelmalek, où transitent des centaines de citoyens. En un temps record, les artificiers ont réussi à éviter un véritable carnage qui aurait pu endeuiller des dizaines de familles. Deux autres bombes de la même intensité ont également été désamorcées à la Casbah durant la soirée du lundi et une catastrophe a été évitée de justesse.Depuis le lâche attentat perpétré à Daksi, à la veille des élections législatives, Constantine vit au rythme de la psychose. Les criminels du Gspc ne semblent pas baisser les bras. De leur côté, les services de sécurité semblent redoubler leur vigilance et l’on croit savoir que les présumés auteurs sont identifiés par les forces de sécurité. La menace pesante d’attentats à l’explosif sur la capitale de l’Est, n’est autre que l’oeuvre d’une bande de criminels qui cherchent à instaurer un climat d’insécurité.La ville connaît des prises de mesures d’un dispositif sécuritaire draconien. Les services de sécurité, tous corps confondus, sont sur le qui-vive. Les éléments de la police sont en patrouille de nuit comme de jour et sensibles au moindre mouvement suspect.
l'expression 06/06/2007

Nouveau lifting de la diplomatie algérienne.

Le président Abdelaziz Bouteflika vient de reconduire le gouvernement dirigé par Abdelaziz Belkhadem sans surprise notoire, avec néanmoins un changement de quatre ministres, dont le plus significatif est celui des Affaires étrangères. Ainsi donc, Mohamed Bedjaoui, nommé en 2005 à la tête de la diplomatie algérienne, quitte-t-il son poste que Mourad Medelci occupera désormais.Ainsi donc, l'irréductible «faucon», le parangon de l'anti-marocanisme , le «faiseur» avec quelques autres, de «l'affaire du Sahara», se voit-il remplacé par un originaire de Tlemcen comme lui, mais plus enclin à recadrer les problèmes sous la dimension économique et financière et moins porté sur les logomachies.Mourad Medelci, soixante-quatre ans, n'a jamais appartenu au FLN. Il est expert de l'économie et des finances, il a été cinq fois ministre (commerce, budget, finances) et même conseiller en 2005 du président algérien.Le profil n'est pas celui d'un «baron» de la politique ou du sérail du FLN. Il peut à la limite s'apparenter à celui d'un technocrate, car il est à l'origine un mathématicien, avant d'embrasser la carrière d'un économiste. Qu'il ait été choisi pour diriger la diplomatie algérienne, et surtout pour remplacer Mohamed Bedjaoui, peut en effet constituer un signal important. L'Algérie, qui est détentrice d'une manne pétrolière équivalente à quelque 150 milliards de dollars, entend de plus en plus réorienter ses priorités sur des projets de développement. Et, surtout, attirer les investissements extérieurs, réaliser des partenariats, ouvrir son économie aux entreprises étrangères, enfin «relooker» l'image d'un pays autarcique. C'est, en somme, la mise en œuvre d'une diplomatie économique. On peut aussi considérer que le départ de Mohamed Bedjaoui signifie que la priorité n'est plus au dogmatisme idéologique, mais à la coopération. Or, Mourad Médelci , né à Tlemcen , à quelques encablures d'Oujda, est connu pour son « idéalisme maghrébin ». Une telle caractéristique ne laissera nullement indifférents les voisins de l'Algérie. En 1993, Mourad Medelci avait coprésidé à Marrakech une rencontre de plus 1000 chefs d'entreprises et y avait prononcé une grand discours, une sorte de plaidoyer pro domo pour l'unité du Maghreb et sa réalisation par le biais des entreprises et de l'économie. De ce fait, à défaut de l'épuisante politique, ne convient-il pas d'y voir effectivement comme la «voie étroite» pour aller de l'avant sur le sentier de l'édification du Maghreb ? Le départ d'un Bedjaoui dont l'hostilité au Maroc reste légendaire, ne constitue-t-il pas un signal, ténu et fragile, mais évident ? S'inspire-t-il du réalisme, du pragmatisme ou simplement de la lucidité ?
ALM 06/06/2007

