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Sunday, December 31, 2006

L’Algérie va-t-elle, enfin, en 2007 s’occuper des Algériens ?


Va-t-elle arrêter de défendre la veuve et l’orphelin à l’international pour se recentrer sur les siens qui, légitimement, méritent d’elle, en principe, et exclusivement, tous les égards ?Une phrase dans un récent discours du Président algérien Abdelaziz Bouteflika – le 26 décembre à l’occasion de l’adoption solennelle de la loi de Finances et juste avant son départ pour le pèlerinage absolutoire de La Mecque – a beaucoup intrigué les commentateurs et, de ce fait, a fait couler beaucoup d’encre. Je vous la livre : «Je le dis sans détour : nous avons nos problèmes qui nous occupent suffisamment sans nous impliquer dans des mouvances internationales dont les objectifs ne s’inscrivent pas dans l’ordre de nos priorités nationales.» Les paroles sont de miel et dégoulinent d’une douce sagesse sucrée qui nappe les cœurs confits en cette veille sirupeuse de réveillon. L’Algérie va-t-elle, enfin, en 2007 s’occuper des Algériens ? Va-t-elle arrêter de défendre la veuve et l’orphelin à l’international pour se recentrer sur les siens qui, légitimement, méritent d’elle, en principe, et exclusivement, tous les égards ? Ou encore Abdelaziz Bouteflika a-t-il décidé, dorénavant, dès son retour du Hadj, de s’occuper de ses oignons en foutant une paix royale à ceux de Ain Taoujtate ? En tout cas, dans son discours, il était clair, il ajoute: «Pour très attentifs que nous soyons à l’existence d’injustices, qui, ici et là, nourrissent et entretiennent l’esprit de frustration et de haine, nous avons, néanmoins et sans marchander notre solidarité aux autres, le droit et le devoir de donner maintenant une priorité à nos problèmes spécifiques.» Etonnant, non ? Bonne année 2007.

(ALM)

Friday, December 29, 2006

Sahara : l'heure de vérité a sonné

L'heure de vérité a sonné pour le conflit fomenté autour du Sahara et de l'intégrité territoriale du Maroc. L'offre marocaine, bien accueillie par la communauté internationale, devra mettre fin aux rêves des séparatistes et de leurs soutiens.Autant 2006 a marqué un tournant pour le conflit autour du Sahara, autant 2007 sera l'année qui devrait connaître une solution définitive de ce dossier. Le Maroc, en optant pour une autonomie qui ne remet pas en cause son intégrité territoriale et sa souveraineté, a fait un choix politique, celui que les responsables marocains qualifient de "réponse du XXIème siècle" et qui inaugurera un exemple unique pour la région.Le cadre de discussion d'une telle offre a été installé en mars 2006 à Laâyoune. Le Corcas (Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes) a mis les touches finales au projet d'autonomie et passe à autre chose pour étudier, concrètement et chiffres à l'appui, des questions d'ordre social. L'offre marocaine, bien accueillie et même encouragée par plusieurs pays du monde, sera présentée incessamment à la communauté internationale. Le président du Corcas, Khalli Henna Ould Errachid, enfonce le clou en déclarant, récemment à Rabat, que l'Algérie n'a pas à accepter ou refuser le projet d'autonomie. Du moment qu'il s'agit d'une affaire maroco-marocaine qui doit être traitée en tant que telle. Mieux encore, et Khalli Henna Ould Errachid n'est pas le seul à le dire, "le Polisario ne représente pas les Sahraouis". Quelques jours plus tard, c'est Bernabé Garcia Lopez qui a mis les soutiens du Polisario notamment en Espagne face à leurs responsabilités via son "Nos Sahraouis et les autres" publié sur "El Pais". Le Polisario s'effrite malgré les tentatives de rafistolage du pouvoir d'Alger. Les ralliés au Maroc ne se comptent plus et Mohamed Abdelaziz finit en seigneur d'une coquille vide pour s'octroyer, lui et ce qui reste de sa direction, les dividendes des aides humanitaires.Les séparatistes encaissent coup sur coup. Entre un retrait de reconnaissance et un désaveu, le monde découvre la face cachée d'une grande escroquerie.A l'ONU, l'Algérie a du mal à convaincre de sa position sur le dossier et le soutien des séparatistes s'effrite. La communauté internationale, lasse d'un conflit qui n'a que trop duré, veut et exige une solution qui soit juste, durable et définitive. Le Maroc répond à l'appel et aligne des arguments solides. Le Royaume, pour les contours de son projet, parle de grands principes admis ailleurs avec des résultats connus de tout le monde : droit, pour les populations sahraouies, de gérer leurs affaires d'intérêt général, droits politiques, économiques, sociaux et culturels. L'autonomie correspond parfaitement à la légalité internationale, insiste Khalli Henna Ould Errachid.Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans l'un de ses derniers discours, clarifie davantage la situation et met en garde contre toute entité supplémentaire incontrôlable et source d'instabilité pour toute la région. 2007 devra de ce fait marquer la fin de ce conflit. L'Algérie devra laisser le libre choix aux populations cantonnées dans les camps de Tindouf et utilisées comme monnaie d'échange. Les frontières du Maroc sont ouvertes depuis l'appel de Feu Hassan II à ceux parmi nos concitoyens qui veulent rejoindre les leurs à Laâyoune, Assa ou Smara. Il faut en finir, une fois pour toutes, avec un hold-up qui n'a que trop duré et entamer, enfin, la réalisation d'un rêve appelé Maghreb arabe.
(ALM 29/12/2006)

Thursday, December 28, 2006

500 enseignants universitaires ont fui l'Algérie

La secrétaire générale du Parti algérien des travailleurs a dressé un bilan alarmant de la situation universitaire. Elle a également annoncé que 500 enseignants universitaires ont quitté le pays cette année.La fuite des cerveaux se poursuit en Algérie, avec 500 enseignants universitaires qui ont quitté le pays cette année, a affirmé la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune.Intervenant à l'ouverture de la réunion de la coordination nationale de l'organisation des jeunes de son parti, Mme. Hanoune, cité mardi 26 décembre par le quotidien "L'expression", a explique ces départs par le salaire peu motivant et les conditions de travail insoutenables des enseignants. Elle a accusé, à ce propos, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique d'être derrière la fuite des enseignants. «Aucun engagement de sa part vis-à-vis des enseignants n'a été respecté, que ce soit en matière d'augmentation de salaires ou de statut particulier», a-t-elle lancé. Elle a également qualifié la situation socioprofessionnelle des enseignants de dramatique et estimé qu’elle est d'autant plus déplorable que l'université algérienne enregistre un déficit de 25.000 encadreurs.Louisa Hanoune a également dénoncé le licenciement de quatre enseignants universitaires pour avoir procédé à des vacations aux lycées. «C'est interdit par la loi, mais les raisons qui les ont poussés à faire cette vacation justifient largement leur acte», a-t-elle souligné avant de s'interroger sur les milieux qui se tiennent derrière la clochardisation de l'université. Evoquant le problème du chômage, la secrétaire générale du PT considère que les statistiques avancées par le ministre de l'Emploi sont irréelles. Elle a étayé ses propos par le fait que le taux de suicide des jeunes est en hausse, et leur tentative de fuir le pays pour l'étranger demeure importante. Le même constat a été établi concernant le projet des 100 locaux par commune qui a du mal à démarrer et qui ne peut en aucun cas régler le problème du chômage. Louisa Hanoune propose, dans ce cas, de réfléchir à réunir un tribunal international pour juger les responsables du drame de la jeunesse.
(ALM)

Carte Géographique du Sahara Occidental


une leçon de géographie aux Algériens et leurs suiveurs...

Algérie : le discours mitigé de Bouteflika

Avant son départ en pèlerinage, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a prononcé mardi à Alger un discours inattendu en marge de la signature de la Loi des finances 2007. Le président Abdelaziz Bouteflika a prononcé mardi une allocution dans laquelle il a appelé les hommes d’affaires algériens et étrangers à venir investir en Algérie. M. Bouteflika leur a promis des facilités fiscales et «un climat d’affaires favorable». Avant de prononcer son discours, il a signé la Loi de finances 2007 qui prévoit la poursuite du financement d'un plan de soutien à la croissance (2005-2009) et la réduction de la fiscalité pour favoriser la croissance et la création d'emplois en Algérie. Ce plan est doté de près de 140 milliards de dollars sur cinq ans. Il a également abordé le sujet du terrorisme et a promis «une lutte implacable» aux groupes armés islamistes algériens. À part les cadres à qui M. Bouteflika a demandé d’«engager une réflexion approfondie (...) sur l’après-pétrole» pour «préparer des alternatives aux hydrocarbures qui soient audacieuses et crédibles», il n’a interpellé personne. On se souvient encore de ses harangues lors des précédentes réunions où il avait fustigé, tour à tour, le gouvernement, le Don Quichotte Soltani, les walis et même les citoyens algériens. Il ne lui restait qu’à s’en prendre au président, c’est-à-dire lui-même, et il aurait fait le tour de la question. Celle-ci est fort complexe. La situation sociale n’est pas rose. Loin s’en faut ! Plusieurs secteurs professionnels revendiquent leurs droits légitimes les plus élémentaires. Les chômeurs réclament du travail pour pouvoir survivre en cette saison de froid et de pluie. Le nombre de mécontents ne cesse d’augmenter. Après les pharmaciens, les enseignants des lycées techniques, la marine marchande et les exploitants libres des stations-service menacent de faire grève. Même les boulangers sont montés au créneau. Ils menacent de recourir à la grève si le ministre du Commerce continue de faire la sourde oreille face à leurs revendications. Salah Souilah, secrétaire général de l’Union général des commerçants et artisans algériens (UGCAA) espère qu’il n’y aura pas de grève «car le perdant sera le citoyen algérien, pris en otage entre les revendications des boulangers et le silence des autorités». Le secrétaire général de l’UGCAA décrit la situation comme étant «très critique pour tout le monde». À l’épineux problème de se retrouver sans pain s’ajoute celui de ne pas avoir de quoi le payer ou de quoi acheter le mouton de l’Aïd. C’est le cas pour 20.000 travailleurs algériens qui n’ont pas reçu leurs salaires jusqu’à ce jour. La cause, selon des responsables algériens, serait d’ordre technique: pour récupérer leurs crédits, les banques effectuent leurs prélèvements directement sur les fonds des entreprises. Et pour clore l’année 2006 en beauté, la liberté d’expression en Algérie a été clouée au pilori par les autorités algériennes. En effet, plusieurs journalistes algériens ont été dernièrement arrêtés, notamment la directrice du journal algérien arabophone “El Fajr“, Hadda Hazzam, qui a été emprisonnée en raison de son implication dans une affaire de chèque sans provision. Idem pour Salah Mokhtari, journaliste du quotidien algérien arabophone «El Djazaïr News» qui a été condamné, lundi, à six mois de prison avec sursis pour “délit de presse“. Les autres victimes de cette escalade sont le directeur du quotidien algérien “El Watan“, Omar Belhouchet et le chroniqueur Chawki Amari qui ont écopé de trois mois de prison ferme chacun et d’une amende d’un million de dinars algériens.
ALM 28/12/2006

Le calvaire des séquestrés de Tindouf, préoccupation majeure du Comité Exécutif du HCR