Monday, June 04, 2007

Algérie : Arrêtés pour avoir dénoncé la partialité de la justice

Les services de sécurité de la wilaya de Tébessa (630 km à l'est d'Alger) ont arrêté cinq personnes qui ont entamé, au début de la semaine, un sit-in et une grève de la faim, en protestation contre des décisions de justice qu'ils qualifient d' "injustes", rapporte le journal "Achourouq". Les personnes arrêtées ont été interrogées par les services de police et présentées devant le procureur de la république qui a décidé de les poursuivre.
ALM 05/06/2007

Aprés les récentes attaques aux frontières Algéro-Maliennes: Vives tensions à Tin-Zaouatine

De l’un comme de l’autre côté des frontières, les armées de la région renforcent leur dispositif sécuritaire.
Une importante délégation, conduite par le gouverneur de la région de Kidal, au nord du Mali, Alhamdou Ag Ilyène, accompagné du commandant de la zone de défense de Gao, El Hadj Gamou, du chef de bataillon de Kidal, du président du comité de suivi de l’Accord d’Alger, Mamadou Diagouraga, du secrétaire général adjoint de l’Alliance démocratique et d’un représentant du «facilitateur» algérien, vient de sillonner les cercles de Tin-Essako et Abeïbara.Le journal on-line Tamoust, spécialisé dans l’information touarègue et des pays du Sahel, précise aussi que l’objectif de cette tournée est de: rencontrer les éléments des forces armées et de sécurité déployés sur le terrain après l’attaque du poste de sécurité de Tin-Zaouatine le 11 mai, pour les féliciter. Il s’agissait aussi de sensibiliser les populations sur la nécessité de consolider la paix et sur les acquis de l’Accord d’Alger.A Tinezé (à 200km à l’est de Kidal) la délégation a passé en revue les troupes ayant pris position sur les dunes de sable, dans les oueds, au pied des collines. A Tin-Zaouatine, la délégation a salué la mémoire des quatre militaires morts dans l’attaque du 11 mai.Malgré cet événement douloureux, la délégation a trouvé des troupes ayant un bon moral. Elle a salué la sérénité, la détermination et la résistance dont elles ont fait preuve malgré les conditions climatiques extrêmes. Le gouverneur a fait part de sa reconnaissance pour l’acte de patriotisme des éléments déployés sur le terrain. Cette reconnaissance s’est aussi manifestée par des gestes de solidarité comme la remise d’enveloppes aux troupes.De Tin-Zaouatine à Abeïbara en passant par Boghassa, des comités de crise ont été créés et sont présidés par les préfets. L’armée, l’administration, les élus et les populations collaborent en bonne intelligence pour préserver la paix. De l’un comme de l’autre côté des frontières, les armées de la région renforcent leur dispositif sécuritaire.L’Algérie, qui tient ses unités de combat sur place depuis plusieurs mois, afin de contrecarrer les visées du Gspc-Aqmi de convoyer des armes du Sahel vers les maquis du Nord algérien, a toutes les raisons de maintenir, étant donné ces nouvelles zones de tensions, ses troupes en position. Des sources maliennes affirment que des renforts en hommes et en matériel sont acheminés dans la localité de Tin-Zaouatine, théâtre récemment d’une attaque éclair contre un poste de sécurité menée par le dissident Ibrahim Bahanga, à la tête d’une poignée d’hommes.Retranché dans le désert du Ténéré -Niger- après l’attaque d’un poste de sécurité à la frontière avec l’Algérie, le caporal-chef, déserteur de l’armée malienne et l’un des chefs de guerre de la rébellion touarègue, Ibrahim Bahanga, perdrait suffisamment s’il venait à récidiver. Huit rebelles et deux militaires ont été tués dans l’attaque d’un poste de sécurité dans la région malienne de Kidal (nord-est), près de la frontière avec l’Algérie.Ce poste de sécurité, situé à l’entrée de la ville de Tin-Zaouatine, a été pris d’assaut, tôt vendredi matin, par des hommes armés conduits par un ancien rebelle targui, Ibrahima Bahanga. «Actuellement, nous sommes en train de ratisser la zone, à la recherche des rebelles qui ont pris la direction du Niger», avait affirmé une source locale. Les combats avaient débuté à quelques kilomètres de la frontière algérienne, puis s’étaient poursuivis dans le Tamasna, une plaine s’étendant du nord-est du Mali au Niger voisin, a-t-il précisé. Il a aussi indiqué que les assaillants ont reçu le soutien de «rebelles touareg venus du Niger».Un précédent bilan établi de source militaire faisait état d’«au moins deux morts et plusieurs blessés» de part et d’autre, sans précision sur les pertes pour chaque camp.Avant-hier, Hama Ag Sid- Ahmed, le porte-parole de l’«Alliance», faisait état d’hommes armés non identifiés qui ont attaqué un poste de sécurité dans le nord-est du Mali, à proximité de la frontière avec l’Algérie. «Des éléments armés ont attaqué, ce matin, (vendredi) un poste de sécurité à l’entrée de Tin-Zaouatine, située à 1500km au nord-est de Bamako.Nous ne savons pas encore s’il y a eu des victimes, mais nous venons d’apprendre qu’un véhicule de la Douane a été emporté», a déclaré un officier de l’armée malienne. Il est impossible «pour le moment de dire si c’est un acte de banditisme ou autre chose».Prompte à être accusée en premier, l’Alliance du Nord n’est pour cette fois-ci pas coupable. Ni le Gspc-Aqmi, dont les incursions et les va-et-vient incessants entre l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie font peur. Pour dire combien ces zones grises du désert restent fragiles...
Fayçal OUKACI, l'expression, 04/06/2007