La situation dramatique que vivent les populations séquestrées dans les camps de Tindouf, en Algérie, la précarité de leurs conditions de vie et surtout l'instrumentalisation politique qui en est faite a occupé une bonne place dans l'agenda de la 57-ème session du Comité Exécutif du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).
Le Maroc n'a eu de cesse d'attirer l'attention de l'opinion publique et des différentes instances internationales sur la situation de ces populations assiégées et privées de leurs droits les plus élémentaires, à savoir les droits à la protection, à l'assistance adéquate, à l'éducation appropriée de leurs enfants, à la libre circulation et au retour volontaire parmi les leurs au Maroc.
Le Royaume a, à cet égard, rappelé que le Comité a été, à plusieurs reprises, le témoin des appels répétés du Maroc pour que cesse "cette situation des plus anachroniques et des plus atypiques dans l'histoire de l'humanitaire et pour que ces populations puissent bénéficier de la protection et de l'assistance adéquates et qu'elles puissent décider, sans aucune contrainte, du choix de retour à leur pays et parmi les leurs, afin de contribuer ensemble à la poursuite de l'édification du Maroc moderne et démocratique".
Le Maroc a également interpellé le HCR à propos de l'absence totale dans ses documents officiels d'un des développements les plus importants depuis ces trente dernières années sur cette question, à savoir la décision prise par cette organisation et par le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) de réduire à 90.000 personnes le nombre des bénéficiaires de leur assistance humanitaire dans les camps de Tindouf et ce, à partir de septembre 2005.
Le Maroc a fait savoir que la publication de ces documents est de nature à éclairer le Comité et l'opinion publique internationale sur les entraves que ne cesse de créer l'Algérie pour perpétuer une situation devenue intenable non seulement pour les séquestrés mais également pour la communauté internationale.
Le Royaume a également réitéré ses revendications pour le recensement des séquestrés de Tindouf, une démarche que les autorités du pays hôte refusent catégoriquement, liant cette question éminemment humanitaire à des considérations politiques.
Le Maroc, à l'instar des principaux pays donateurs, considère que l'absence d'un recensement favoriserait la poursuite du détournement de l'aide humanitaire, d'autant plus que plusieurs cas de détournements ont été révélés par la presse internationale et algérienne, ainsi que par les ONG qui ont séjourné dans les camps.
La session du Comité exécutif du HCR de l'année 2006, a été aussi marquée par la déclaration du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, M.Antonio Guterres, selon laquelle la situation dans les camps de Tindouf, sur le territoire algérien, est dramatique, soulignant qu'il s'agit là d'un "problème politiquement complexe qui appelle une solution politique".
Toutefois, le recensement de ces populations ne doit pas être, selon lui, une question politique. "C'est important de connaître le nombre de ces personnes aussi bien pour les donateurs, le HCR que pour le pays d'asile", a-t-il soutenu.
Des campagnes ont, dans ce cadre, été menées auprès des organisations humanitaires et de défense des droits de l'homme, basées à Genève, par des délégations représentant le Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), des ONG sahraouies des droits de l'homme mais aussi par des personnalités qui ont regagné leur patrie, le Maroc, l'objectif étant de donner une idée réelle sur ce conflit et d’expliquer la justesse de la position marocaine.
Les membres des délégations ont multiplié les contacts pour attirer l'attention de la Communauté internationale sur les violations graves des droits humains dans les camps de la honte et sur la répression impitoyable perpétrée à l'encontre de populations civiles sans défense, séquestrées contre leur gré dans un environnement hostile, privées des droits les plus élémentaires. Ils ont ainsi pu dévoiler au monde les mensonges du "polisario" pour quémander aumône et compassion de pays peu informés sur la réalité du différend alors que ce pseudo mouvement connaît une véritable hémorragie depuis 1988.
Ils ont expliqué comment les manoeuvres de l'Algérie ont été érigées en ligne politique constante depuis 1975, comment les procédés les plus répréhensibles sont appliqués pour entretenir une chimère et comment les souffrances et la misère humaines sont utilisées en prenant en otages des populations démunies, présentées au monde comme étant des "réfugiés" pour engranger le maximum d'aide et de fonds.
Les membres des délégations du CORCAS et d'ONGs se sont employés également à lever l'amalgame sur la représentativité des sahraouis. Ils ont expliqué que la grande majorité des sahraouis vit au Maroc et rappelé, à juste titre, que les résolutions de l'ONU s'adressent aux sahraouis et non au "polisario".
(map)

Tuesday, December 26, 2006

Algérie : 2007 sous le signe de la grogne

Tous les secteurs sensibles algériens sont secoués par des mouvements revendicatifs. Les menaces de faire grève dès le début de l’année 2007 sont nombreuses. Les risques de dérapages le sont aussi.L’Algérie craque de toutes parts. En raison des promesses non tenues, plusieurs secteurs sensibles veulent faire valoir leurs revendications socioprofessionnelles dès le début de l’année prochaine. Les mécontents sont les pharmaciens, les exploitants libres des station-service et les enseignants. Ils ont annoncé leur décision d’organiser des grèves si leurs revendications ne sont pas satisfaites.Les pharmaciens projettent ainsi de fermer leurs officines dans tout le territoire algérien si leurs réclamations ne sont étudiées d’ici le premier trimestre 2007. Depuis huit ans, ils ne cessaient de réclamer une augmentation de leurs marges bénéficiaires. Promise par le ministre algérien du Travail et de la Sécurité sociale, celle-ci demeure lettre morte. Quant aux 800 exploitants libres des stations-service algériennes, ils ont déposé un préavis de grève de quinze jours à partir du 15 janvier. Ils exigent la concession des stations-service et l’arrêt total des « mesures de rétorsion et de pressions de l’entreprise Naftal sur les exploitants libres en vue de leur arracher la signature de son contrat ». Si le gouvernement ne s’incline pas devant les revendications, l’Algérie se retrouvera totalement immobilisée durant la période de la grève et l’économie en prendra un sacré coup. À l’approche de l’Aïd-El-Adha, les vétérinaires sont tenus d’être présents pour remédier à tout imprévu. Mais cet Aïd en Algérie devra se passer des vétérinaires. Ces derniers ne seront pas de permanence au niveau des bureaux d’hygiène des Assemblées populaires communales (APC), ce jour-là. Leurs syndicalistes expliquent cette absence par le non-paiement de leurs indemnités et ce depuis treize ans. Les 1400 vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique attendent toujours que leur statut particulier, qui prévoit l’introduction dans le régime indemnitaire de trois autres primes promises depuis 2005, soit appliqué. Il s’agit des primes de contagion, de pénibilité et de documentation. Celles-ci sont légitimes du fait qu’elles sont consacrées dans un procès-verbal approuvé par la Fonction publique, leur ministère de tutelle et les finances algériennes. Il faut savoir qu’un vétérinaire algérien, qui travaille dans la fonction publique, ne perçoit que 14.000 dinars par mois (environ 1.840 DH). Des représentants du ministre de l’Agriculture se réunissent ce mardi avec le Syndicat national des vétérinaires affiliés à la fonction publique (SNVFP) en vue de désamorcer cette situation avant les fêtes. Autre volet, l’enseignement technique. Les 6500 enseignants des 150 lycées techniques algériens rejettent en bloc une réforme préconisée par le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid. La Coordination nationale des lycées techniques et technicums (CNLTT), créée samedi dernier, a appelé à une grève nationale le 16 janvier prochain pour alerter l’opinion publique des méfaits de cette réforme. La CNLTT la refuse en raison des dégâts qu’elle occasionnera dans l’enseignement technique. Quelques-uns sont déjà apparents. Le volume horaires d’enseignement a baissé, 50% des filières ont disparu et à la rentrée prochaine, l’enseignement technique algérien se retrouvera avec 5600 enseignants de plus sur les bras, c’est-à-dire un sureffectif de 80%. Cette grogne des secteurs sensibles survient au moment où la situation se complique davantage en Algérie, après que le gouvernement ait entrepris de privatiser de nombreux secteurs.
(aujourd'hui le Maroc 25/12/2007)

Lahmada :Les camps de Tindouf mis à l'index

Un crime contre l'humanité est en train de se perpétrer dans les camps de Tindouf. Les séquestrés de cette localité algérienne souffrent le martyr et supportent les affres d'une poignée de mercenaires qui n'a en tête que la torture des innocents.Plusieurs associations de défense des droits de l'Homme, établies au Maroc ou à l'étranger, attirent l'attention de la communauté internationale sur la multiplication des témoignages faisant état d'une détérioration alarmante de la situation des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf. Selon le président de l'Organisation américaine des droits de l'Homme «Interfaith International», Charles Graves, les persécutions continuent et la situation dans les camps est telle que beaucoup de personnes sont parties et plusieurs ex-responsables ou membres du «polisario» l'ont quitté.Parmi eux, Salek Mahjoub a ouvertement accusé Mohamed Abdelaziz d'être «obsédé par la seule tâche de conserver éternellement les brides du pouvoir et de condamner la population sahraouie à l'exil permanent sur le territoire algérien, à l'ignorance, au tribalisme et à la corruption». «Malgré les nombreux appels lancés pour la levée du blocus imposé aux séquestrés marocains dans le sud-ouest de l'Algérie, ces derniers sont toujours retenus contre leur volonté dans des conditions inhumaines», souligne le Comité spécial chargé du Sahara marocain en Europe dans une lettre adressée au secrétaire général de l'Onu.L'Association de défense des séquestrés à Tindouf (ADESETI), une ONG sahraouie basée à Stockholm (Suède), a également dénoncé la «situation d'asservissement» dans laquelle se trouvent les populations sahraouies sur le territoire algérien, en violation des dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.Rappelons que la présidente de l'Association britannique «Family Protection», Jane Standing, avait, de son côté, dénoncé les violations par le "polisario" de la Convention de Genève et du droit humanitaire international. Intervenant devant la 4e Commission de l'Onu, Mme Standing avait rappelé que «certaines questions demeurent non résolues et concernent les prisonniers disparus ou assassinés dans les camps de Tindouf». «Le sort de ces derniers reste toujours inconnu et les dépouilles des morts ne sont pas rapatriées», a-t-elle précisé. Le comité dénonce «l'arbitraire et l'incarcération inhumaine de ces détenus par les autorités algériennes, qui au demeurant refusent le recensement global des Sahraouis marocains et transgressent toutes les réglementations et obligations internationales». De même, le Comité spécial chargé du Sahara marocain en Europe (CSCSME) a appelé la Commission européenne à intervenir pour mettre un terme aux souffrances des populations séquestrées à Tindouf.Pour sa part, l'Association sahraouie pour la défense des droits de l'Homme (ASADEDH), basée en Espagne, a dénoncé le fait que des membres du "polisario", qui ont commis des violations des droits humains, continuent de se déplacer sur le territoire espagnol et en Europe avec "une impunité totale". S'agissant de la situation humanitaire dans ces camps de la honte, des voix s'élèvent pour appeler au contrôle et à l'ouverture d'une enquête sur le sort de l'aide accordée aux populations séquestrées à Tindouf. Ces dernières risquent de périr de faim et de maladies. La gravité de leur situation a été confirmée par plusieurs institutions internationales, dont le Centre européen de recherche, d'analyse et de conseil en matière stratégique. L'ASADEDH, composée essentiellement d'anciennes victimes du "polisario" et d'acteurs issus des provinces du Sud a, quant à elle, demandé l'ouverture d'une enquête sur les 900.000 euros que le gouvernement des îles Canaries a octroyés en 2006 à titre d'aide humanitaire aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf au sud de l'Algérie. «Nous pensons que cette somme a servi au financement de manifestations et d'actes hostiles à l'intérieur et en dehors du territoire marocain contre le Royaume du Maroc, et non pour l'achat de denrées alimentaires et de médicaments en vue d'améliorer les conditions de vie des Sahraouis séquestrés à Tindouf», a affirmé le président de l'ASADEDH, Ramdan Masaoud, cité par le quotidien canarien «La Provincia».----------------------------------------------------------------
Les Sahraouis veulent rentrer au MarocTrente et un ans après la Marche verte, les provinces du sud du Maroc bénéficient aujourd'hui d'une stabilité exemplaire et disposent d'un haut niveau de développement et d'évolution économique et social. Grâce à la réalisation de grands projets, ces régions sont bien équipées de différentes infrastructures de base et n'ont rien à envier aux autres régions du Maroc.Parallèlement, le Maroc a proposé une solution politique, réaliste et démocratique pour clore ce dossier, dans le cadre du respect de la légitimité internationale. Cette initiative a été renforcée par le projet de gestion autonome des provinces sahariennes, dans le cadre de la souveraineté nationale. Quant aux "polisariens", ils traversent une phase de désintégration avancée en raison de la désaffection de plusieurs d'entre eux qui regagnent massivement le Maroc.Selon le président de l'ASADEDH, Ramdan Masaoud, «70% de la population des camps de Tindouf opterait pour un retour au Maroc, si les autorités algériennes et le "polisario" permettaient la tenue d'élections libres». M. Masaoud a qualifié de normale la situation dans les provinces du Sud, précisant qu'il «n'y a ni violence, ni affrontements dans cette région».
(El Mahjoub Rouane LE MATIN 25/12/2006)

Monday, December 25, 2006

Une ONG demande l'ouverture d'une enquête sur le sort de l'aide humanitaire canarienne aux séquestrés de Tindouf

L'Association Sahraouie pour la Défense des Droits de l'Homme (ASADEDH), basée en Espagne, a demandé, dimanche, l'ouverture d'une enquête sur les 900.000 euros que le gouvernement des Iles Canaries a octroyés en 2006 à titre d'aide humanitaire aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf au sud de l'Algérie.
"Nous pensons que cette somme a servi au financement de manifestations et d'actes hostiles à l'intérieur et en dehors du territoire marocain contre le Royaume du Maroc, et non pour l'achat de denrées alimentaires et de médicaments en vue d'améliorer les conditions de vie des sahraouis" séquestrés à Tindouf, a affirmé le président de l'ASADEDH, M. Ramdan Masaoud, cité par le quotidien canarien "La Provincia".
M. Masaoud, qui a déploré l'usage de l'argent public canarien à ces fins, a appelé à un contrôle et à l'ouverture d'une enquête sur le sort de cette aide humanitaire accordée aux populations séquestrées à Tindouf.
D'autre part, le président de l'ASADEDH, a exprimé, à l'issue de sa visite à Las Palmas, la solidarité de son association avec les citoyens canariens victimes des attaques commises par le "polisario" - en allusion aux enlèvements et attaques perpétrées par le "polisario", il y a plus de vingt ans, contre des bateaux de pêche au large des îles Canaries-.
Se félicitant de l'indemnisation par le gouvernement espagnol de la première famille de ces victimes, M. Masaoud a dénoncé le fait que des membres du "polisario", qui ont commis des violations des droits humains, continuent de se déplacer sur le territoire espagnol et en Europe avec "une impunité totale".
D'un autre côté, il a souligné que le projet d'autonomie des provinces du sud dans le cadre de la souveraineté marocaine constitue l'unique solution pour le règlement de la question du Sahara.
"SM le Roi est déterminé à mettre un terme à ce conflit à travers une solution où il n'y a ni vainqueur, ni vaincu", a-t-il dit, relevant que la communauté internationale souhaite un règlement définitif de cette question.
"Si les autorités algériennes et le polisario permettaient la tenue d'élections libres, 70 pc de la population des camps de Tindouf opterait pour un retour au Maroc", a-t-il affirmé. M. Masaoud a qualifié de normale la situation dans les provinces du sud, précisant qu'il "n'y a ni violence, ni affrontements" dans cette région.
(map 24/12/2006)

Il n'y a pas que le terrorisme en Algérie!

Le 11 septembre, le pouvoir algérien s'est pompeusement lavé les mains de la guerre civile qu'il gère cruellement ; ses ennemis étant les ennemis du monde libre, il est désormais sollicité pour lui donner un " coup de main " dans la lutte contre le terrorisme. Désormais, il a les mains libres, pour gérer son bled, signer toutes sortes de contrats et liquider tous ceux qui le contrarient.
Le 9 novembre, ce n'est pas le ciel qui est tombé sur la tête des Algériens. Mais c'est la terre qui a déversé sa colère. Les eaux en furie ont fait émerger sur le flot des médias l'image d'un peuple toujours furieux.Les rues où déferlaient pendant des années de manifestants refusant de mourir pour l'un ou pour l'autre ; les rues dans lesquelles on " sortait " contre l'attribution frauduleuse des sièges en criant " pouvoir assassin " ou contre l'attribution scandaleuse des logements en criant " pouvoir voleur" ; les rues dans lesquelles on " marchait " contre la dictature ; ces rues brutalement étouffées et noyées dans le sang, charrient maintenant les morts. Les même rues que le feu a échoué de rendre complètement désertes, l'eau les a fait déborder.
La pluie tant espérée, après des mois de sécheresse et d'eau rationnée, plonge les Algériens dans l'impitoyable réalité: le cauchemar n'est pas fini. A l'image des chantiers devenant bourbiers et des maisons inachevées qui achèvent les sinistrés emportés par les eaux. A l'image de la méditerranée qui renvoie les corps sans vie de ceux qui espéraient la traverser un jour. Alors que peut-on espérer d'un Etat où sécheresse et intempéries tuent indifféremment, où l'eau, rare ou abondante, tue inexorablement ?
La mort criminelle en Algérie n'est pas l'apanage de la guerre. Et ce n'est pas la nature qui vient de déclarer la guerre contre ce pauvre Etat. Ce pauvre Etat que la nature a doté de richesses tellement enviées et tellement dilapidées.
L'hécatombe n'est pas imputable à la nature. Peu importe sa force, c'est une tempête, ce n'est pas un typhon. On peut mourir naturellement mais ce n'est pas la nature qui tue. En Algérie, on meurt de plus en plus de faim. Et les légendaires et indécrottables fierté et décence algériennes censurent. En Algérie on se tue de plus en plus par honte de ne plus pouvoir subvenir aux besoins de sa famille, souvent sur les lieux de travail.
Flash-back : au moment où la tuberculose endeuillait Mostaganem qui était envahie par les rats chassés des égouts par la montée des eaux, le président inventait la formule du " terrorisme de la faim " lors de la " conférence nationale sur la lutte contre la pauvreté " qu'il a pompeusement inaugurée, ce président croit-il gérer le bateau dont il a les commandes en passant la moitié de son mandat à l'Etranger ? A la différence des autres tyrans, ne dit-il pas " avec moi le déluge " et non pas " après moi le déluge " ?
Les vautours et les colombes font partie de la nature, mais pas les vautours qui se déguisent en colombes. Redisons-le : on peut mourir naturellement mais ce n'est pas la nature qui tue. La typhoïde tue, de plus en plus en Algérie. La grippe tue et collectionne, comme les attentats terroristes, des démentis solennellement et précipitamment communiqués.
En Algérie la route tue, comme les routes des autres Etats du monde ; mais la cause est la vétusté du réseau routier et du parc automobile. Aussi vétustes que ses dirigeants qu'on recycle sans cesse. En Algérie, le tabac tue, comme dans les autres Etats du monde ; mais il y a aussi le passage à tabac qui tue. Et il y a surtout le tabac qu'on fume pour noyer sa conscience.
Naturellement, les séismes tuent ; la terre tremble quelques secondes pour produire des morts. Mais l'Etat algérien produit des morts depuis dix ans pour ne plus trembler.
Que reste-t-il de l'espoir avec " Le dernier quart d'heure du terrorisme " sempiternellement évoqué pour rassurer une population dont le quart vit maintenant, et officiellement, sous le seuil de pauvreté ? Que reste-t-il de la dignité d'un peuple quand ses enfants, déshabillés par le trousseau scolaire, fuient l'école et fouillent les bennes à ordures.
Que reste-t-il de la démocratie quand s'effrite sa colonne vertébrale qu'est la classe moyenne ? Que reste-t-il de l'intelligence quand les élites louent et défendent le règne des ignorants promus, par le crime ou la corruption, hommes d'Etat ? Que reste-t-il de l'Etat quand des clans se le déchirent comme un vilain butin ? Que reste-t-il de l'autorité quand le peuple boude les urnes et survit dans s l'anarchie ?
En Algérie, la majorité des autorités locales ne connaissent pas la configuration des réseaux d'eau. Cette Algérie qui est gérée sordidement et cyniquement par des " réseaux " qui traversent la méditerranée. Ces réseaux nommés " la mafia politico-financière " par l'un des nombreux présidents d'Etat algériens et " le syndicat du crime " par sa veuve.
Cette mafia qui est très habile quant à l'organisation des tueries et des pénuries, à la désorganisation de la société civile et des entreprises publiques, ne peut même pas organiser des secours immédiats après la tempête. Cette mafia qui infiltre toutes les organisations se contrefiche des eaux usées qui infiltrent les réseaux d'eau potable. Cette mafia qui étouffe toutes les manifestations qui veulent évacuer la haine et les peurs, ne se soucie pas des conséquences du blocage du réseau d'évacuation des eaux.
Cette mafia qui brûle les usines des sociétés nationales pour liquider ses marchandises en attente dans des bateaux en rade, cette mafia qui brûle la Mitidja pour se construire des châteaux, qui déboise et déséquilibre l'ordre écologique et social pour ne pas chavirer de son trône, cette mafia dirigée par les " Verts " les plus décorés est défendue par des intellectuels qui ne se soucient que de l'épuration de la société qui a défié la dictature en 1991.
L'Algérie est un pays à l'abandon. Une décennie de guerre civile a noirci son horizon. " Où va l'Algérie ? " ne se pose plus. Le laissez-aller s'impose comme une fatalité et l'insouciance gangrène de plus en plus la société. Le peuple qui s'est révolté à plusieurs reprises et dans plusieurs ville est malheureusement démoralisé jusqu'au dégoût par l'indifférence de l'Occident ou par ses réactions calculées.
Mais comme il a payé son indépendance de sa chair, il sait qu'il paiera la liberté aussi chèrement. Son pays à l'abandon ne sera jamais bradé pour un autre même s'il veut bien le quitter pour un autre. En Algérie, La révolte est le passé toujours présent du peuple. La liberté est son avenir.
En Algérie, le crime est un mode d'administration. L'irresponsabilité est une culture d'Etat. L'incurie est un crime d'Etat. Mais, y a-t-il encore un Etat dans cette Algérie ?
Un dicton très algérien largement évoqué comme consolation stipule que : " Ne restera dans l'oued que ses pierres. " Reste lesquelles. Les pierres tombales. Ou les pierres d'une indifada qui endiguera la déchéance de cette chère Algérie.
(algeria watch)

Un pilote sahraoui opposant du "polisario" détenu par l'Algérie (ONG)

Des organisations sahraouies de défense des droits de l'Homme s'alarment des "conditions inhumaines de détention" d'un ex-pilote sahraoui, Messaud Fuedal Bousola, opposant du "Polisario", arrêté récemment par les autorités algériennes, a appris dimanche MAP-Madrid auprès de ces ONG.
Selon des militants de l'Association de Défense des Séquestrés à Tindouf (ADESETI) dans les camps du "Polisario", l'état de santé de Messaud Fuedal Bousola s'est détérioré gravement, en raison des conditions inhumaines de sa détention et de l'intense interrogatoire auquel il est soumis.Messaud Fuedal Bousola, pilote sahraoui formé dans une académie militaire espagnole, a été arrêté récemment par les forces de sécurité algériennes, à son retour aux camps de Tindouf d'un voyage d'affaires en Espagne et en Mauritanie en compagnie d'un groupe de Sahraouis.Des membres de la famille de Bousola, qui jouit d'un grand charisme auprès des mouvements de jeunesse dans les camps de Tindouf, pensent que ce dernier a été arrêté sur "recommandation" de la direction du "Polisario" qui mène depuis plusieurs semaines une opération de harcèlement contre tous les opposants.Ils ont indiqué que des éléments de la sécurité militaire algérienne empêchent les amis de Messaud Fuedal Bousola de lui rendre visite, précisant que l'intense interrogatoire auquel il est soumis s'intéresse plus particulièrement à ses connaissances en aéronautique et à ses divergences avec la direction du "Polisario".L'ADESETI avec d'autres Ong de défense des Sahraouis comptent saisir le Haut Commissariat de l'Onu aux droits de l'homme (HCDH) pour l'envoi d'une commission indépendante afin de s'enquérir des conditions de détention et de l'état de santé de l'opposant sahraoui.
(map 24/12/2006)

Sunday, December 24, 2006

Algérie : pressions sur Soltani

Le président du MSP, Bouguerra Soltani, a été convoqué par le ministre de la Justice pour s’expliquer sur ses déclarations concernant l’implication de hautes personnalités dans des affaires de corruption.La machine répressive algérienne poursuit son œuvre. Un ministre, islamiste par-dessus le marché, qui s’attaque à la corruption et qui affirme détenir des preuves consistantes sur ses allégations n’est pas pour plaire au régime. La personne concernée n’est autre que le président du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP) qui doit répondre devant le Parquet des déclarations qu’il a faites à propos des personnalités impliquées dans des affaires de corruption. Les personnalités qu’accuse M. Soltani et dont il n’a pas encore divulgué les noms sont des ministres, des militaires et des parlementaires, en d’autres termes « la crème de la crème du régime » ou les « intouchables».Le ministre sans portefeuille n’a pas eu à attendre longtemps. Quelques jours après sa sortie médiatique, il a été la cible du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Dans un virulent discours prononcé le 9 décembre dernier lors de l’ouverture de la réunion gouvernement-walis, le chef d’Etat a demandé à M. Soltani, sans le nommer, de présenter à la justice toutes les preuves qu’il détient sur les affaires de corruption, sous peine d’être passible de poursuites judiciaires. «Celui qui veut faire de la politique qu’il le fasse en dehors des cercles officiels», a-t-il martelé. Le même jour, la justice s’autosaisit de l’affaire. Mais ce n’est qu’au 18 décembre, que le ministre de la Justice, Tayeb Belaïz a « invité » et non pas « convoqué » M. Soltani à venir s’expliquer sur ses allégations. En marge de la cérémonie commémorative de la Journée de la police arabe à Chateauneuf, le garde des Sceaux algérien a déclaré que M. Soltani a été «invité à se présenter devant le procureur près la Cour d’Alger». M. Belaïz a ajouté que le ministre islamiste aurait à fournir les «preuves» qu’il prétend détenir. Il n’a pas fixé de date précise pour cette « invitation ».M. Soltani, qui s’est attaqué à l’un des nombreux vices qui rongent les institutions de l’Etat, s’est vu abandonné par tous ses «amis». Ses plus proches collaborateurs dans le parti ont été les premiers à le lâcher. «Il n’a consulté personne, c’est comme s’il avait reçu des instructions d’ailleurs», lui reproche un cadre du MSP. Pour le Don Quichotte algérien, «la lutte contre la corruption est d’ordre politique. Elle ne doit pas se transformer en une bataille juridique», sinon il risque de la perdre. Ce pourrait être le cas, lors du prochain remaniement ministériel qu’on dit attendu pour fin 2007. Il est très probable que Bouguerra Soltani soit « le bouc émissaire » qui paiera, à coups sûrs, les pots cassés. Ce sera, sans aucun doute, le cadeau que le président Bouteflika lui fera en cette période de fêtes. Enfin, le garde des Sceaux a convié « toute la société civile (…), notamment les institutions de l’Etat et les partis politiques » à participer au séminaire national pour expliquer le contenu de la loi sur la lutte contre la corruption qui devrait avoir lieu début février 2007.
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Entretien : Yahdih : «Le Polisario ne représente personne»