Saturday, June 02, 2007

D’énormes quantités d'armes ont été convoyées vers l'Algérie par le sud.

Des sources militaires à Alger n’ont pu ni confirmer ni infirmer cette information, mais ont précisé que le Gspc s’approvisionne, habituellement, en armes et munitions à partir du Sahel.
Des armes de guerre venant des pays du Sahel, et spécialement du Niger, du Mali et du Tchad seraient en voie d’être convoyées vers les maquis du Nord algérien pour le compte d’Al Qaîda au Maghreb islamique. L’Agence saoudienne de presse qui a donné, jeudi, l’information, cite des hauts responsables des services de sécurité algériens, et dit encore, se basant sur les mêmes sources sécuritaires, que les frontières sud de l’Algérie ont été rendues hermétiques, de sorte à ne laisser aucune voie de communication routière libre et sans contrôle. Des unités de combat de l’armée algérienne ont pris position le long des frontières sud, et la cote d’alerte a été relevée d’un cran afin de faire face à toute incursion par voie terrestre. Selon les mêmes sources, ce plan de sécurité a été adopté après que des renseignements aient fait état d’une livraison imminente d’armes pour les maquis du Gspc-Aqmi. Des sources militaires contactées à Alger, n’ont pu ni confirmer ni infirmer cette information, mais nous ont précisé que traditionnellement, le Gspc s’approvisionne en armes et munitions à partir des pays du Sahel, presque tous sous la tension des groupes rebelles et de la prolifération et la vente des armes «à ciel ouvert». Selon un récent rapport de la commission armement de l’ONU, au moins 5 millions de personnes auraient été tuées dans des conflits intérieurs en Afrique. Mais, plus que les chars, l’aviation ou la marine de guerre, ce sont les armes légères comme les fusils, les mitrailleuses, les pistolets ou les grenades, qui tuent massivement: 5 millions de victimes entre 1990 et 2006. Actuellement, c’est la bande du Sahel qui semble être prise dans l’engrenage de la violence. Après les séditions de la Mauritanie (que le putsch militaire opéré par Ould Mohamed Val semble avoir freiné momentanément puis la période de transition réussie qui a abouti à une élection jugée «propre»), le Mali, le Tchad, le Soudan et la Somalie sont entrés dans la phase active des troubles et tensions politiques. Le Niger, qui n’échappe pas aux troubles, a lancé, depuis peu, une campagne pour freiner la prolifération des armes légères, en incitant la population à restituer volontairement les armes détenues illégalement. D’après les autorités nigériennes, les vastes zones désertiques d’Agadez (nord) et de Diffa (sud-est), limitrophes de l’Algérie, de la Libye, du Tchad et du Nigeria, sont devenues des repaires de trafiquants d’armes, de drogues et de véhicules. Cette insécurité pousse les tribus nomades et les commerçants, à s’armer pour se protéger contre les voleurs de bétail et les bandes armées. En 2005, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao) a estimé à près de 10 millions, le nombre d’armes légères et de petits calibres qui circulent à l’intérieur des 15 pays membres. Voilà pourquoi les frontières sud alimentent une bonne partie des soucis de l’Algérie.Le Tchad, qui est entré dans une phase cruciale de sa crise, et bien qu’il n’offre pas de frontières directes avec l’Algérie, n’en constitue pas moins une zone de transit, via le Niger, vers le Sud algérien pour les marchands d’armes, très entreprenants dans la région, surtout en période de troubles. Et voilà pourquoi les vastes bandes de la région saharo-sahélienne constituent aujourd’hui, un danger constant. Zones grises s’il en est, créées par des contrebandiers locaux, des cigarettiers de grand chemin, des commerçants d’armes, des Touareg séparatistes et des islamistes séditieux, et tensions suspectes qui coïncident avec le moment où Washington met en place des structures de surveillance de ce vaste territoire saharien, dans le cadre de son plan dit Pan-Sahel. L’épisode du Gspc avec la prise d’otages au Mali, au Niger, puis au Tchad, a eu le mérite de percer le mystère qui enveloppait les routes et les cheminements des armes légères pour arriver jusqu’aux maquis algériens du Nord. Selon un responsable militaire, «le même type d’armes légères, qui a été retrouvé à Jijel et dans les Babors, lors des ratissages militaires de 2005, a été retrouvé aussi chez les terroristes dans l’ouest algérien, à Saïda, Relizane et à Sidi Bel Abbès. Cela ne peut s’expliquer que par le fait que les groupes armés se dotent en matériel militaire et en armement chez les mêmes fournisseurs». A partir de 1996, de nouvelles routes sont tracées et les maquis du Nord algérien sont submergés de tous types d’armes: armes de poing, kalachnikovs, RPG7, FMPK, lance-roquette...La bande du Sahel, qui s’étend du Sénégal et de la Mauritanie au Soudan et à l’Ethiopie, devient la région qui fournit le plus d’armes aux maquis algériens. Le Niger, le Mali, le Tchad, la Somalie et le Soudan connaissent des tensions politiques et des séditions internes, marquées dans une large mesure par des actions armées. D’où tout l’intérêt que porte le Gspc à ces routes du Sahara. Contrôlées par Mokhtar Belmokhtar, émir pour Aqmi de la zone sud, les cellules opérationnelles de ce groupe peuvent, moyennant des alliances idéologiques ou achetées «cash», transpercer les vastes étendues désertiques des pays du Sahel comme du gruyère.Dans des villes comme Mogadishiu, Kidal, Agadez, Diffa, et des déserts quasi-inexpugnables comme le Ténéré ou le Tibesti qui va pratiquement du Tchad à la Libye, on peut s’acheter des armes de combat chez les florissants marchands d’armes comme on achèterait son pain quotidien...
Fayçal OUKACI, l'expression, 02/06/2007