Le Polisario, en déconfiture, ne peut prétendre représenter les Sahraouis. L'affirmation est de Daifallah Yahdih, le «philosophe de la révolution», qui a regagné dernièrement le Maroc. ALM : Quelle évaluation faites-vous de la situation actuelle à Tindouf ?Daifallah Yahdih : La situation dans les camps est catastrophique. Le Polisario, en déconfiture, continue de creuser sa tombe. D'ailleurs, ce n'est pas une situation nouvelle. Cette déconfiture a commencé, il y a longtemps, depuis le cessez-le-feu de 1991 avec des milliers de personnes qui sont parties vivre en France, en Espagne et en Mauritanie notamment. Mon analyse personnelle est que, depuis la réunion de Marrakech en 1989 entre Feu Sa Majesté le Roi Hassan II et des responsables du Polisario, plusieurs leaders de cette entité avaient été convaincus de la nécessité de mettre fin au complot qui a été fomenté en Algérie contre le Maroc. Sauf qu'une partie de ces responsables, de retour au Maroc, a fini par constituer une sorte de lobby qui préfère se terrer dans les villas de Rabat au lieu d'aller sur le terrain, à la rencontre des populations. Je refuse d'ailleurs que ces gens-là puissent décider du sort de centaines de milliers de Sahraouis. Pour en revenir aux camps de Tindouf, les gens ont fini par s'installer dans le système "D" pour survivre et rien d'autre ne les intéresse sauf la garantie d'un minimum de vie digne. Le Polisario, lui, a perdu toute maîtrise puisque ses responsables, eux-mêmes, sont arrivés à s'assurer un quotidien plus que confortable. C'est le règne de la mentalité du "chacun pour soi".Récemment, l’intellectuel espagnol, Bernabé Lopez Garcia, a affirmé que le Polisario ne saurait prétendre à représenter tous les Sahraouis. Qu'en pensez-vous ?Idéologiquement, les Sahraouis présentent de profondes divergences. Le Polisario ne représente personne, mais le CORCAS aussi. Nous ne voulons ni de Mohamed Abdelaziz, ni de Khelli-Henna Ould Errachid. Si le gouvernement veut déboucher sur une solution à ce conflit, il doit éloigner les intermédiaires.Mais ne faut-il pas un cadre pour régler le conflit ?Les cadres auxquels vous faites référence ont montré leurs limites. On a bien tenté l'expérience avec les Chioukhs, mais cela avait débouché sur les mêmes mauvais résultats que ceux obtenus auparavant par l'Espagne. Il faut dépasser les courses pour les postes et le pouvoir. Je considère que la seule solution consiste à des négociations directes avec les citoyens à Laâyoune, Boujdour et Smara. Il faut trouver une méthode administrative pour résoudre les problèmes sociaux des populations et neutraliser tous ceux qui prétendent être les porte-voix de ces dernières.Et qu'en est-il alors pour le conflit, sur le fond ? Pour moi, il n'existe pas de conflit. Tout ce qu'il y a, ce sont des problèmes sociaux réels. Je le redis encore une fois : il faut résoudre les problèmes sociaux des populations et mettre fin à l'emprise des prétendus porte-parole des Sahraouis aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Pour moi, la cause sahraouie est une chimère. Sahraoui, je ne représente que moi-même et mes problèmes doivent trouver une solution sans l'intervention ni du Polisario ni du CORCAS. Sinon, que pensez-vous de l'offre marocaine d'autonomie ?Ce n'est pas la meilleure solution pour résoudre le conflit autour de l'intégrité territoriale du Maroc. La meilleure issue est que Sa Majesté le Roi Mohammed VI donne ses directives pour que nous puissions tous participer à résoudre les problèmes, à travers la décentralisation – et non la régionalisation – et contribuer au processus démocratique. Cela ne se réalisera pas, de toutes les manières, avec un Khelli-Henna Ould Errachid. Nous avons besoin des hommes qu'il faut à la place qu'il faut pour un Maroc qui promet beaucoup. Il ne faut plus que 10 % des Marocains seulement continuent à s'emparer des rênes du pays au détriment des pauvres qui constituent la majorité. Il nous faut une révolution sociale sous la direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le choix de l'autonomie est aussi un choix du Souverain. N'est-ce pas là une bonne garantie pour vous ?Mais les gens à qui avait été confiée cette mission ne sont pas capables de la mener à bien. Sinon, comment expliquer que le président du Corcas n'ose plus remettre les pieds à Laâyoune. Il n'a pas honoré la moindre des promesses qu'il a formulées auparavant. Pour vous qui avez vécu à Tindouf, quelle est la responsabilité de l'Algérie dans tout le conflit ?L'Algérie, pour moi, est responsable d'un crime historique. Dans notre culture sahraouie, est considéré comme criminel celui qui interfère dans les affaires familiales, entre parents et fils, pour semer la zizanie. Le premier jour, quand des Sahraouis sont allés voir du côté de l'Algérie, il leur avait été signifié qu'ils ne pouvaient compter sur une quelconque aide, qu'on ne pouvait s'immiscer dans des affaires de familles. Le conflit s'enlise parce qu'il a pour bases des aspirations non fondées et, entre autres, la volonté de l'Algérie d'avoir une issue sur l'océan Atlantique. Il faut dire aussi que les Algériens n'ont jamais oublié la Guerre des sables et rêvent toujours d'une revanche. C'est une sorte de maladie généralisée et un virus transmis à toutes les générations algériennes. Pour en revenir au Polisario, qu'en est-il des dissensions au sein de sa direction ?C'est une direction qui a subi de cuisants échecs. Elle a perdu tout contrôle de la situation dès 1991. Actuellement, tout est fini et, pour moi, il n'y a plus de direction. Ce qu'on a actuellement, c'est une bande de voleurs qui ont profité de conditions inespérées pour s'enrichir sur le dos des populations d'innocents et avec l'appui et le soutien de l'Algérie. Ceux parmi les cadres moyens qui sont toujours à Tindouf n'attendent que l'occasion propice pour rejoindre le Maroc. Le Polisario, dans peu de temps, deviendra de l'histoire ancienne. Que peut-on d'ailleurs espérer d'une direction qui est au pouvoir depuis plus de 30 ans ?Que pensez-vous de ceux qu'on appelle communément les "séparatistes de l'intérieur" ?Ce sont des gens qui cherchent le pouvoir ou la richesse, sinon les deux. Une fois leur but atteint, on n'entend plus parler d'eux. Ils s'éclipsent pour mener une vie confortable. Généralement, pour atteindre cet objectif, ils surfent sur la vague de revendications sociales. Je le répète encore une fois, il n'y a pas de cause sahraouie, on a seulement des revendications à caractère social. Et Tamek et Aminatou Haïdar ?Ce sont des gens qui ne représentent rien, mais qui ont été mis au-devant de la scène par la faute et du Polisario et du gouvernement marocain qui en ont fait, chacun à sa manière, des héros. Ce sont des bulles d'air et la presse est également responsable dans cette grande arnaque nommée Tamek et Aminatou Haidar. Aujourd'hui, je reste pensif quand je vois que ces deux individus sont reçus par les responsables de pays étrangers. C'est ridicule, mais il y a des aspects plus importants que les gesticulations de ces deux individus: le devenir de centaines de milliers de personnes et surtout le sort de celles encore détenues à Tindouf et qui servent de poule aux oeufs d'or pour le Polisario ou ce qu'il en reste.
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Polisario : la justice espagnole saisie

L'Association des portés disparus du Polisario vient de saisir le ministre espagnol de la Justice au sujet des crimes des séparatistes.
Un dossier complet a été remis aux autorités espagnoles.L'Association des portés disparus du Polisario (ADAP) a franchi le pas en saisissant le ministère espagnol de la Justice au sujet de crimes et violations des droits de l'Homme perpétrés par le Polisario depuis plusieurs décennies et dont les auteurs, connus, n'ont jamais été inquiétés. Dahi Aguay, président de l'ADAP et victime des pratiques inhumaines des séparatistes, a ainsi pu remettre, mardi 19 décembre lors d'une audience, une lettre et un dossier complet sur le sujet à Juan Fernando Lopez Aguilar, ministre espagnol de la Justice. Selon l'ADAP, ce dossier dresse un listing non exhaustif des crimes commis par les séparatistes depuis 1974 sur les territoires du Sahara ou dans les camps et geôles de Tindouf : assassinats, disparitions, tortures et autres pratiques inhumaines et dégradantes. Ce dossier ne se limite toutefois pas aux seuls Marocains ayant eu à subir les exactions du Polisario, mais aussi des citoyens espagnols tombés entre les mains des séparatistes. La justice espagnole est ainsi appelée à se saisir de ce dossier pour décider des dispositions à prendre surtout que des responsables des exactions en question n'ont jamais été inquiétés et que certains d'entre eux ont même été affectés à des postes de responsabilité comme c'est le cas pour Brahim Ghali, représentant du Polisario à Madrid, mais aussi Ahmed Boukhari, représentant des séparatistes à l'ONU.Selon une source à l'ADAP, la lettre et le dossier adressés à la justice espagnole ne font pas office de plainte. Une telle procédure est plutôt du ressort de l'Audience nationale espagnole qui fait fonction de Cour suprême. Toutefois, ajoute la même source, des plaintes en bonne et due forme ne sont pas à exclure. L'ADAP n'est pas la seule ONG regroupant les victimes ou proches des victimes du Polisario qui compte initier des poursuites contre les tortionnaires de Tindouf. Parmi elles figure une association canarienne des victimes du terrorisme dirigée par la fille de l'une des victimes du Polisario. La famille de Francisco Jimenez sera d'ailleurs indemnisée (96.000 euros) pour les préjudices subis par ce dernier, mort récemment, et qui travaillait à "Phosboucraâ".Début octobre 2006, un rapport indépendant a été remis à la quatrième commission de l'ONU sur les crimes du Polisario. Ce rapport, basé sur un travail de terrain effectué en Espagne et au Maroc, s'intéresse notamment aux arrestations arbitraires et parfois motivées par des prétextes fallacieux. En effet, plusieurs témoins cités dans ce rapport d'une trentaine de pages affirment avoir été incarcérés et torturés pendant des années après avoir été accusés d'être des "agents marocains", voire des "agents français ou espagnols". Pour étayer ses conclusions, ce rapport cite les quatre plus grandes vagues de répression de 1974, 1978 et 1982 avec, toutefois, un focus sur les derniers événements survenus dans les camps après l'arrestation d'un membre de la tribu des Ayaycha.Cette commission d'enquête serait sur le point de finir l'élaboration d'une liste de 35 tortionnaires cités par les témoins et qui occupent aujourd'hui des postes de responsabilité aussi bien en Europe (Espagne, Portugal et Italie) qu'en Amérique Latine (Argentine notamment).
21-12-2006 - Mohammed Boudarham (avec MAP)

Saturday, December 23, 2006

UE-PE-Sahara : Un eurodéputé allemand interpelle la Commission européenne sur les violations des droits de l'homme dans les camps de Tindouf

L'eurodéputé allemand Vural Oger (groupe socialiste) a interpellé la Commission européenne (CE) sur les mesures qu'elle compte prendre "pour amener le polisario et l'Algérie, pays responsable des faits se produisant sur son territoire, à coopérer en vue de jeter toute la lumière sur les violations commises, d'indemniser les victimes, d'identifier les responsables et de les traduire devant la justice".
Dans des questions écrites adressées récemment à la CE, l'eurodéputé a affirmé que "les témoignages des ex-détenus marocains font état d'exactions et de sévices dégradants et inhumains subis durant leur détention", ajoutant que ces témoignages ont été "largement corroborés par les enquêtes de plusieurs ONG internationales qui ont décrié dans leurs rapports les violations commises dans les centres de détention algériens, puis à Tindouf, sur le territoire algérien".
L'eurodéputé a également interpellé la Commission européenne sur les restrictions imposées au HCR dans les camps de Tindouf.
"La Commission (européenne, ndlr) a été à plusieurs reprises mise au courant des restrictions imposées par le polisario à l'accès et à la présence du HCR dans les camps de Tindouf", a-t-il affirmé, demandant à la CE si elle compte prendre "des mesures en vue d'inciter l'Algérie à permettre au HCR d'accéder librement à toutes les populations des camps, dans le cadre de l'exercice de son mandat international de protection des +réfugiés+".
M. Vural Oger a également demandé à la commission si "la présence d'éléments armés à l'intérieur des camps de Tindouf ne constitue-t-elle pas une source de préoccupation" pour cette dernière, d'autant plus que "les locaux du HCR se trouvent à quarante kilomètres des camps".
L'eurodéputé a, à cet égard, interpellé la Commission sur les mesures qu'elle compte prendre "pour garantir le respect du caractère civil et humanitaire des camps conformément au droit humanitaire international".
(map 22/12/2006)