Friday, June 01, 2007

Algérie (Bordj-Bou-Arij): la montée de la délinquance

Le premier trimestre 2007, 928 délits, portant sur vols, escroquerie, chèques sans provision, corruption, atteintes à l’économie nationale, faux et usage de faux, agressions sexuelles, etc. ont été enregistrés par la Sûreté de la wilaya de Bordj-Bou- Arréridj, dont 684 poursuites judiciaires. Un pourcentage de 161,2% d’augmentation de criminalité sous toutes ses formes par rapport à l’année 2006. a délinquance des mineurs reste l’aspect le plus préoccupant des services de police.Grâce à une mobilisation sans faille, les personnels de la Sûreté de wilaya ont procédé à des interpellations non pas uniquement dans le but de réprimander, mais aussi, dans un souci de prévention par un accompagnement sur le domaine psychologique des jeunes délinquants. La violence constitue souvent la principale réponse aux difficultés rencontrées par les jeunes et notamment mineurs dans les différends familiaux. “Ces tensions sont arrivées par l’alcool, la drogue et les psychotropes.” Il y a de cela 20 ans, la ville de Bordj-Bou-Arréridj était agréable à circuler bien après la tombée de la nuit. On connaissait cette ville, ses lieux mal famés, ses rites, ses rues de débauche et de trafic en tous genres. Une bagarre dans la rue était exceptionnelle et spectaculaire. Mais la nuit a débordé sur le jour et Bordj-Bou-Arréridj des années de crise a investi la ville. Paupérisation, urbanisation frappée du label du tiersmonde. Bordj-Bou-Arréridj est devenu un lieu où la violence est devenue une culture. La rupture entre les valeurs traditionnelles et celles de l’Occident, mal digérées, qui ont opéré une intrusion là où régnait le vide spirituel. Le tissu social urbain a enfanté des monstres. L’alcool et la drogue et les psychotropes ont fait le reste. On boit pour s’exploser la tête, on ingurgite tous les produits possibles et imaginables par toutes les muqueuses. Rien de la biture pacifique du fonctionnaire qui boit dans le cadre étriqué de son salaire. Après les joints, des produits ravageurs ont pénétré le marché. On sniffe des produits d’entretien, on détourne des médicaments de leur usage prévu, on boit des flacons de gouttes ophtalmiques, on fume, on mange et on boit des psychotropes pour tomber dans les rixes et les agressions ensuite. Il ne fait pas bon être une femme seule, entre chien et loup du côté des bouges (cabarets) où, se noircit pour trouver le courage de voler un sac à l’arraché, ou pour pointer discrètement un passant avec un couteau en lui donnant l’ordre de faire vite et de donner l’argent, la montre, et le portable. Si on résiste, on se retrouve avec une belle estafilade en travers de la gueule. En deux secondes, ni vu ni connu. Il y a les pros bien sûr. Ceux du vol à l’étalage, de l’entourloupe, de la vente piégée et ceux qui provoquent le désordre ici pour que leurs complices agissent trois mètres plus loin, sans que l’anonymat de la foule n’enregistre un seul frémissement. Il en restera une flaque de sang. Juguler la délinquance est l’affaire de tous les citoyens et institutions, école, la santé publique, la Direction de l’action sociale et sanitaire, les éducateurs sans oublier la famille, etc. La police et la gendarmerie sont seules sur le terrain et n’y peuvent rien sans la contribution de tout le monde pour enrayer le fléau de la violence.