Friday, December 22, 2006

La situation dans les camps de Tindouf est "catastrophique", "le polisario continue de creuser sa tombe" (rallié)

La situation dans les camps de Tindouf est "catastrophique", a assuré M. Daifallah Yahdih qui a regagné dernièrement la mère-patrie, affirmant que le "polisario, en déconfiture, continue de creuser sa tombe".
"Cette déconfiture (du polisario) a commencé, il y a longtemps, depuis le cessez-le-feu de 1991 avec des milliers de personnes qui sont parties vivre en France, en Espagne et en Mauritanie notamment", a ajouté M. Yahdih dans un entretien publié vendredi par le quotidien "Aujourd'hui Le Maroc"."Dans les camps de Tindouf, les gens ont fini par s'installer dans le système +D+ pour survivre et rien d'autre ne les intéresse sauf la garantie d'un minimum de vie digne", s'est-il indigné, ajoutant que le "polisario" a "perdu toute maîtrise puisque ses responsables, eux-mêmes sont arrivés à s'assurer un quotidien plus que confortable". Et de poursuivre: "C'est le règne de la mentalité du +chacun pour soi+".Evoquant les dissensions au sein du "polisario", M. Yahdih a indiqué que la soi-disant direction des séparatistes "a perdu tout contrôle de la situation"."Actuellement, tout est fini et, pour moi, il n' y a plus de direction. Ce qu'on a actuellement, c'est une bande de voleurs qui ont profité de conditions inespérées pour s'enrichir sur le dos des populations innocentes et avec l'appui et le soutien de l'Algérie", a-t-il dit.M. Yahdih a fait savoir que "ceux parmi les cadres moyens qui sont toujours à Tindouf n'attendent que l'occasion propice pour rejoindre le Maroc".Et de relever que "le polisario, dans peu de temps, deviendra de l'histoire ancienne".
(map 22/12/2006)

Le différend maroco-algérien au sujet du Sahara entrave la marche de l'UMA, déclare M. Benabdallah

Le différend maroco-algérien au sujet du Sahara reste la principale entrave à la marche de l'Union du Maghreb Arabe (UMA), fondée en 1989 dans le but de mettre en place une zone de libre échange et une politique étrangère commune entre le Maroc, l'Algérie, la Libye, la Tunisie et la Mauritanie, a déclaré le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, M. Nabil Benabdallah.
Dans un entretien publié jeudi par le quotidien en langue arabe Al-Hayat, édité à Londres, M. Benabdallah a appelé l'Algérie à entamer des négociations constructives avec le Maroc en vue de régler les différends politiques et économiques entre les deux pays.
Le ministre a également appelé à surmonter le problème du Sahara qui a entravé pendant plus de 30 ans toute coopération effective entre les deux pays, freiné la marche maghrébine et sapé toute possibilité de négociation maghrébine avec l'Union européenne pour mettre en place une zone de libre échange entre l'Europe et le Maghreb.
Abordant le projet d'autonomie proposé par le Maroc pour résoudre le problème du Sahara, le ministre de la Communication a souligné que le Royaume présentera prochainement ce projet à l'organisation des Nations Unies, expliquant que le projet octroiera de larges prérogatives aux populations des provinces du sud pour la gestion de leurs affaires dans le cadre de la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale du Royaume.
En présentant ce projet, le Maroc tend la main aux sahraouis, a dit M.Benabdallah, relevant que l'idée d'autonomie commence à gagner du terrain d'autant plus qu'elle intervient à un moment où le Maroc s'est engagé dans une expérience de réformes, de modernisation et de démocratie.
(Londres, 21/12/06 )

Thursday, December 21, 2006

Anouar Haddam:Les sahraouis ne pourront pas se satisfaire d'un statut autre que celui de leur rattachement au Maroc

L'ancien dirigeant du FIS (front islamique du salut), Anouar Haddam, a déclaré qu'il ne croyait pas que les sahraouis puissent se satisfaire d'un autre statut en dehors de leur rattachement au Maroc.
Dans un entretien au quotidien algérien Al Khabar, l'ancien dirigeant du FIS, qui est réfugié aux Etats-Unis, s'est, d'autre part, dit favorable à ce qu'il soit mis fin à tout ce qui est de nature à retarder l'unité maghrébine, y compris le conflit du Sahara.
L'ancien dirigeant du FIS affirme, par ailleurs, que la décision de son retour en Algérie a été reportée, pour des raisons inconnues, en soulignant que des milieux du pouvoir étaient opposés à son retour, sans toutefois les spécifier.
Anouar Haddam avait été, rappelle-t-on, condamné par la justice algérienne à la prison à perpétuité pour avoir créé un réseau d'information hostile au pays et pour trafic d'armes.
Il considère également qu'il a une place et un rôle à jouer en Algérie mais que son intention n'était pas de créer, pour le moment, un parti politique, car il ne voit pas d'utilité à une action politique sous l'état d'urgence
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Algérie:Les Élections de 2007 attisent les tensions : ni guerre ni paix

L’effort de paix consenti par le président de la République exige de faire l’économie de ces anciens «sous-traitants de la guerre», qui seront pris en charge par l’Etat.
A la faveur de la réconciliation nationale et de la volonté des autorités d’aller rapidement vers une paix négociée, on croyait les GLD (Groupe de légitime défense) finis. Finalement, ils sont encore là, tout comme ceux qu’ils ont toujours combattus et qui ont été à l’origine de leur création: les groupes armés. Le fait nouveau est que ce corps paramilitaire bouge, et à la faveur des prochaines échéances électorales. A l’approche des élections de 2007, les enjeux liés à cette échéance deviennent de plus en plus perceptibles.Les GLD qu’ on avait enterrés à la faveur de la réconciliation nationale, reviennent et deviennent un sujet d’actualité. D’abord, en constituant leur propre organisation nationale, ensuite en se démarquant de tous «les enjeux politiques et électoralistes», et enfin, en sollicitant directement le président de la République pour la prise en charge de leurs doléances. Ce à quoi répond Driss Zitoufi, responsable des GLD de chlef par ses mots: «Les GLD sont à 90% des militants RND. Il y a quelques jours, Abdelmalek Adouka, le président de l’Organisation nationale pour la défense des GLD, avait vivement critiqué la réunion parallèle qui s’était tenue à Bouira, affirmant que cette commission interwilayas, qui regroupait notamment les GLD de Bouira, Béjaïa et Bordj Bou Arréridj, sentait la manipulation à la veille des prochaines élections».Une source proche du ministère de l’Intérieur précisait récemment que «la présence des GLD est encore exigée et les éléments des groupes en activité dans les ´´zones grises´´ restent encore opérationnels» et que «leur dissolution totale n’est pas à l’ordre du jour, et le jour où le terrorisme aura complètement disparu des zones rurales, alors on pourra parler de la fin des GLD». Voilà donc, les «patriotes» qui bénéficient d’une période de grâce malgré les informations faisant état de leur désintégration définitive, à la faveur des nouvelles donnes, notamment des options de la réconciliation nationale.Lancé par le président de la République, il y a quelques mois, lors de son périple à Béchar, en pleine campagne pour son projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale, et confirmé par l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, lors d’un point de presse avec les directeurs des médias, le démantèlement des GLD est mis en marche depuis des mois et le processus est aujourd’hui quasi irréversible, bien que sans cesse stoppé par la récurrence des actes de violence liés au terrorisme. Opérationnels déjà à partir de 1994, sous forme de petites cellules de collecte d’informations, les GLD voient le jour par petites touches, à mesure que le terrorisme prenait de l’ampleur, avant d’être officiellement institués sous le nom de Groupe de légitime défense (GLD), avec des reportages publicitaires lancés par la Télévision algérienne sous le titre de Ridjal wakifoune (hommes debouts) et «Patriotes», appellation transformée par la suite en GLD par le général de corps d’armée, Mohamed Lamari.Largement dérouté par le nombre exceptionnel d’islamistes en armes (estimés à 29.000 en 1996), l’état-major de l’armée crée les GLD dans le double objectif de faire pièce aux maquis islamistes en zones rurales et de disposer d’hommes «opérationnels» sur place. Les patriotes disposaient aussi d’un atout majeur: ils connaissaient les maquis et les villages dont ils sont issus, et maîtrisaient parfaitement la topologie des zones à protéger. Très vite, les patriotes deviennent les nouvelles «stars» de la guerre qui faisait rage. Trois mégamilices sont créées à Lakhdaria, Relizane et Chlef et dirigées par respectivement Zidane El Mekhfi, Hadj Ferguène et Zitoufi. Le premier, notamment, disposait d’une véritable armada, un bataillon en mouvement qui obtient très rapidement des résultats spectaculaires.En outre, il protège le passage des longs gazoducs qui passent du sud algérien vers le littoral nord-est en passant par Bouira, région fortement affectée par les maquis terroristes. Zitoufi bénéficiait au plus fort du conflit de prés de 3000 membres de GLDPetit à petit, naquirent les «seigneurs de la guerre», nom donné aux grands chefs des GLD, qui, tout en obtenant de plus en plus de résultats encourageants sur le terrain, élargissaient leur champ de bataille, et, par extension, commettaient leurs premières dérives.Payés entre 7000 et 11.000DA, ils étaient entre 80.000 et 100.000 fin 1998 à veiller sur les villages, hameaux et campagnes.Eloignés des centres urbains, ils étaient comme coupés du monde. L’isolement permettait à certains de s’adonner aux mêmes vices et délits que perpétraient les terroristes. La petite rémunération permettait aux plus démunis de vivre et de faire vivre leurs familles, mais les armes donnaient une assurance excessive à certains, une prétention outrancière aux plus forts d’entre eux.L’effort de paix consenti par le président de la République exige de faire l’économie de ces anciens «sous-traitants de la guerre», qui seront pris en charge par l’Etat après leur fin de mission, intégrés dans d’au-tres secteurs, dans des sociétés de gardiennage, ou autres entreprises de sécurité.La lente désintégration des GLD est résumée dans ce cri des groupes de Hassi Bounif d’Oran qui interpellent les autorités dans un communiqué daté du 17 décembre: «Nous sommes des GLD de Hassi Bounif et nous n’avons pas perçu nos salaires depuis 1997».
(l'expression 21/12/2006)

Wednesday, December 20, 2006

Bouteflika aux assises de l’architecture :j'ai honte de la saleté en Algérie

Le président Bouteflika a vertement critiqué, hier, les comportements nationaux en tous genres. Il reproche aux citoyens leur inaction et le manque d’initiative dans tous les domaines.
« Je suis désolé de le dire, le peuple algérien n’est pas sur la bonne voie, notamment en matière de sécurité publique », a-t-il tonné lors d’un discours prononcé à l’ouverture des assises de l’architecture, hier, à l’hôtel El Aurassi, à Alger. Le chef de l’Etat n’apprécie nullement le fait que des vols soient commis dans les rues d’Alger ou d’ailleurs sans qu’aucun citoyen ne réagisse. « La sécurité publique est aussi l’affaire du peuple », a-t-il clamé. Il estime que malgré les efforts consentis par les services de sécurité, les choses n’évolueront pas sans la mobilisation du peuple. « Il faut qu’il (le peuple) agisse pour changer les choses et améliorer son quotidien », a-t-il appelé, ajoutant que l’Etat, à lui seul, n’y peut rien. Outre l’aspect sécuritaire, le chef de l’Etat n’a pas manqué d’afficher sa tristesse de voir les villes algériennes dénudées de tout aspect architectural et créatif. « J’ai honte, en tant qu’Algérien, de la saleté de nos villes et villages », a-t-il lâché devant une assistance composée notamment de 36 experts en architecture et en urbanisme venus de l’étranger. Là aussi, il n’a pas ménagé les Algériens qui devraient, selon lui, contribuer activement à redonner un beau visage aux villes et villages. Pour lui, la dégradation des villes a atteint un stade où l’on ne fait plus la différence entre une zone urbaine et une zone rurale. Il estime que l’exode rural massif après l’indépendance y est pour beaucoup. « Les gens de la campagne sont venus en ville ramenant avec eux leur culture qui est également la nôtre, mais la zone rurale est une chose et la zone urbaine autre chose », a-t-il martelé, invitant le peuple à faire preuve de civisme. Poursuivant son constat critique, le premier magistrat du pays a déclaré qu’il ne veut plus voir de cités-dortoirs. Pour ce faire, il a vivement appelé les architectes à jouer pleinement leur « rôle fondamental dans la rupture avec les réalisations sommaires du passé ». Le président Bouteflika a souhaité que ces assises de l’architecture précisent « les conditions de la libération des capacités créatives des architectes et esquisser des perspectives concrètes de développement de la qualité de la production architecturale ». Il a ainsi invité la famille des architectes à agir de telle sorte à rompre avec « les approches inadaptées et dangereusement perverses », mais aussi de « se mettre progressivement en phase avec tout ce qu’impliquent aujourd’hui notre condition collective et les attentes individuelles légitimes ». Pour atteindre ces objectifs, le Président a demandé aux architectes de « revisiter les dispositions et les instruments qui encadrent et organisent le développement et la gestion du cadre urbain afin de les conformer à ces exigences ». Par ailleurs, les assises de l’architecture se tiennent à l’initiative du conseil national de l’ordre national des architectes algériens. Les participants auront à dégager, aujourd’hui, des recommandations et des propositions de nature à améliorer la situation peu reluisante dans laquelle se trouve notre cadre bâti
(elwatan)

Algérie:Le chef de l'état Major des forces armées russes à Alger

La visite à Alger, du chef de l'état major général des forces armées russes, le général Youri Balouevski, vise le renforcement de la coopération militaire entre la Russie et l'Algérie, rapporte mercredi le quotidien Liberté.Youri Balouevski, qui a été reçu mardi par le président Abdelaziz Bouteflika, s'est longuement entretenu avec son homologue algérien, le général Ahmed Gaid Salah, de l'état actuel de la coopération bilatérale en matière de défense, précise le journal.La coopération militaire entre Alger et Moscou a été renforcée surtout depuis la signature, en mars dernier, d'un accord sur la vente d'armes russes à l'Algérie, ajoute le journal, qui rappelle que la visite d'Etat du président russe Vladimir Poutine à Alger, le 10 mars dernier, a été sanctionnée par la signature d'accords d'un montant de 7,7 milliards de dollars portant sur la livraison par la Russie à l'Algérie des chasseurs bombardiers Sukhoi, des avions d'entraînement, des systèmes anti-missiles pour avions, des chars et d'autres équipements militaires.Sur le plan de la coopération navale, si aucun contrat n'avait été signé à cette occasion, il n'en reste pas moins qu'un accord avait été atteint plus tard avec l'Algérie pour la livraison de 2 sous-marins de la classe Kilo (Projet 636) modernisés, équipés de matériel électronique performant, précise Liberté, qui rappelle que le projet 636 est une version modernisée de la classe 877EKM Varshavyanka qui a été exportée vers 7 pays dans les années 1980-1990.Selon le journal, l'Algérie possède des navires d'un modèle similaire: les chantiers de l'Amirauté à Saint-Pétersbourg ont construit 2 sous-marins 877EK pour l'Algérie en 1987-1988. Ces sous-marins doivent être prochainement modernisés en Russie et en Algérie, ajoute le journal.Ces chantiers navals, parmi les plus importants en Russie, doivent lancer en 2006 et 2007 la construction, pour la marine algérienne, de deux sous-marins Kilo, des submersibles à propulsion électrique et diesel de petite taille (70 mètres environ).Selon des journaux algériens, la Russie a entamé au début de décembre courant, la livraison à l'Algérie des premiers 54 chars T-90, considéré par les experts comme étant l'un des meilleurs au monde.La Russie es le principal fournisseur d'armes à l'Algérie avec en moyenne 1 à 1, 2 milliard de dollars par an.L'armée algérienne est équipée à 95 % d'armes d'origine russe, dont une grande partie avait été acquise à l'époque de l'ex-URSS. Des officiers algériens effectuent régulièrement des stages en Russie.(map)

Tuesday, December 19, 2006

Un journal norvégien révèle une tentative de mainmise du "polisario" sur une ONG humanitaire pour détourner les fonds collectés

Une tentative de mainmise du "polisario" sur une association humanitaire en Norvège qui collecte des aides humanitaires destinées aux séquestrés des camps de Tindouf, vient d'être révélée par un journal norvégien.
Le journal "Fedrelandsvennen", cité lundi par le quotidien "Al Alam", a publié dernièrement un article dénonçant les tentatives des séparatistes du "polisario", établis à Stockholm, visant à mettre la main sur l'association humanitaire regroupant des Norvégiens et des Sahraouis, et qui collecte des aides humanitaires pour les séquestrés dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien.
L'auteur de l'article Baba Ould Salama, un Sahraoui résidant en Norvège, indique que "le représentant des séparatistes tente de mettre la main sur cette association afin de détourner ses fonds et d'instrumentaliser l'association à des fins politiques", précise "Al Alam".
Baba Ould Salama a, par ailleurs, interpellé le "polisario" sur le sort de plusieurs disparus dans les camps de Tindouf, citant les noms de neuf d'entre eux en l'occurrence Souilem Haj Bachir, Cheikh Lamine Rguibi, Louali Cheikh Salama, Abdelaziz Ould Haidallah, Bachir Salek Ould Lhoucine, Cheikh Brahim Ould Abdellah, Iddah Ould Bekkar Jalti, Mohamed Najem Blal et Mohamed Lamine Taleb Ahmed.
(map)

Monday, December 18, 2006

Sahara marocain. Nouvel échec de l’Algérie à l’ONU

Les deux tiers des membres de l’Assemblée générale de l’ONU ont rejeté un projet de résolution algérien concernant la question du Sahara. 31 pays n’ont pas participé à l’opération de vote et une forte majorité a opté pour l’abstention : 91 pays. Un chiffre qui est nettement supérieur à celui enregistré (72 en octobre dernier) lors des travaux de la quatrième commission des Nations unies. Nombreuses sont, en effet, les délégations qui se sont abstenues. L'ensemble des Etats arabes ont tourné le dos au projet algérien. Idem pour une majorité de pays africains. Lors du vote à la quatrième commission, une minorité composée de 19 pays africains, sur plus de cinquante que compte l'UA, avaient soutenu la résolution algérienne. La participation d’une forte délégation marocaine aux travaux du Sommet Afrique-Amérique du Sud, tenu récemment au Nigeria a été accueillie favorablement par les délégations présentes à cette rencontre. Un fait assez révélateur de la tendance qui commence à se dessiner et compte bien des partisans au sein de l’Union Africaine, appelant à un retour du Royaume dans les instances de l’UA. Logique, Rabat est un membre fondateur de l’Organisation de l’Unité Africaine.A New York, des puissances mondiales ont également opté pour l’abstention. C’est le cas notamment de l'Espagne, la France et les Etats-Unis. Trois pays qui ont une influence déterminante sur l’évolution du dossier de la question du Sahara. La Chine, un autre membre permanent du Conseil de sécurité, l'Australie, l'Inde, l'Indonésie, les Philippines, le Brésil ainsi qu'un grand nombre de pays d'Amérique latine et d'Asie se sont aussi rangés du côté de la raison et refusé de cautionner le projet de résolution algérien qui s’écarte de l’esprit de la récente résolution 1720 du Conseil de sécurité, adoptée fin octobre par les Quinze, qui avait appelé “les parties et les Etats de la région à continuer à coopérer pleinement avec l'Organisation des Nations unies pour mettre fin à l'impasse actuelle et aller de l'avant vers une solution politique”. Ce nouveau vote de l’Assemblée générale de l’ONU est un échec cuisant de la diplomatie algérienne qui continue de s’accrocher au Plan Baker II. De son côté le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, dans son rapport du 16 octobre, avait appelé les parties "à entamer des négociations sans conditions préalables en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable".
(Mohamed Jaabouk, site Libération 18.12.06)

Sunday, December 17, 2006

Sud Algérie: Prolifération des armes légéres

Les vastes zones désertiques d’Agadez (nord) et de Diffa (sud-est), sont devenues des repères de trafiquants d’armes, de drogue et de véhicules.
Le Niger a lancé, vendredi, une campagne pour freiner la prolifération des armes légères, en incitant la population à restituer volontairement les armes détenues illégalement, a-t-on appris de source officielle. «L’objectif est d’inciter les détenteurs d’armes à les restituer volontairement sans s’exposer à des risques de poursuites judiciaires», a expliqué le colonel Maï Moctar Kassouma, président de la Commission nationale pour la collecte et le contrôle des armes illicites (Cnccai). Selon l’AFP, la campagne, d’une durée indéterminée, a été lancée à l’issue d’une réunion de trois jours, qui a regroupé des responsables des huit régions du Niger avec l’appui de Oxfam-Grande-Bretagne. «Favorisée par la porosité des frontières, la prolifération des armes légères et leur détention illégale menacent la paix, la sécurité et la stabilité de nos Etats», a averti le colonel Kassouma. Il a déploré qu’en dépit de la fin de la rébellion touarègue et le désarmement des rebelles, «une insécurité résiduelle» persiste dans le nord et l’est du pays «à cause de la circulation illicite des armes légères». D’après les autorités, les vastes zones désertiques d’Agadez (nord) et de Diffa (sud-est), limitrophes de l’Algérie, de la Libye, du Tchad et du Nigeria, sont devenues des repères de trafiquants d’armes, de drogues et de véhicules. Cette insécurité pousse les tribus nomades et les commerçants, à s’armer pour se protéger contre les voleurs de bétail et les bandes armées. En 2005, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a estimé à près de 10 millions le nombre d’armes légères et de petits calibres qui circulent à l’intérieur de 15 pays membres. Voilà pourquoi les frontières sud alimentent une bonne partie des soucis de Algérie. Le Tchad, qui est entré dans une phase cruciale de sa crise, et bien qu’il n’offre pas de frontières directes avec l’Algérie, il n’en reste pas moins qu’il constitue une zone de transit vers le sud algérien pour les marchands d’armes, très entreprenants dans la région, surtout en période de troubles. Et voilà pourquoi les vastes bandes de la région saharo-sahélienne constituent aujourd’hui un danger constant. Zones-grises s’il en est, créées par des contrebandiers locaux, des cigarettiers de grand chemin, des commerçants d’armes, des Touareg séparatistes et des islamistes séditieux, et tensions suspectes qui coïncident avec le moment où Washington met en place des structures de surveillance de ce vaste territoire saharien dans le cadre de son plan de lutte contre le terrorisme.L’épisode du Gspc avec la prise d’otages au Mali, au Niger, puis au Tchad, a eu le mérite de percer à jour le mystère qui enveloppait les routes et les cheminements des armes légères pour arriver jusqu’aux maquis algériens du Nord. Selon un responsable militaire de la 5e Région, «le même type d’armes légères, qui a été retrouvé à Jijel et dans les Babors, lors des ratissages militaires de 2005, a été retrouvé aussi chez les terroristes dans l’ouest algérien, à Saïda, Relizane et à Sidi Bel Abbès. Cela ne peut s’expliquer que par le fait que les groupes armés se dotent en matériel militaire et en armement chez les mêmes fournisseurs».L’épisode de la fourniture en armes au profit du GIA à partir de l’Europe a pris fin en 1995. Ces armes passaient des pays européens en Algérie en empruntant les frontières poreuses du Maroc.A partir de 1996, de nouvelles routes sont tracées et les maquis du nord algérien sont submergés de tous types d’armes: armes de poing, kalachnikovs, RPG7, FMPK, lance-roquettes...La bande du Sahel, qui s’étend du Sénégal et de la Mauritanie au Soudan et à l’Ethiopie devient la région qui fournit le plus d’armes aux maquis algériens. Le Niger, le Mali, le Tchad, la Somalie et le Soudan connaissent des tensions politiques et des séditions internes, marquées dans une large mesure par des actions armées. D’où toute la prolifération d’armes légères et le risque d’en faire entrer une partie en Algérie, soit par le biais du Gspc, soit par l’intermédiaire des marchands d’armes...(l'expression)