Layachi Salah Eddine, Le Soir d'Algérie.

La guerre pour la liberté de la presse reste toujours à mener en Algérie (journaliste)

Un demi siècle après l'indépendance, la guerre pour la liberté reste toujours à mener en Algérie, a affirmé l'ex-directeur du quotidien +Le Matin d'Algérie+, M. Mohamed Benchicou qui a également qualifié les dernières élections législatives dans son pays de "comédie électorale".
Dans un entretien publié vendredi par le quotidien +Aujourd'hui le Maroc+, M. Benchicou, qui se trouve actuellement en France pour se faire soigner des séquelles de son emprisonnement, a souligné que "chez nous, la plume avance au milieu d'une forêt de glaives", ajoutant que "ma plume m'a conduit en prison.
Elle aurait pu tout aussi bien me déposer au cimetière".
Il a estimé que son "calvaire en Algérie était inévitable parce qu'il faut toujours payer pour la liberté".
M. Benchicou a rappelé qu'entre 2003 et 2006, il y a eu 7 journalistes emprisonnés en Algérie et 23 autres condamnés à la prison ferme, sans parler des journaux liquidés, comme +Errai+ ou +Le Matin+. Il a indiqué que la liberté "est l'enfant convulsif des journées noires d'octobre 1998, quand la jeunesse algérienne se souleva contre la dictature pour en arracher, au prix de centaines de cadavres, le pluralisme et la fabuleuse possibilité autrement, elle est née du râle des torturés et de l'agonie des adolescents fauchés par les chars dans les rues d'Alger".
Evoquant les élections législatives en Algérie marquées par un fort taux d'abstention, l'ex-directeur du quotidien +Le Matin d'Algérie+ a estimé que "le peuple a compris que le système organise des élections pour se reproduire et se reconduire".
"Nous sommes devant un divorce brutal entre la société et le régime", a-t-il estimé tout en se posant la question sur l'utilité de participer à une "comédie électorale".
"C'est un fossé inquiétant qui sépare le citoyen de ses gouvernements et il est à craindre que si le changement ne vient pas du haut, c'est-à-dire avec une vraie démocratisation de la vie publique et un renouvellement de génération au pouvoir, alors il sera imposé par le bas avec toutes les dramatiques conséquences qu'un mécontentement populaire peut générer", a-t-il fait remarquer.
Il a par ailleurs qualifié la réconciliation proposée en Algérie de "véritable catastrophe", relevant que "l'Histoire jugera les promoteurs" de cette politique de réconciliation "comme un acte assimilé à de la haute trahison".
"C'est le pire des scénarios. Cette politique a redonné l'initiative à des islamistes vaincus militairement et n'a même pas servi à apaiser les deuils puisque le travail de justice et de vérité n'a pas été fait", a-t-il souligné.
Rabat, 01/05/07-MAP.