Sahara : la peinture s'écaille, la thèse algérienne sur une pente savonneuse

Comme d'habitude, et comme on s'y attendait à l'issue de chaque vote aux Nations Unies sur le Sahara, l'Algérie a repris son violon pour jouer les mêmes notes, brocardant le voisin marocain, s'illusionnant, depuis plus de trente ans, de victoires diplomatiques auxquelles les Algériens eux-mêmes n'y croient plus, tant la thèse est notoirement sur une pente savonneuse.
Récapitulons chiffres à l'appui, et les chiffres dit-on, sont têtus. Quand 122 des 192 pays membres de l'ONU tournent ostensiblement le dos à la résolution algérienne, cela s'appelle en Algérie une "victoire" mémorable. Quand 91 pays s'abstiennent de voter le texte algérien contre 72 seulement il y a à peine deux mois, cela s'appelle un "revers pour le Maroc", et c'est encore l'inénarrable agence algérienne "APS" qui fait cette sublime découverte. Et s'est ainsi que les "victoires" d'Alger s'accumulent, que les "exploits" s'entassent et que les "triomphes" se chevauchent.
En réalité, la peinture du produit algérien s'écaille depuis déjà longtemps. Ses officiels font semblant de ne rien voir. Ceux qui ont laborieusement inventé les chiffres comme moyen de compter, de jauger et de se faire une vision rationnelle, doivent selon la logique algérienne, revoir leur copie.
En fait, tout se passe comme si l'Algérie, qui s'est enfermée dans ce cycle puéril d'autosatisfaction, demande pour elle-même un moratoire face à ce formidable dispositif consensuel établi par la communauté internationale autour d'une solution politique mutuellement acceptable à la question du Sahara marocain. C'est ce qui ressort textuellement, si les mots ont encore un sens, du point quatre de la résolution adoptée jeudi par l'assemblée générale de l'organisation des Nations Unies.
L'ineptie dans le discours algérien, à laquelle nous sommes habitués, nous a été jetée à la figure une fois de plus par celui qui porte la parole du ministère algérien des affaires étrangères, quelques instants après l'adoption de la résolution. Il accuse le Maroc, pas plus ni moins, de "manoeuvre dilatoire et de tentative de perversion du processus de paix au Sahara ".
Quand on a l'outrage à la bouche, et la tête près du bonnet, on sombre fatalement dans une pathologie de l'ordre de la verbigération et de l'intempérance de langage.
Cet anonyme porte-parole a, en plus, une drôle de lecture de la carte politique mondiale et une curieuse perception de ce qui est significatif et de ce qui ne l'est pas. N'ayant manifestement pas une once de la pudeur et du bon sens, il affirme que la résolution adoptée a "obtenu le soutien d'une majorité politiquement significative d'Etats ( )".
Personne dans son entourage, pour cause de précipitation aveugle, n'a eu le réflexe de le corriger, en lui rappelant que la résolution algérienne n'a pas été votée à titre d'exemple par aucun pays arabe. Elle n'a pas été votée non plus par les Etats-Unis, la France, l'Espagne, la Chine, l'Inde, le Canada, le Japon, l'Australie, le Brésil, etc C'est dire qu'aux yeux de l'Algérie, ces pays ne font pas politiquement le poids sur la scène internationale.
A entendre parler ce porte-parole, on est tenté de se demander s'il est à ce point immature et inconséquent, ou s'il a été tout simplement sommé par sa hiérarchie de faire une déclaration sur une question qui ne lui inspire pas grand chose ? Dans un cas comme dans l'autre, il est, à l'image de la diplomatie de son pays, en train de transpirer inutilement, puisque dans cette affaire, les dés sont jetés, le plan Baker n'est plus une référence, tout juste un lointain souvenir, pas plus que le plan de règlement, passé de vie à trépas il y a longtemps déjà.
Les officiels algériens le comprendraient aisément, le jour où ils mettraient moins de passion dans leur discours, et plus de réalisme dans leurs actes, moins d'outrance dans la parole, et plus de visibilité dans leurs démarches.
Ils le comprendraient certainement le jour où ils réaliseront que dans le cas d'espèce, leur diplomatie coûte plus qu'elle ne rapporte, que la surfacturation diplomatique, est une perte de temps et d'énergie, et que le bon voisinage bannit cet exercice malsain qui consiste à semer à chaque fois, dans l'espace maghrébin, de nouveaux ferments de la haine.
Dans ce conflit foncièrement maroco-algérien, l'Algérie doit savoir que la chirurgie territoriale à laquelle elle aspire, ne peut avoir lieu, en aucun cas, en aucune circonstance, et que l'idée de large autonomie initiée par le Maroc, et qui enthousiasme déjà un grand nombre de chancelleries, et pas des moindres, s'inscrit dans l'optique du "gagnant-gagnant" et dans la perspective du nécessaire et impératif "vivre ensemble", que nous devons dès à présent construire pour ne pas plomber l'avenir des générations futures.
La roue de l'histoire ne peut tourner que vers l'avant.
(map)

Friday, December 15, 2006

Le parti pris espagnol en faveur de Rabat dans le dossier du Sahara risque de compromettre le développement des relations entre Alger et Madrid

“L’Espagne ne peut pas rester indifférente au sort actuel du peuple sahraoui que vous avez colonisé de 1885 à 1975”, a déclaré mardi le président Bouteflika lors du déjeuner offert au Palais du peuple en l’honneur du président du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero. Ce n’est pas par hasard que le chef de l’État a abordé le conflit du Sahara occidental en des termes assez durs. S’il est clair que, historiquement, les Espagnols détiennent une grande responsabilité dans la situation au Sahara occidental, qu’ils ont quitté en 1975 en le livrant au royaume du Maroc, le soutien apporté à maintes reprises par Madrid à Rabat semble ne pas être du goût des autorités algériennes, au point de constituer aujourd’hui un centre de divergences dans les relations bilatérales. C’est dans ce cadre que le président Bouteflika a exprimé son souhait de voir l'Espagne s'engager “de manière plus résolue” à amener le Maroc et le Front Polisario à accepter de mettre au point les modalités du référendum d'autodétermination permettant l'expression de la volonté souveraine du peuple sahraoui, conformément à la légalité internationale. Si sur le plan bilatéral, Abdelaziz Bouteflika a affirmé que les relations algéro-espagnoles “se portent bien dans l'ensemble” et qu'il faut “œuvrer à leur amélioration”, il n’en reste pas moins que le président du gouvernement espagnol n’a pas pu convaincre ses homologues d’Alger de transcender la question du Sahara occidental pour aller de l’avant. Et les déclarations de Luis Zapatero quant à la volonté de son pays d’aider l'Algérie à développer le secteur des énergies renouvelables n’ont pas arrangé les choses, même si les entretiens ont touché des secteurs où l’Algérie et l’Espagne coopèrent depuis plusieurs années, à savoir l’énergie, notamment le gaz. Si le Premier ministre espagnol a été obligé, tout au long de l’année 2006, de modifier la direction de ses relations avec l’Algérie, tracassée par l’inclinaison de la politique de son gouvernement socialiste vers les thèses marocaines sur le Sahara occidental, il n’en demeure pas moins que sur le plan concret, la diplomatie espagnole n’a pas vraiment changé. En faisant état de l’échec de la visite de Zapatero à Alger dans ce sens où il n’a pu convaincre les Algériens de l’établissement d’une “relation énergétique privilégiée”, et du fait qu’il “veuille nuancer son pari politique marocain”, la presse espagnole n’a pas hésité à évoquer “la facture des erreurs au Maghreb”.Le quotidien national de droite, ABC, a relevé “l’échec du gouvernement dans le changement brusque et irréfléchi de la politique traditionnelle espagnole d’équilibre au Maghreb qui, comme on pouvait s’y attendre, ne s’avère pas facile maintenant de réparer avec de simples gestes de bonne volonté”.Pour la presse espagnole, la signature des accords d’extradition, même si elle renforce les relations des deux pays dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité internationale, n’était pas le seul et unique objectif du déplacement à Alger de Luis Zapatero. Le quotidien conservateur La Razon, qui souligne que l’Espagne est encore au stade des négociations avec l’Algérie pour “un traitement préférentiel pour les importations de gaz”, conclut que Zapatero “obtient uniquement de Bouteflika un accord de collaboration pour lutter contre le terrorisme”. Plus loin, le journal Diario de Leon n’en pense pas moins et évoque les conséquences de la relation préférentielle du gouvernement espagnol avec le royaume chérifien sur l’avenir des relations algéro-espagnoles. “Bouteflika reproche à Zapatero sa relation préférentielle avec Rabat et signe uniquement un accord d’extradition”, écrit le quotidien en affirmant que le Chef du gouvernement espagnol a “terminé sa visite à Alger sans obtenir un seul objectif que son équipe s’était fixé d’atteindre”.Beaucoup plus critique, le quotidien Las Provincias est catégorique. “Zapatero revient d’Algérie avec les mains vides.” Pour le journal, en signant uniquement un accord d’extradition, le président algérien reproche au gouvernement espagnol son indifférence au peuple sahraoui. La même analyse est partagée par le journal El Periodico de Aragon qui relève que “l’Algérie censure l’inhibition de l’Espagne dans la crise du Sahara”. Ainsi, même si l’Algérie et l’Espagne partagent de grands projets énergétiques, notamment le gazoduc Medgaz où trois entreprises espagnoles sont impliquées, et dans lequel Sonatrach détient la plus grosse part avec près de 36%, Alger ne compte pas fermer les yeux sur le soutien flagrant apporté par Madrid à Rabat dans un conflit qui, au-delà de son caractère de décolonisation, relève d’une question de sécurité nationale.
(le jour d'algérie)
tiens,tiens, je croyais que l'Algérie n'est pas partie prenanate dans ce "conflit "....c'est ce qu'on appelle de l'hypocrisie...
Salim Tamani

Thursday, December 14, 2006

Deux cadres du "Polisario" regagnent le Maroc

Deux cadres du "polisario", MM. Mohamed Cheikh Ould Mohamed Lamine Boussoula et son fils Mbarek, de la tribu Izzerguyine, ont regagné, mercredi la mère-patrie, en réponse à l'appel royal "la Patrie est clémente et miséricordieuse".
M. Mohamed Cheikh Boussoula (86 ans), qui était membre de la commission d'identification, avait quitté les camps de Tindouf en 2003, tandis que son fils Mbarek (50 ans), qui exerçait à l'"unité de défense aérienne" de la prétendue RASD, s'était enfui des camps de la honte en 1991.Mbarek Boussoula, qui avait rejoint les rangs du "polisario" en 1974, a déclaré à la MAP qu'il avait décidé de rentrer au pays au lendemain du discours royal de Laâyoune, dans lequel le Souverain avait annoncé la mise en place du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS) et suite à l'initiative royale qui accorde une large autonomie aux provinces du Sud, exaltant les importantes initiatives de SM le Roi visant l'édification d'un Etat de droit et le développement du Royaume.Cette autonomie, qui constitue la "meilleure solution" au problème du Sahara a été favorablement accueillie par les populations séquestrées à Tindouf, a-t-il souligné.L'ex-cadre du "polisario" a dénoncé, par ailleurs, le détournement par les dirigeants des séparatistes des aides humanitaires destinées aux populations sahraouies vivant dans les camps de Tindouf, en territoire algérien.Il a, d'autre part, révélé à la MAP que la direction du "polisario" lui avait envoyé dernièrement deux délégations, l'une de Madrid et l'autre de Mauritanie pour le dissuader, ainsi que son père de regagner la mère-patrie."Je leur ai dit que je suis totalement convaincu de ma décision et je ne changerai pas position", a-t-il dit, ajoutant que d'autres membres du "polisario" n'attendent que l'opportunité pour lui emboîter le pas.Deux ex-cadres du "polisario", Mohamed Ahmed Ben Omar Ouled M'Birek, membre de la Commission d'identification, et frère de l'actuel représentant des séparatistes à Barcelone, et M. Hadiya Daifallah, qui vivaient dans l'archipel des Canaries, avaient regagné le Maroc en mai dernier en réponse à l'appel royal, rappelle-t-on.
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La dictature algérienne s'en prend aux médias:

Depuis sa création, il y a peu de temps, la chaîne de télévision «Al Jazeera, Maghreb Arabe», dont le siége se trouve au Maroc, ne cesse pas de dénigrer la réalité au profit, et c’est de plus en plus flagrant, de la manipulation des autorités marocaines vis-à-vis du dossier du Sahara Occidental, entre autres thèmes.
Commentant, la visite effectuée par le président du Gouvernement espagnol, Luis Zapatéro, en Algérie, cette chaîne de télévision, qui ne cesse de tirer la sonnette d’alarme en ce qui concerne l’attentat terroriste ayant ciblé des employés du BRC, en Algérie, n’a pas hésité à annoncer, contre toute vérité, que le président algérien Abdelaziz Bouteflika a demandé à ce responsable espagnol de l’aider dans le dossier du Sahara Occidental, laissant croire que la diplomatie algérienne a été vaincue par celle marocaine par rapport à la cause sahraouie.
Ce qui est une déformation de la réalité, dont a été auteure cette chaîne de télévision qatarie qui évite de fâcher les autorités marocaines, souvent aux dépens de la vérité.
Ceci, malgré que les autorités algériennes et leurs homologues espagnoles ont été très explicites en ce qui concerne ce dossier. L’Algérie a, tout simplement, demandé aux autorités espagnoles de clarifier leurs positions par rapport au dossier du Sahara Occidental.
Ce qui ne constitue, nullement, une demande d’aide, comme tente de le faire croire Al Jazeera. Cette chaîne de télévision ne manque pas de revenir, depuis l’attentat terroriste ciblant des employés du BRC, sur la situation sécuritaire en Algérie, diffusant à chaque fois une vidéo enregistrée par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), montrant une patrouille de l’ANP tombant dans une embuscade tendue par l’organisation terroriste de Mossab Abdelouadoud. Le lien entre ces deux thèmes que sont le dossier du Sahara Occidental et le terrorisme, totalement distincts, est, pour cette chaîne de télévision qatarie, un outil pour se joindre à la propagande marocaine, qui tente de faire croire que le terrorisme pourrait s’amplifier dans le Maghreb arabe dans le cas où le peuple sahraoui accéderait à son indépendance, présentant la menace du GSPC comme probable futur allié des Sahraouis. Une thèse reposant sur le mensonge et qui a pour but de saboter toute possibilité d’indépendance de ce peuple souffrant, des décennies durant, de la colonisation marocaine.
La chaîne de télévision qatarie évite de parler de pays quand il s’agit du peuple sahraoui, en se contentant de parler de «territoires sahraouis».
Des officiels marocains se mettent carrément de la partie, comme l’actuel ministre marocain Chakib Benmoussa qui, dans un entretien publié, lundi, par le journal local «L’économiste» a dit que «parmi les sept cellules terroristes démantelées depuis le début de l’année, certaines ont des liens avec des groupes étrangers comme le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien ou le réseau al-Qaïda». L’expérience internationale a cependant démontré que le principe des vases communiquants entre les réseaux de drogue et de terrorisme peuvent exister, ce qui «implique beaucoup de vigilance», ajoute-t-il, sans toutefois aller au fond des choses, puisqu’il n’avoue pas que de très importantes quantités de drogue introduites en Algérie proviennent du Maroc. Il reconnaît, d’autre part, que la cellule d’Ansar al-Mahdi, qui serait, selon lui, une organisation terroriste marocaine liée au GSPC, démantelée en août dernier par les autorités marocaines, comptait cinq militaires, trois gendarmes et un officier de police.
(le jour d'Algérie)