Peter Van Walsum en tournée en Europe

La France a réitéré son soutien à la proposition d’autonomie au Sahara, à l’occasion de la visite à Paris de l’envoyé personnel du SG des Nations unies en tournée européenne pour préparer les négociations entre le Maroc et le Polisario.Après Madrid, c’est au tour de Paris de renouveler son soutien à l’Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie au Sahara. Cette position a été réitérée par les autorités françaises à l’occasion de la visite mercredi de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, Peter Van Walsum, en tournée en Europe pour informer sur les modalités des négociations qui seront engagées entre le Royaume du Maroc et le Polisario, sous l’égide des Nations unies. Selon des sources bien informées, un premier contact sera établi entre les parties au conflit en début juin à Genève, comme étape préliminaire aux négociations prévues le 16 juin à New York. La tournée de M. Walsum, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 1754 adoptée par le Conseil de sécurité à l’unanimité de ses membres, est destinée à préparer le terrain à ces négociations. Pour cette tournée, l’envoyé personnel de Ban-Ki moon a réservé la primeur à l’Espagne et à la France, vu leurs efforts pour aider les parties au conflit à trouver une «solution politique mutuellement acceptable,dans le cadre des Nations unies». «Notre position n’a pas varié. Nous appuyons tous les efforts en vue d’une solution politique mutuellement acceptable par les parties, dans le cadre des Nations unies», a souligné le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, Denis Simonneau, précisant qu’à ce titre que «nous avons salué le plan d’autonomie marocain, dont nous avons estimé qu’il pouvait constituer un élément constructif de nature à relancer les négociations». Tout comme la France, qui avait qualifié l’offre marocaine d’«extrêmement positive et constructive», de même l’Espagne avait exprimé son soutien à cette proposition en estimant qu’elle «pourrait constituer une base de discussion» entre les parties au conflit. Avec les Etats-Unis, ces deux grands pays, qui ont participé à la rédaction de la résolution 1754, ont tenu à faire mentionner le caractère «sérieux et crédible» des efforts du Royaume pour trouver une issue définitive au contentieux autour du Sahara marocain. A la position favorable à l’offre marocaine exprimée par ces pays influents, s’est conjuguée celle des responsables onusiens. Pour s’en rendre compte, il suffit de rappeler la déclaration de l’envoyé personnel du SG de l’ONU, Peter Van Walsum. «La proposition marocaine a été l’aboutissement d’un effort de longue date et d’un processus de consultations élargi aux niveaux national et international», avait précisé le responsable onusien, lors d’une conférence de presse fin avril au siège de l’ONU à New York. Lors de cette conférence, M. Walsum a souligné que, par contre, la « proposition » du Polisario l’avait «personnellement surpris», car il n’était, «à aucun moment, au courant de son élaboration». En effet, cette pseudo-proposition, élaborée dans la précipitation et sous la dictée du pouvoir algérien, était destinée à « faire de l’ombre » à l’offre marocaine. Mais cette fausse proposition n’a pas été retenue comme telle, puisqu’elle n’apporte, par ailleurs, aucune nouveauté pour faire avancer le dossier du Sahara, d’autant plus qu’elle reprend les «positions déjà connues», avait précisé M. Walsum. Une proposition-bidon, ni plus ni moins. La résolution 1754 du Conseil de sécurité Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité, le 30 avril dernier, une résolution qui appelle à des «négociations de bonne foi sans conditions préalables en tenant compte des derniers développements survenus ces derniers mois, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable». La résolution du Conseil de sécurité a mis en exergue les efforts déployés par le Maroc et y a fait clairement référence puisque les seuls et uniques "derniers développements" ont été le fait du Royaume avec notamment la présentation d'une Initiative pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara.
ALM 01/06/2007