Wednesday, December 13, 2006

Medocs : Les réseaux algériens très actifs

Les réseaux algériens spécialisés dans le trafic des psychotropes sont très actifs sur le territoire marocain. Preuve en est que ces mafias élargissent leur business à d’autres types de médicaments à l’image du Trapax et du Calmador. Bénéficiant du laxisme de la douane algérienne, ces réseaux écoulent à partir d’Oujda de grandes quantités destinées essentiellement aux grandes villes. Selon les dernières statistiques, les autorités marocaines ont réussi entre 2004 et 2006 à mettre la main sur 120000 unités (comprimés) du Rivotril. Jusque-là, 936 personnes sont poursuivies en justice dont 70 Algériens.
(le journal-hebdo)

350 000 Marocains expulsés de l'Algérie en 1975 poursuivent Abdelaziz Bouteflika : Les Marocains d'Algérie demandent justice

Après 30 années de souffrance et de supplices, plusieurs centaines de milliers de Marocains expulsés d’Algérie en 1975 rompent le silence et décident de poursuivre en justice l’Etat algérien, en la personne de son président Abdelaziz Bouteflika. Pour faire aboutir leur démarche, ils se sont constitués en association, créée en bonne et due forme en juillet 2005, pour défendre leurs droits et recouvrer leurs biens spoliés par la junte militaire qui avait décidé, en 1975 lors de la marche verte, de punir le Maroc pour la réintégration du Sahara dans son espace national.
Plus de 350 000 Marocains, soit pas moins de 45 000 familles, traînent le président algérien Abdelaziz Bouteflika en justice, et plus exactement devant le Tribunal pénal international (TPI). Et pour procéder légalement, ils se sont constitués en association pour défendre leurs droits légitimes et recouvrer leurs biens spoliés et confisqués illégalement par la junte militaire algérienne. L’information nous a été livrée par Mohamed El Herouachi, le président de l’Association pour la Défense des Marocains Expulsés d’Algérie (ADMEA), créée au mois de juillet 2005. Les faits sont qualifiables, etégalement, inqualifiables. La marche noire des Algériens Ils remontent au 18 décembre 1975. Quand l’Algérie décida d’expulser abusivement des centaines de milliers de citoyens et citoyennes Marocains établis en toute légalité sur le territoire algérien. C’est feu le président Houari Boumédiène qui avait lui-même lancé la meute et sonné l’hallali contre une population désarmée dont le seul tort était d’avoir choisi de s’installer chez le voisin de l’Est. Un fait en soi grave et assez audacieux. La décision saugrenue et grotesque est intervenue en réaction à la marche verte décrétée par feu Hassan II deux mois auparavant, au courant du mois de novembre de la même année. À l’époque, Houari Boumédiène criait à qui voulait l’entendre que le Maroc allait payer très cher ce qu’il appelait, lui, «l’invasion du Sahara par la population marocaine». Il donna même une appellation à ce que les militaires algériens appelleront désormais «la marche noire» en mettant à exécution leurs desseins d’expulsion massive 350. 000 Marocains d’Algérie. Les consignes de Houari Boumédiène, mûrement réfléchiess avec Abdelaziz Bouteflika (alors ministre des affaires étrangères), faisaient état d’une expulsion, sans préavis et dans des conditions abominables, de l’ensemble de cette communauté. Une longue marche «déshonorante» qui conduira ces milliers d’émigrés Marocains d’Alger, d’Oran, Tlemcen, Annaba, Constantine…, où ils ont été contraints d’abandonner leurs biens (meubles et immeubles, commerces, bijoux, comptes bancaires bloqués…), leurs familles et leurs enfants (pour les couples mixtes qui constituent la majorité), vers les frontières, du côté de la ville d’Oujda. Pourchassés et traqués dans tout le territoire, mal traités, arrêtés et emprisonnés dans des camps de concentration, les Marocains, bien de chez nous, subiront tous les supplices avant de rentrer au Maroc, le cœur plein de haine envers ce pays qui les a sacrifiés pour une cause qui n’est pas la leur. «Je me rappelle encore du jour de ce grand massacre. Un jour de fête Le mot d’ordre a été donné le jour de l’aid lakbir. Au lieu de le fêter en toute quiétude, nous faisions l’objet d’une chasse à l’homme sans précédent et d’un nettoyage ethnique ordonné en haut lieu et exécuté par les forces de l’ordre algériennes (services secrets, armée, police, gendarmerie) qui avaient pour mission de nous chasser du territoire. Ce jour-là, on m’a arrêté chez moi et m’ont sommé de les accompagner au poste de police après m’avoir assailli de coups. En route, l’un des policiers m’a lâché une phrase que je ne suis pas prêt d’oublier. Il m’a dit que je n’avais rien à faire ici et que l’Algérie m’expulse chez mon roi pour qu’il me donne à bouffer. Nous sommes restés plusieurs jours dans des geôles secrètes, privés de visite et de nourriture, jusqu’à notre expulsion intervenue le 18 décembre 1975 «, nous confie Jamal, dépouillé de tous ses biens, marié à une algérienne et père de deux enfants qui sont restés à Alger. Les témoignages de quelques Marocains expulsés, interrogés par LGM, semblent verser dans la même tragédie qui restera dans les annales. Arrestations, expropriations, confiscations, fouilles, insultes, reconductions à la frontière dans des conditions barbares qui ne sont pas si loin celle nazie, du fascisme qui a contraint des communautés comme les Tziganes de l’Europe de l’Est ou les Japonais après Pearl Harbor, quand les Américains les ont cantonnés dans des camps de concentration avant leur expulsion massive vers leur pays d’origine. Sans oublier qu’en 1995, les Balkans nous ont offert un triste spectacle d’exode massif de Kossovards, d’Albanais, de Bosniaques, et d’autres ethnies qui ont été chassés de leurs territoires sous la menace des généraux Serbes. Les mêmes catastrophes humaines qu’a vécues la région des Grands Lacs en Afrique avec le génocide rwandais ou d’autres crimes au Burundi. Sauf que dans ce cas de mauvaise école, l’Algérie, à travers son conseil de la révolution, composé entre autres du général Larbi Belkhair (l’actuel ambassadeur d’Alger à Rabat), Chadli Benjedid, (l’ex-président de la république), et Abdelaziz Bouteflika (alors ministre des affaires étrangères sous Boumédiène et actuel président de la république) voulait punir le Maroc. Le complot À sa manière, surtout après la réintégration du Sahara dans l’espace national, reniant tous les accords de paix conclus entre le Maroc et l’Algérie lors de deux sommets, l’un à Tlemcen en 1969 et l’autre à Ifrane en 1971. «L’USFP a de tout temps essayé de maintenir le dialogue. Je me souviens d’une tentative lancée en 1976 par l’intermédiaire de notre ami Lakhdar Ibrahimi qui était à l’époque ambassadeur d’Algérie à Londres. Une rencontre devait avoir lieu entre feu Houari Boumédiène et feu Abderrahim Bouabid. Ils étaient sur le point de se rencontrer, mais l’expulsion massive des Marocains dans ces conditions dramatiques avait annulé cette initiative. En son âme et conscience, Bouabid ne pouvait qu’annuler cette rencontre…», se souvient Mohamed El Yazghi interpellé à ce sujet. Houari Boumédiène passera ainsi à l’acte et mettra son armée en alerte maximale tout le long de la frontière avec le Maroc. Il demandera alors à son puissant patron des services de renseignements de naguère, Kasdi Merbah, de lui trouver une réponse adéquate à la célèbre marche verte. La toute puissante police politique du régime, responsable de la lutte contre la subversion et responsable de la sécurité de l’Etat ne va pas se fouler, il a fallu juste remettre à jour la technique d’expulsion expérimentée par les algériens à plusieurs reprises et notamment après la guerre des Sables. Mais cette fois-ci à plus grande échelle. Le service Action, connu pour ses actions spéciales, notamment les assassinats de personnalités, sera appelé par Boumédiène à gérer la logistique et le déroulement de l’opération d’expulsion. Pour répondre à la marche verte, les services algériens tenteront même d’arrondir les chiffres pour arriver au même chiffre mobilisé par Feu Hassan II lors de la marche verte, soit 350 000. Deux mois avant l’opération, les murs des rues des principales agglomérations algériennes ont été couverts d’affiches ordonnant et interdisant aux Algériens d’acheter les biens immobiliers des Marocains. De Boumédiène à Bouteflika Nous sommes dans l’Algérie de Boumédiène, celui par qui “l’affaire» du Sahara est arrivée. Celui-là même qui déclarait, en 1974, à un an du refoulement des Marocains d’Algérie, n’avoir aucune prétention sur le Sahara marocain et qu’il encouragerait tout arrangement à ce sujet entre le Maroc et la Mauritanie. C’était sans connaître le bonhomme, qui, comme Ben Bella en 1963, fera volte-face en 1975. Il hébergera, encadrera et armera les séparatistes du Polisario, après en avoir été le co-créateur. Au même moment, il crèvera le mur de la provocation en expulsant des civils innocents par représailles des projets inavoués de sa junte militaire qui voulait coûte que coûte creuser un couloir sur notre façade atlantique. Un des délires mégalomaniaques du colonel Houari Boumédiène, mort en 1979, qui en renvoyant d’un seul coup les 350 000 personnes au Maroc voulait invraisemblablement déstabiliser la monarchie marocaine. Contre cette haine manifeste, a répondu la sagesse d’un défunt Souverain. Par sa patience nourrie par une civilisation multiséculaire, sa haute idée du droit international, feu Hassan II, a toujours su faire entendre, au plus fort moment des crises épisodiques, la voix de la raison aux responsables algériens. Même après les attentats d’Atlas Asni de 1994 à Marrakech, aux connotations algériennes bien particulières, la réaction du Maroc, du temps du défunt Souverain, n’a été aucunement démesurée.» Feu Hassan II, n’a pas répondu à Houari Boumédiène. Au contraire, il a très bien géré ces moments de crises. Au lieu de faire de même, il a plutôt choisi d’encourager davantage les Algériens à venir au Maroc, leur deuxième pays, pour s’y installer…, même définitivement s’ils le voulaient. Le Maroc est une terre des hommes de paix. Aujourd’hui, l’histoire lui donne raison. Des Algériens qui ont répondu à son appel, plusieurs occupent des postes de responsabilités dans l’administration marocaine «, fait remarquer Mohamed El Herouachi. Mieux encore, Feu Hassan II avait su tirer profit de cette manne inespérée et abondante de main d’œuvre pour remettre sur pied les fermes abandonnées par les colons français. Comme la plupart des expulsés étaient de simples agriculteurs, le défunt Roi n’a trouvé aucun mal à leur trouver du travail en leur cédant, entre autres, des terrains agricoles, notamment ceux de la Sodéa et la Sogeta. Les autres Marocains qui faisaient du commerce entre le Maroc et l’Algérie ont plutôt bien réussi leur intégration dans le pays. Il y a même de grosses fortunes qui sont nées après leur retour en 1975. Restent ceux qui ont été spoliés de leurs biens et éloignés de leurs familles. Pour ceux-là justement, le pouvoir algérien doit absolument rendre des comptes.